Qui de Laurent GBAGBO et de Dramane Ouattara est en prison ?


SILENCE ON PLEURE

Un adage dit : “un homme qui ment, n’est pas un homme libre”. Cet adage, je n’en saisissais pas le sens jusqu’à une date récente où un de nos contacts à Abidjan nous a décrit le lieu où dort Dramane Ouattara avec images à l’appui.

C’est une villa privée, qui jouxte l’Hôtel du Golfe, qu’il avait acquise dans les années 90 probablement avec l’argent volé des caisses de l’Etat ivoirien au chevet d’un Houphouët-Boigny agonisant.

C’est donc cette villa qui est en pleine modification avec l’argent du contribuable ivoirien pour être transformée en bunker privé. Les travaux s’y poursuivent. Mais elle est habitée par le Boucher d’Abidjan. Ce n’est pas moi qui l’appelle ainsi ; c’est l’opinion américaine qui lui donne ce nom qui lui colle à la peau.

A voir le décor du cadre de vie de Ouattara, vous ne pouvez qu’éprouver de la pitié pour lui. Ouattara n’est ni plus, ni moins qu’un forçat embastillé.
L’ONUCI a érigé autour de cette résidence et sur un rayon de 200 mètres à 300 mètres, plusieurs postes de combat avec des soldats assis sur des caisses de munitions sous des grosses bâches contigües, encerclant le périmètre de la résidence.

Tous les 50 ou 100 mètres, des gros chars d’assaut aux canons couverts par des étuis en plastique y sont stationnés. Ce sont les plus gros chars que l’ONUCI possède en Côte d’Ivoire. Ils doivent être environ une quinzaine si nous ajoutons ceux qui sont stationnés tout autour de l’Hôtel du Golfe.

Pour ceux qui connaissent le quartier de la Riviera Golfe, plusieurs domiciles sont voisins de celui de Ouattara. Mais à y voir le dispositif de combat, tout porte à croire que les voisins ont été priés de quitter les lieux ou sont utilisés comme bouclier humain.

Sur le toit des domiciles, au-dessus des clôtures et à l’intérieur des jardins, des soldats burkinabés parlant le Moré comme langue officielle de la garde présidentielle version Ouattara, ont monté des fusils mitrailleurs sur des trépieds avec des chaines de munitions reliées aux fusils mitrailleurs.

Des tireurs sont assis au pied ou sur les chars avec quelques lance-roquettes et des hélicoptères survolent le périmètre à des intervalles de temps réguliers.
Voici où dort le soi-disant président “élu” par les Ivoiriens et “très aimés” des Ivoiriens qui a réussi à provoquer un “vent nouveau de démocratie”. Quelle honte !

Il faut voir le décor que je vous décris pour comprendre le désespoir qui hante la vie tourmentée de ce menteur, se faisant passer pour une personnalité en Côte d’Ivoire.

Mais ne nous arrêtons pas aux images de soldats sales, le visage insalubre comme s’ils n’ont pas le temps de se laver depuis des mois, le treillis sale et puant avec pour certains, le doigt et les bras surmontés de grigris et d’au moins 10 bagues “protectrices” sur chaque doigt.

La première impression que vous renvoie ce décor est celle d’un dangereux criminel recherché par le monde entier et qui s’est retranché avec sa milice armée dans un bunker privé qui a tout l’air d’une tanière digne d’un domaine privé appartenant à un des barons des cartels colombiens de la drogue.

La seconde impression, et c’est la plus frappante, est celle d’un homme malheureux, privé de liberté et qui vit selon le bon vouloir d’hommes en armes l’ayant pris en otage ou ayant pris ses proches en otage et qui court toutes les rues pour rapporter la rançon demandée.

Mais au-delà de ce constat, la tanière de Ouattara décrit la situation actuelle de la Côte d’Ivoire ; celle d’un pays envahi par des bandes armées étrangères, avec à la tête, un imposteur mandaté pour faire vite, piller tout ce qui peut être pillé, détruire tout ce qui peut être détruit, et lorsque le compte sera jugé bon, mettre le feu au pays et prendre le large.

Pendant ce temps, Laurent GBAGBO vit comme un Hermite en pèlerinage. Il est retiré dans un lieu calme, avec aucune présence d’arme visible, s’offrant des moments de méditation, rencontrant de temps à autre, ses proches, et portant dans ses prières, son peuple envahi, asservi et qui résiste dans la dignité.

Alors qui de Ouattara et du Président GBAGBO Laurent est en prison ?

Est-ce celui qui respire l’odeur des canons de char, qui est exposé chaque jour aux canons des fusils mitrailleurs, traversant à la sauvette les rues d’Abidjan soit en hélicoptère soit terré au fond d’un char ou bien, celui qui vit discrètement, invité par les ennemis de l’Afrique à faire le procès du Colonialisme et du mépris occidental sur une tribune qu’il n’aurait jamais espéré avoir ?

Laurent GBAGBO n’est pas en prison. Il est un combattant pour la liberté qui a changé de territoire de combat en montant d’un cran, pour s’adresser au monde entier et forger la conscience du combattant africain.

Mais Ouattara, lui est un prisonnier, un vrai, otage de ses ambitions folles et de l’ivresse des honneurs non mérités, victime de son goût prononcé pour le faux et bientôt premier imposteur martyr dans l’histoire de la Côte d’Ivoire.
Ce n’est pas une prophétie. Ou si vous le voulez, c’en est une. Car c’est le Très Haut qui le dit : celui qui règne par les armes périt par les armes.

C’est-à-dire, celui qui règne par les armées, périt dans les mains d’une armée ; celui qui règne par les armées étrangères, périt dans les mains d’une armée nationale.

Croyez-moi, les chars de longue portée ne peuvent pas combattre en agglomération ou en zone résidentielle. Un char impliqué dans un combat de contact est d’une vulnérabilité inimaginable. Chaque char à un côté faible que n’importe quelle roquette anti-char peut neutraliser. Nous connaissons ces chars et leurs points de vulnérabilité.

Mieux, pour les avoirs liquidés par centaines dans les rues d’Abidjan en mars et avril 2011, nous savons que les combattants et zouaves embastillés ne peuvent pas résister à un assaut mené par nos forces d’élite. Deux heures à trois heures de combat de contact suffisent pour désinfecter tout le périmètre de l’Hôtel du Golfe.

C’est pourquoi la Révolution Permanente demande instamment aux civils pris en otage dans le voisinage de Ouattara de quitter sans délai les lieux.
Car au besoin, nous raserons tout le périmètre utilisé comme bouclier humain par le prisonnier de l’imposture. Vous avez été prévenus !

A Très bientôt.

Hassane Magued

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SORO GUILLAUME Entre mensonges et vérités


ENFIN SORO SUR LE DEPART

(BBC)5 MARS2012.

Nous vous livrons l’intégralité de son interview, entre vérités et contre-vérités, accusations contre le Président Gbagbo et rumeurs persistantes sur son transfèrement à la CPI.
Une chose est sûre : Il est dans sa tête prêt à quitter la Primature pour probablement le perchoir de l’assemblée nationale, même s’il n’ose pas le dire.

Cela fait une année que le pouvoir est en place. C’est vrai qu’il ne faut pas occulter le passé. Mais les populations vivent des difficultés. Je parle de certaines exactions des Frci, et les Frci associées qui dans les régions de l’ouest où les populations vivent terrorisées, où elles n’ont pas beaucoup de liberté de mouvement.

GS : Je vous concède ces critiques. Et c’est normal. Les populations sont impatientes. Je viens d’une mission au Rwanda. Je me suis rendu compte que pour stabiliser ce pays, pour apporter une vraie sécurité à ce pays, ils n’ont pas mis un an, ils n’ont pas mis six mois, ils ont mis 17 ans. Le génocide a été stoppé au Rwanda en 1994. Quelle est la situation exacte en Côte d’Ivoire ? Le gouvernement a été formé le 1er juin 2011. A partir de là, nous avons commencé à faire des réformes en vue de ramener la sécurité dans notre pays. Vous avez vu que nous avons nommé les commandements, de parer au plus pressé en réhabilitant quelques fois sommairement les casernes. Au lendemain du 11 avril, il n’y avait plus de policiers, ni de gendarmes, de commissariats, de brigades de gendarmerie. Tout avait été vandalisé. Evidemment vous avez votre évaluation de la sécurité huit mois après, mais la réalité est celle-là. Aujourd’hui quand vous sortez, vous voyez des policiers pour réguler la circulation, des gendarmes de plus en plus opérationnels, une armée en pleine restructuration. On ne peut pas dire qu’il n’y pas eu de progrès. Ceci dit, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour amener la Côte d’Ivoire à niveau de sécurité parfait. Mais nous avons des contraintes. La première, c’est l’embargo qui nous empêche de doter nos forces de première catégorie que sont la police et la gendarmerie d’armes pour assurer la sécurité de ces populations. En plus, nous avons des contraintes financières. Nous sommes dans une situation de décroissance économique où on a un pays qui n’a pas les ressources qu’il faut. Il faut donc injecter beaucoup d’argent pour reconstruire ces casernes pour intégrer les jeunes associés aux forces armées, c’est-à-dire la réserve. Je suis certes d’accord avec vous, mais vous ne pouvez donc pas dire que la situation sécuritaire en mars 2012 est la même que celle d’avril 2011.

Il y a eu évolution. Mais lorsque des braqueurs s’attaquent au convoi du ministre délégué à la défense, c’est plus que de la provocation.

GS : Je conviens avec vous que ce sont des situations regrettables, déplorables. Ça montre aussi que ce n’est pas le citoyen simple qui est en proie à l’insécurité, que les autorités en sont aussi victimes. Nous en avons conscience, nous y travaillons, et vous verrez que la sécurité va se faire. Je voudrais simplement prendre l’exemple de décembre 2011. Vous savez très bien qu’en Côte d’Ivoire, depuis 1999, chaque fois qu’on approchait des fêtes de fin d’année, c’était comme une sorte de psychose liée aux questions des coups d’Etat. Pourtant, nous avons fait des fêtes paisibles, agréables. Les Ivoiriens se sont retrouvés, ceci a été chanté et loué partout. Ça veut dire qu’il y a eu des progrès. Evidemment, il y a encore des braquages çà et là. Mais ne restons pas les bras croisés. Je suis sûr que le trimestre prochain, les résultats seront palpables.

Certains observateurs notent que chaque fois que Guillaume Soro est menacé dans ses positions, l’insécurité grandit. Comme pour dire, c’est l’homme de la situation, il faut le laisser là.

GS : (Rires) Vous faites écho des ragots de bas étages. Vous savez, quand on est responsable, Premier ministre, on ne peut pas descendre à des choses ainsi faites. Si je veux demeurer ‘’ad vitam aeternam ’’ Premier ministre, j’en parlerai au Président de la République. En l’état actuel des relations que j’ai avec le Président de la République, je pourrais lui en parler, lui demander à continuer ma mission à la Primature. Donc je suis investi de sa confiance et de son soutien.

Les Ivoiriens qui sont sortis de cette crise avaient poussé un ouf de soulagement, et voilà que cette situation continue. Les populations sont prises en otage. Si ce ne sont pas les FRCI déguisés en bandits, ce sont des coupeurs de route qui sévissent de jour et de nuit au vu et au su de vos hommes en armes. N’est-ce pas là la promesse non tenue d’un deal avec eux?

GS : Ça m’amuse. Vous savez que j’ai eu ces types d’accusations très longtemps quand j’étais Premier ministre avec M. Laurent Gbagbo. On m’accusait de retarder les élections, de ne pas les faire parce que je voulais rester Premier Ministre. Vous n’imaginez même pas la charge de Premier ministre. Vous, quand vous finissez votre travaille, vous rentrez paisiblement à la maison. Vous avez votre femme, vos enfants, mais nous, nous avons des insomnies. Au moment où vous et le citoyen lambda êtes en train de dormir, je veille jusqu’à 5h du matin pour m’assurer que la situation sur nos frontières, à l’intérieur du pays sont sécurisées. Ce n’est pas une tâche aisée. Sur la question de la sécurité, je pense pour un pays comme le nôtre qui a connu la guerre, qui a à ses frontières, des pays fragilisés par la guerre comme le Libéria, le Mali où il y a une instabilité, vous ne pouvez pas dire que des efforts n’ont pas été faits en terme de sécurisation des populations. Evidemment, il y a encore des dérapages, mais nous ne restons pas insensibles à ce qui se passe. Nous avons aujourd’hui presque 400 éléments des FRCI qui ont été arrêtés et emprisonnés pour des faits qui leur sont reprochés. Il y a quand même la sanction que nous appliquons. Le tribunal militaire a ouvert et nous avons commencé à les juger, à sortir des rangs des FRCI, les brebis galeuses. Il y a donc beaucoup de choses qui sont en train de se réaliser. Je demande beaucoup de patience. Ceci dit, je suis plutôt surpris, car quand je pars dans les autres pays, on voit le nombre d’investisseurs qui viennent à Abidjan. Les gens considèrent pour la plupart que la sécurité est revenue à Abidjan. Mais si nos journalistes insistent pour dépeindre la Côte d’Ivoire comme un pays où il y a des hordes de bandits, je suis surpris.

On entend beaucoup dire qu’il y a des tentatives de déstabilisation. Notamment à la frontière vers le Libéria. Même des camps d’entrainement qui seraient démantelé dans le pays. On pourrait avoir un point là-dessus ?

GS : Il faut que les Ivoiriens restent sereins, nous veillons au grain, nous ne craignons pas ces déstabilisateurs. Evidemment, il est vrai que certains miliciens dans leur repli se sont réfugiés dans des forêts quelque part, mais ils sont suivis par nos forces. Et je suis convaincu que le suivi que nous faisons permet d’anticiper toute forme d’action. Je peux donc rassurer les Ivoiriens que nous sommes biens là et nous veillons au grain.

Les producteurs de café-cacao sur l’axe sud-ouest, les axes sud-nord, maintenant Bouaké aux frontières, les gens sévissent tous les jours, et on a l’impression que vos hommes font trop de réunions.

GS : Evidemment, il faut commencer par une réunion. On ne va pas en rangs dispersés pour combattre la sécurité. Il faut un minimum d’organisation. On peut vous sortir les statistiques. Mars 2012 n’est pas mars 2011, je comprends l’impatience des Ivoiriens, je comprends la préoccupation des Ivoiriens, et nous sommes-là pour donner des réponses aux préoccupations des Ivoiriens. Mais je peux vous dire que lorsque nous constatons la recrudescence de l’insécurité dans des régions, des dispositions sont aussitôt prises. La gendarmerie a mis un dispositif spécifique anti-coupeurs de route dénommé ‘’renard’’ qui fonctionne parfaitement.

Il y a aussi le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. Beaucoup de questions sont posées. Est-ce qu’on n’aurait pas pu juger Laurent Gbagbo ici à Abidjan ? Ou bien ça vous arrangeait de le juger à La Haye, ainsi vous seriez tranquille.

GS : Sur cette question, il me faut certainement donner des éléments d’appréciation. Le Président de la République, le gouvernement ivoirien depuis décembre 2010, nous avons demandé à la CPI de venir enquêter en Côte d’Ivoire. Si M. Gbagbo ne voulait pas d’un tel destin, il aurait estompé les tueries. Peut-être qu’on n’en serait pas là. Première chose. Deuxième chose, les tueries ont non seulement continué, mais se sont intensifiées. Et si vous vous souvenez, la CPI avait fait des mises en garde qui n’avaient d’autres objectifs que d’empêcher la continuation des tueries. Aujourd’hui, la CPI est venue et a enquêté et a trouvé qu’il y avait suffisamment d’éléments pour inculper certaines personnalités ivoiriennes. Entre temps, le Président de la République à la recherche de l’apaisement, de la réconciliation nationale, au mois de mai, m’a demandé de former un gouvernement de réconciliation nationale. J’ai moi-même rencontré toutes les forces politiques en vue de former ce gouvernement de réconciliation nationale. J’ai rencontré le FPI, à l’époque, c’était M. Mamadou Koulibaly qui était le premier responsable du FPI. Je lui ai donné les raisons qui fondaient la démarche que j’effectuais auprès de lui. A savoir qu’il rentre au gouvernement. Alors qu’il était totalement bien disposé, quelle ne fut ma surprise, de recevoir un courrier quelques jours plus tard pour dire que le FPI n’entrerait pas au gouvernement. Nous avons donc formé le gouvernement sans le FPI.

Et pour la réconciliation ?

GS : Evidemment ce n’est pas une bonne chose. Rappelez-vous en 2006, au début du dialogue direct, M. Laurent Gbagbo lui-même a tendu la main aux Forces nouvelles. Si nous avions refusé de faire le dialogue direct, où en serions-nous aujourd’hui ? Contre la volonté de certaines personnes de mon camp des Forces nouvelles et de l’opposition, j’ai considéré que l’intérêt de la Côte d’Ivoire devrait prévaloir avant tout. J’ai accepté le dialogue direct. J’ai été taxé de tous les noms dans ce pays. J’ai même échappé à un attentat parce que certaines personnes n’étaient pas d’accord pour que j’aille au dialogue direct. Mais pour accepter le dialogue direct, il faut être courageux pour le faire. Mais pourquoi, le Président Alassane Ouattara tend la main au FPI qui, lui, refuse de saisir cette main tendue. Ils ne sont pas allés au gouvernement. Vous savez, certaines choses se règlent au détail près. Si le FPI était au gouvernement, tous les jours avec le Président de la république, il serait en conseil avec le Président, il lui aurait parlé en disant, M. le Président, il est vrai nous avons fauté. Mais nous sommes entre Ivoiriens, réconcilions-nous, votre frère Laurent Gbagbo est à Korhogo, nous voulons aller lui rendre visite. Nous voulons que vous vous parliez au téléphone. Peut-être que les choses auraient été différentes. Mais qu’est-ce que nous avons constaté ? Non seulement on refuse d’aller au gouvernement, mais on incite les partisans à faire des révoltes dans le pays. On joue contre la réconciliation. Dans ces conditions, comme la CPI, au terme de son enquête décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, parce que sachez que ce n’est pas le gouvernement qui l’a transféré, le gouvernement ivoirien n’a aucune capacité d’influencer les juges de la CPI, décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, que voulez-vous que nous fassions ? M. Ouattara n’a pas d’argument pour dire : « Nous sommes dans un processus de réconciliation. Voyez, le FPI est au gouvernement, ils vont aller à l’Assemblée nationale. Permettez que la réconciliation se fasse ». Je pense que c’est une erreur de ne pas aller au gouvernement.

Aux dernières nouvelles, la CPI a décidé d’élargir son champ d’investigation pour s’intéresser aux évènements de 2002. Est-ce que ça vous inquiète ? Surtout que vous …
On vient de parler de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d’être co-auteur direct de crimes durant cette crise, vous êtes le chef des FN, les enquêtes ont été remontées, est-ce que vous ne craignez pas d’être mis en cause comme co-auteur ?

GS : Comme disent les latins, ‘’non timore’’. Cela veut dire je n’ai aucune crainte. C’est le gouvernement et je l’ai dit depuis 2008, j’ai demandé que la CPI viennent faire des investigations. On ne peut pas être contradictoire. On demande à la CPI de faire des enquêtes, ce n’est pas contre quelqu’un. On demande des enquêtes impartiales. Donc, si la CPI au terme de ces enquêtes en venait à inculper quelques personnalités que ce soient, celles-ci devront répondre. C’est mon point de vue et je suis serein, parce que je considère que la justice de la CPI est une justice impartiale.

Les Nations Unies ont condamnés quelques com’zones et vous êtes leurs chefs…

GS : Bien sûr, j’ai assumé la responsabilité de secrétaire général des Forces nouvelles, certains effectivement ont été condamnés. Je le sais, mais je demeure serein parce que ni le niveau de crime, ni l’origine des crimes ne sont comparables.

Même à Duékoué ?

GS : Bien sûr, même à Duékoué où il y a une commission nationale que nous avons mise en place pour enquêter.

Qui n’a pas encore fini ses enquêtes jusqu’à présent.

GS : Oui la commission n’a pas encore fini, donc n’anticipons pas. Laissons la commission faire tranquillement ses enquêtes. Ni vous, ni moi ne sommes juges, donc attendons les résultats.

Revenons au transfèrement. Il est de plus en plus question d’éventualité du transfèrement de Mme Gbagbo à La Haye. Qu’en savez-vous ?

GS : Ce que je peux dire en tant que gouvernement, c’est que la CPI, donc est indépendante. Donc, ne pensez pas que la CPI nous rend compte tous les jours. Alors, donc nous savons que les enquêtes sont faites. Nous avons que des éléments sont recherchés. Maintenant pour l’heure, je n’ai pas encore entendu dire que Mme Gbagbo était inculpée, nous attendons de voir.

Mais vous attendez certainement de voir que cela peut arriver. Mais dans un gouvernement qui compte ministère de la femme de la famille et de l’enfant, est-ce qu’il n’y a pas une certaine émotion à avoir vis-à-vis d’une famille qui risque d’être décapitée à ce niveau.

GS : Ecoutez, je dis que la CPI est en train de faire ses enquêtes. Elle n’a pas encore achevé ses enquêtes, rien ne vous dis que la CPI a décidé de transférer Mme Simone Gbagbo ? En tout cas, je n’ai pas encore les éléments. Ceci dit, vous savez, on oublie trop vite aussi que la Côte d’Ivoire est sortie d’un traumatisme où il y a eu près de 3000 morts. Les Etats-Unis qui ont eu un peu moins de 3000 morts le 11 septembre 2002 n’ont pas encore fini de faire le deuil de ses morts. Donc, je pense qu’effectivement on peut bien s’inquiéter pour Mme Simone Gbagbo et autres (…)

J’aimerais aussi qu’on fasse le point sur les dignitaires de l’ancien régime qui sont soupçonnés, en tout cas leurs enquêtes sont en cours et quand pense-t-on qu’ils pourront comparaître éventuellement devant un juge ?

GS : Je veux quand même insister sur ce que nous avons trouvé le 11 avril 2011. Tout a été détruit. Il n’y a avait pas de MACA, il n’y avait pas de prisons, il n’y avait pas de tribunaux ; tout avait été saccagé. Et vous avez très bien qu’on ne construit pas une prison en un mois ; au moins les architectes le savent. Donc, il fallait que nous puissions procéder à la réhabilitation des infrastructures. Cela nous a pris au moins 6 à 8 mois. C’est maintenant que nous sommes dans des dispositions optimales pour mieux faire évoluer ces enquêtes. Donc, ces dignitaires ont été détenus comme vous le savez, mais bien d’entre eux ont été mis en liberté. Vous le savez aussi et le dégel de leur compte a été effectif pour bien d’entre eux on l’a fait par plusieurs vagues. Donc, ceux qui sont là les enquêtes sont en cours. Le ministre de la Justice a eu l’opportunité de nous rendre compte il y a seulement quelques semaines. Les enquêtes sont en cours et quand on aura fini, on sera transparent avec les Ivoiriens, ont leur dira ce que nous entendons de faire. Et les procès, évidemment, suivront.

Et ceux qui sont en exil ? Ils attendent de vous un signe pour rentrer en Côte d’Ivoire.

GS : Ah oui, mais le président de la République a lancé plusieurs appels pour leur demander de rentrer. Bien d’autres sont déjà rentrés.

Est-ce qu’il n’y a pas un piège là-dessous ?

GS : Mais pourquoi vous voulez qu’un gouvernement sérieux, un président de la République qui s’engage, on veuille jouer au piège de la souris. Ça n’a rien à voir.

Les gens de l’opposition estiment que les conditions ne sont pas réunies. Certains dignitaires du FPI, par exemple, ont toujours leurs maisons occupées par des militaires, d’autres effectivement ont toujours leurs avoirs gelés. Et il y a beaucoup de choses aussi qui se disent à l’extérieur sur la sécurité ici. Donc, qu’est-ce qu’il vaudrait trouver pour les rassurer, surtout rassurer leur inquiétude pour qu’ils aient envie de rentrer?

GS : Déjà, que ceux qui veulent rentrer, qu’ils entrent. Je n’ai pas encore eu ou entendu dire qu’un seul est rentré et n’a pas pu occuper sa maison. Donc, ceux qui veulent rentrer de bonne foi, qu’ils viennent. Nous prendrons toutes les dispositions, j’en donne la garantie pour qu’ils soient sécurisés et qu’ils soient ici au pays. Je dis encore, bien d’entre eux sont rentrés, depuis les opérateurs économiques jusqu’aux politiques qui sont là.

M. le Premier ministre, on vous a vu dans ce rôle d’attaquant, au stade Houphouët-Boigny, lors de ce match Gouvernement-FIF , vous avez montré des prouesses et tout cela pour nous montrer la voix à suivre. Et toujours est-il que nous sommes partis et vous connaissez la suite. Pour certains, c’était plutôt un calcul politicien ; si vous aviez gagné, peut-être que ça aurait pu vous servir pour accélérer certaines choses, notamment, la réconciliation. Vous avez jouez et perdu. Commentaire.

GS : Vous savez, la posture des hommes publiques et des dirigeants est toujours difficile. Nous sommes l’objet de bien de procès d’intention. Nous voulions que notre équipe remporte la coupe pour la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Ce serait quand même un sentiment patriotique de fierté de remporter cette coupe. Malheureusement, nous n’avons pas remporté la coupe et certains Ivoiriens ont célébrés cette défaite. C’est bien regrettable qu’on en soit là, mais toujours est-il que nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités, pour que nous allions à la construction d’une nation. C’est cela le vrai problème. Que tous les Ivoiriens de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région, se sentent concernés par la Côte d’Ivoire. Ce que je peux dire, notre équipe n’a pas remportée la coupe ; mais elle n’a pas démérité. Et je dois dire personnellement que j’ai plutôt bien digéré.

Et, certains ivoiriens ont célébré cette défaite !

GS : C’est bien regrettable qu’on en soit arrivé là. Mais nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités pour que nous allions à la construction d’une vraie Nation. Que tous les Ivoiriens, de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région se sentent concerner par la Côte d’Ivoire. Ce que je peux dire, c’est que notre équipe nationale n’a pas remporté la coupe mais elle n’a pas démérité. Et je dois dire que, personnellement, j’ai plutôt bien digéré cette défaite en finale, parce que nous avons une équipe qui a pratiqué du beau football, qui n’a pas encaissé de but. On a vu une équipe solidaire, des garçons déterminés.

Revenons à l’actualité pour parler de l’assemblée nationale. A quel genre de débats parlementaires doit-on s’attendre d’un parlement dans lequel ne siège pas l’opposition significative ?

GS : Première des choses, vous voulez me faire participer à un débat qui n’a pas encore lieu. L’Assemblée nationale ne siège pas pour l’instant.

Gérer c’est prévoir…

GS : Je veux bien ! Celui qui présidera aux destinées de l’Assemblée nationale, je crois, est en train d’y réfléchir. Moi je suis député. Si je devais siéger dans cette assemblée, j’y apporterai ma contribution. Mais j’ai un sentiment contraire à ce que vous dites. La démocratie, ce n’est pas la démocratie des partis politiques. La démocratie, c’est le peuple. Et, les partis politiques, ce n’est pas forcément tout le peuple. Combien de petits partis, faute de moyens financiers, n’ont peut-être pas pu présenter de candidats aux législatives et ne se retrouveront pas à l’Assemblée nationale ?

L’opposition, dans chacune de ses déclarations, demande aux autorités d’ouvrir le dialogue. Qu’est-ce qu’il en est actuellement ?

GS : Nous ne pouvons pas nous en tenir aux déclarations démagogiques. La réalité est là. Moi je suis partisan d’un vrai dialogue avec l’opposition. Et, je militerai pour cela. J’ai déjà eu des entretiens avec le président de la République qui est soucieux d’avoir ce contact avec cette opposition. Mais, malheureusement, elle ne m’a pas l’air prête, aujourd’hui, pour ce dialogue. Il y a du reste une Commission Dialogue, vérité et réconciliation qui existe. On a même créé une instance pour engager ce dialogue. Donc, je pense que l’opposition a tellement de possibilité pour engager le dialogue. Nous sommes disponibles. Je vous dirai qu’on ne peut pas m’apprendre le dialogue. En ma qualité de secrétaire général des Forces nouvelles, j’ai fait le dialogue direct. Ce n’était pas à moi de faire de récrimination sur les conditions du dialogue. Vous savez, si je devais écouter mes partisans à l’époque, jamais je ne serais allé à la table des négociations. L’erreur qui est en train d’être commise, c’est de pratiquer la politique de la chaise vide. Ça ne mène à rien. Je pense que c’est important et, je prie le FPI d’accepter le dialogue quelles que soient les conditions. C’est en commençant ce dialogue qu’on peut progressivement engranger des résultats. Mais on ne peut pas dire : « Nous avons des préalables pour engager le dialogue ». Vous croyez que si moi j’avais posé des préalables à l’ancien président, Laurent Gbagbo en 2006 pour faire le dialogue direct, ce dialogue n’aurait jamais eu lieu.

Dernièrement, il y a eu beaucoup de personnes qui ont été arrêtées, maintenues en garde à vue prolongée de façon illégale allant au-delà des 48 heures requises. Vous ne pensez pas que ce sont là des dérapages qu’on peut facilement contrôler ?

GS : Je n’ai pas ces informations. De qui s’agit-il ?

Il y a eu les journalistes de Notre Voie, par exemple, des investisseurs qui s’occupent de la réfection des commissariats…

GS : Je considère que le ministre, Garde des Sceaux, un ministre compétent, qui fait son travail avec efficacité et qui connaît bien les procédures judiciaires pour être lui-même avocat, laisse prospérer de tels dérapages.

Toujours est-il que pour une partie de l’opinion, il y a une justice à deux vitesses pour ne pas dire une justice des vainqueurs contre les vaincus.

GS : Où ?

En Côte d’Ivoire !

GS : C’est pour ne pas être accusé de justice des vainqueurs que certains ont jugé que c’était une bonne chose de transférer monsieur Laurent Gbagbo à La Haye. Au moins, on ne dira pas que cette justice est partiale. Et qu’il aura un traitement dû à un prisonnier de son rang. Et, qu’il sera traité avec équité. Si nous l’avions jugé ici, c’est ce que vous auriez dit. C’est ce que ses partisans auraient dit. Je pense donc qu’il ne faut pas systématiquement dénigrer ces institutions. Notre justice, je vous l’ai dit, a eu des difficultés au-delà des infrastructures, au niveau des ressources humaines. Nous sommes en train de la construire. Il faut encourager le ministre garde des sceaux dans cette entreprise. Je suis convaincu que les choses iront de mieux en mieux.

Vous encouragez le garde des sceaux, mais des préoccupations demeurent notamment avec les législatives où on a dit qu’il y a eu des fraudes. On est reparti à des partielles et on s’est arrêté-là. Mais quand il y a eu des fraudes, quand on fait voter des morts on doit rechercher les coupables.

GS : Le principe de la séparation des pouvoirs existent en Côte d’Ivoire. Le gouvernement n’est pas chargé d’organiser les élections. Il y a une commission électorale indépendante qui organise les élections. Le juge de ces élections, c’est le Conseil constitutionnel. Et, je m’interdis, en tant que chef d’institution, de porter des jugements de valeur sur une autre institution. Je considère que le conseil constitutionnel a fait son travail. Et, qu’il l’a bien fait. La preuve : des circonscriptions ont été annulées. Je m’en tiens à cela.

Quel sentiment vous a-t-il animé lorsque vous avez appris, en tant que chef de gouvernement, qu’il y a eu des fraudes dans des localités où des ministres étaient candidats ?

GS : Bah, je considère que le Conseil constitutionnel a bien fait son travail. Je ne connais pas les motivations de l’annulation de telle ou telle circonscription parce que je ne m’en suis pas préoccupé particulièrement. Mais je considère simplement que c’est une bonne chose qui renforce la démocratie, s’il y a des fraudes ça et là, que le Conseil constitutionnel prenne ses responsabilités en les invalidant, c’est cela qui renforce la démocratie. Ce n’est pas parce qu’il y a des policiers, qu’il y a des gendarmes, qu’il n’y a pas de voleurs. La société est ainsi faite. Mais ce qui aurait été condamnable, c’est que le Conseil constitutionnel laisse faire les fraudes. Vous devez vous réjouir qu’on ait, aujourd’hui, un Conseil constitutionnel suffisamment crédible, capable de frapper là où il faut.

J’aimerais que le Premier ministre réagisse à cette violence qui nous colle finalement à la peau. A chaque élection, nous avons des morts. Les Ivoiriens sont-ils préparés à aller au vote par rapport à la sensibilisation et à la préparation des scrutins ?

GS : Je concède la grande déception que vous avez. Mais vous savez la démocratie est un long apprentissage. Il faudra bien que les Ivoiriens admettent que les élections, ce n’est pas un lieu de guéguerre ou d’affrontement de gladiateurs. Mais que c’est comme une compétition de football. On peut gagner, aujourd’hui ou perdre. Il faut simplement avoir à l’idée qu’à la prochaine élection on peut gagner. Cette responsabilité nous incombe à tous, aussi bien les journalistes que les hommes politiques et le gouvernement de continuer à sensibiliser. Mais je ne suis pas non plus pessimiste parce que la violence qu’il y a eu lors de l’élection présidentielle n’est en rien comparable à ce qu’il y a eu pour les législatives.

Parlant de votre arrivée probable à l’Assemblée nationale, certaines personnes parlent de point de chute, mais d’autres estiment que c’est un tremplin pour accéder rapidement à la présidence de la République en cas de vacance du pouvoir. Avez-vous lu ce texte là récemment ?

GS : Les Ivoiriens ont vraiment l’esprit fertile et l’imagination féconde. Qu’est-ce qu’on va chercher-là ? Je suis député. Rien n’est encore arrêté pour l’Assemblée nationale. Rien ne dit que je suis intéressé pour briguer la tête de cette institution. Je dis simplement que je ne ferai rien qui n’ait l’assentiment du Président de la République. Je suis en mission, je suis Premier ministre, le président m’a fait confiance, je ne veux pas décevoir cette confiance. Pour l’instant, il me demande de demeurer Premier ministre. Donc je n’ai pas d’autres ambitions que d’assumer la responsabilité que le président me confie.

Vous ne resterez pas Premier ministre toute la vie. Est-ce que dans votre avenir politique envisagez-vous vous présenter à la présidence de la République ?

GS : Le problème est je ne suis pas devin. L’avenir, qui sait ? Je m’attèle à cultiver la confiance avec le président. Si le président, un jour, dans un an, dans deux ans, dans trois ans me demande d’être son conseiller, je suis prêt à assumer cette responsabilité. Je l’ai déjà dit, et je l’ai dit au président de la République, je répète cela au cours de cette interview : monsieur le Président de la République, c’est vous seul qui êtes élu président de la République. Moi je suis à votre disposition et je suis prêt à servir là où il vous plaira. Je m’en tiens à cette déclaration.

Questions socio-économiques

M. le Premier ministre, le gouvernement appelle de tous ses vœux le point d’achèvement de l’initiative PPTE, qui peut apparaître aux yeux d’une certaine opinion comme une panacée. Votre ministre de l’Economie disait que ce n’était pas l’arrivée, mais un point de départ. Comment expliquez-vous le chef du gouvernement le fait que vous soyez accroché à cette initiative ? Et si cela n’avait pas existé ?

GS : Effectivement le PPTE est une quête importante pour l’Etat de Côte d’Ivoire. Depuis 2007 que nous sommes dans ce programme avec le FMI et la Banque mondiale, évidemment que nous avons fait beaucoup d’efforts pour arriver au point d’achèvement. C’est en 2009 que nous avons atteint ce point de décision et nous sommes en quête du point d’achèvement. Ce qui va se passer, c’est que l’Etat de Côte d’Ivoire est endetté à hauteur de 6.000 milliards de FCFA. Si nous atteignons le point d’achèvement, c’est autour de 80% de cette dette qui sera annulé. C’est autant de capacités pour la Côte d’Ivoire à recourir à un financement beaucoup plus important pour s’occuper de la situation de notre pays. Je pense que c’est important. D’autres pays ont eu cette initiative et on pu voir le redécollage de leur économie. La Côte d’Ivoire est en train de poursuivre. Parce que ce n’est pas marrant de savoir que chaque année dans le budget, nous sommes obligés de consacrer 500 milliards FCFA pour le remboursement de la dette extérieure. C’est autant de contraintes qui engendrent des difficultés. Je pense, aujourd’hui, que nous avons effectivement raison et que le ministre de l’Economie a suffisamment de raisons de considérer qu’une des priorités est d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

On a l’impression que ce point vous fuit un peu et qu’il avance au fur et à mesure que vous y arrivez. Il apparaît comme une forme d’horizon…

GS : Non. Il faut reconnaître qu’il y a eu une parenthèse de la crise postélectorale de décembre à avril 2011. Il est même heureux que les institutions ne soient pas revenues sur le point de décision que nous avons acquis.

Il y a quand même des obstacles ?

GS : Non. L’une des conditionnalités était que nous fassions la reforme de la filière café-cacao et qu’elle soit mise en œuvre six mois durant pour être évaluée. Ceci a été fait. Maintenant nous avons bon espoir, d’ailleurs la mission du FMI était là, vous avez entendu leur déclaration. Nous avons bon espoir que dans quelques mois nous pourrons atteindre le point d’achèvement. Je vous signale qu’effectivement ça pourrait changer les choses.

Justement, les Ivoiriens veulent savoir quand est-ce que les prix ne vont plus augmenter ? Quand est-ce qu’ils ne vont plus serrer la ceinture ? Quand est-ce que les choses vont vraiment commencer à se sentir dans population ? Nous croyons savoir que l’une des conditionnalités pour atteindre ce point d’achèvement concerne les efforts pour lutter contre la pauvreté ?

GS : Tout à fait. Il faut séparer les deux choses. Effectivement, nous sommes dans une situation de crise économique et financière. Nous avons pris la Côte d’ivoire, le 11 avril 2011, au bord de la faillite. N’eut été les soutiens que nous avons eus, le pays n’était presque plus en mesure de payer les salaires de ses fonctionnaires. C’est dans cette situation que nous avons pris le pays. Heureusement, avec les efforts fait par le gouvernement, il n’y a pas eu rupture de payement de salaire. Il faut savoir d’où nous venons. Nous étions dans une situation où il n’y avait plus de ports ou les ports étaient sous embargo, nous n’avions plus de banques etc. Les circuits de distributions étaient déglingués, désarticulés. Et c’est à quelques mois que nous avons déjà commencé à travailler. C’est quasiment en un miracle que nous avons monté un budget pour qu’il soit adopté en décembre 2011. Vous savez bien que les institutions internationales avait projeté le taux de croissance de notre PIB à moins de 8%. C’est parce que le gouvernement s’est mis au travail avec un président de la République rompu aux arcanes économiques et financières que nous avons réussi à monter la pente pour finir en décembre 2011 avec un taux de croissance de notre PIB à moins de 4%. Je suis convaincu que le meilleur est à venir puisque les mêmes spécialistes projettent notre taux de croissance à 8% en 2012. Nous avons espéré faire mieux au niveau de l’inflation, malheureusement, cela n’a pas été. C’est dû au fait que les circuits de distribution n’ont pas fonctionné du fait de la crise postélectorale. Nous somme à une inflation autour de 5%. Mais, nous sommes convaincus que cette année nous allons juguler cette inflation à autour de 2%. Sachez que la moyenne dans la sous-région, c’est autour de 3%. Le gouvernement est conscient de cela Et ce n’est pas au président Alassane Ouattara que vous apprendrez comment jouer sur les mécanismes économiques pour améliorer la situation financière de notre pays. Nous sommes en train de travailler et je pense que cette année les choses vont aller pour le mieux. Mais, quand vous parlez l’augmentation des produits sur les marchés, c’est dû à une conjoncture internationale qui n’est pas forcément nationale. On a le prix du baril de pétrole qui est à 106 dollars aujourd’hui. Ce sont des difficultés supplémentaires de voir le cours du baril du pétrole augmentés. Nous avons été déjà en 2008 confrontés à une situation pareille que nous avons gérée avec les mécanismes de stabilisation des prix au niveau de la pompe. A l’heure où nous parlons, le gouvernement est en train d’étudier tous ces mécanismes avec le ministre Toungara pour voir comment stabiliser tous ces prix et que la conjoncture internationale n’agit pas fortement sur la Côte d’Ivoire.

On note en interne des actions qui sont posées qui risquent d’appauvrir davantage les Ivoiriens. Les mises en chômage technique. Plus de 300 agents à la RTI ?

GS : Vous pensez d’abord à vous-même…

Il y a des cas pratiques. On peut comprendre l’augmentation du prix du baril de pétrole au plan international. Mais, lorsque le kilo de la viande bovine passe à 2.000 FCFA, ce sont des facteurs endogènes. On peut agir sur cela. Lorsque le prix du riz augmente, cela signifie que malgré les bassins rizicoles que nous avons, nous ne sommes pas en mesure de satisfaire nos besoins nationaux ?

Malgré tous les bas-fonds que nous avons que nous avons-nous ne sommes pas encore capables de satisfaire nos besoins nationaux, je pense qu’on peut agir la dessus ?

GS : Je suis parfaitement d’accord. C’est pourquoi si vous avez suivis le conseil des ministres de la semaine dernière il y a deux semaines nous avons adopté un plan d’urgence pour le riz. Parce que vous dites que nous avons des bas-fonds, mais je peux vous dire qu’ évidemment, il faut que l’Etat puisse investir dans ces infrastructures. L’aménagement de ces bas-fonds pour faire la promotion de la culture du riz parce que malheureusement on continue d’importer le riz donc l’objectif c’est de parvenir en 2015 selon le plan que nous avons adopter 2015-2016 à l’autosuffisance alimentaire en riz en Côte d’Ivoire c’est pourquoi je dis je suis d’accord avec vous c’est pourquoi je dis que le gouvernement est au travail mais nous héritons d’une situation où la Côte d’Ivoire était au bord du gouffre. Ça aussi il faut l’admettre vous ne pouvez pas parler de perspectives sans faire un diagnostic et le diagnostic c’est quoi? C’est justement qu’on n’avait pas de politique cohérente sur toutes ces questions aujourd’hui nous avons avec le ministère du plan élaboré ce qu’on appelle le plan national de développement quadriennale qui prend en compte toutes ces préoccupations que vous avez évoqués aussi bien le développement du vivrier en Côte d’Ivoire vous avez parlé de la viande etc donc il y a des programme que nous avons élaborés. Le plan national quadriennal sera adopté et donne des solutions à court et moyen terme à ces problèmes que vous posez.

Monsieur le ministre comment expliquez-vous cette avalanche de mise en chômage technique alors qu’on a promis 2000 emplois?

GS : Je crois que la situation à la RTI est bien particulière. Je sais que ça vous préoccupe parce que vous êtes de la maison je vais vous répondre et ensuite revenir aux autres. Je pense que le ministre de la Communication à trouver une situation bien singulière à la RTI il y avait un personnel semble-t-il pléthorique. C’est une société d’Etat de type mixte. L’objectif d’une société est de faire des profits. Evidemment, quand il y a un trop plein de personnel à se tourner les pouces, il faut mettre de l’ordre. Il fallait restructurer et c’est que ce que les nouvelles autorités de la RTI sont en train de faire. C’est vrai, il y a des chômages techniques, mais on ne peut pas être pessimistes. Sinon la RTI elle-même arrivera à une situation de cessation de payement de paiement. Donc il fallait prendre des mesures vigoureuses douloureuses certes, mais vigoureuses pour relancer cette machine. Aujourd’hui on a libéralisé l’espace audiovisuel. Toutes ces compétences peuvent aller dans le privé, avoir des emplois. Donc je veux dire qu’ il ne faut pas croire dans un pays que c’est l’Etat qui donne les emplois. Le grand pourvoyeur d’emploi, c’est le secteur privé. Parce que la Fonction publique, il y a combien de fonctionnaires que l’Etat emploie, mais la politique du gouvernement c’est de dire qu’il faut créer un environnement d’affaires pour permettre aux investisseurs de venir en Côte d’Ivoire pour créer un secteur privé dynamique qui puisse employer les Ivoiriens et c’est ce que nous sommes en train de faire.

Quelles mesures d’accompagnement?

GS : Il y a des mesures dans le plan d’action de développement quadriennale nous avons de façon spécifique consacré donc dans l’amélioration des affaires en Côte d’Ivoire des aides aux secteurs privé pour lui permettre d’être dynamique et ça été déjà discuté avec le secteur privé lui-même.

Sauf que la dette intérieure en ce qui concerne le secteur privé non bancaire est encore lourde?

GS : Bien sûr d’ailleurs l’année dernière nous avons consentir des efforts pour apurer cette dette et ces efforts seront continuels(…) Ce que je peux dire, au plan économique, c’est vrai que la conjoncture est là c’est vrai que nous sommes dans une situation décroissante d’économie, mais je suis sûr que le trimestre prochain, les choses vont s’améliorer. Ces chiffres que je donnes ne sont pas des chiffres du gouvernement que nous avons fabriqués entre nous. Mais ce sont des chiffres certifiés par la Banque mondiale et le FMI. Ils ont projeté un taux de croissance de notre PIB de 8% en 2012, c’est à dire que les choses seront fleurissantes dans notre pays.

Vous avez adopté une politique de gratuité qui s’est appliqué à la santé et dans l’éducation, sauf que dans l’applicabilité il y a des faiblesses. Comment entendez-vous corriger ces faiblesses surtout que le budget 2012 est assez timide vis-à-vis de ces deux secteurs importants pour la population?

GS : Alors deux choses effectivement vous faites bien de le dire nous avions adopté la politique de la gratuité au niveau de la santé effectivement il ya eu des difficultés donc quelques fois des ruptures des ruptures pour les médicaments il y avait le fait aussi que les médecins étaient surchargés, débordés sans compter la mauvaise fois de certaines personnes qui partaient se déclarer malades alors qu’il n’en est rien c’était juste pour profiter de la gratuité des soins c’est pourquoi en faisant le bilan de cette gratuité nous avons récemment il ya quelques semaines pris des mesures pour limiter cette gratuité à des couches sociales précises ce qui aura pour avantage de mieux focaliser l’aide que l’Etat apporte à des personnes cibles par exemple les accouchements pour bien d’autres choses on n’a dit on va faire la gratuité à ce niveau donc je penses que c’est important vous avez regardez le budget mais je vous signale que ce budget en ma matière de fond que nous apportons à la santé , à l’éducation il y aussi un programme présidentiel qui vient en complément du budget que nous avons alloué pour la santé et l’éducation mieux dans le dsrp avec la banque mondiale vous savez que les deux secteurs prioritaires c’est
bien la santé et l’éducation nationale au niveau de l’éducation nationale nous avons faire des kits gratuits on a aider les élèves nous a proposé un plan de nous sommes aussi en train de continuer dans cette voie Mme la ministre de l’éducation nous a proposer un plan de réhabilitation et de construction de ces infrastructures et nous sommes en plein reconstruction de ces infrastructures là et je pense que c’est une bonne chose actuellement elle-même face aux déficits d’enseignants, elle est en train de recruter des enseignants

Quelles sont les réelles motivations de la non réouverture des universités?

GS :Moi je me suis rendu à l’université et j’ai vu une situation je dirais dramatique l’université était devenu un cimetière de frotture nous avons découvert des monticules je ne veux pas revenir sur ces choses tristes mais ce que je peux dire c’est que c’est infrastructures à l’université étaient totalement dégradés comment voulez-vous qu’on laisse des étudiants dans ces conditions c’est d’être humains tout était délabrés il faut faire un tour dans ces universités pour comprendre qu’on ne peut pas envoyez raisonnablement des étudiants aller faire des étudiants la bas il fallait faire les infrastructures et réhabilité ces infrastructures et même agrandir la capacité d’accueil des étudiants je vous dire construire un amphi malheureusement ne ce fait pas en un mois nous avons faire beaucoup d’efforts sa va à l’état autour de 50 milliards pour réhabiliter aussi bien l’université les résidences universitaires Abobo- Adjamé et tout ça pour que l’année prochaine les étudiants puissent aller dans des conditions acceptables à l’université

La plupart des étudiants auront perdus trois mois…

GS : C’est salutaire le fait qu’on injecte de l’argent sérieusement pour permettre aux étudiants de repartir dans un cadre de vie et de travail fiable nous voulons qu’il est des diplômes crédibles et certifiés pour notre université s’il faut le fait il ya des sacrifices à consentir le gouvernement l’a annoncée la rentrée sa sera en septembre bien que l’université soit fermé il ya quand même des grandes écoles où il ya des gens qui sont aller s’inscrire.

Le gouvernement l’a annoncé, la rentrée sera en septembre et nous allons prendre le temps de permettre aux étudiants, ceux qui veulent le faire d’y aller. Bien que l’université soit fermée, il y a quand même les grandes écoles où certains ont pu s’inscrire ou aller à l’école. Donc, il ne faut pas voir la question de façon stagnante, elle est dynamique. Quand un étudiant n’a pas la possibilité d’aller à l’université de Cocody, il va dans une grande école où il a un emploi.

Le président de la République a promis un million d’emplois d’ici 2015. Mais nous ne sentons pas cette politique d’emploi des jeunes.

GS : Il faut quand même concéder que ce gouvernement a créé plus d’emplois qu’on aurait pu penser. Pas plus tard que deux semaines, 2400 emplois ont été créés à Bouaké. J’étais moi-même sur des chantiers créateurs d’emplois. Et c’est une politique volontariste que nous allons appuyer. Nous allons atteindre à un moment donné une vitesse de croisière pour la création de ces emplois. Le secteur privé est en train de reprendre, l’économie est en train de reprendre. Même une vraie politique a été adoptée. Faites confiance au gouvernement. Evidemment, cela ne se transforme pas en deux jours. Et, acceptez que je dise que ce n’est pas en six mois qu’on règle les problèmes d’un pays. Le président de la République, Alassane Ouattara a un mandat de cinq ans , on pourrait peut être fait le bilan de ce mandat.

Aujourd’hui, les syndicats semblent avoir baissé pavillon. Aujourd’hui, il y a une sorte de trêve.

GS : Vous me posez la question du chômage dans un période où le gouvernement est encore en programme et nous cherchons à atteindre l’initiative Ppte. Il faut de mon point de vue une programmation même des préoccupations des syndicalistes. C’est pourquoi les plus avisée considérant aujourd’hui qu’il faut laisser le temps au gouvernement de faire ses preuves. Qu’ils nous observent parce que, nous sommes à la tache pour pouvoir leur donner des réponses au moment opportun. La situation n’est pas spécifique à la Côte d’Ivoire

Est-ce qu’il y a des délais ?

GS : Pour l’instant, je ne peux pas vous donner des délais ici, parce qu’il a tellement de conditions que nous devons d’abord lever, franchir avant de posséder à redistribution de richesse. Mais je suis content que les syndicats comprennent l’urgence. Aujourd’hui, la priorité des ivoiriens, c’est de faire leur réconciliation, de procéder à la reconstruction du pays, de créer les emplois, de rendre dynamique le secteur privé pour accompagner le processus.

Réconciliation nationale

Vous avez parlé de réconciliation. Est-ce que vous avez constaté dans les faits et gestes que les Ivoiriens le font réellement

GS : Je crois que passer les chaudes heures du ressentiment de plus en plus, cette réconciliation gagne en intensité. La réconciliation sera une quête permanente. Je suis plutôt rassuré à partir du moment où les outils de cette réconciliation existent.

Est-ce que Charles Konan Banny pourrait faire son travail dans l’ouest du pays. Quand on la situation par exemple des populations qui ne peuvent pas aller au champ. Que les villages sont détruits et le fait que certains ont du mal à retourner dans leurs villages d’origine ?

GS : Cette question mériterait d’être posée à Banny lui-même qui a eu plus de temps à se consacrer à la question. Mais quand nous sommes sollicités, nous faisons ce qu’il y a à faire. Et je vous dis encore que la réconciliation est une quête de longue haleine. Donc ne penser pas que cette réconciliation viendrait par coup de baguette magique. Donc Banny prend le temps de faire son travail. Et le gouvernement doit l’accompagner dans sa mission. Même dans des pays qui n’ont pas connu la guerre, on parle de réconciliation, notamment en Guinée.

Selon vous, quelles leçons pourraient tirer les ivoiriens de cette crise post électorale ?

GS : Je suis très triste et malheureux de constater que nous n’avons pas réussir notre révolution démocratique en douceur. D’autres pays l’ont réussir mais ça été difficile chez nous. La crise post électorale est la pour rappeler les difficultés que nous avons eu. L’important n’est pas la guerre que nous avons connue mais comment nous sortons de cette guerre. Je souhaite que la Côte d’Ivoire sorte de la guerre renforcée parce que toutes les nations fortes ont connu un jour une crise. Aujourd’hui nous sommes sortis de cette guerre et nous sommes dans la case de départ. Nous essayons de mettre en place des institutions crédibles qui pourraient jouer leur rôle dans le renforcement de la démocratie dans notre pays. je souhaite que tous les ivoiriens y adhèrent. Je voudrais également lancé un appel au Front populaire ivoirien(Fpi) à enter dans le dialogue. Il ne faut pas croire que se mettre en marge de la réconciliation peut faire avancer le pays.

Est-ce que le FPI entre dans le gouvernement est envisageable ?

GS : Vous en savez des choses sur le gouvernement

Vous allez nous le confirmer oui ou non
Le président de la République est ouvert et disponible. Si le FPI s’inscrire dans la voie de la réconciliation du dialogue, il n’y a pas de raison que les filles et fils ne se mettre pas ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire. Pour cela, je n’ai aucun doute

Est que les autorités crient qu’ils veulent prendre l’angle avec le Fpi et le Fpi le fait également mais apparemment rien ne marche.
C’est qu’il y a de la mauvaise foi quelque part

Où ?

Il y a deux possibilités pour le Fpi. D’abord, la commission dialogue vérité et réconciliation avec le président Banny peut être que vous pourriez lui poser la question de savoir si le Fpi a fait les démarches qu’il faut. Ensuite, il y a l’exécutif. Je rappelle que le ministre de l’intérieur a reçu la direction du Fpi. Le président les a aussi reçus. Ils avaient posé un certains nombre de revendications auxquelles nous avons fait droits.

On parlait tantôt de ce que les législatives nous avaient causé en termes de violences. Est-ce que vous vous apprêtez à préparer les Ivoiriens aux élections à venir ?

GS : Tout à fait, le gouvernement est en phase. Il revient à la Cei de proposer des dates au gouvernement. Et nous prendrons toutes les dispositions pour que les élections puisent se tenir. Il est vraiment important que nous organisons les municipales et les régionales pour donner les moyens aux uns et aux de participer au développement local.

C’est pour quand l’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale ?

GS : Notre Constitution fixe pour le troisième mercredi du mois d’avril la séance ordinaire du parlement ivoirien.
Notre constitution fixe, pour le 3ème mercredi du mois d’avril la séance ordinaire du parlement ivoirien.

Quel est le bon et le mauvais souvenir que vous gardez et qui pourraient avoir un impact sur votre futur durant tout le temps que vous êtes premier ministre ?

GS : Il va falloir que je réfléchisse au bon souvenir. Le mauvais souvenir, la grosse déception que j’ai eue c’était après le 28 novembre quand la Côte d’Ivoire a sombré dans la guerre. J’avoue que nous y avions consacré tant d’énergie, nous y avions travaillé et tout donné pour que cette élection soit transparente, libre et démocratique que nous avons été profondément choqué de voir que les acteurs qui pourtant nous avaient promis et s’étaient même engagés à respecter le résultat des urnes n’aient pas tenu parole. Cela nous a fortement marqué, non pas que cet engagement n’était pas tenu, mais c’était même le manque de prise de conscience, de responsabilité face à toute la nation. Tous ces gens qui sont morts d’un camp comme de l’autre ne le devraient pas.

Avez-vous dit au président Gbagbo que son point de vue….

GS : Le 30 novembre 2010, j’ai eu un entretien, le dernier avec l’ancien président à sa résidence. D’ailleurs je vous passe les détails de mon arrivée là-bas qui n’était visiblement pas souhaitée. Nous nous sommes rencontrés en tête-à-tête. Je lui ai dit monsieur le président, les nouvelles ne sont pas bonnes pour vous. Monsieur Ouattara vient en tête. Je souhaite que vous acceptiez qu’on laisse proclamer ces résultats. Monsieur le président on n’est pas un grand homme parce qu’on est président. Vous savez l’histoire a retenu bien de grands hommes qui n’ont pas été chefs d’Etat, présidents de la République. Martin Luther King n’a pas été chef d’Etat, mais il a marqué l’histoire. Monsieur le président, je vous en supplie, laissez l’élection se faire. Parce que si vous refusez, je n’ose même pas imaginer la crise que notre pays va vivre. J’y ai été et je pense que si j’avais été suivi par d’autres acteurs comme moi pour le lui dire, je ne sais pas si on aurait été entendus mais j’ai joué ma responsabilité. Je l’ai dit au président et il m’a regardé quelque peu hagard. Vous savez ce regard qu’il a lorsqu’il a quand il ne veut pas vous écouter. Et il m’a dit monsieur le Premier ministre, je vous rappelle dans trois heures. Je suis parti, j’ai réuni tous mes hommes et je leur ai dit on a échoué de le convaincre à accepter les résultats et ça ne va pas rater.

Ce 11 avril lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, on l’a vu sur notre petit écran. Mais il y a eu par la suite beaucoup de supputations. Quelle force a arrêté le président ?

GS : Vous savez, les gens aiment inventer. J’ai été un acteur privilégié de cette affaire. Quand nous avons déclenché les hostilités depuis Bouaké, Man et Bouna, j’espère vous allez mener vos enquêtes, il n’y avait pas la force Licorne. Nous sommes venus à Abidjan. Ce que vous ne savez pas, c’est que nous avions voulu éviter la bataille dans la ville d’Abidjan, c’est pourquoi nous avions encerclé la ville. Et nous avions espéré que Gbagbo se sentant encerclé, donc pris, accepterait de discuter et de céder le pouvoir. Mais mieux, j’ai appelé le général Dogbo Blé qui est encore vivant qui est là à qui vous pourrez poser la question. Je lui ai dit mon général, la ville d’Abidjan est encerclé, je ne veux pas de sang versé dans la ville d’Abidjan. Je vous demande en tant que commandant de la Garde Républicaine d’aller voir le président, de lui demander de laisser tomber les armes. S’il n’a pas confiance en ce que je dis, il peut solliciter l’ONUCI ou les Français pour sa sécurité. J’ai même dit à Dogbo Blé que nous étions prêts et que je m’engageais si Gbagbo acceptait de laisser le pouvoir, de négocier un poste pour lui auprès du président Alassane et avec ses pairs de l’Union africaine pour qu’il ait un positionnement comme le président Sékouba Konaté de Guinée. Le général Dogbo Blé m’a répondu qu’il était militaire qu’il savait se battre et qu’il avait les moyens de le faire. A partir de là, j’ai compris que les hostilités ne pouvaient qu’être évidentes. Nous sommes rentrés à Abidjan. Ce qui s’est passé à Abidjan, c’est que les miliciens de Gbagbo ont commencé invariablement à attaquer les citoyens, même les diplomates français. Le cas de l’ambassadeur du Japon est palpable et évident, vous le savez. Et c’est dans ces conditions que les Nations unies ont décidé de bombarder et de détruire les armes lourdes de Gbagbo. C’est dans ces conditions que nos hommes ont pu rentrer jusque à la résidence de Gbagbo. Et on nous dit que ce sont les Français qui sont rentrés chercher Gbagbo, mais les vidéos sont là. Et nous avions même donné les instructions à nos hommes, nous avons dit que nous ne voulons pas qu’il arrive quelque chose à un seul cheveu de Gbagbo. Nous avons préparé les gilets par balle pour le protéger. Vous l’avez vu on l’a protégé. Il y avait plus de 107 personnes dans le bunker. Nous les avons sortis sains et saufs, à l’exception de l’ancien ministre de la Sécurité, Désiré Tagro. Évidemment, c’était un grand acte de réconciliation que nous voulions donner aux Ivoiriens. Dans d’autres pays, certains dirigeants n’ont pas eu cette chance. Kadhafi n’a pas eu cette chance. Mais il faut le reconnaître. Si c’étaient nous qu’on avait encerclé à l’hôtel du Golf, vous pensez que je serai aujourd’hui parmi vous pour vous parler ?

Propos retranscris par Eric Lassale

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Denis Sassou Nguesso à Paris : les dictateurs sont toujours les bienvenus à l’Élysée


À quelques mois de l’élection présidentielle française et des élections législatives au Congo-Brazzaville prévues à l’automne 2012, la réception par Nicolas Sarkozy de Denis Sassou Nguesso le 8 février vient rappeler les liens complaisants que les autorités françaises continuent d’entretenir avec les dictatures françafricaines. Au pouvoir de 1979 à 1992 et depuis 1997, avec l’appui d’Elf et de l’État français, le régime du président du Congo Brazzaville a toutes les caractéristiques d’un régime dictatorial tels que ceux avec lesquels Nicolas Sarkozy avait promis de rompre en 2007, puis en 2011, suite au renversement de Ben Ali en Tunisie.

Le règne de Sassou Nguesso se caractérise par le crime, la corruption, la violation des droits humains, le détournement des ressources du pays au profit du clan présidentiel ce qui n’empêche pas l’Ambassade de France d’afficher ostensiblement sur son site que « la France entretient depuis toujours des relations privilégiées de coopération avec la République du Congo et se place aujourd’hui au premier rang des bailleurs de fonds bilatéraux présents dans le pays. »

En effet, pour son retour au pouvoir en 1997 Sassou Nguesso avait programmé et exécuté des massacres de populations civiles, plongeant le pays dans une guerre dont l’un des épisodes est toujours en procédure devant la justice française : l’affaire des « disparus du Beach ». Denis Sassou Nguesso est aussi parmi les chefs d’État visés par la procédure judiciaire sur les « Biens Mal Acquis ». Cette affaire met en lumière le patrimoine considérable acquis grâce aux détournements de fonds publics, avec la complicité d’acteurs français. Les déclarations récentes de l’avocat Robert Bourgi rappellent d’ailleurs, quelques années après l’affaire Elf, que cette manne aurait grandement alimenté la vie politique française. Cette visite officielle du dictateur congolais est aussi une insulte à la mémoire du journaliste franco-congolais Bruno Ossébi, vraisemblablement assassiné en février 2009 à Brazzaville, en raison de son travail sur la corruption et les « Biens Mal Acquis » [1]. La Coalition Congolaise Publiez Ce Que Vous Payez (PWYP Congo) reste très critique sur l’absence de transparence sur les revenus du pétrole congolais [2].

En 2009, deux personnalités de l’UMP, Jacques Toubon et Patrick Gaubert, ont apporté leur caution à la mascarade électorale au cours de laquelle Sasou Nguesso a été « réélu », ce qui est une manière de soutenir ce régime « stable » qui a toujours permis la bonne implantation des grandes entreprises françaises au Congo Brazzaville (telles que le pétrolier Total ou le groupe Bolloré, qui a obtenu la même année la concession du port de Pointe-Noire pour une durée de 30 ans).

Survie et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) dénoncent cette visite et demandent aux autorités françaises :

  • la fin du soutien au régime dictatorial de Denis Sassou Nguesso et aux autres dictatures en Afrique
  • la dénonciation des élections factices visant à maintenir les dictateurs
  • l’arrêt des pressions politiques au travers du Parquet dans l’affaire des Biens Mal Acquis
  • le gel des avoirs illicites des dictateurs et le renforcement des mécanismes préventifs
  • le soutien à l’exigence d’une enquête véritable sur la mort de Bruno Ossébi
  • l’arrêt de toute coopération militaire, policière et la suppression des partenariats de Défense avec les régimes dictatoriaux
  • la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de la coopération militaire et policière française en Afrique.
  • SURVIE FRANCE
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GHANA: LE MILLIONAIRE MANDIANT AFRIQUE: LA MILLIADAIRE MANDIANTE


Par Nana Kofi

Récemment, j’ai été témoin dans la consternation,  d’une alterccation entre un blanc et un autre passager Ghanéen dans la cabine de première classe d’un avion,  ”plaidant” pour un siège.

 

Quel est le problème avec vous les Africains? Tout ce que vous faites est de supplier, mandier, quemander pour tout! Vous pouvez demander tout ce que vous voulez, je ne vais pas vous donner mon siège. La colère s’est finalement dissipée, et l’avion décolla.

Malheureusement, j’étais assis à côté de ce blanc qui, il y a quelques minutes, venait d’insulter toute ma race. N’ayant rien d’autre à faire, je me retournai et lui demanda: “quel était le problème tout-à-l’heure?’’ Apparemment, le ghanéen voyageait avec son épouse; Ils étaient assis en 1ère classe mais dans des rangées séparées. Il avait donc demandé au blanc d’échanger de siège afin d’être plus proche de son épouse. Le blanc avait refusé, mais le ghanéen insistait avec de nombreux “Je vous en prie”; ce qui finalement rendit le blanc furieux.

“Alors, qu’est-ce que cela vous aurait coûté d’échanger votre siège? Lui ai-je demandé. Sa réponse qui est l’essence de cet article, était ceci :

“J’ai réservé mon vol à la dernière minute, et j’ai obtenu le dernier siège disponible en 1ère classe, celui-ci. Cela signifie qu’il était également disponible pour ce monsieur, si seulement il avait demandé à s’asseoir près de sa femme quand il achetait son billet. Il ne l’a pas fait, mais il vient maintenant “supplier” pour CE A QUOI IL AVAIT DROIT en premier lieu.

“Cela ne devrait pas pour autant vous mettre dans tous vos états” lui dis-je.

Il répondit : “Vous pourriez avoir raison; mais malheureusement, je viens de terminer un mois de longues négociations avec vos ministres et des hauts fonctionnaires de votre gouvernement sur ce que je condidère comme dons de Dieu qui sont vos droits miniers, et ce que mon entreprise d’extraction d’or devrait payer.

Je viens dans votre pays ; voir toute cette pauvreté partout, avec des richesses justes sous vos pieds. Votre propre gouvernement donne aux entreprises étrangères le droits de violer et voler votre pays à votre insu. Pour quelques milliers de dollars, vos fonctionnaires permettent aux entreprises étrangères de s’en tirer avec: (a) des exonérations fiscales perpétuelles, (b) des franchises d’importation, (c) des coûts d’investissement et de capital d’exploitation gonflés ou surévalués, (d) des productions minières non-déclarées, (e) des maigres salaires pour les employés locaux faisant la majorité du travail, mais des salaires exhorbitants et des comptes de dépenses substentiellement élevés pour les étrangers qui ne font presque rien, (f) des coûts exagérés de batiments scolaires de mauvaise qualité et des forages de puits, au lieu de ristournes significatives ou conséquentes pour les propriétaires fonciers locaux et les collectivités; (g) la destruction des terres agricoles avec des compensations de relocalisation pitoyables, (h) de la pollution de l’eau potable de la région, (i) la destruction des infrastructures locales, etc.

Mes patrons m’avaient conseillé au cours d’un briefing avant mon départ. II m’avait été demandé de lire le livre de Osageyefo intitulé “néo-colonialisme.” Alors on me dit: “Soyez prêts, et le premier, à offrir à l’équipe de négociation: (a) quelques milliers de dollars chacun; (b) un centre culturel, ou un batiment d’école de 6 classes, ou quelques puits pour la communauté , et il n’y aura pas mention de l’habituel redevances de 10%, ou un contrôle réel du gouvernement de nos opérations, ou de compensations adéquates pour relocalisation, etc … “

‘’Je ne croyais pas en ce que disaient mes patrons, étant donné qu’ un simple bachelier comme moi, venait traîter avec des fonctionnaires titulaires de maîtrises et de doctorats. Imaginez ma surprise et ma déception quand ces fonctionnaires, au lieu d’exiger ce qui est reconnu et courant comme COMPENSATIONS ET REDEVANCES ACCEPTABLES au le plan international pour leur pays et ses collectivités, ont accepté la ristourne de 3%, et avec toutes sortes de cadeaux, et plus tard sont venus me supplier de déposer ” ‘’quelque chose’’ dans leurs comptes à l’étranger (en écrivant leurs numéros sur des bouts de papier). Je ne voulais plus entendre la phrase ’’Je vous en prie” de nouveau.’’

L’ironie ici, est que ces soit-disant personnes éduquées et instruites, après avoir offert gratuitement les richesses de leur pays, et m’avoir supplié de déposer «quelque chose» dans les banques étrangères, se retournent pour aller emprunter leur propre argent au FMI, à la Banque Mondiale, ou aux «pays donateus» ou «partenaires au développement». Vous souvenez-vous du nombre de titulaires de doctorats qui ont bénéficié ou reçu des pots de vin dans l’affaire Mabey & Johnson? Je suis étonné que vos intellectuels, ministres et présidents, qui ont étudié ou voyagé en outre-mer, n’ont toujours pas la notion qu’ «Il n’existe pas de repas gratuit.” IL N’EXISTE PAS «DE PAYS DONATEURS» ou de «PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT». LES SOCIETES MINIERES ÉTRANGÈRES PRENNENT VOS MINERAUX POUR PRESQUE RIEN, DEPOSENT LEURS CARGAISONS D’ARGENT DANS DES BANQUES ET PUIS SE RETOURNENT POUR PRETER CE MEME ARGENT A VOS GOUVERNEMENTS, ET A DES CONDITIONS RIDICULES. En utilisant des termes tels que EDUCATION DE BASE ‘’NON SUBVENTIONNEE’’.

Certes, des sociétés comme Anglogold et Newmont ont contribuer à notre économie, lui ai-je rétorqué. “A quel prix? Avez-vous été à Obuasi récemment pour voir la dévastation et la destruction de cette ville qui fut auparavant belle? Newmont a une concession de plus de 740 km² à Ahafo ; qu’est-ce que Ahafo a obtenu en contrepartie des revenus annuels de plus de $750 000 000 de Newmont? Presque RIEN!! C’est exactement ce que disait votre premier président à propos du “néo-colonialisme.” Avez-vous lu ce livre? Me demande-t-il.

J’avait honte de répondre “Non”.

«Je ne vous blâme pas ; aucun de vos fonctionnaires “éduqués” assis à la table de négociation l’avait lu. Ce livre devrait être un manuel à lire absolument dans vos lycées et universités, afin que vous puissiez comprendre comment les entreprises et les gouvernements étrangers s’efforcent de vous voler aveuglement, comme dans le passé. Seulement, cette fois-ci, leurs méthodes sont enveloppées dans des “accords” à sense unique avec la complicité de vos Directeurs Généraux, ministres, et présidents «éduqués».

“Comment pouvez-vous accuser nos fonctionnaires de complicité?” Lui ai-je demandé de manière défensive.

Votre presse a-t-elle demandé pourquoi le  DG de la Chambre des mines du Ghana continue de défendre les compagnies minières ; ou comment un Ghanéen, qui travaille pour une société Ghanéo-britannique au Ghana peut obtenir l’appelation ou le titre ‘” de l’Ordre de l’Empire britannique (Sir)”? Pouvez-vous imaginer que ces sociétés étrangères, sous les regards attentifs de représentants de votre  gouvernement, payent aux indigènes 5 pesewa (GHC 0,05) pour louer leur hectare de terre concédée, après avoir emporté de cette même terre la somme de GHC 1.000.000?

Les grandes entreprises, Newmont et AngloGold n’ont même pas honte d’être de conivence avec vos fonctionnaires en acceptant de payer l’augmentation de redevance de 5%. ILS PAYENT LES 5% SUR LA BASE DE L’ANCIEN PRIX DE L’OR QUI ETAIT DE $300/once,  AU LIEU DU PRIX MONDIAL COURANT QUI EST DE  $1500/once, privant ainsi votre peuple de $75.000.000 dans le processus. Malheureusement, vos fonctionnaires négociants sont heureux de rire devant les banques étrangères avec leurs milliers de dollars, et dans certains cas, accompagnés par des titres de “Docteur” et de “Sir”.

Même les Chinois entrent dans ce jeu, quoique de manière illégale. Ils menacent les communautés avec des armes et la puissance de feu, et votre armée regarde de manière indifférente. Votre presse est tout aussi mauvaise. Avec déjeuners buffet ou des dîners et un peu de cedis dans leurs poches, votre presse écrite devient la machine de propagande de ces sociétés minières. Ils vantent les forages de puits et les écoles de 6 classes, mais laissent de côté le traitement impitoyable subit par les employés et les résidents locaux, et la destruction de l’environnement. Les ondes sont muettes sur tout cela. WACAM est la seule voix pour le peuple. Pourquoi les médias ne supportent pas WACAM en diffusant et éduquant les masses, notamment les officiels en leur faisant savoir que (a) L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES n’approuve pas que les SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES volent les INDEGENES en dérobant tous les avantages tirés de leurs dons de Dieu qui sont les minéraies et le pétrole. (b) Avant Rawlings, les compagnies minières étrangères au Ghana ne pouvaient pas détenir plus de 40% de participations dans les partenariats avec le gouvernement ; maintenant le gouvernement du Ghana détient zéro pour cent, alors que ces sociétés détiennent 100%, et donc ne se sentent pas dans l’obligation de devoir rendre compte à aucune autorité.

Un retour annuel sur investissement  de 50% pour les 7 premières années, est généralement considéré comme excellent. Les sociétés minières et pétrolières au Ghana et dans le reste de l’Afrique, emportent perpétuellement plus de 400% de retour sur leurs investissements, sans aucune considération pour le sort des indigènes.

J’ai fait semblant de dormir, donc il a arrêté de parler. En fait, je réflechissais sur tout ce qu’il avait dit. Je me suis rendu compte que OUI, nous disons trop «donne-moi, donne-moi” , “je vous en prie», «je vous en prie”, “Mon cadeau de Noël», «Donne-nous quelque chose pour l’eau”.

Je me rappelle, l’analogie de mon frère. Son chat miaulait pour de la nourriture, en général des miettes dans son bol à l’extérieur. Le bol de nourriture attirait les souries vivant dans la maison. D’aucun aurait pensé que le chat aurait sauter sur ces souries juteuses, QUE NON. Il restera couché là et regarder les souries manger toute sa nourriture, et revenir ensuite miauler pour plus de miettes.

Nous observons nos fonctionnaires  faire cadeau de notre pétrole, bauxite, diamant, etc… pour des maigres ristournes, pendant que nous vautrons dans la pauvreté. Il est temps de nous réveiller de notre sommeil, et de prendre ce qui est à juste titre le nôtre aux tables de négociation.

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Comment Me Wade compte-t-il gagner en 2012?


La stratégie de la fraude, les moyens techniques (logiciel informatique)  du système ainsi que  les hommes qui doivent l’animer sont en place.

Sont au courant des détails de la fraude informatique: Me Wade, Me Ousmane Ngom    (Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur), Cheikh Tidiane Sy (Ministre d’Etat, Ministre de la Justice), Me Madicke Niang (Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères), Karim Wade (Ministre d’Etat, Ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie)… Pape Ousmane Sy  fils du Ministre de la Justice, conseiller en informatique du Président de la  République, trois fonctionnaires ingénieurs informaticiens du ministère de l’intérieur .Le logiciel en question a été conçue par une firme indienne, via une autre société russe très connue …( Poutine a-t-il utilise ce système de fraude pour gagner les législatives très contestées en Russie ?)

Le montant de la transaction avoisine les 5 milliards de francs Cfa, payé par l’argent provenant tenez-vous bien des 20 milliards de Sudatel. Eh oui…Latif Coulibaly  journaliste d’investigation de l’hebdomadaire <<la Gazette>> aujourd’hui candidat de la coalition  << Alternative 2012>>  avait bien  raison…Karim Wade et Pape Ousmane Sy ont mené toutes les négociations financières, et ceci dans le plus grand secret.

Le Président Wade était bien entendu au courant de toutes les démarches pour l’acquisition de ce “logiciel magique”…  Le problème, aujourd’hui , ne se situe pas au niveau du fichier électoral, qui selon tous les experts et représentants de partis politiques, est  bon…L’UE et les Américains l’ont   confirmé…Wade a été  très  satisfait de cette confirmation sur la qualité de notre fichier électoral car personne ne pourra contester les résultats  au soir du 26 Février 2012 en incriminant ce ficher … Au moment des fêtes de Noel et de nouvel an ( semaines de 24 décembre 2011 au 1 Janvier 2012), pendant que tous les Sénégalais et Sénégalaises se focaliseront sur ces fêtes, au moment ou seront  envoyés en congé tous les agents susceptibles de relever  des soupçons au niveau du processus de fraude, le fameux logiciel conçu spécialement pour truquer des élections présidentielles sera mis en place…  Le Ministre charge des élections n’y pourra rien car ne dispose aucun levier de la fraude. Le Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur Me Ousmane Ngom a même parait-il fait venir son frère  qui s’appellerait, selon mes sources, Oumar  Ngom des Usa  car il a besoin des hommes de confiance pour ce « boulot » … Ce logiciel va s’appuyer sur 3 points essentiels qui sont :

1-Le détournement du vote massif des hommes de tenue (militaires et gendarmes en particulier) .Ce vote reste flou et non transparent. Ces hommes de tenue auront reçu auparavant des consignes fermes pour aller tous voter pour le candidat de leur choix…Peu importe pour qui ils voteront, le “logiciel magique” se chargera ”d’arranger” toutes ces voix en faveur du candidat Abdoulaye Wade…et personne dans l’opposition ne saura ce qui est devenu le “vote militaire” comme se fut le cas en 2007.Amath Dansokho tente d’attiré l’attention  sur la destination et la clarté du vote des militaires…sans succès.

2-La crise en Casamance : l’Etat s’arrangera à faire attiser la violence sur l’étendue de la région de Casamance  en laissant  pourrir une situation d’insécurité avec les attaques des rebelles ….comme cela plus de 70 % des inscrits ne pourront pas voter par la faute des  violences  qui vont déstabiliser le scrutin  et tenez-vous bien le << logiciel >> se chargera du reste. Ainsi personne ne pourra être sur le terrain pour vérifier les résultats sortis des urnes dans beaucoup de localités du sud du pays Aujourd’hui la Casamance est à feu et à sang en attendant l’élection présidentielle du 26 Février 2012…

3- Enfin sur le récent redécoupage de 17 collectivités locales dans 6 régions du Sénégal. Le ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, le Dr Aliou Sow, a eu  par les arrêtés n°6151 à 6155 du 24 mai 2011, à procéder à la nomination des membres des délégations spéciales chargés de faire fonctionner les collectivités locales issues du dernier découpage administratif…Tous les hommes du dispositif de la fraude             ( « gouverneurs Wadistes » y compris )  sont en place … (Dans le département de Rufisque, ce sont les communes de Sendou, de Jaxaay-Parcelles-Niacoul Rab, Sangalkam et les Communautés rurales de Bambilor et de Tivaouane Peulh Niaga qui sont concernées. Dans le département de Guinguinéo, il s’agit des communes de Fass et de Mboss et les Communautés rurales de Ourour, Panal Wolof et de Dara Mboss. Pour le département de Malem Hoddar, il y a les Communautés rurales de Ndiobène Samba Lamo et de Ndioum Ngainth. Dans le département de Linguère, il s’agit des Communautés rurales d’Affé Djoloff, de Sagatta Djoloff et Yang Yang. Dans le département de Matam, il s’agit de la commune de Nguidjilone et la Communauté rurale de Bokidiawé…. ou beaucoup d’électeurs du fait des difficultés liées  à l’obtention de nouvelles cartes d’identité et  cartes d’électeurs ne pourront pas voter…).On n’entend plus le Dr Aliou Sow…Il a fini le travail pour lequel un grand ministère lui sera confié après la victoire de son mentor en 2012.

Le “logiciel de la fraude” va ratisser toutes les voix des militaires, gendarmes, des électeurs inscrits sur le fichier  et provenant de ces localités découpées  mais n’ayant pas pu voter, des fraudes opérées dans des zones d’insécurité en Casamance  pour faire la différence en faveur du candidat Abdoulaye Wade…
Ce sont ces 3 points qui constituent ce qu’un journaliste-analyste  appelle comme pouvant être <<  la botte secrète des Wade. >>.

La surprise sera grande encore une fois parmi des Sénégalais et Sénégalaises.  Personne ne comprendra  et n’osera contester les résultats…Et il sera trop tard…pour agir…

Voila le plan diabolique qui a déjà permis à Ali Bongo du Gabon et à Faure Ngassimbe du Togo de gagner largement les élections présidentielles au nez et à la barbe de leurs opposants qui n’y  avaient vu que du feu…La clé de la fraude passe par le vote des militaires, gendarmes et policiers…ainsi que par le découpage de collectivités locales pour perturber l’électorat  et frauder !!! Le résultat du candidat Wade étant fixé par ses génies informaticiens ( 53,46% c’est le chiffre retenu qui a même  été confirmé sur TFM-le-grand-jury par le ministre directeur de cabinet du président Wade,  Me Sall… à la question combien estimez-vous le score de Wade au second tour si jamais il se présente ?), le logiciel se chargera d’allouer aux autres  candidats un résultat plus ou moins cohérant basé sur des chiffres recueillis au niveau des bureaux de vote dans toutes les régions du Sénégal et de la diaspora…Encore une fois, seuls le vote des hommes de tenue, les fraudes opérées en Casamance et  sur les 17 collectivités locales citées plus haut feront la différence…Je rappelle que ce système de fraude n’avait pas été utilisé   lors des élections municipales de 2009 mais avait bel et bien permis partiellement  à Wade de gagner  les  présidentielles de 2007.
La seule chose qui empêche aujourd’hui le Président Wade de dormir  c’est que le  conseil constitutionnel sous la pression virtuelle de l’opinion publique, en particulier du M23 et  de certaines personnalités ( Koffi Anan, Jimmy Carter…et autres )  décide de jouer la carte « respect de la constitution et de la légalité  républicaine» et rejette la candidature  de Me Wade !!! Scenario catastrophe que le clan Wade ne peut admettre. C’est la raison pour laquelle sous les conseils de Djibo Ka, Wade décide de relever les salaires des magistrats à 5 millions de francs Cfa…Il ne veut courir aucun  risque à ce niveau. Corruption douce ?  La seule bataille qui vaille est celle qui consiste  faire respecter la constitution…Wade le sait il ne peut et ne doit pas se présenter à un 3 eme mandat. Les Sénégalais doivent donc se mobiliser autour du M23 et de son leadeur Alioune Tine pour gagner ce combat. Si la candidature de Wade passe, c’est Karim Wade qui se frottera les mains…

 Un patriote de l’ombre dans le secret des Dieux… à la présidence de République.(ma position ne permet  pas de décliner mon identité…). SOYEZ  VIGILANT.

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COTE D’IVOIRE:Quels accords de défense pour les Ivoiriens ?par Mamadou Koulibaly


Ivorian.Net-6/2/2012

L’accord semble prévoir que la France prenne la responsabilité de la formation de la nouvelle armée ivoirienne et que 300 militaires français restent en permanence dans leur base militaire à d’Abidjan.

 

Le 25 janvier dernier, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, était en visite d’Etat en France. Au cours de cette visite démesurément somptueuse et médiatisée, un nouvel accord de défense, remplaçant celui de 1961, a étésigné entre le Président ivoirien et son homologue français. Que savons-nous de cet accord ?

La presse a relayé quelques déclarations autour de cette signature et c’est essentiellement la transparence de ce nouvel accord qui est mise en avant. Il ne comporterait en effet aucune clause secrète. Il semble prévoir que la France prenne la responsabilité de la formation de la nouvelle armée ivoirienne et que 300 militaires français restent en permanence dans leur base militaire à d’Abidjan. Base qui servirait également de point stratégique de lutte contre Al-Qaïda.

Accords de Defense ou de Tutelle?

Malgré ces brèves déclarations, on ne peut que s’interroger sur la réelle transparence de ces accords dont le contenu est livré avec une telle modération. Pourquoi, s’il est si transparent cet accord n’a pas été publié en intégralité ? Comment Alassane Ouattara a pu signer un traité qui engage le peuple ivoirien sans même l’avoir informé de son contenu ? Idem pour le président français sachant que c’est en partie avec l’impôt des Français que la France intervient en Côte d’Ivoire.

Pour balayer ces objections, le Président ivoirien dit qu’il va soumettre le texte au Parlement ivoirien. Une chose saute pourtant aux yeux, les autorités ivoiriennes ne semblent pas pressées de démarrer les activités de la nouvelle Assemblée nationale et, quoi qu’il en soit, le traité est signé et il est donc trop tard pour en réorienter le contenu. C’est bel et bien un texte imposé aux Ivoiriens par leur président.

De ce que l’on sait, certains points sont déjà contestables. En effet, on peut se demander s’il est sain de confier la formation de l’armée ivoirienne à l’ancienne force coloniale, toujours très présente dans le pays dont elle est toujours le premier partenaire commercial. Il semblerait, d’après le peu d’informations publiques, que la France allait devenir le principal fournisseur en matériel militaire. Ces achats de matériel, en marge des règles du marché sont-ils propices au contribuable ivoirien qui devra payer la note finale? Il est choquant de voir ainsi des monopoles protégés agrandir la longue liste des privilèges distribués par le Président ivoirien à ses amis et connaissances.

Autre point, Alassane Ouattara plaidait dans le journal le Monde du 26 janvier 2012 : « Il est important que nous ayons une coopération plus forte en matière d’équipement et de formation mais aussi dans le renseignement et la lutte contre le terrorisme ». Abidjan est-elle vraiment un point stratégique pour la lutte contre le terrorisme ? Quand on sait que les réseaux d’Al-Qaïda sont essentiellement regroupés dans le Sahel, il parait évident que la Mali, le Niger, la Mauritanie ou le Burkina Faso sont des emplacements beaucoup plus adaptés.

Ce qui pousse également à s’interroger et à s’inquiéter, c’est que l’on sait, par expérience, que les accords de défense signés en 1961 étaient en réalité des accords commerciaux. Le non respect de cet accord en 2002 lorsque la Côte d’Ivoire a été victime d’agression prouve bien la façade que représentait la partie militaire de cet accord par rapport à sa partie commerciale. En effet, la France si elle avait respecté sa signature aurait dû aider l’armée ivoirienne à repousser les mutins alors qu’au contraire, elle les a protégé durant 9 ans. Les autorités françaises s’étaient pourtant engagées en 1961 à défendre militairement les régimes ivoiriens en place en échange de quoi, elles bénéficiaient d’un accès privilégié à leurs ressources naturelles.

Cet accès privilégié aux ressources naturelles par les autorités françaises est assez méconnu et c’est une chance pour la Côte d’Ivoire car si un anglais, un américain, un canadien, un australien ou autres connaissaient ces clauses, il est évident qu’ils ne viendraient jamais investir dans un pays où l’exploitation et la commercialisation des matières premières sont ainsi régentées par les autorités françaises. Pour prendre la mesure de la réalité, il est important de lire une partie de l’annexe 2 de cet accord :

ANNEXE II de l’accord de Défense entre la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey, la République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques.

Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent:
- Première catégorie: les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie: l’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.

Cette liste pourra être modifiée d’un commun accord, compte tenu des circonstances.

Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu’elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial.

Article 3 : La République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République Française de la politique qu’elles sont appelées à suivre en ce concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu’elles se proposent de prendre pour l’exécution de cette politique.

Article 4 : La République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la Défense l’exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d’autres pays.

Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l’exportation hors du territoire de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l’article premier. En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle.

Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l’objet de la présente annexe, à toutes consultations nécessaires.

Fait à Paris, le 24avril 1961
Félix HOUPHOUET-BOIGNY Hubert MAGA
Michel DEBRE Hamani DIORI

Dans ce contexte, on comprend que tout nouvel accord nécessite une analyse poussée aussi bien de la part des Ivoiriens que des investisseurs, autres que français, installés dans le pays ou souhaitant s’y installer. Ainsi, nous incitons la société civile ivoirienne et les investisseurs étrangers à faire pression sur les autorités pour prendre connaissance au plus vite du contenu de ce nouvel accord signé à Paris en ce début d’année 2012.

Mamadou Koulibaly
Président d’Audace Institut Afrique
Président de LIDER

Publié en collaboration avec Audace Institut Afrique

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Etats Unis: L’administration US manœuvre à l’ONU pour imposer un mandat international illégitime à la Syrie


la Russie, soutenue par la Chine, a déclaré clairement que son veto sera opposé à toute résolution internationale qui rééditerait les expériences du passé

Une analyse d’Amin Hoteit expert en stratégie militaire…

L'Administration Obama en butte au" bloc" de l'Est

L’administration US manœuvre à l’ONU pour imposer un mandat international illégitime à la Syrie. Que peut attendre l’administration US du Conseil de Sécurité alors qu’elle en connaît toutes les ficelles ? La question se pose parce que toutes les données disponibles indiquent sans équivoques que le Conseil de sécurité ne déléguera pas les États-Unis pour mener la guerre contre la Syrie comme il l’a fait pour l’Afghanistan et, en aucune manière, ne déléguera qui que ce soit pour y intervenir militairement, ou y imposer des zones d’exclusion aérienne à l’instar de ce qui s’est passé pour l’Irak et la Libye, ou encore y établir des zones tampons et des couloirs humanitaires…

Ceci parce que la Russie, soutenue par la Chine, a déclaré clairement que son veto sera opposé à toute résolution internationale qui rééditerait les expériences du passé ; telle celle vécue récemment par la Libye, qui a conduit ce pays à sa destruction et vers l’inconnu, après assassinat de plus de 130’000 personnes par l’OTAN, directement ou indirectement. Cela à la faveur d’une intervention censée installer une zone d’exclusion aérienne, mais qui a fini par outrepasser le mandat du Conseil de sécurité pour aboutir à une attaque aérienne écrasante suivie de l’éradication du régime en place.
L’administration US sait parfaitement que les déclarations des Russes ne sont pas de simples manœuvres et que, du point de vue de ces derniers, la question syrienne ne saurait souffrir d’aucun faux semblant, parce qu’elle est directement liée aux intérêts mêmes de la Russie et se trouve en relation organique avec sa sécurité nationale. Autrement dit, la Russie ne peut se permettre de négocier ou de se plier à des logiques d’échange et de transactions. Malgré cela, les États-Unis insistent et continuent de frapper à la porte du Conseil de sécurité en utilisant des partenaires arabes et occidentaux, avec l’espoir d’obtenir quelque chose contre la Syrie.

En sciences stratégiques, il est un principe accepté par tous : « C’est à celui qui possède le pouvoir ou l’opportunité, de ne cesser de les mettre à profit pour atteindre son objectif ». En pratique, ceux qui possèdent cet atout établissent leurs plans avec l’idée que, si jamais un plan échoue, un autre plan le remplacera, aussi longtemps qu’ils n’ont pas perdu leurs capacités. Ce qui nous amène au comportement des États-Unis et aux résultats observés suite aux interventions occidentales en Syrie. Or celle-ci résiste depuis près d’une année et a fait capoter tous les plans successifs conçus pour la conduire à sa perte. Des plans qui sont passés des soi-disant « manifestations pacifiques », aux tentatives de «  division de l’armée », et aux manœuvres de découpage de son territoire par des zones échappant à l’autorité de l’État dans le but de propager une terreur à grande échelle, pour finalement être obligé de reconnaître l’existence d’une opposition militaire organisée, armée et financée par l’étranger !

Par sa résistance déterminée, la Syrie a déjoué ces plans, l’un après l’autre, mais les forces d’agression n’ont pas perdu toutes leurs capacités de nuisance. Elles possèdent toujours l’appui des médias, l’argent, les moyens de pression économique, la possibilité de recruter et d’armer des mercenaires et des terroristes, et elles jettent le tout dans leur bataille animée par la vengeance.

Face à tout cela la Syrie résiste, forte de l’intime conviction que son peuple, son armée et son gouvernement sont suffisamment armés et immunisés contre la défaite. Elle a décidé de rétablir la sécurité des zones déstabilisées par les terroristes et a commencé à le faire, maintenant qu’une occasion historique lui a été donnée par le rapport des observateurs arabes qui ont été témoins du terrorisme et des crimes perpétrés contre l’État et les citoyens. Des observateurs qui ont certifié que des médias ennemis, diffusant à partir de certains satellites, sont fondamentalement responsables d’attiser l’agression et la subversion en Syrie.

Aujourd’hui, l’administration US réalise qu’elle a perdu sur le terrain syrien et qu’elle n’a plus de cartes pour en modifier les réalités militaires ou politiques. En même temps, elle sait que capituler devant la défaite est impossible en cette année électorale critique pour son chef qui se prépare à la course présidentielle pour renouveler son mandat. En effet, la capitulation de l’administration US serait catastrophique pour les bénéfices acquis suite à son déploiement tant en Tunisie qu’en Egypte et en Libye ; elle aurait des conséquences stratégiques désastreuses sur la scène internationale car elle rétablirait la Russie qui, avec ses alliés, serait un adversaire puissant du système occidental sous leadership des USA.
Oui, l’administration US est aujourd’hui face à un dilemme. Elle ne peut pas s’en sortir par une victoire en Syrie et, en même temps, elle ne peut pas déclarer son échec. C’est pour toutes ces raisons qu’elle rechercherait actuellement une solution honorable qui ne compterait pas pour une défaite. Elle consisterait à reporter le dossier à un moment plus propice pour rebattre les cartes et faire pencher la balance à son avantage. D’où, apparemment, ses tentatives pour renouveler l’expérience libanaise consécutive à la résolution 1559 [1] ; résolution qui a mis le Liban sous tutelle internationale et surveillance d’un proviseur, dossier indéfiniment ouvert sur la table du Conseil de sécurité, autorisant son ingérence quotidienne sous couvert du mensonge de la légitimité internationale …

L’administration US veut donc pour la Syrie une résolution semblable à la résolution 1559 afin de lui imposer un mandat international, confisquer son droit d’élire son président, confisquer son droit aux relations internationales, en plus de confisquer son droit de posséder une puissance défensive. Elle espère réussir dans cette entreprise qu’elle pourra promouvoir comme une opération réussie de soustraction de la Syrie à l’axe de la résistance et du refus, comme en 2005, lorsqu’elle a soustrait le Liban à son environnement et à ses relations avec la Syrie pour en faire un pays hostile.

En 2004, les USA avaient réussi à faire adopter la résolution 1559 à la majorité de 9 voix [minimum requis pour l’adoption d’une résolution au Conseil de sécurité] dans un environnement stratégique international qui leur était favorable. À l’époque les USA affichaient leur fierté pour avoir occupé l’Irak, se vantaient d’être en route pour contrôler complètement l’Afghanistan, et avaient étendu leur pouvoir sur les pays du Golfe. Aucun des États membres ne pouvait leur faire face et les contredire pour n’importe quelles considérations subjectives ou internationales. Aujourd’hui tout a changé, et le Conseil de sécurité est soumis à un nouvel équilibre qui empêche les USA de le contrôler, ce qui signifie qu’adopter une résolution à minima est désormais presque impossible.

De plus, malgré l’adoption de la résolution 1559, les USA n’ont pas pu réussir à en faire grand chose d’un point de vue effectif au Liban. Le général Émile Lahoud est resté à la présidence jusqu’à la dernière minute de son mandat. La résistance visée par la résolution 1559 est toujours armée, et continue à nourrir sa force qui a vaincu Israël en 2006 ; elle n’accorde aucune importance aux initiateurs de la résolution et se moque des comptes-rendus de son proviseur. Quant au retrait de l’armée syrienne du Liban, il n’a pas eu lieu en application du 3ème décret de la résolution ; mais a été le résultat d’une décision stratégique majeure prise par la direction syrienne elle-même, dans l’intérêt de la sécurité nationale de la Syrie, suite aux nouvelles donnes sécuritaires surgies sur la scène libanaise.

 

 

Tout ce qui précède montre que l’administration US a échoué malgré ses pratiques meurtrières et terroristes et qu’elle sera, cette fois, impuissante au Conseil de sécurité malgré son instrumentalisation creuse de la Ligue, de ceux qui se prétendent arabes et qui se sont empressés de suspendre la mission de leurs observateurs en Syrie, pour empêcher la divulgation de leurs témoignages prouvant le caractère éminemment terroriste de la soi-disant « opposition syrienne », et aussi pour faire pression sur la Russie. Les circonstances ont changé et le monde entre dans une nouvelle ère de relations internationales où les USA n’ont plus l’exclusivité du leadership et du pouvoir. Par ailleurs, la Russie sait parfaitement qu’elle est visée à travers la Syrie et qu’elle se doit de se défendre.

Ce qui signifie que la Syrie ne subira pas une nouvelle résolution 1559 et qu’elle ne sera pas acculée à la soumission comme cela a été le cas au Liban, car le nouvel équilibre des forces peut la protéger d’un tel malheur. Il n’en demeure pas moins qu’elle doit s’attaquer au fléau terroriste pour l’éradiquer, ce qu’elle semble en train de réaliser. Dès lors, l’administration US ne pourra que se plier devant l’évidence ; et ses [alliés] Arabes et leur Ligue ne pourront plus nuire, maintenant qu’ils ont utilisé leur dernière cartouche en ramenant le dossier syrien devant un Conseil de sécurité qui ne répondra pas à leurs attentes.

Amin Hoteit
thawra.alwehda.gov.sy, 30 janvier 2012
Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.
Article proposé et traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal (Biologiste) pour silviacattori.net
Texte original en arabe :
http://thawra.alwehda.gov.sy/_View_news2.asp ?FileName=65779514320120130010248

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Un préfet à Paris…


ALTERNATIVES& COHÉRENCE

Nicolas Sarkozy est bien l’homme de la rupture

Nicolas Sarkozy est bien l’homme de la rupture : rupture des engagements pris, rupture du principe d’égalité entre citoyens au moyen d’une politique visant à protéger les classes les plus favorisées, rupture du pacte républicain, notamment avec l’ouverture d’un débat nauséabond sur l’identité nationale et pour ce qui nous amène ici, rupture avec les usages de la république en dévoyant le protocole de la présidence.

 C’est en effet la première fois dans l’histoire de la Vème république qu’un préfet aura été reçu avec les honneurs dus à un chef d’état, couverture médiatique maximale à l’encan.
Alassane Ouattara, le boucher d’Abidjan, brave petit soldat d’un ordre mondial se vautrant dans la rapine et le crime de masse, vivant de la spoliation des peuples, au nom des droits de l’homme, de la démocratie et du progrès humain, a été l’heureux bénéficiaire de cette entorse aux traditions républicaines, dernier crachat sarkozyste à la face de l’Afrique.
 Avec les honneurs…

Ouattara recu par le Ministre de l’Intérieur C Gueant

Reçu par Claude Guéant, son ministre de tutelle, sur le tarmac de l’aéroport d’Orly le 25 janvier 2012, le préfet-sident ivoirien, les mains encore tachées du sang de ses compatriotes, a été invité à faire la tournée des grands ducs, ou du petit roitelet nègre.

Pour avoir docilement accepté de laisser l’ancienne puissance coloniale, ruinée et en proie à un chômage de masse, se servir à volonté dans les richesses appartenant au peuple ivoirien, ce démocrate de pacotille, entré en fonction juché sur un char de la force Licorne, a pu gouter les délices trois jours durant, de l’hospitalité d’état à la française, flanqué qu’il était de sa moitié (dont il devrait d’ailleurs se méfier : son appétence, pour tout ce qui ressemble à un premier ministre ivoirien à la dentition rayant le parquet, est bien connue…).
Quel honneur pour le préfet d’un TOM* de la France d’être convié à diner sous les lambris de l’Elysée !
Se taper la cloche en compagnie de Carla Bruni-Sarkozy, alors qu’on devrait casser la croute en cuisine avec le majordome et le petit personnel, ça a vraiment de la gueule, une semaine tout juste après avoir réprimé dans le sang (mais démocratiquement) un meeting politique de l’opposition…
Nulle Rama Yade récitant, comme un perroquet, sa leçon sur la grandeur d’une France qui «n’est pas le paillasson sur lequel on vient essuyer ses babouches ensanglantées», nulle presse indépendante, objective et incorruptible asticotant  par le biais de questions pleines d’impertinence et d’à-propos l’apprenti dictateur. Chantre du parti unique à une époque pas si lointaine où il embastillait Laurent Gbagbo (non pas à la Haye, mais à Abidjan) et devenu par l’opération du diabolique-esprit un démocrate promoteur de la démocratie dans une Afrique troublée…
Une si belle amitié…
Heureux, plutôt maudit, soit Ouattara, lui qui change les bulletins de votes en cadavres, la démocratie en dictature, la Côte d’Ivoire en pays mendiant, suppliant pour une aumône qu’elle devra rembourser jusqu’au dernier centime d’euro, avec les intérêts.
Mais que peut faire un préfet, lorsque les finances publiques sont à sec, si ce n’est venir quémander des crédits à son administration centrale ?
Évitant soigneusement les comités d’accueil franco-ivoiriens venus manifester leur réprobation à sa réception en France, l’autocrate abidjanais s’est confondu en embrassades chaleureuses avec son «ami de 20 ans», occupé à chercher une entreprise de déménagement chargée de vider les locaux élyséens, avant le début  du mois de mai.
Sourires figés, et diction hésitante, il n’a cessé de célébrer le renouveau de l’amitié France-Côte d’Ivoire et d’assener mensonges sur billevesées au sujet d’un pays  imaginaire, pacifié et sur le chemin d’une croissance à deux chiffres.
Nicolas Sarkozy, tombé si bas dans les sondages qu’il est plus qu’évident qu’il finira par découvrir un gisement pétrolier avant le premier tour de la présidentielle, buvait du petit lait, trop content de rappeler à son opinion publique, hypnotisée par le fade François Hollande, qu’il fut à l’origine de la démocratie, de la paix, de la prospérité, du bonheur, de la liberté, de la joie, du développement en Côte d’Ivoire…
N’en jetez plus, les duettistes ont joué leur partition à la perfection! le français intoxiqué par la propagande mensongère de son gouvernement, enjolivant les raisons de l’implication de son armée et de rôle de celle-ci en terre ivoirienne, trompé par une presse se roulant quasi-unanimement dans le caniveau de la désinformation et se baignant dans la boue du mensonge, relayant les plus putrides ragots, ne peut que s’enorgueillir de l’action de son pays. Non seulement les bienfaits de la civilisation sont à mettre à l’actif sa patrie, mais une mise à jour démocratique a été faite au prix négligeable des vies de quelques méchants gbagboïstes.
La France reste le phare mondial éclairant de liberté et des droits de l’homme…
 Le coeur à gauche…
N’insultant pas l’avenir,  le simili-président ivoirien a profité de son séjour pour rencontrer Bertrand Delanoë le maire de Paris. On le sait depuis Cheick Anta Diop, en matière de politique africaine, la droite et la gauche se valent, et parfois la gauche est plus minable que la droite. Une fois de plus la justesse d’analyse du grand homme a été vérifiée.  Le Parti Socialiste s’est, cette fois encore, fourvoyé, adoptant une lecture passéiste des réalités africaines et en soutenant Ouattara tout le long du coup d’état orchestré par les casques bleus-blancs-rouges.
En lui réservant un accueil chaleureux, à travers son édile parisien, le Parti Socialiste s’est rappelé à la mémoire des afro-français en cette période électorale. Hormis l’instrumentalisation des quartiers populaires et des «minorités visibles» dont il est coutumier à l’approche d’élections, le PS lorsqu’il accède aux responsabilités, applique les mêmes politiques que la droite en Afrique.
Ceux, encore ignorant de cela, s’improvisant représentants de la communauté noire de France et soutenant la candidature de Hollande doivent savoir que leur consigne ne sera pas suivie dans l’isoloir.
Ne serait-ce que pour châtier la lâcheté de ses dirigeants et l’amoralité de sa position sur le dossier ivoirien, le PS doit être désavoué.
Qui niera d’ailleurs qu’au sujet de l’Afrique, droite et gauche de gouvernement ne sont que les deux faces d’une même pièce?
 Les médias au diapason…
Les aventures parisiennes du préfet d’Abidjan n’eussent été complètes sans l’aimable concours des médias français. Nul n’ignore le degré de d’ignorance et de malhonnêteté intellectuelle caractérisant la presse française, lorsqu’il s’agit de traiter des rapports France-Afrique (se référer à cet article).
Et pourtant, dans le cadre de la crise ivoirienne, les médias français ont réussi à se surpasser.
Reportages bidonnés, fausses informations, mensonges, déformation de la parole émanant des proches de Laurent Gbagbo, ont été les piliers du raisonnement journalistique des mois durant. L’Humanité mis à part (et le Canard enchainé, en de trop rares occasions), les médias français ont, sur ce sujet, bradé leur honneur. Pour un plat de lentilles, voire surement moins, des journalistes pseudo-spécialistes de l’Afrique, ont créé un personnage de fiction :«Alassane Ouattara président reconnu par la communauté internationale», soutenu par toutes les rédactions de France et de Navarre (par leur soutien inconditionnel, elles se sont rendues indirectement complices de crimes contre l’humanité).
Pour ce même plat de lentilles, voire surement moins, ils ont créé un nouveau personnage à l’occasion de l’escale parisienne du préfet des tropiques, invité notamment sur les plateaux de France24 et d’Itélé : «Alassane Ouattara le nouveau président de la Côte d’Ivoire».
Ce dernier a été interviewé par ce qui se fait de plus insignifiant, de plus incompétent, en matière d’actualité africaine : MM Attal et Boisbouvier (pour RFI) sur le plateau de France 24) et M. Galzi sur Itélé.
Sylvain Attal officiant sur France «Propagande»24 avait déjà démontré sa méconnaissance rédhibitoire du continent africain lors de l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo. (voir vidéo ci-dessus)
Face à ces trois éminents journalistes pourtant ignorants des problématiques africaines, singeant le M. Jourdain du bourgeois gentilhomme, et se plaisant à faire de la propagande sans le savoir, Alassane Ouattara a joué sur du velours. Il a ânonné le discours qu’il répète en boucle (avec quelques variantes) depuis qu’intronisé préfet par Nicolas Sarkozy,  il se glisse lors de visites officielles dans les vêtements du président d’un pays souverain qui s’appellerait Côte d’Ivoire.
Dans le récit qu’il est bien le seul à croire, la Côte d’ivoire est sécurisée. Il va sortir le pays de la pauvreté.
L’accord de défense  qu’il vient de signer en France est un partenariat mettant l’accent sur l’équipement et la formation de l’armée ivoirienne. Il a soigneusement évité de répondre à toute question portant sur une éventuelle clause d’intervention de la France en cas de coup d’état.
Il est évident que ce sujet a été abordé et que l’accord contient cette garantie, qu’elle soit secrète ou non.
En bon Néron des tropiques, vivant la peur au ventre, Ouattara  doit être assuré de l’intervention de son supérieur siégeant à l’Elysée en cas de coup dur…
Mentant comme un arracheur de dents, il a affirmé, sans que les ersatz de journalistes l’interviewant ne lui portent contradiction, que Laurent Gbagbo assassinant les ivoiriens avec des armes lourdes, la Côte d’Ivoire aurait connu un génocide coutant la vie à un million de civils n’eut été l’intervention de la France.
Luttant manifestement contre le même ennui assaillant le téléspectateur écoutant sa soporifique litanie, il a déclaré lutter de toutes ses forces pour que justice soit rendue et  œuvrer à la comparution devant la CPI ou les juridictions ivoiriennes, de toute personne responsable de crimes durant la crise post-électorale. Aucun des journalistes présents n’a eu la présence d’esprit de lui demander la date de sa reddition à la CPI… Finissant cette ode à sa propre gloire, Alassane Ouattara a supplié les PME françaises de revenir investir en Côte d’Ivoire, en clair: venez vous servir…
 Ce que nous appelons laquais, sous un autre nom, même celui de président, suivrait toujours son maître…**
Cette visite d’état, organisée par les bons soins élyséens, avait pour finalité de créer une stature de chef d’état au préfet-sident d’Abidjan.
Elle n’a fait que renforcer l’impression d’inféodation qui exsude de sa personne.
Qu’il soit paré d’un costume sur mesure, qu’il ait remisé sa livrée dans un placard, un laquais invité à la table du maître, se comportera toujours en laquais. 
Quels que soient ses efforts, Alassane Ouattara se départira difficilement des images de vassal et de criminel de guerre qui lui collent à la peau.

le Dîner d'Adieu de Ado a Nicolas

Nicolas Sarkozy, achève son mandat en manifestant le même mépris pour l’Afrique et ses populations, qu’il affichât naguère à Dakar en prononçant le gobinesque*** discours écrit par Henri Guaino.

Qu’il se rassure, les peuples africains ne le méprisent pas, ils le vomissent.
Heureusement pour l’Afrique et les français, son règne approche de son terme, il sera bientôt uniquement évoqué au passé.
Les médias français, fidèles à leur ligne éditoriale «africaine», ont tronqué la réalité et sans recul ni professionnalisme, servi la soupe au pouvoir.
Leur manque de discernement et leur absence d’honnêteté ont creusé un fossé avec les afro-français, qu’il sera impossible de combler. Leur parole démonétisée ne choque même plus, elle fait plutôt sourire tant ils ont perdu le monopole de l’information traitant de l’Afrique.
Entre un exécutif français à bout de souffle, une gauche de gouvernement sans morale ni principes et une presse prostituée, Alassane Ouattara aura bien choisi ses soutiens.
Ils sont inopérants sur les masses africaines et sur le long terme. Il lui suffit pour cela d’observer son ami et caution démocrate lors de la crise post-électorale,  le sénile-galais Abdoulaye Wade, qui de par son comportement autiste galvanise les foules qui ne manifestent qu’un seul désir : le chasser  de sa fonction de président.
L’hubris du pouvoir, a permis hier à Alassane Ouattara de ravir la place de Laurent Gbagbo, elle est aujourd’hui la raison qui mène Abdoulaye Wade à sa perte, demain elle sera sans nulle doute la cause de la chute du préfet-sident d’Abidjan…

Ahouansou Séyivé
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Côte d’ivoire : Laurent Gbagbo, le cheveu dans la soupe pour la réconciliation d’Alassane Ouattara


Une Analyse de Joseph Bamba.

Après avoir été reçu jeudi par Nicolas Sarkozy, le président ivoirien Alassane Ouattara rencontre ce vendredi François Fillon. Pendant ce temps, l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo est jugé devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Difficile pour la Côte d’Ivoire de recoller les morceaux.

Officiellement, le voyage du président Ouattara en France est présenté comme une volonté de faire avancer et de consolider la démocratie en Côte

Allassane Ouattara

d’Ivoire, après la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011 ; plus généralement sur le continent africain, un continent où « les progrès de la démocratie sont incontestables », comme l’a réaffirmé, le vendredi 20 janvier 2012, Nicolas Sarkozy, dans ses vœux au corps diplomatique. Ce voyage permet également de réaffirmer le soutien de la France aux autorités ivoiriennes et de « normaliser » en quelque sorte les relations entre les deux pays, qui ont été marquées par diverses tensions sous la présidence Gbagbo.

Bien évidemment, les enjeux économiques, de défense et de sécurité seront au centre de cette visite. La France, déjà premier partenaire économique de la Côte d`Ivoire, première puissance économique d`Afrique de l`Ouest francophone, devrait conforter cette position.On parle de la signature de plusieurs accords dont l’un des principaux serait un nouvel « accord de défense et de sécurité », qui devrait être du même type que ceux récemment conclus par la France avec le Gabon et le Sénégal. Celui-ci prévoirait notamment le stationnement de militaires (rebaptisés « éléments français de Côte d’Ivoire ») sur la base de Port-Bouët, mais qu’il n’y aurait pas d’intervention française automatique en cas de menace sur le régime ivoirien. De même, la force Licorne (1600 soldats au plus fort de la crise post-électorale, 450 actuellement), ne devrait plus compter à terme qu’environ 300 militaires chargés de la formation de l’armée ivoirienne. A cela devraient s’ajouter divers autres accords économiques.

Pour autant, la Côte d’Ivoire aurait-t-elle vraiment tourné la page Gbagbo ? La visite du président Ouattara invite à poser cette question principale. Autrement dit, la visite concernée est aussi l’occasion de faire le point de la situation en Côte d’Ivoire, particulièrement dans le domaine des droits de l’homme et des libertés fondamentales depuis son accession au pouvoir. Malgré les efforts accomplis par le président Ouattara et son gouvernement visant la réconciliation nationale, la paix durable et la reconstruction du pays, le sentiment qui reste généralement partagé est que la Côte d’Ivoire n’a pas encore véritablement tourné la page Gbagbo, particulièrement dans le domaine des droits de l’homme et des libertés fondamentales. En voici, selon nous, quelques illustrations.

L’influence non négligeable de Gbagbo

Que ce soit en bien ou en mal, le souvenir de l’ancien président Gbagbo reste vivace dans la mémoire des ivoiriens et de la communauté internationale. Ce dernier conserve aujourd’hui une influence non négligeable dans le pays. Il en est de même des anciens pro-Gbagbo de l’intérieur comme de l’extérieur, déplacés, réfugiés et fugitifs inclus. Cette influence est palpable notamment à travers les nombreux meetings pacifiques organisés par le Front patriotique ivoirien (FPI) par exemple à Yopougon, Port-Bouet, Bonoua et Koumassi, lesquels sont presque systématiquement empêchés ou réprimés par les autorités au pouvoir, comme si elles les redoutaient.

 

Le dernier meeting en date est celui du 21 janvier 2012 à Abidjan (Yopougon). Ce meeting a fait l’objet d’une attaque attribuée aux partisans du président Ouattara, faisant au moins un mort et plusieurs blessés, au point que le rassemblement ait été finalement annulé. L’attaque a été entre autres « énergiquement » condamnée par le gouvernement des États-Unis dans un communiqué publié par son ambassade en Côte d’Ivoire, jugeant que « la violence est un obstacle inacceptable au progrès en cours » dans le pays et demandant au gouvernement ivoirien « d`ouvrir une enquête complète et impartiale et de prendre les mesures nécessaires pour éviter que pareils incidents ne se répètent ». Lors de sa visite à Abidjan les 16 et 17 janvier 2012, quelques jours avant cet incident, la secrétaire d`Etat américaine, Hillary Clinton, avait appelé le régime du président Alassane Ouattara au « dialogue » avec l`opposition. L’ONUCI a également vigoureusement condamné ces violences et demandé au gouvernement d’arrêter les responsables, en proposant son aide pour enquêter. Il en est de même, dans un communiqué, de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), une importante ONG, qui a demandé « une enquête effective et crédible sur cette énième perturbation de meetings ». Cette dernière a invité « tous les acteurs de la scène politique ivoirienne à s`abstenir d`attitudes ou comportements de nature à compromettre la fragile réconciliation nationale en cours en Côte d`Ivoire ».

Les cicatrices vivaces de l’ère Gbagbo la crise post-électorale a été particulièrement meurtrière. Elle a été marquée par de nombreuses violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales par les partisans des deux camps. Par diverses initiatives, le président Ouattara et son gouvernement, mais aussi la population ivoirienne ont commencé à panser les plaies résultant de cette crise sans précédent. Mais les cicatrices sont trop récentes et encore vivaces pour permettre de tourner la page Gbagbo. Le traumatisme subi est si grand qu’il faudra du temps, beaucoup de temps, pour y parvenir.

Tourner la page Gbagbo suppose que la réconciliation, la paix durable, la démocratie, la justice, le pardon, la sécurité et une vie quotidienne améliorée deviennent le partage de l’ensemble des Ivoiriens. Tel ne semble pas encore être tout à fait le cas, malgré les progrès réalisés. Un gouvernement d’union nationale, fut-il de transition, y aurait peut-être aidé. Les difficultés de la vie quotidienne, la persistance du sentiment d’insécurité et d’injustice, les crimes et exactions fréquentes contre une partie de la population font regretter à cette partie la vie sous la présidence Gbagbo. Ce sentiment largement partagé ainsi que les cicatrices qui restent vivaces expliquent en partie le fait que la page Gbagbo ne soit pas encore véritablement tournée.

Vers la réconciliation nationale

Le Président Alassane Ouattara a pris la bonne initiative de créer une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), en mai 2010, sur le modèle de celle qui avait été établie en Afrique du Sud à la fin de l’apartheid en 1995. Présidée par Monsieur Charles konan Banny et intronisée le 28 septembre 2010 à Yamoussoukro par le président Alassane Ouattara, cette commission est chargée de faire la lumière, sans esprit partisan, sur les crimes commis en Côte d’Ivoire suite à l’élection présidentielle organisée les 31 octobre et 28 novembre 2010. Elle vise à ramener la paix sociale et la réconciliation nationale par le dialogue pour la réunification et la reconstruction du pays. A terme, elle pourrait contribuer à tourner la page Gbagbo. Mais elle n’en a pas encore véritablement pris le chemin à cause de divers obstacles auxquels elle est confrontée et qu’il conviendrait de lever. La présence de Laurent Gbagbo à la CPI n’y aide pas non plus.

 

Le procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale : une source de préoccupations

Le procès de Laurent Gbagbo devant la CPI est source de préoccupations pour le pouvoir en place et, paradoxalement, source d’influence de l’ancien président sur les autorités ivoiriennes et sur le pays. Laurent Gbagbo utilisera certainement cette tribune pour dire sa vérité et pour essayer de démontrer, selon lui, la responsabilité du président Ouattara et de ses proches dans la crise postélectorale. Au regard de son audience de comparution initiale qui s’est tenue le 5 décembre 2011 devant la Chambre préliminaire III, trois angles d’attaque paraissent se dessiner pour sa défense : démontrer, à contre-courant, que Laurent Gbagbo a gagné l’élection présidentielle ; démontrer que le président Ouattara est aussi directement ou indirectement responsable de violations des droits de l’homme ; démontrer que Laurent Gbagbo a été irrégulièrement arrêté « sous les bombes françaises » selon l’expression par lui prononcée lors de l’audience de comparution initiale. Une partie de l’opinion ivoirienne attend de connaître cette vérité.

A ce stade, ce procès n’a pas donné lieu aux troubles redoutés par plusieurs observateurs. Il n’en sera peut-être pas ainsi si le procès entre dans le vif du sujet. On comprend dès lors pourquoi le procès de l’ancien président, dans sa phase initiale, n’a pas fait (à notre connaissance) l’objet d’une très grande publicité de la part des autorités ivoiriennes. Par crainte, sans doute, qu’il influence l’opinion. Sous cet angle, le sujet ne manquera pas d’être abordé par les deux présidents Sarkozy et Ouattara au cours de cette visite. Enfin, le 18 juin 2012, date fixée pour l’ouverture de l’audience de confirmation des charges, la CPI pourrait ou ne pas confirmer les charges retenues à l’encontre de Laurent Gbagbo. De même, si le procès venait à se tenir au fond, on ne peut préjuger à ce stade s’il sera condamné ou acquitté. Si par impossible il venait à être acquitté, les voies de la politique lui seraient de nouveau ouvertes. Autre illustration, s’il en est, que la page Gbagbo n’est pas encore vraiment tournée.

Une  « justice des vainqueurs » ?

Dans sa lettre adressée le 4 mai 2011 au Procureur de la CPI, par laquelle il a demandé que le Bureau du Procureur ouvre une enquête indépendante et impartiale à propos descrimes les plus graves qui auraient été commis sur l’ensemble du territoire ivoirien depuis le 28 novembre 2010, le président Ouattara a souligné que cette enquête concernerait tous les présumés criminels quels qu’ils soient, y compris ceux de son propre camp, ce, alors même que ses partisans sont accusés par une partie de la population, de nombreuses ONG et même par l’ONU, d’avoir commis ou de continuer à commettre de graves violations des droits de l’homme sur le territoire national. Il convient de saluer cette initiative courageuse qui va dans le sens de la réconciliation et de la reconstruction du pays. Mais elle suppose aussi que le nouveau président pourrait être attrait devant la Cour pénale internationale dans les mêmes conditions que son prédécesseur, si l’enquête du Procureur de la CPI venait à le présumer coupable d’avoir commis directement ou indirectement des crimes relevant de la compétence de la Cour.

 

Rappelons qu’au cours de sa 16ème session ordinaire, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (ci-après le Conseil) a adopté la résolution 16/25 qui a décidé d’établir une Commission d’enquête internationale indépendante chargée « d’enquêter sur les faits et les circonstances entourant les allégations de graves violations des droits de l’homme perpétrées en Côte d’Ivoire à la suite de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, en vue d’identifier les responsables de tels actes et de les traduire en justice, et soumettre ses constatations au Conseil à sa 17ème session ». Daté du 8 juin 2011, le rapport de la Commission a été présenté devant le Conseil le 15 juin 2011. Selon les conclusions de ce rapport, « les deux camps pro-Gbagbo et pro-Ouattara ont commis de nombreuses violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dont certaines pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ». Ces crimes ont été détaillés dans ledit rapport.

A ce jour, aucun partisan du président Ouattara ayant commis de tels crimes n’a été inquiété par ces conclusions, comme si le gouvernement en place voulait soustraire ses partisans à la justice. Le fait que Laurent Gbagbo soit, pour l’heure, le seul à devoir répondre devant la CPI des crimes considérés consacre une « justice des vainqueurs » et alimente un sentiment d’injustice. Dans un monde idéal, la justice internationale devrait pouvoir se passer des pressions et interférences politiques. Elle ne devrait pas livrer une justice à deux vitesses ni privilégier la justice des vainqueurs sur les vaincus. Cela ne facilite guère de tourner la page Gbagbo, la réconciliation nationale, la paix durable et la reconstruction du pays.

Joseph Bemba est juriste, consultant international et président-fondateur du centre de recherche « Droit et Francophonie » d’Île-de-France.

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Les manigances juridiques de Sarkozy et Ocampo


GBAGBO à La Haye :Alors que l’on s’attendait à ce qu’il se saisisse des auteurs des crimes commis en Côte d’Ivoire depuis la nuit du 19 septembre 2002

Les Rebelles de SORO

Alors que l’on s’attendait à ce qu’il se saisisse des auteurs des crimes commis en Côte d’Ivoire depuis la nuit du 19 septembre 2002  à ce jour, le Procureur Luis Moreno Ocampo a surpris.

Il a limité ses enquêtes, depuis longtemps, attendues aux violences postélectorales. Après un mois d’enquête, il dit avoir affiné les renseignements qu’il possédait, avoir rassemblé de nouvelles preuves, pour  accuser et faire décerner un mandat d’arrêt à Laurent Gbagbo. En revanche, s’agissant des forces dites pro-Ouattara, il affirme la main sur le cœur, n’avoir à ce jour aucun élément pour les suspecter de crimes contre l’humanité.

L’acharnement contre Laurent Gbagbo est-il la réalisation du souhait jadis exprimé par Jacques Chirac qui, on se souvient, avait menacé de faire traduire son homologue insoumis à la Cour pénale internationale ? Jacques Chirac est parti mais son souhait a été réalisé par Nicolas Sarkozy. Laurent Gbagbo est un souffre-douleur de Nicolas Sarkozy et pourrait trouver place sur la longue liste des victimes du président français que deux journalistes français ont fait parler dans un livre intitulé : «Sarko m’a tuer». Le concernant, c’est Charles Onana, journaliste d’investigation, qui lève un coin de voile sur ce que nous savions vaguement, la stratégie du Président français de réduire l’iconoclaste d’Abidjan à néant.

Il nous situe sur l’origine de l’affaire qui oppose depuis le 29 novembre 201 Laurent Gbagbo au Procureur de la CPI. En effet, dans une lettre qu’il a adressée, le 25 février 2011, à son homologue nigérian, au sujet de la crise ivoirienne et dont notre confrère a obtenu copie, le président français a écrit : «Nos forces basées en Côte d’Ivoire interviendront dans l’opération avec une résolution claire des Nations-Unies, sous le couvert de la mission locale. Résolution qui sera soutenue par notre Ambassadeur lors des débats du Conseil de Sécurité. Mais pour cela, il vous faudra, après la saisine faite par votre pays au Conseil pour l’intervention militaire, penser à trouver un Etat sous régional qui se chargera aussi d’ester devant la Cour pénale internationale tel que prévu par le Statut de Rome ». (in «Le Coup d’Etat» par Charles Onana; p. 412).

 

INSTALLER OUATTARA A TOUT PRIX

Nicolas Sarkozy affirme ici deux choses : la première, Laurent Gbagbo doit être délogé et la seconde Laurent Gbagbo doit être traduit devant la Cour pénale internationale. Ceci étant dit, les exécutants, à savoir la Licorne, détachement des forces militaires, stationné à Abidjan, les nouvelles autorités ivoiriennes et le Bureau du Procureur de la CPI vont s’atteler chacun dans son domaine de compétence mais en parfaite coopération à faire aboutir le projet. A la Licorne d’arrêter Laurent Gbagbo, aux nouvelles autorités de le maintenir en détention et au Procureur Luis Moreno Ocampo de le faire traduire devant la Cour Pénale Internationale.

Le Procureur voudrait-il jeter Laurent Gbagbo en prison le plus rapidement possible, il faudra d’abord qu’une enquête soit ouverte sur la situation ivoirienne ; ce n’est que dans le cadre de celle-ci qu’il peut demander et obtenir un mandat d’arrêt contre le concerné. L’ouverture ne peut être demandée que par trois entités : un Etat partie, c’est-à-dire un Etat qui a ratifié le Statut de Rome, le Conseil de Sécurité de l’ONU et enfin le Procureur à son initiative personnelle. Cette dernière possibilité est très encadrée afin d’éviter les abus liés à des enquêtes intempestives. L’enquête à l’initiative du Procureur n’est autorisée qu’après étude d’un dossier présenté par ce dernier. L’autorisation de la Chambre préliminaire pouvant être refusée, il faut si possible, éviter la voie d’une enquête à l’initiative personnelle du Procureur. Un refus de la Chambre risque de faire avorter tout le plan du président français. C’est pourquoi, il va suggérer dans sa lettre à Jonathan Goodluck de «penser à trouver un Etat sous régional qui se chargera… d’ester devant la Cour pénale internationale …».  La Côte d’Ivoire n’étant pas un Etat partie, elle ne peut déférer au Procureur sa propre situation. Il fallait donc pour le faire, trouver un Etat voisin (sous régional) remplissant cette condition et pouvant justifier d’un intérêt légitime de voir la situation ivoirienne portée devant la juridiction internationale. Par ce renvoi, cet Etat partie prierait le Procureur d’ouvrir immédiatement une enquête sur la situation ivoirienne en vue de déterminer si des crimes de la compétence de la Cour ont été commis, d’en rechercher, le cas échéant, les auteurs pour les poursuivre devant la Cour.

C’est tout le sens du communiqué de presse daté du 6 avril 2011 par lequel le Procureur lui-même incite les Etats parties intéressés à le saisir de la situation en Côte d’Ivoire. Etaient principalement visés par cet appel sournois d’un Procureur à «plaignants», le Burkina Faso, le Mali, la Guinée, le Libéria, le Nigeria, le Niger, le Sénégal, Etats parties au Statut de Rome et dont plusieurs ressortissants auraient, selon les rapports des ONG et de l’ONUCI, péri dans les attaques des forces pro-Gbagbo. Il faut reconnaître que le risque était grand pour ces Etats, ne serait-ce que sur le plan des rapports de bon voisinage avec la Côte d’Ivoire, d’endosser pour ainsi dire la responsabilité d’une plainte contre elle devant la CPI.  La sagesse a prévalu chez ces Etats qui ont accueilli, sans aucun engouement, l’incitation de Nicolas Sarkozy et l’appel de Luis Moreno Ocampo.

Du côté du côté du Conseil de Sécurité, Nicolas Sarkozy ne pouvait pas non plus espérer un meilleur accueil d’une initiative qu’il prendrait dans le sens de déférer la situation ivoirienne à la CPI. Instruits par l’exemple du Soudan et plus récemment celui de la Libye, les membres de l’auguste instance onusienne, et plus particulièrement ceux possédant un droit de véto, n’auraient pas parlé d’une seule voix pour adopter une résolution renvoyant la situation ivoirienne à la CPI. Ils auraient inéluctablement refusé d’autoriser une fois de plus la France à régler ses comptes à un adversaire politique sous la couverture avenante d’un mandat international. Tirant les leçons de ces différents obstacles, l’Elysée va donc emprunter la seule voie qui lui reste pour faire aboutir son projet de voir Laurent Gbagbo pris dans les mailles de la justice internationale. Cette ultime voie est celle consistant à demander au Procureur de s’autosaisir. Mais cette voie présente le risque des dégâts collatéraux. Un de ces risques est ici le cadre temporel de l’enquête sur lequel la Chambre préliminaire n’a pas été unanime et dont un éventuel élargissement pourrait faire tomber des bastions amis. Qu’à cela ne tienne, l’essentiel étant d’atteindre avant tout Laurent Gbagbo. C’est donc en désespoir de cause, que le Procureur a décidé le 23 juin 2011 de prendre le taureau par les cornes. Il adresse une requête à la Chambre préliminaire III, aux fins d’obtenir une autorisation d’ouvrir une enquête en Côte d’Ivoire. Il convient de noter un détail, qui vaut son pesant d’or. La veille du dépôt de cette requête, la situation en Côte d’Ivoire qui avait été assignée à la Chambre préliminaire II, le 20 mai 2011(ICC-02/11 du 20 mai 2011) est réassignée, question d’organisation interne, dira-t-on, à la Chambre  préliminaire III (ICC-02/11 du 22 juin 2011), mais coup de hasard, cette chambre est présidée par la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, de la même nationalité que le Procureur, Luis Moreno Ocampo. Dans l’attente d’une décision de la Chambre préliminaire, toujours hasard de calendrier, une mission conjointe du garde Sceaux français et du ministre ivoirien des Droits de l’Homme est reçue à la CPI, certainement, pour régler les derniers détails de la procédure…Le 3 octobre 2011, la Chambre préliminaire III, après examen de la demande du Procureur et des éléments justificatifs qui l’accompagnaient, a estimé qu’il existait une base raisonnable pour ouvrir une enquête en Côte d’Ivoire.

Il convient ici d’expliquer comment a été monté le dossier qui a abouti enfin ce 3 octobre à l’enquête demandée par le Procureur. Selon le Bureau du Procureur, la situation ivoirienne a été mise sous son analyse depuis 1er octobre 2003, date à laquelle la déclaration de reconnaissance faite par le gouvernement du président Laurent Gbagbo a été officiellement enregistrée au greffe de la Cour. Sauf les déclarations orales ou écrites qui lui sont faites au siège de la Cour, à ce stade d’analyse où le Procureur n’a pas encore été autorisé à ouvrir une enquête proprement dite, il ne peut déployer ses équipes sur le terrain pour y recueillir des témoignages ou des éléments de preuve. Il reçoit des renseignements au siège de la Cour et en vérifie le sérieux. A cette fin, il peut aux termes du Statut, rechercher des renseignements additionnels auprès des Etats, de l’ONU, des organisations de tout type et d’autres sources dignes de foi. C’est sur le fondement de ces renseignements reçus, à ce stade précoce, où ses pouvoirs d’investigation sont très limités, que le Procureur prend la décision d’introduire une demande d’autorisation d’ouvrir une enquête. Pour prendre cette décision, il se fonde sur les considérations visées à l’article 53 c’est-à-dire, il doit examiner, d’une part, si les informations en sa possession laissent croire qu’au moins un crime de la compétence de la CPI (crime contre l’humanité, crime de guerre, crime de génocide) a été commis ou est en train d’être commis et, d’autre part, si une affaire concrète qui découlerait de cette situation et dans laquelle un ou plusieurs suspects ont été identifiés aux fins de poursuite pourrait être recevable au sens de l’article 17 du Statut de Rome. Il est évident que n’ayant pas lui-même recueilli les informations, la crédibilité des renseignements peut être sujette à cautions. En effet, le Procureur se trouve dans la situation d’un individu qui doit décrire le loup sur la foi de la description que lui en a faite l’homme qui a vu le loup. C’est-à-dire, il doit répertorier des faits, leur donner une qualification juridique, identifier les auteurs de ces faits, à partir de la synthèse des rapports que lui auront adressés ONG, lesquels rapports ont été rédigés à partir des récits des témoins oculaires prétendus desdits faits.

De qui, le Procureur Ocampo a-t-il reçu ses renseignements, qui lui permettent d’accuser Laurent Gbagbo et ses partisans de tous les péchés d’Israël? Qui a donc alimenté le dossier du Procureur? Assurément pas les ONG, même l’ONUCI, tant les conclusions auxquelles il a abouti sont, par leur parti pris, en net recul par rapport aux constats et témoignages relatés par ces organisations dans leur rapport.

En réalité, Luis Moreno Ocampo s’est contenté des récriminations d’un collectif d’Avocats français dont il dit, Ocampo lui-même, être les avocats d’Alassane Ouattara. Il a écrit au paragraphe 18 de sa requête à la Chambre préliminaire III: «Le 15 mars 2011, le procureur a reçu un mémorandum de la part des d’Avocats représentant le président Ouattara, qui ont compilé des informations sur les crimes commis dans le contexte de la violence postélectorale en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. Le mémorandum contient des renseignements sur les faits présumés, leur qualification juridique conformément au Statut de Rome ainsi que des considérations liées à la compétence de la Cour et leur admissibilité» (ICC-02/11 du 23 juin 2011). Quelle impartialité devrait-on attendre de la part de ces Avocats payés pour faire un travail précis ? Quel sérieux accorder aussi à ce mémorandum dont les auteurs avouent au détour d’une phrase n’avoir pas vécu par eux-mêmes les événements qu’ils y décrivent par ailleurs avec force détail ? Quant à la qualification de crime contre l’humanité retenue par ces experts pour ces faits, elle est fortement discutable. En effet, s’il n’est pas contesté qu’il y a eu des meurtres ou des assassinats, des viols ou des séquestrations, la question demeure de savoir si ces actes, aussi condamnables qu’ils puissent être, constituent des crimes contre l’humanité au sens  du Statut de Rome. Comment Luis Moreno Ocampo expliquerait-il cette parfaite coïncidence entre ses opinions sur la crise ivoirienne et celles exprimées par ces Avocats qui ne sont, bien évidemment pas des chercheurs objectifs et neutres, mais des  spécialistes commis pour défendre une cause ? N’est-ce pas eux qui ont influencé le cadre temporel de l’enquête pour le confiner aux seuls événements postélectoraux ? Et pourtant, tout le monde sait que ce qui s’est passé après le 28 novembre 2010 s’inscrit dans le droit fil des événements survenus dans la nuit du 19 septembre 2002 et qui se sont poursuivis jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2010. N’est-ce pas pour faire plaisir à ses alliés que le Procureur Ocampo a tenté d’ignorer délibérément l’article 54-1-a du Statut qui impose que «Le Procureur, pour établir la vérité, étend l’enquête à tous les faits et éléments de preuve qui peuvent être utiles pour déterminer s’il y a responsabilité pénale…».

 Il convient aussi de noter que bien avant que ne tombe la première bombe française sur sa résidence, Laurent Gbagbo avait son mandat d’arrêt déjà rédigé ; sinon pourquoi et contre qui Nicolas Sarkozy voulait-il que soit saisie la Cour pénale internationale ? Cet habillage juridique ne pouvait réussir qu’au mépris des règles posées par le Pacte international des droits civils et politiques auquel a adhéré la Côte d’Ivoire, le 26 mars 1992, et, selon lesquelles «tout individu arrêté sera informé, au moment de son arrestation des raisons de cette arrestation et recevra notification, dans le plus court délai, de toute accusation portée contre lui. Tout individu arrêté du chef d’une infraction pénale sera traduit dans le plus court délai devant un juge ou une autorité habilitée par la loi à exercer des fonctions judiciaires, et devra être jugé dans un délai raisonnable ou libéré…». A quelle autorité judiciaire Laurent GBAGBO a-t-il été présenté le 11 avril 2011 et qui aurait ordonné sa détention et sous quels motifs? Bien malin qui répondra à cette question! il n’était pas question de veiller au respect des droits, l’essentiel était d’arrêter Laurent Gbagbo et ses principaux collaborateurs, les placer en détention sous de faux motifs dans l’unique but de les tenir sous la main, afin de faciliter leur arrestation en exécution d’un mandat d’arrêt de la CPI  que le Procureur se chargerait de leur faire décerner. Il fallait surtout veiller à ne point les inculper pour les crimes de sang  que la litanie quotidienne  des tenants du nouvel ordre, n’avait de cesse de leur imputer.

Ainsi donc, déposant, le 23 juin 2011, sa requête aux fins d’une enquête en Côte d’Ivoire, le Procureur était rassuré de ce que ses «suspects» étaient non seulement en «lieux sûrs»  mais aussi  de ce qu’aucune enquête n’avait été ouverte et ne le sera point, en ce qui les concerne pour les crimes de sang. A ce moment, il peut écrire, pour convaincre les juges de la Chambre,  et, sans crainte d’être démenti : «Parce qu’aucune enquête nationale n’est engagée en Côte d’Ivoire contre les personnes portant la plus lourde responsabilité des crimes les plus graves relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, le Procureur soutient que les affaires potentielles qui découleraient de son enquête sur la situation en Côte d’Ivoire seraient actuellement recevables». (ICC-02/11 du 23 juin 2011). En effet, s’il était avéré que des enquêtes étaient en cour en Côte d’Ivoire, la Chambre préliminaire aurait refusé au Procureur,  l’autorisation d’ouvrir une enquête sur les mêmes affaires et contre les mêmes personnes pour ne pas interférer dans les affaires des juridictions ivoiriennes dont il est un droit et un devoir de juger les responsables des infractions qui sont perpétrées sur le territoire national. Voudrait-on croire que cette inaction des autorités ivoiriennes est innocente, qu’on y voit la main experte du Bureau du Procureur qui sait que cette inaction constitue une des conditions qui déclenchent automatiquement la recevabilité de l’affaire devant la Cour.

Est-ce à l’honneur de la Cour que son Procureur se fasse complice de violations des droits des justiciables ? Telle est la question qui risquera très  vraisemblablement de ternir l’image de la Cour pénale internationale.

James Cénach

 Notre voie

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PLEURE COTE D’IVOIRE PLEURE


Depuis le lundi 4 avril 2011 notre pays est sous le feu des bombardements de la force Licorne. Une bête immonde, ayant pour corps la France et pour corne, Sarkozy.

Le prétexte officiel : protection des civils.

La terreur instaurée par le bombardement de cette nuit meurtrière n’a rien d’une ode qui berce  et rassure la population d’Abidjan : en une seule nuit, celle du lundi 4, plus de 2300 morts civils ! Une protection aveugle qui tue ceux qui sont sur son ombrage.

Mille cinq cent légionnaires, plus de cent chars de combat, une dizaine d’hélicoptères, etc.. Si peu ? Gbagbo est arrêté après huit jours de bombardement, des images dégradantes présentées sur toutes les chaines de télévisions étrangères.

Pleure, Peuple de Cote d’Ivoire, pleurez vous tous africains, voici comment l’on traite les combattants de la liberté, ce n’est pas nouveau.

Mais quel esprit peut-il animer les maîtres  de ces chiens de guerre !  L’orgueil ou la vanité ? pas suffisant, aucune explication ne peut tenir la route : En réalité le Chef de l’ancienne  Métropole est irascible et ne supporte pas la contestation, c’est lui qui invite à un sommet ou à un défilé militaire les sbires qu’il choisit, fait défait à sa guise. Mais il n’hésite pas à montrer patte et blanche aux rares pays puissants qu’il accompagne ou plutôt qui s’accommodent de sa présence dans les conflits majeurs de ce monde.

Le Chef de l’ancienne  Métropole est irascible et ne supportait pas d’avoir échoué dans l’installation par la force de son poulain Alassane Dramane Ouattara.

Une pluie de feu sur le Palais présidentiel pour y détruire les armes lourdes -un prétexte grossier et fallacieux- car tous le savent le palais  n’est pas un dépôt d’armes lourdes comme le camp militaire des forces licorne.

C’est une  honte de voir ce silence coupable, pendant qu’on assassine en viole, on vole on sème la terreur, la Communauté Internationale «bien-pensante» est muette.

Pendant que les troupes de tueurs d’Alassane Ouattara sont armés  et lâchés comme de chiens pour instaurer une peur durable dans l’esprit des ivoiriens. Se battre contre ces hordes devient alors une attaque contre des civils. La France a su véhiculer dans son opinion publique, les mots qui touchent et les images qui ulcèrent. ‘Guerre civile, génocide, massacres charniers etc’

La Cote d’Ivoire, doit se laisser massacrer et exterminer,elle pourra plus facilement être repeuplée par des hommes plus «intègres» venus des horizons limitrophes. Comment peut-on inoculer le dégoût et l’amertume  dans le coeur des ivoiriens?

Combien de morts, de tortures, combien de temps combien de larmes? Combien de vols, viols, destructions,pillages?

Merci au courage de l’Angola qui a compris les véritables enjeux de cette comédie dramatique écrite et mise en scène par le France.

Dos Santos a compris que les Africains ne doivent plus rien attendre des occidentaux qui ne veulent que la protection de leurs peuples, l’assurance des sources d’approvisionnement pour maintenir  la pérennité de leur prospérité, fusse au détriment de celle de ceux qu’ils considèrent encore comme leurs obligés, voire leurs esclaves, pire des bêtes de somme.

Dos Santos a su échapper au tropisme et au syndrome africain de la 343pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’opposer Laurent Gbagbo «le dictateur» a Ouattara le «démocrate», mais plutôt de mettre a nue les manoeuvres mesquines et a peines voilées de l’ancienne métropole qui refuse de «libérer» définitivement la Cote d’Ivoire.

Les ambitions personnelles de Ouattara n’ont été que le catalyseur rêvé de la France.

Gbagbo n’est pas plus dictateur que Ouattara n’est démocrate. Ils sont tous deux victimes des stéréotypes occidentaux qui classent en bons et mauvais.

Depuis 2002 Ouattara a agit a l’ombre des rebelles pour qui, les massacres des populations, les pillages n’ont jamais été dénoncés par la communauté dite internationale, de même que les casses de la banque centrale, alors dirigée par Charles Konan Banny.

Aujourd’hui, Duekoue ouvrent les yeux du monde sur la réalité de l’ignominie que subit notre pays.

Mais une légende est en train de s’écrire sous ses yeux : « qui es-tu grande montagne pour te dresser devant Zorobabel, tu seras balayée». Cette parole des Saintes Ecritures n’est pas vaine. Gardons la foi frères et soeurs de Cote d’Ivoire, je crois encore plus fort que Dieu agira. Comme le peuple d’Israel nous connaitrons la captivité voir la déportation mais aussi vrai que le jour se lève chaque matin, le soleil de la liberté brillera encore plus fort.

J’appelle tous et chacun a prendre ses responsabilités et a s’unir autour de la souveraineté de notre pays, c’est la notre combat. La lutte continue.

Mel Theodore

Député

President de l’Union Démocratique et Citoyenne

Ancien Ministre d’Etat

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PAUVRE AFRIQUE


Cote d’Ivoire – Libye: Afrique mon Afrique … Je crie ma douleur / Opinion d’un Africain

Contribution-17/4/2011

Après le début du Printemps Arabe, plusieurs évenèments se sont déroules sur le continent Africain conduisant à des analyses plus ou moins objectives. Beaucoup d’encre a coulé; plusieurs actions ont été menées. Puis les remous en Côte-d’Ivoire et en Libye sont apparus. Et du coup silence total … ou silence complice. J’ai comme l’impression que la blogosphère est devenue atone. Que l’intelligentsia africaine s’est tue, dépassée par la disproportion dans les actes, et par l’hypocrisie de ceux qui étaient supposés incarner les valeurs dites “internationales” ; ces valeurs à géométrie variable qui justifient aujourd’hui que le continent africain soit à nouveau violé dans son corps, dans sa chair et dans ses valeurs. Par ce petit pamphlet, je crie ma douleur en tant qu’Africain à l’heure où le bilan des insanités en Cote d’Ivoire et en Libye commence à se préciser. D’autres feront certainement des analyses plus étoffées des évènements de ces derniers mois.

Je commence par notre cher Laurent Gbagbo.

Bien que j’aie éprouvé de la sympathie pour Laurent Gbagbo, bien entendu pas pour ses valeurs démocratiques (son nationalisme ayant plus trait à un nationalisme de circonstances), je pense qu’il a lui-même créé les conditions de sa propre déchéance.
Laurent Gbagbo savait bien qu’il ne pouvait pas gagner contre la soi-disant “communauté internationale”. Mais, en « expert boulanger » qu’il était, il croyait être une fois de plus en mesure de rouler tout le monde dans la farine, même son propre peuple comme il l’a fait pendant dix ans. Malheureusement, a la fin de son règne, sa pâte n’a plus levé, et son pain est devenu rance, donnant des coliques à tout le monde.

Je crie ma douleur parce que Laurent Gbagbo a eu dix ans pour affranchir son peuple du joug de la petite “f”rance en lui donnant plus de pouvoir, plus de souveraineté. Mais non, il a voulu garder le pouvoir absolu et par conséquent a rendu la tâche facile aux véritables ennemis de la Côte-d’Ivoire; Il a suffi de le prendre pour cible et re-asservir toute une nation. La probabilité est aujourd’hui grande de voir le schéma ivoirien se reproduire dans d’autres pays africains. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur lorsque je vois mes frères Ivoiriens se déchirer autour d’un concept aussi puant et nauséabond que l’ « Ivoirité ». Oui l’ «Ivoirité». Parlons-en. Et pour une fois, soyons honnêtes envers-nous-mêmes ! L’Ivoirité ne date pas des années quatre-vingt-dix, période à laquelle elle est seulement devenue publique ! L’Ivoirité date en fait d’Houphouët-Boigny qui ne l’a juste pas formalisée. Houphouët-Boigny en son temps importa de la main d’œuvre des pays voisins (Burkina Faso notamment) pour aider à la construction de la Côte d’Ivoire. Ce qui fut un franc succès. Mais personne à ce jour ne s’est posé la question de savoir pourquoi, après pratiquement trois décennies de pouvoir sans partage en Côte-d’Ivoire, Houphouët-Boigny n’a pas naturalisé ces travailleurs immigrés qui ont pourtant bâti ce beau pays. La raison en est simple. Il avait autant peur du Nord musulman d’où venait la plus grande partie de ces immigrants que des Konan Bédié, Laurent Gbagbo, et Robert Guei, etc. Pour ce qui est de la désignation par lui-même d’Alassane Ouattara au poste de Premier Ministre, il est de bonne pédagogie de rappeler que Houphouët-Boigny s’était attaché les services d’Alassane Ouattara sous la pression des institutions de Bretton Woods et des créanciers de la Côte d’Ivoire, et principalement la France et les États-Unis ; lesquels font aujourd’hui la guerre en Côte d’Ivoire. Par là, il éclipsa la question de l’Ivoirité de son agenda politique et choisit donc de laisser cette hypothèque aux générations futures. Et c’est donc tout naturellement que la rhétorique de l’Ivoirité fut reprise par d’opportunistes leaders politiques (Konan Bedié, Laurent Gbagbo, feu Robert Guei) ; lesquels s’étaient donnés pour finalité d’écarter Ouattara des élections, d’où la crise actuelle. Ce qui n’exclue tout de même pas que Ouattara soit entré au Fonds Monétaire International (FMI) en 1968 en tant que ressortissant de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso.

Ces immigrants qui ont participé à la réussite économique de la Cote d’Ivoire sont-ils pour autant moins Ivoiriens que les Ivoiriens que je qualifierais de « souche » ? Pour certains, rappelons-nous bien que nous sommes pratiquement à la troisième génération de ces Burkinabés d’origine nés et ayant vécu et travaillé en et pour la Côte-d’Ivoire. Si nous répondons par l’affirmative à cette question, pourrons-nous encore nous plaindre de la petite “f”rance, même sous la présidence du petit Hongrois actuellement à l’Élysée, quand elle traite les Africains de France comme des citoyens de seconde zone? Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur parce que la terre de nos ancêtres a été violée avec la complicité de nos frères africains. Il suffit de voir le silence complice de la majorité des chefs d’États africains. Très peu, a l’instar du président angolais Samuel Dos Santos ont eu le courage de dire NON à la bêtise qui se préparait, et qui fût mise en pratique en Cote d’Ivoire sous le couvert d’élections que nous savons tous truquées par les deux camps. Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois comment l’Afrique une fois de plus devient le champ d’expérimentation et le laboratoire de toutes les stupidités et incivilités du monde. Pour une élection à problème, les Africains, Ivoiriens en tête, ont permis que la petite “f”rance sous le couvert de ce machin qu’est l’ONU aille bombarder les symboles d’un Etat ; profitant ainsi de la circonstance pour tester de bombes et avions qu’elle n’arrive pas à vendre. Où cela s’est-il vu ailleurs dans le monde?

Alexandre Loukachenko (en Biélorussie) après sa réélection teintée de fraude a jeté tous les candidats à la présidence et plusieurs autres opposants politiques en prison ; et tout ce que l’OSCE (Organisation de Sécurité et de Coopération en Europe), les Etats-Unis et l’UE ont trouvé à dire, c’est qu’ils condamnent la répression des manifestations et réclament la libération immédiate des opposants. Comptez en Côte-d’Ivoire le nombre de candidats à la présidence que Laurent Gbagbo a jeté en prison ! Que dire de la Birmanie où la victoire du Dr. Aung San Suu Kyi a été rejeté par la junte au pouvoir, et celle-ci a été assignée à résidence surveillée pour quinze ans sans que notre chère “communauté internationale”, et les pays voisins de la Birmanie ne demandent l’usage de la force contre la Birmanie. Cherchez l’erreur! Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois l’attitude des Occidentaux lorsque des troubles éclatent dans l’un de nos pays. Ils rapatrient tous leurs ressortissants de concert, et très souvent en s’entraidant. Ainsi vous verrez les Américains aidant les “e”uropéens à sortir des zones à problèmes et réciproquement. Comme quoi, il est normal de profiter des ressources minières, de la main d’oeuvre à bas prix et de l’hospitalité des Africains, mais pas question de verser une goûte de sang blanc sur ces théâtres là ! Il faut laisser les Africains seuls se couper à la machette dans des conflits créés par ces mêmes Occidentaux. Je crie ma douleur quand je constate que nous Africains n’avons pas encore compris que pour l’Occident, les valeurs humaines s’arrêtent à la porte de l’Afrique. Le sang Africain n’ayant pas la même couleur que le sang occidental. Le sang occidental étant rouge, et le sang africain étant rouge NEGRE. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois comment Ouattara, le Président de la Cote d’Ivoire reconnu de la “communauté internationale” est arrivé à présidence, assis à califourchon sur le canon d’un char “f”rancais en montrant du doigt la présidence de la république alors que les “f”rançais et les Américains se partageaient les richesses de la Cote d’Ivoire dans des salons feutrés de Paris et Washington, et préparant l’ardoise a présenter au nouveau président. Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois des soldats “f”rancais dans les rues d’Abidjan se comporter comme en terrain conquis. Cela me rappelle les évènements de Mai 1978 quand la légion “f”rancaise et les para commandos belges sautèrent sur Kolwezi dans le bas-Zaïre pour contrôler la riche région minière du bas-Shaba, sous le prétexte fallacieux de libérer les otages européens retenus par les rebelles Katangais, avec la complicité de Joseph Désiré Mobutu. Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur parce que nos chefs d’Etat n’ont toujours pas compris que la meilleure façon pour eux de se protéger contre les pressions extérieures est de donner la parole et le pouvoir à leurs peuples. Il suffit de voir comment les chefs d’Etat occidentaux (Etats-Unis, France, etc.) se cachent derrière la souveraineté de leur peuple et parlements pour se débiner face à certaines de leurs responsabilités internationales.

Je crie ma douleur quand je vois comment Laurent Gbagbo, qui jusqu’a son arrêt représentait les institutions de la république de Côte d’Ivoire est présenté aux média en sous-vêtements. Et par qui? Par des Ivoiriens. Que l’on me montre, dans l’histoire récente du monde un chef d’état en occident ou ailleurs qui a été ainsi traité. Gbagbo a-t-il fait pire que Milosevic? Je ne me rappelle pas Milosevic avoir ainsi éte humilié. Que George W. Bush en Irak, en Afghanistan et au Pakistan? Veritable criminel de guerre lavé plus blanc que blanc et protegé par le nègre de service actuellement a la maison blanche. Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur devant tant de gâchis, de morts, de destructions en Cote d’Ivoire. Des enfants qui pleurent leurs parents. Des parents qui pleurent leurs enfants. Des Ivoiriens qui pleurent leurs frères et amis. L’accès à la présidence de la république en valait-il tant? Ce sang rouge NEGRE versé n’a-t-il pas de valeur pour nous Africains?

Je crie ma douleur quand je vois des Ivoiriens danser dans la rue à l’annonce de la déposition du président Laurent Gbagbo. Non pas que certains n’aient pas de raisons de célébrer son départ. Mais je crie ma douleur parce qu’ils ne savent pas et ne verront certainement pas la douloureuse ardoise que la fameuse “communauté internationale” présentera à leur pays le moment venu (accords secrets oblige). Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois des Africains se pavaner devant des tribunes avec des récompenses (Awards) à eux remis par ces occidentaux, soi-disant défenseurs des valeurs universelles ; valeurs qui curieusement n’ont pas la même signification et application en Occident et dans les parties du monde où leurs intérêts économiques pourraient être menacés. Je ne suis pas en train de dire que le travail fait par ces frères et soeurs africains ne mérite pas d’être reconnu. Ma douleur vient du fait qu’ils sont la plupart du temps utilisés par l’Occident comme têtes de pont pour préparer des actions subversives et iniques sur le continent Africain à leur insu. Pendant que les Occidentaux, avec leur passé et actes sur le continent leur montrent littéralement la lune (leurs objectifs), eux, regardent plutôt le doigt (des occidentaux) pointant la lune pour une gratification immediate. Leur récompense dans le viol de la terre de leurs ancêtres. Ils montrent de ce fait un manque criard de vision, de compréhension totale des évolutions du monde autour d’eux, et d’ambition pour leur pays et l’Afrique toute entière. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je constate que nous Africains n’avons pas compris que ce n’est pas la démocratie qui nous apportera la prospérité. Mais le travail et une rapide adaptation aux changements fondamentaux de l’économie mondiale. Non pas que je ne crois pas aux valeurs démocratiques. Mais que les Occidentaux nous distraient avec leurs valeurs supposées universelles alors que des dictatures (éclairées) comme la Chine, et la Corée du Sud (laquelle jusqu’en 1988 était bien une dictature), ont fait des bonds économiques extraordinaires. Comme quoi, l’absence de démocratie n’est pas synonyme de sous-développement. Comment justifier, au nom de valeurs prétendument démocratiques de cette soi-disant “communauté internationale”, la destruction de tant de biens meubles et immeubles en Côte-d’Ivoire? Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je constate que, dans les révolutions ailleurs dans le monde (Etats-Unis, France, Vietnam, Chine, etc.) des citoyens ont versé leur sang pour libérer leurs pays, et que nous Africains, versons notre sang, avec notre complicité pour nous faire recoloniser. Comment allons-nous désormais appeler la Cote d’Ivoire? Colonie “f”rançaise de Cote d’Ivoire? Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois que nous Africains n’avons pas compris que ce machin qu’est l’ONU sert uniquement les intérêts des plus grands contributeurs à son fonctionnement. Il est regrettable que cinquante ans après l’assassinat de Lumumba avec la complicité des Occidentaux et de l’ONU, nous croyions encore à l’impartialité de ce machin (ONU). Oui je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois comment nos oppositions africaines en manque d’inspiration et d’idées font appel à l’Occident pour faire partir des présidents en place. Croient-il que ces Occidentaux le feront pour le bien du continent? Que non! Dans les relations internationales, il n’y a pas de bons sentiments. Seuls les intérêts priment! Si c’est au prix que vient de payer la Cote d’Ivoire que les oppositions africaines veulent prendre le pouvoir, alors je les invite à gentiment continuer à aller aux élections gagnées d’avance et se contenter des prébendes qu’on leur verse jusqu’a ce qu’ils trouvent une faille dans le système, ou alors qu’ils laissent d’autres continuer le combat pour une Afrique meilleure sans se vendre aux Occidentaux. Si c’est au prix que vient de payer la Côte d’Ivoire que les Occidentaux veulent démocratiser l’Afrique, alors, qu’on foute la paix aux Biya, Dos Santos, Mugabe et autres. Les solutions aux problèmes de l’Afrique doivent venir et viendront de l’Afrique! Ces présidents n’ont peut-être pas mis l’Afrique sur orbite, mais ils ont eu l’intelligence de préserver la paix dans leur pays respectifs, avec des compositions ethniques diverses, aux intérêts discordants, explosifs pour des états aussi jeunes. Leurs méthodes mériteraient d’être enseignées dans des cours de sciences politiques Occident.

Je crie ma douleur quand un pays aussi riche que la Côte-d’Ivoire autorise l’ONU à financer des élections sur son territoire, en oubliant qu’il mettait de facto sa souveraineté entre parenthèses. Alors qu’au même moment, Gbagbo et ses thuriféraires planquaient des milliers de milliards de FCFA dans les banques occidentales. Un argent qui ne leur sera jamais rendu. Cet argent n’aurait-il pas servi à organiser et gérer soi-même les élections en Côte d’Ivoire? Oui, Je crie ma douleur. J’espère qu’un autre pays Africain ne commettra pas la même bêtise.

Je crie ma douleur quand je constate que nous Africains n’avons pas encore compris que la petite “f”rance est un pays du tiers monde qui ne doit sa survie que grâce aux relations incestueuses qu’elle entretient avec ses anciennes colonies. Pour exemple, la facture énergétique de la “f”rance est supportée par l’uranium du Niger à travers Areva, alors que le PIB par habitant est de 739 dollars Américains. Que ne pourrait faire le Niger avec son uranium s’il était libre de le vendre librement sur le marché international ! Puis par le Congo Brazzaville et son pétrole contrôlé par Sassou N’guesso et les compagnies “f”rancaises alors que le plus grand centre hospitalier de Brazzaville n’a pas d’ascenseur. Les parents des malades étant ainsi obligés de les porter sur des brancards et gravir cinq étages pour avoir access aux soins. L’industrie “f”rancaise quant à elle profite des accords de coopération secrets avec les anciennes colonies “f”rancaises ; lesquelles accordent l’exclusivité à la “f”rance, à travers la pratique de prix extrêmement avantageux sur tous les minerais importants pour la “f”rance. Et dans ce schéma, l’ancienne colonie ne peut vendre ses ressources naturelles à d’autres pays que lorsque la petite “f”rance se montre désintéressée. De même, dans ces accords, chaque pays de la zone CFA a l’obligation de verser 65% de ses avoirs au trésor “f”rancais pour garantir la convertibilité de cet instrument de l’esclavage de l’Afrique “f”rancophone qu’est le Franc CFA. Un argent dont les Africains n’ont jamais vu les intérêts générés depuis que ce système inique a été mis en place. Le principe du compte d’opérations, à la base de tout le système, impliquant pour l’Afrique de la zone CFA une rigueur budgétaire exacerbée et des fuites massives de capitaux vers l’Europe. Ce qui représente pour la région une véritable institutionnalisation de l’appauvrissement socio-économique [1]. C’est cet argent, et les intérêts générés, qui nous est encore prêté par la petite “f”rance, et qui sera également prêté à la Côte-d’Ivoire pour sa reconstruction ; et ce, dans le seul intérêt de la “f”rance. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand nous Africains n’avons pas compris qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’Occident de nous voir nous développer parce que nous deviendrons ainsi des concurrents pour l’accès aux minerais de notre propre sous-sol. Prenez le cas de la Chine qui n’exporte pratiquement plus les minerais rares utilisés dans l’électronique. Si la Chine ne disposait pas d’industrie de transformation de ces minerais, les Occidentaux les lui achèteraient à vil prix. Comme la Chine contrôle désormais les quantités vendues (à prix d’or sur le marché international) tout le monde s’est jeté sur le coltan qui est pillé en République Démocratique du Congo (RDC), avec la même Chine comme premier acheteur! Croyez-vous que l’on permettra sans haute lutte que la République Démocratique du Congo s’affranchisse de la tutelle occidentale? N’est-il pas suspicieux de voir que la RDC a reçu la plus grosse mission des Nations Unies sur son territoire depuis la création de cette institution. Et des raisons sont toujours trouvées pour maintenir cette force sur place? Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je constate que nos chefs d’Etats n’ont pas compris que la meilleure façon de protéger nos ressources minières et nos forêts est de donner le pouvoir au peuple, et de ce fait renvoyer toute pression de l’Occident à des parlements élus. De la sorte, ils s’assureraient une place bien plus honorable dans l’histoire de leurs pays. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je constate que nos chefs d’Etat n’ont pas compris que les soulèvements en Afrique depuis les années quatre-vingt-dix leur envoient le message selon lequel, s’ils perdent le sens des réalités, le contact avec leur peuples, s’ils ne servent pas leurs peuples comme ils le méritent et résolvent leurs problèmes, ils devront faire face à de sérieuses conséquences. Les mécontentements vont s’accumuler et, indépendamment du temps qui s’écoule (ra) ces peuples vont se retourner contre eux [3].

Je crie ma douleur quand je vois que nos dirigeants africains et anciens chefs d’Etats se sont engouffrés dans cette nouvelle niche qui est la diplomatie-business. Payés à coup de milliers de dollars par une certaine “communauté internationale”, ils sillonnent le continent pour vendre les positions de l’Occident au nom de la paix. De quelle paix parle-t-on? La Pax Franca ou la Pax Americana? Pax Diaboli! On voit déjà les résultats en Cote d’Ivoire et en Libye.

Je crie ma douleur quand je vois certains de nos hommes politiques et leurs affidés se faire filmer avec de larges sourires sous les lambris dorés des grandes places occidentales, dans des agapes dignes des banquets romains où ils sont soulés au champagne pour baisser leurs gardes afin de vendre a vil prix notre souveraineté en echange de quelques babioles à titre personnel, babiole digne des quincailleries des comptoirs coloniaux européens. Il n’est pas rare de les entendre dire “Voici une photo prise avec le president tel. Et en voilà une avec tel ministre “f”rancais” de je ne sais quoi, comme si une photo prise avec un ministre “f”rançais était un trophé. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois le respect qu’on donne à ce syndicat de chef d’Etats qu’est l’Union Africaine. On l’envoie en mission de médiation en Lybie et en Côte-d’Ivoire, mais on ne l’invite pas sur la table de négociations où et quand les frappes sont décidées, pour un mandat qu’ils n’ont pas donné à cette “communauté internationale”. Je vois encore l’ambassadeur d’Afrique du Sud a l’ONU se lamenter en disant ne pas se rappeler avoir donné l’autorisation dans son vote aux Nations Unies de bombarder la Côte-d’Ivoire. Trop tard ! Vous avez voté pour un mandat que vous ne maitrisiez pas ! Pauvre Jean Ping. Pendant qu’il se démène à amener les protagonistes Libyens à la table de négociations, les frappes sur la Lybie sont décidées à “p”aris à son insu et personne n’a eu la courtoisie de l’en avertir. Seul le chef d’Etat Sud-Africain, Jacob Zuma a l’honneur d’un coup de fil du nègre de service a la maison blanche pour l’avertir de l’imminence des frappes sur la Libye. On ne va quand même pas froisser la première économie africaine. Business oblige. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand nous Africains n’avons pas compris qu’en donnant l’autorisation a cette fumeuse “communauté internationale” d’attaquer la Libye et la Côte-d’Ivoire, on donnait à la “f”rance une occasion rêvée de démontrer les capacités de ses avions de chasse Rafales, dont pas une seule copie n’a été vendue à ce jour à un client autre que l’armée de l’air “f”rancaise avec des coûts de production gigantesques qui ont explosé. Le Brésil de Lula étant le dernier pays à avoir snobé les Rafales “f”rançais malgré un voyage spécial du petit Hongrois de l’Élysée pour sécuriser cette vente. Les pays n’achetant des avions de combats qu’avec la garantie que le pays constructeur va continuer à en assurer la maintenance et l’évolution, donc faire des guerres. Quoi de meilleur que des théâtres de combats pour prouver la durabilité et l’efficacite de ces engins de mort. La “f”rance se devait donc de trouver un champ d’opérations pour montrer que ses Rafales sont fiables. Et pourquoi pas l’Afrique? Mais, au lieu de s’engager directement contre les installations anti-aériennes de Kadhafi, le petit Hongrois de l’Élysée a attendu que le nègre de la maison blanche utilise des missiles Tomahawks pour affaiblir le dispositif de défense de Kadhafi et par la suite envoyer ses piètres Rafales. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois que les élites Africaines soutenant les frappes contre la Libye n’ont pas compris les enjeux en place qui sont le contrôle militaire de la méditerranée et le contrôle des ressources pétrolière de la Tripolitaine. Le nègre de service a la maison blanche s’est allié aux pouvoirs décadents “f”rancais et Britannique pour intervenir dans une guerre civile sous le fallacieux prétexte de la protection des civils ne résistant à aucune logique et à la vérité. La coalition actuelle étant la résultante des ambitions distinctes de chacun, expliquant ainsi ses contradictions internes [5]. Si les aspirations aux droits démocratiques du peuple libyen méritent notre total soutien tant qu’ elles sont pacifiques comme cela s’ est vu avant hier en Europe Centrale et hier en Egypte et en Tunisie avec les résultats probants, elles ne sauraient, sans perdre leur âme et donc leur légitimité, se muer en rébellion armée dont une main sournoise tirerait les ficelles dans l’ ombre. Feindre d’ignorer que Kadhafi fait face à une rébellion armée et se précipiter pour venir détruire un pays ” pauvre” est immoral et politiquement injustifiable de la part d’un pays dont le Président le plus prestigieux, Abraham Lincoln, avait engagé une guerre civile qui a fait de 600.000 morts contre une … ”rébellion armée” d’ une nature identique. [2]. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois le nègre de service à la Maison Blanche, lui, un Africain de pur sang… Alors que d’autres continents bénéficient de véritables ”Plan Marshall” financiers en terme d’afflux d’investissements américains, notre ”frère” n’a pas trouvé mieux que de perpétrer l’énième viol de la terre de notre continent par le bombardement par des centaines de missiles Tomawaks ; une manière cynique et immonde de vider l’ arsenal constitué hier pour lutter contre l’ URSS. N’est-ce pas le summum de l’immoralité que de s’ acharner à détruire ainsi un pays qualifié de pays du tiers monde, dont ”pauvre”, tout en préservant des sanctuaires inviolés de son propre pays [2]? Oui, Je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je constate que le premier investissement majeur du premier président noir de la première puissance économique mondiale est l’utilisation des missiles Tomahawks a $1.5 millions de dollars l’unité, dont plus de 215 ont été largués sur la Libye. Qui aurait cru que le premier président noir des Etats-Unis (Africain de souche) serait le premier président américain à déverser tant de bombes sur un pays africain? Oui, Je crie ma douleur à la seule pensée d’avoir voté pour lui en 2008 et avoir pleuré le jour de son inauguration. Oui, je crie ma douleur.

Je crie ma douleur quand je vois une certaine intelligentsia africaine jouer les dilettantes sur le devenir et la souveraineté de l’Afrique, jouant de ce fait le jeu de l’Occident. L’Occident nous jette des os par terre et s’amuse à nous voir débattre profusément des sujets déjà étudiés et clos quand ils se préparent à commencer quelque chose de cynique sur le continent. Je suis étonné d’entendre un silence assourdissant de la blogosphère et autres forums de discussions tant les résultats des opérations sur les théâtres ivoiriens et libyens font honte à voir.

Et je crie enfin ma joie. La joie de voir qu’autour de la “f”rance, le monde change de plus en plus vite. Des jeunesses se libèrent de la peur. Des continents avancent à grands pas vers des richesses inattendues. Et que la “f”rance est de plus en plus immobile, interprétant tout à l’aune de son nombril. S’accrochant à des privilèges d’un autre âge. Endormie sur le confort rassis et auto satisfait dans lequel elle se complait ; elle explique à son peuple que le seul risque que la France court est d’être envahie par des peuples ignorants et envieux. Oubliant au passage que bien d’autres grandes puissances avant elles sont mortes d’un même aveuglement, et pour avoir oublié que l’apologie du statu quo est le début de la fin. Oui je crie ma joie [4].

À nos dirigeants Africains pour lesquels le statu quo a été jusqu’ici profitable, je dirai qu’il est urgent de regarder l’horizon et non plus l’arbre sur la rive, auquel ils peuvent, et ce, pour un bref instant encore, s’attacher.

Alain G. Njimoluh Anyouzoa, Ph.D.
Redmond, WA – USA

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IMAGE SOMBRE POUR OUATTARA


Depuis l’arrestation, lundi 11 avril, de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, les chaînes de télévision du monde entier passent en boucle des images humiliantes du couple, qui, quoi qu’on puisse penser, représente aujourd’hui des centaines de milliers d’Ivoiriens. Certes, on peut arguer du fait que Laurent Gbagbo a récemment «humilié» la communauté internationale, en se faisant investir à la magistrature suprême, après une élection que l’ONU et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’abord, puis l’Union africaine ensuite, considèrent qu’elle a été gagnée par son rival Alassane Ouattara. Certes, on peut considérer que, depuis quatre mois, Laurent Gbagbo s’est accroché au pouvoir. Il n’empêche que ces images ont un effet dévastateur, en particulier sur les Ivoiriens qui considèrent encore Gbagbo comme leur champion.

Le camp Ouattara se serait honoré en évitant la présence des caméras et des photographes immédiatement après l’arrestation de Laurent Gbagbo, et son transfert à l’hôtel du Golf d’Abidjan. Mieux, on ne peut imaginer que la présence des médias dans la suite de l’hôtel où le couple Gbagbo a été conduit soit le fait du hasard. Si c’est le cas, c’est une intention coupable.

http://cotedivoire-lavraie.over-blog.fr/article-l-etat-de-droit-version-ouattara-est-en-marche-le-voici-71943011.html
si cette initiative n’était pas volontaire, alors ça en dit long sur l’impréparation voire l’incurie du camp Ouattara. Car, outre le respect dû à un ancien chef d’Etat, fut-il un criminel passible de la Cour pénale internationale, il eut été préférable de penser à l’avenir du peuple ivoirien. Certes, il était important de montrer que le couple Gabgbo était en vie. Mais rien ne pressait. Il eut donc été préférable de prendre le temps de réfléchir à la gestion de cet événement, non pas dans l’intérêt de quelques revanchards, mais dans la perspective du temps long, dans lequel s’inscrit inévitablement le projet de réconciliation qu’Alassane Ouattara appelle de ses vœux.

La crise n’est pas terminée
Malheureusement, la précipitation, l’amateurisme, voire les enjeux politiciens semblent avoir pris le pas sur tout le reste. Pourtant, la chute de Gbagbo n’annonce pas la fin de la crise ivoirienne, loin s’en faut. S’il veut être le président de tous les Ivoiriens, ce qui est un minimum, au vu du très large soutien dont il a bénéficié à travers le monde, Alassane Ouattara devra inévitablement donner des gages d’équité et d’impartialité. La tâche sera rude! Car, dans ce pays gangrené par des haines recuites, Alassane Ouattara, qui est aussi l’ancienne victime la plus emblématique de l’ivoirité –ce concept théorisé par des universitaires ivoiriens et instrumentalisé notamment par l’ancien président Henri Konan Bédié, actuel allié de Ouattara au sein du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP)– devra dépasser ses rancœurs ou celles des membres de son camp, pour remettre la Côte d’Ivoire sur les rails.

S’il est à ce jour un peu prématuré de parler de gouvernement d’union nationale, l’on peut tout de même affirmer qu’après une douzaine d’années douloureuses, destructrices et meurtrières, le président Ouattara devra obligatoirement donner de la place à ses adversaires d’hier. Toute la question est de savoir comment. Et là rien n’est gagné! Car, au sein de son propre parti, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), tous ses compagnons de route, qui ont longtemps courbé l’échine, qui ont lutté parfois au péril de leur vie, ne voudront pas jouer les seconds rôles.

Le jeu des alliances
Et puis il y a l’allié inattendu, Henri Konan Bédié. Celui-là même qui a tout fait pour empêcher Ouattara d’être candidat à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, leur alliance au sein du Rassemblement des Houphouétistes leur a permis de remporter la présidentielle. Et puis, ce qui n’est pas un moindre avantage, cette union a permis à Ouattara de moins paraître comme le candidat du Nord de la Côte d’Ivoire, voire le candidat de l’étranger, pour tous ceux qui considèrent qu’il n’est pas Ivoirien mais Burkinabè.

Bédié donc voudra probablement bénéficier des gains légitimes de ce soutien décisif. Et l’on peut aisément imaginer que les exigences de Bédié et de son Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) seront nécessairement importantes. Et puis il y a Guillaume Soro. Actuel Premier ministre de Ouattara, après avoir servi aux côtés de Gbagbo au même poste, Soro est aussi le chef politique quasiment incontesté des Forces nouvelles, les anciens rebelles qui contrôlaient la moitié Nord du pays, et qui se sont mis à la disposition de Ouattara, et qui ont été rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Mais dans les rangs de ces anciens rebelles, il existe aussi des haines tenaces, comme celle qui oppose Guillaume Soro au sergent-chef Ibrahim Coulibaly, le chef du fameux commando invisible, qui a porté secours aux partisans d’Alassane Ouattara du quartier d’Abobo à Abidjan.

Déjà, certains crient à la gestion ethnique du pouvoir, au vu des nominations auxquelles a procédé Ouattara jusqu’à présent. A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est pas encore totalement sortie de l’ornière. Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’en principe, quel que soit le pouvoir, il devrait être au service du peuple qui l’a choisi. Espérons qu’il en sera désormais ainsi pour l’ensemble des populations ivoiriennes.

Christian Eboulé

Journaliste à TV5, spécialiste de l’Afrique

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Au Conseil de Sécurité la RDC se plaint, Choi Young-jin embarrassé par la Mort de Désiré Tagro


Par Matthew Lee Russell

NATIONS UNIES, 19 avril – Sur la Côte d’Ivoire, au cours de deux interviews à la presse en dehors du Conseil de sécurité du 19 avril,portant sur l’etat d’avancement sur le terrain. . Le Représentant permanent de la République démocratique du Congo s’est arrêté et s’est plaint à Inner City Press sur les actions de l’ONU à Abidjan.

Il n’était pas d’accord que les choses soitent terminees citant les accusations portées contre Ouattara et Soro et leurs forces à Duékoué.

“En RDC, nous avons un vice-président, dit-il,” qui est en prison à La Haye pour des accusations portees contre ses soldats. Et qui était responsable dans le cas de Duékoué?

Inner City Press s’est entretenu avec l’envoyé du Secrétaire général Ban Ki-moon, en Côte d’Ivoire, Choi Young-jin, lui demandant spécifiquement sur la mort présumée du docteur Ble  Christophe, medecin de Gbagbo, et sur les photos montrant Laurent Gbagbo en maillot de corps. l’ONU ne dis pas a ce jour où est détenu Gbagbo.

Choi a déclaré qu’il n’ignorait le cas du docteur Christophe Blé, mais «par contre je suis sûr du deces de Tagro. Nous l’avons transporté par hélicoptère à l’hôpital, le lendemain, nous avons ete informé qu’il etait mort. “

Il y a des vidéos qui circulent sur la mort de Tagro, dont Inner City Press est en train de terminer l’examen.

Lorsque Inner City Press a demandé à nouveau au sujet de Christophe Blé, Choi a déclaré que “la Côte d’Ivoire est un pays avec de rumeurs incroyables.”

L’ONU a refusé de confirmer s’il est juste qu’il offre une protection a Gbagbo. Inner City Press a demandé Choi,s’il s’agissait de Korogho »et il hocha la tête, la qualifiant de” la ville la plus pacifique de la crise …le meilleur endroit pour le garder. “

Mais pourquoi ne pas dire où il est? Choi a déclaré qu’il y a “une légère nuance» – nous contribuons à sa protection. C’est pourquoi nous ne pouvons pas le dire. Ils font de la protection interne. C’est leur travail [Ouattara]. Nous ne faisons que l’assister . “

Choi a dit, “quand Gbagbo est venu ou du moins, a été porté au Golf Hôtel, je suis allé à lui le lendemain. Je lui ai dit que nous contribuerons à sa protection et qu’ il serait traité avec dignité. “

Inner City Press posé des questions sur les photos de Laurent Gbagbo dans son maillot. Choi a déclaré: «Je crois que c’est quand ils ont essayé de mettre le gilet pare-balles, il pouvait être tué facilement pendant le transport.

Gbagbo et Ouattara fils affichés sur TV, Choi dit qu’il s’agit de gilets pare-balles

Sur d’autres questions de Inner City Press “sur le traitement, Choi a dit qu’il ne pouvait pas répondre,” Nous n’étions pas là, pour cause de l’impartialité militaire.”

Mais la République démocratique du Congo par le Représentant permanent n’est pas le seul a douter de l’impartialité de l’ONU. Ban Ki-moon s’adresse a la Russie, avec qui il serait probablement en discussion notamment sur d’autres plaintes de Russie. Ban- sarcastique – Qui va payer pour la note ?

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GBAGBO-CPI ?


Gbagbo arrivant en exil au Nord

Selon “la lettre du Continent” n.610

Sarkozy et Obama plébiscitent la CPI

Alassane Ouattara aux affaires, Paris et Washington souhaiteraient que Laurent Gbagbo soit jugé par la CPI. Pas simple.

Après avoir joué un rôle déterminant dans son arrestation, le 11 avril, Paris veut aller plus loin sur le “cas Gbagbo“. Selon nos sources, Nicolas Sarkozy, en contact téléphonique quasi-quotidien avec Alassane Ouattara, souhaiterait que le nouveau président adresse un signal fort au club des chefs d’Etat africains, en envoyant son adversaire déchu devant la Cour pénale internationale (CPI). Barack Obama est sur la même longueur d’onde. Ses entretiens téléphoniques avec ADO, dont une très longue conversation le 12 avril, portent essentiellement sur cette question, alors que les Etats-Unis – comme la Côte d’Ivoire – n’ont pas ratifié le statut de Rome portant création de la CPI.

Toutefois, ADO dispose d’une faible marge de manœuvre. Déférer Gbagbo devant une juridiction internationale – comprendre occidentale – reviendrait à accentuer son image de “président de l’étranger”. Juger Gbagbo sur le sol ivoirien attiserait les tensions avec ses partisans. A moins que l’exil ne soit une alternative… Menacé d’être déféré devant la CPI en septembre 2009, au lendemain des émeutes du Stade du 28 septembre qui ont fait plus de 150 morts, le chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, a été envoyé au Burkina, où il coule des jours tranquilles…

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« Imbéciles, je meurs pour vous ».


Malick Noel Seck (Convergences socialistes)

Gbagbo, comme Allende dans le palais de la Moneda au Chili en 1973, encerclé par les valets de l’impérialisme Français est resté. Là où tout le monde se serait enfui, Gbagbo est resté ! Avec sa femme, ses enfants et sa mère ! Parce qu’il est le seul président reconnu par la constitution ivoirienne, parce qu’il n’a pas un appartement qui l’attend à Londres, à New York ou à Paris. Et pourquoi risquer l’arrestation s’il avait des milliards dans les banques Suisses ? Il est resté pour vivre  jusqu’au bout la Tragédie du roi Christophe, et pour qu’enfin « le masque tombe » et que l’on découvre Ouattara, l’homme qui arrive au pouvoir dans un char français, le président de l’ONU, celui qui comme sa femme est un étranger à la solde des puissances de l’extérieur, car qui d’autre qu’un étranger, plutôt que de procéder au recompte des voix que Gbagbo appelait de tous ses vœux, aurait fait appel à une armée de mercenaires pour tirer sur son peuple !

Je revois Gbagbo assis sur son lit, désabusé, livré par la France aux zouaves noirs qui derrière lui sont en train d’humilier Simone, sa femme, et son regard dit la dernière phrase de Gabriel Péri devant le pelletons d’exécution de l’occupant Allemand : « Imbéciles, je meurs pour vous ».

La France, aidée de « collabos » africains, nous maintient dans un appauvrissement permanent en faisant jouer les institutions internationales en sa faveur pour justifier les coups d’états militaires et les assassinats politiques qui ont pour fonction de réduire au silence les véritables leaders d’une indépendance réelle. Elle a forcé l’organisation d’élections dans un pays divisé par une rébellion armée qu’elle manipulait en sous-main pour bourrer les urnes et nous imposer son négrier Ouattara, le grand ami de Compaoré l’assassin de Sankara. L’ennemi est en face. Hier c’était un chasseur d’hommes avec son chien, son filet, sa muselière, aujourd’hui il est noir comme vous, il porte un costume, mais il est toujours à la solde de la France. Et croyez moi, les enjeux financiers en valent la chandelle ! Ces enjeux, Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale ivoirienne,  les a expliqués dans un livre (1) que les nègres, comme d’habitude, ne liront pas, parce qu’ils préfèrent se référer à la presse française, qui selon eux est plus crédible puisqu’elle est blanche. Cette presse française très habile à mal poser les problèmes pour mieux légitimer les ignobles réponses qu’elle y apporte. Or que peut-on attendre d’un journaliste lorsqu’il travaille pour Bouygues ou Bolloré ? Elle ne raconte pas, la presse française, les intérêts de France-télécom qui a bénéficié d’une convention de privatisation dont elle n’a jamais respecté les clauses, ni des conventions obtenues, de gré à gré, par Bouygues, sur l’eau et l’électricité à l’époque où le chef des rebelles, Ouattara, était Premier ministre, ni de l’autoroute du Nord que  la France obligeait Gbagbo à confier au même groupe Bouygues.

Elle est belle l’Afrique, avec ses héros morts que l’on célèbre et qui ne sont plus que des noms de rue, des places publiques et des boulevards à putes en banlieue parisienne. Il n’est plus utile de gloser sur les résultats réels des élections Ivoiriennes, il est clair aujourd’hui que la France, comme jadis au Biafra, est le véritable instigateur de la rébellion en Cote d’ivoire, puisqu’elle s’est battu à sa place dans la bataille d’Abidjan.

Pauvres Nègres, réduits à nos folklores et nos querelles de poux autour de nos indépendances nominales que les négriers Français, avec la complicité de nos Etats, redéfinissent au gré des circonstances ; vos réactions ne surprennent personne bien au contraire. À l’heure où le monde arabe dans un immense élan fraternel se révolte contre les dictatures que lui a imposé la CIA depuis trente ans, les Nègres que nous sommes courbent l’échine et acceptent le diktat français. Cette même France qui a déporté Bamba, Samory, liquidé El Hadji Omar, la France de la traite négrière, du travail forcé, de la colonisation, celle qui nous vole 69 % de nos devises en échange de la monnaie de singe qu’est le CFA (Colonies Françaises d’Afrique) et qui plus récemment a assisté l’autorité Hutu lorsqu’elle exécutait 800 000 Tutsi, la France qui bourre les urnes au Gabon et au Togo, celle qui chasse Lissouba du pouvoir pour s’emparer du pétrole congolais, cette même France qui humilie vos frères et sœurs tous les jours dans toutes les préfectures de France et de Navarre, vous demande de croire au canular monté de toute pièces par la diplomatie française et les flics de la presse et, en bons nègres, vous courbez l’échine.

L’armée Française n’est rien, elle a perdu toutes les guerres depuis Sedan, elle ne gagne que contre les Nègres. Vous pourrez désormais regarder vos enfants et en toute confiance leur promettre un avenir pire que le vôtre, nous n’avons été que les larbins de la France, ils en seront les esclaves…

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OUATTARA BAILLONNE L’OPPOSITION ET ARRETE AFFI


AFFI NGUESSAN ARRETE

Au lendemain de la capture du President Gbagbo, les choses vont mal pour tous les opposants ou supposes tels. La plupart des cadres importants de l’ex-Majorité présidentielle, sont disperses dans les pays limitrophes.

Il y a trois jours, les choses semblaient s’accélérer.

le President de l’Assemblée Nationale de Cote d’Ivoire, Mamadou Coulibaly s’est entretenu avec le Maitre du Golf. A sa sortie d’audience la seule information, surprenante par ailleurs, était “la prochaine investiture d’Alassane Ouattare comme President de la Cote d’Ivoire”. A cet effet rendez-vous avait été pris avec le President du Conseil Constitutionnel Paul Yao Ndre-ami de Gbagbo, selon Choi- afin d’envisager la cérémonie a cet effet.

Ahuris, les ivoiriens qui attendaient de Mamadou Coulibaly, quelque information au sujet de la détention de leur président,  sont restes estomaqués -nitit-

Il leur a plutôt annoncé la prochaine tenue de la Première session 2011 a laquelle il invitait au nom des députés, le futur président a venir s’exprimer somptueusement afin dit -il de leur permettre de savoir ce qu’il compte faire pour eux et pour la nation.

Est-il sur que les députés répondrons a cette invite quand l’on sait que le plus grand nombre est dépossédé et en cavale!

Depuis, la polémique enfle et sur le net le débat bat son plein.

Reçu a son tour, par le Maitre, le lendemain,Yao Ndre n’a trouvé  mieux que de déclarer a sa sortie d’audience que «Tout le monde est en faute, nous sommes allés trop loin» du coup il fait endosser une «responsabilité collective» aux ivoiriens et comme Ponce Pilate, veut se laver les mains du sang versé et remettre le ‘pouvoir’ officiellement a Ouattara.

Haro sur le baudet! les ivoiriens crient a la forfaiture et au parjure. Ndre et autres font-ils partie de cette nébuleuse qui a ourdi un complot contre Gbagbo? Lui ont-ils volontairement caché la vérité de la défaite pour le laisser s’enfoncer dans un tunnel sans issue? Les interrogations sont nombreuses.

Ainsi si nous récapitulons, les proches compagnons de Laurent Gbagbo ont rendu le tablier en échange d’un meilleur «traitement»?

En tout état de cause, Ouattara a a présent la main mise sur toutes les institutions et les peaux des tambours sont tendues prêtes a être frappées pour résonner  comme de bonnes caisses claires.

Quid du parti de Laurent Gbagbo?

Aux dernières nouvelles Affi Nguessan aurait été arrêté et conduit manu militari au Golf, alors qu’il s’apprêtait a faire une conference de presse a l’Hôtel de la Pergola ou de nombreux cadres du FPI sont réfugiés. Les soldats de Soro sont arrives comme des SS Nazi, ont tout casse et confisque avant d’emmener Affi Nguessan avec eux. « Ce sont les ordres.» ont-ils lance aux journalistes ébahis dont le matériel avait été également détruit ou confisque. France 24, RFI et autres media européens ont été témoins des faits et peut-être commenceront-ils a comprendre que ce n’est pas seulement la presse pro-Gbagbo qui est mise sou l’éteignoir, les Hommes politiques aussi le sont.

la pensée unique qui a fait ses beaux jours sous Houphouet Boigny est de retour, le parti unique aussi se profile avec le RHDP, Ouattara met en place sa machine de répression sous le regard bienveillant de Sarkozy. Vive la démocratie.

Katakro

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SARKOZY EST PRESSE


COTE D’IVOIRE: LA FRANÇAFRIQUE EST RESSUSCITEE A ABIDJAN

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La main sur le cœur, le candidat Nicolas Sarkozy promettait à Cotonou au Bénin la fin du mythe qui prête à la France « la faculté de redresser les situations, de rechercher ses intérêts économiques… et d’être capable d’assurer la stabilité ou de créer l’instabilité dans un pays ». Promis, c’en était fini de la françafrique. Juré, c’était la fin du rôle de gendarme de l’Afrique. Le pied au plancher, le président Sarkozy s’est éloigné à une vitesse supersonique de cette profession de foi.

Le discours de Dakar, la révocation de Jean-Marie Bockel - qui voulait signer l’acte de décès de la Françafrique, l’influence de Robert Bourgi, figure de la Françafrique, qui conseille l’Elysée sur les questions africaines… Ce sont autant de signes qui montrent que, rattrapé par la realpolitik, Nicolas Sarkozy a tourné le dos à ses promesses électorales.

Il faut questionner les conditions d’une telle « libération »

A Abidjan, réfugiés derrière le paravent onusien, les soldats français ont participé à l’arrestation du président ivoirien. Il n’y a plus de contentieux électoral en Côte d’Ivoire. L’arrestation du président Laurent Gbagbo est, nous dit-on, « un signal fort aux dictateurs » de la région. Ils ne « devraient plus mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes.

Quelques mois plutôt, au Gabon, une inversion pure et simple du résultat présidentiel a été encouragée au profit du fils Bongo. La vox populi gabonaise était certainement inaudible. A Ouagadougou, où le Président n’est pas loin de subir le même sort que Ben Ali et Hosni Moubarak, les forces spéciales françaises s’activent déjà sur le terrain. Il faut sauver le soldat Compaoré. Et inciter les Burkinabés à supporter le Président qu’ils ont « plébiscité » lors du dernier scrutin présidentiel.

La françafrique est ressuscitée. Dans la capitale économique ivoirienne, elle occupe l’aéroport international de Port-Bouët – nom de l’ancien commandant français, chargé de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. A Treichville - qui tient son nom de Treich-Laplène, premier administrateur colonial de la Côte d’Ivoire -, la Françafrique, sans attendre que les victimes soient enterrées, exploite et exporte déjà le cacao ivoirien vers l’Union européenne.

Sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, elle effectue, dans un pays indépendant depuis cinquante ans, des patrouilles pour assurer la sécurité des populations. Et s’il existe des millions d’Ivoiriens pour penser que « la Côte d’Ivoire est enfin libérée », il y a des millions d’autres pour dénoncer les conditions d’une telle « libération ».

Les victimes ivoiriennes sont oubliées

Aussi loin qu’on puisse remonter dans le temps, il n’existe aucune trace d’une seule démocratie installée ou soutenue par la Françafrique. Le temps est désormais compté en Côte d’Ivoire. Oubliées déjà ces milliers de victimes civiles. Certaines, des centaines, sont tombées sous les bombardements de la communauté internationale. Sacrifiées sur la base d’une résolution censée pourtant les protéger.

Le regard est détourné. Et des milliers de partisans de Laurent Gbagbo sont traqués de Duékoué à Abidjan.
Bouchées sont les oreilles pour ne pas entendre le bruit des exécutions sommaires.

Fermés sont les yeux pour ne pas voir les traitements dégradants et humiliants infligés aux patriotes ivoiriens.
Et la mémoire, définitivement effacée pour oublier ces dizaines de milliers de morts depuis 2002. Il n’y a plus personne pour épiloguer sur le sort des Ivoiriens.

La Françafrique se tourne maintenant vers la Libye

Le western abidjanais est enfin terminé. Mission accomplie pour les bérets verts français. Les journalistes peuvent désarmer leur plume. Ils peuvent ranger leurs caméras pour d’autres théâtres d’opérations. Les Ivoiriens ne les regretteront pas.

L’actualité est brûlante ailleurs. Kadhafi utiliserait des armes lourdes contre ses populations. Il ne faut plus attendre. Vite, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Trois ans après lui avoir déroulé le tapis rouge et proposé la vente de rafales, Nicolas Sarkozy veut enfin désarmer le tyran libyen. Vaut mieux tard que jamais.

En Côte d’Ivoire, en ce triste printemps africain, la Françafrique a revêtu ses plus beaux oripeaux. Laurent Gbagbo a eu l’imprudence de vouloir enterrer la bête sans l’avoir tuée. Le rideau d’un réveil du continent noir est tombé à Abidjan.

Par Anicet Djéhoury, Essayiste ivoirien.


Source: RUE89

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CRIMES DES FRCI-LE CAUCHEMAR CONTINUE-


Pourquoi la Communauté internationale reste sourde et aveugle alors que les massacres continuent ? Pourtant des voix s’élèvent des quatre coins du monde pour dénoncer les tueries des FRCI de Soro Guillaume, principal bras armé de Ouattara.

IB, le rival de Soro a été exécuté au cours d’une offensive des FRCI dans le Nord d’Anyama.

les chefs de guerre de Soro en conclave

Les chefs de guerre de Soro sont toujours a Abidjan ou ils se  partagent  les Communes a l’image de l’intérieur du Pays.

On est en droit de se demander le sort qui leur est reserve pour le massacre de plus de 20.000 personnes dont des gendarmes et autres FDS, tues a leurs domiciles. Au moment ou le Gouvernement de Ouattara se  dépêche  d’engager des poursuites a l’encotre de Laurent Gbagbo, président capturé  par les forces françaises le 11 avril 2011, la question se pose avec plus d’acuité.

Une mission de la Commission des Droits de l’Homme de Geneve , se rendra a Abidjan du 4 au 30 mai 2011 pour enquêter sur les événements survenus en Cote d’Ivoire après le 28 novembre 2010 date du second tour des élections.
Ecouter l’interview de Odile Tobner  de l’ONG “SURVIE” a TV5 Monde.
http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/3481
Des morts, des massacres des tortures que faut-il de plus?

Katakro

D’autres temoignages:

Abidjan vérités

Cameroonvoice – Silence on tue

Complot occidental en Côte d’Ivoire : une évidence – Yves Rocheleau, ancien député du Bloc Québécois

Cote d’Ivoire Presidential Conflict

Côte d’Ivoire Truth

Diaporama présenté par Bernard Desgagné à la table ronde du 18 mars 2011, à l’Université du Québec en Outaouais

DirectScoop.net

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe le 7 avril 2011

Discours du sénateur de l’Oklahoma Jim Inhofe – French Colonialism Must End

Djibitv

Entrevue avec Jean-François Probst, ancien bras droit de Jacques Chirac – Gbagbo plus proche de Mandela que de Mugabe – Télécharger le fichier audio de l’entrevue

Résistances Côte d’Ivoire

Telediaspora

Trente conteneurs ONU remplis d’armes pour les rebelles

Year Zero In The Ivory Coast – Nigerian Village Square

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ALASSANE DANS LE TOURBILLON DES REBELLES


QUI DE SORO OU DE IB SERA LE DAUPHIN DE OUATTARA

ABIDJAN.Depuis quelques jours, Alassane le futur président de la Cote d’Ivoire, ne dors plus que d’un oeil. Ses lieutenants ont des exigences qui dépassent les bornes. Alain Lobognon, proche collaborateur de Soro Guillaume, a dénoncé au grand jour, le «furoncle» en incubation, depuis la nomination du nouveau premier, Premier Ministre de Ouattara.  Selon Lobognon, le débat sur l’éventualité d’une nouvelle nomination au profit du PDCI est clos.

Son patron, Chef des Forces Nouvelles  estime que sa mission?« n’est pas encore totalement accomplie ».
« Guillaume Soro n’est pas un planton de service. Il n’est pas chargé de venir nettoyer un fauteuil pour le céder à une autre personne », Cette décision de quitter ou non la Primature, ne «relèverait» que de la seule et unique volonté de Soro Guillaume! «le jour où tout rentrera dans l’ordre, le jour où la situation du pays s’y prêtera, M. Soro pourrait prendre la décision lui-même de quitter la Primature, en concertation bien évidemment avec le chef de l’Etat».

Alassane Ouattara avait désigné Soro Guillaume à la tête de son gouvernement,   bien plus en tant que chef de guerre, car Ouattara qui n’avait pas d’armée propre,se retrouve pris au piège de ses ambitions.

La France  lui aurait fait savoir, selon des indiscrétions du «Golf» que l’Elysée ne souhaiterait pas voir  ce «boulet» encombrant, entacher d’avantage l’image de Ouattara, particulièrement écornée depuis les massacres de Duekoue.

Le président américain, Obama serait de plus en plus agacé par l’activisme du républicain Jim Inhof qui a réussi a dresser une partie du Sénat contre l’implication des Etats Unis dans la crise post-électorale en Cote d’Ivoire.

Les noms de Monsieur Soro Guillaune, Chef des rebelles et Alassane Ouattara, président «illégitime» selon M. Inhof, seraient cités a plusieurs reprises dans les différents rapports actuellement en examen.

Ils seraient désignés  comme responsables au premier et second degrés, des massacres de populations civiles dans l’ouest de la Cote d’Ivoire et des exactions perpétrées dans la ville d’Abidjan par les hordes de bandits se réclamant des FRCI(Forces Républicaines de Cote d’Ivoire) proches de Ouattara.
Par ailleurs, le Sergent Chef Ibrahim Coulibaly, chefs des milices du «Commando Invisible» se dit prêt a déposer les armes et reconnaitre l’autorité d’Alassane Ouattara. Il exigerait quant a lui, le grade de General de Brigade pour avoir combattu et vaincu les FDS (Forces de Défense et de Sécurité) pro -Gbagbo.

A cette exigence, Ouattara aurait émis des réserves et proposé le grade de Commandant a titre exceptionnel avec a la clef une réintégration dans l’armée régulière. Cette proposition, si elle ne convient pas a IB, ne serait pas non plus du goût de Soro qui voit venir a grands pas, sa mise a la retraite précoce.

Déjà le spectre de la CPI est agité et les soutiens parisiens commencent a le trouver peu fréquentable.

Alassane Ouattara  aux prises avec les questions secrétaires d’Abidjan, n’arrive pas a convaincre ni de gré ni de force, les FDS a reprendre du service.

Les banques restent désespérément fermées car les risques de braquages des clients ou des caisses ne sont pas a exclure.

Comment Ouattara pourra-il résoudre cette épineuse équation avant son investiture, prévue en grande pompe mi mai a Yamoussoukro capitale politique de la Cote d’Ivoire.

Katakro


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KOULIBALY SOUPCONNE DE COLLUSION AVEC OUATTARA


Mamadou Koulibaly: le visage hideux du traître.

Contribution-23/4/2011

Suites aux informations relayées dans la presse et qui font état de l’allégeance de M. Mamadou Koulibaly à Allassane Ouattara, nous prenons ici le risque de venir en soutien aux allégations qui le présentaient déjà comme un rebelle venu du Mali dans l’affaire “Désiré Tagro”. Sans toutefois accorder de l’importance à ses origines dans ce ras-le-bol, nous convenons avec la Presse proche du FPI que Mamadou Koulibaly est bel et bien un rebelle, si ses déclarations lues dans la presse sont bien de lui. Des voies plus autorisées ont déjà réagi à cette défection du No 2 du régime Gbagbo certes, mais il ne sera pas assez d’exposer les contradictions de ce personnage controversé qui ignore le devoir de réserve qu’imposent les Hautes Fonctions à la tête de l’Etat aux personnes qui les exercent. Mamadou Koulibaly, héros national le matin (refus de cautionner les Accords de Linas Marcoussis), trouble-fête à midi ( affaire Désiré Tagro) et traître le soir (subordination à Ouattara), était dans une logique: se donner bonne presse et noyer Laurent Gbagbo et toute la Refondation afin de se faire accepter de la rébellion au cas où celle-ci arrivait au Pouvoir comme ce qui se passe actuellement sous nos yeux.

Voilà quelqu’un qui donne toujours l’image d’une personne intègre. Il était revenu de Paris en héros national en Janvier 2003 lorsqu’il a claqué la porte pendant la Table Ronde de Linas Marcoussis, arguant que sa participation à une telle discussion impliquait de facto le peuple de Côte d’Ivoire à travers l’institution qu’il dirige. Dans la foulée, il publie un texte qu’il intitula “La Guerre de la France contre la Côte d’Ivoire”, texte qui lui a valu bien de lauriers, à tel point qu’il était devenu la denrée rare très courtisée par les “TÔKÔ GNINI” de la diaspora ivoirienne, ces opportunistes des temps modernes qui attendent toujours la pluie avant de tenter de refaire les toitures de leurs abris. Nous y reviendrons très prochainement, car ce sont ces comportements égoïstes qui constituent la gangrène de l’engagement véritable des patriotes ivoiriens pour le combat de libération de leur pays…

Quant à Koulibaly, beaucoup d’observateurs avertis de la vie politique ivoirienne le voyaient déjà comme le digne successeur de Laurent Gbagbo. Mais ils vont vite déchanter, car l’homme est indécrottable et confond vitesse et précipitation: à quelques mois des élections présidentielles plusieurs fois reportées pour faute de consensus national, alors même que la LMP, coalition politique soutenant la candidature de Laurent Gbagbo était déjà en campagne électorale sur le terrain, Mamadou Koulibaly, obnubilé par ses rêves de grandeur, porte l’estocade à la marche glorieuse de la Refondation vers sa propre succession. Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à venir étaler ses inepties dans la presse? Comment pouvait-il en être autrement si une frange de la population ivoirienne, sur la base de l’ethnie, de la région et de la religion, s’exclut de la République en rejoignant les rangs de la rébellion qui occupe le Nord du pays depuis 2002? En accusant Feu le Ministre Désiré Tagro de ne recruter que des Bété à la Police Nationale (ce qui était faux), Mamadou Koulibaly discréditait ainsi l’autorité de Laurent Gbagbo, mais en même temps faisait du Ministre Tagro une cible pour la rébellion, comme Feu Boga Doudou à qui Tagro a d’ailleurs succédé, l’a été. Saviez-vous qu’avant même le début de l’opération “‘Hydre” qui a mis fin au pouvoir de Laurent Gbagbo, des rebelles conduits par la Force Licorne étaient allés en mission de reconnaissance jusqu’à Gabia, village natal du Ministre assassiné par les hommes de Ouattara? De source locale bien informée, ils y étaient, à la recherche de camps d’entrainement de milices pro-Gbagbo…. Mine de rien, cette sortie hasardeuse du No 2 du régime de la Refondation a eu le triste mérite de nous conduire à cette hécatombe. C’est à cause des déclarations maladroites de Koulibaly que Laurent Gbagbo n’a pas gagné ces élections dès le premier tour car elles avaient semé le doute dans l’esprit de beaucoup de citoyens ivoiriens par rapport à la bonne gouvernance. C’est encore Mamadou Koulibaly qui a ameuté cette horde de tueurs entretenus par la France pour assassiner le Ministre Tagro. Sa dernière apparition sur la scène politique ivoirienne ne nous surprend donc point. Ce n’est que la suite logique d’un plan diabolique méthodiquement concocté depuis belle lurette: affaiblir tous ses partenaires et se positionner en interlocuteur unique et incontournable. Cela n’est que pure sorcellerie.

Laurent et Simone Gbagbo humiliés, le premier cloîtré quelque part dans un village Malinké au Nord de la Côte d’Ivoire, Tagro Désiré assassiné, Affi N’guessan gardé à vue par Ouattara pour en faire une pièce de chantage dans les négociations à venir, Bohoun Bouabré porté disparu, d’ailleurs ce dernier doit être soulagé dans sa cachette car la rébellion lui a ôté une épine avec l’assassinat de Tagro qui était devenu, soit dit en passant, son ennemi juré à Saioua, Mamadou Koulibaly pourra ainsi faire la pluie et le beau temps au FPI. C’est cela qui explique son allégeance à Allassane Ouattara. Il croit agir ainsi au double nom de la continuité de l’Etat et de la séparation des Pouvoirs. Peut-être espère-t-il que la Constitution Ivoirienne sera appliquée en cas de vacance du Pouvoir pour qu’il prenne la relève. Si c’était cette idée qui le chagrine, Koulibaly rêve vraiment debout. Lui le Censeur, lui qui ne porte pas de gants pour fustiger le comportement “népotiste” de ses collaborateurs, comment peut-il ignorer que depuis le Lundi 11 Avril 2011, date de la tentative d’assassinat et de l’enlèvement du Président de la République démocratiquement élu et investi par le Conseil Constitutionnel, il y avait vacance de Pouvoir en Cote d’Ivoire? Le minimum que ceux qui croyaient encore en son intégrité  politique pouvaient espérer de lui était une revendication du poste de chef d’Etat par application de la Constitution. Car ce qui s’est passé ce jour-là est un véritable Coup d’Etat qui, s’il reste en l’état, rend caduques toutes les Institutions de la République, l’Assemblée Nationale y compris. Allassane Ouattara qui évite de porter la veste d’un Putschiste ne veut pas prendre le risque de dissoudre ces institutions. Il attend donc royalement ces godillots de la politique ivoirienne comme Yao N’dre qui s’apprête a sortir de l’Histoire (il y était déjà) par cette autre investiture annoncée hier depuis l’hotel du Golf. Le Pasteur Koné Malachie avait prévenu l’opinion nationale et internationale quant à l’issue finale de cette crise que vit la Côte d’Ivoire.”Dieu nous dévoilera la face de nos ennemis et de nos vrais amis”. Mamadou Koulibaly est un rebelle, donc un ennemi et par conséquent, le Front Populaire Ivoirien devrait prendre ses responsabilités en le radiant du Parti sans autre forme de procès.

A la Communauté Internationale qui se souciait tant de la sécurité des populations civiles quand Laurent Gbagbo était encore au Pouvoir, nous disons que la situation humanitaire est pire dans les villages des zones soupçonnées être favorables à Gbagbo. Depuis l’annexion de ces zones par les rebelles, tous les jeunes Malinké qui jusque-là vivaient en parfaite harmonie avec les populations autochtones dans lesdits villages ont grossi les rangs des rebelles à tel point que ce sont désormais ces jeunes en armes qui y font la loi. La guerre civile que vous prédisiez n’est plus loin. Heureusement que nous aurons Dieu avec nous pour nous sauver. Vivement que l’heure de notre Rédemption n’est plus loin!

Francois Mayolli

IN.IVORIAN.NET

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OUATTARA LE DEMOCRATE FAIT TORTURER DAKOURY-TABLEY


LE GOUVERNEUR DAKOURY-TABLEY BATTU ET TORTURER AU GOLF

AU NEZ ET A LA BARBE D’ALASSANE OUATTARA

Dacoury Tabley, ex-gouverneur de la banque centrale de l’afrique de l’ouest (BCEAO), brillant économiste Ancien Administrateur de la Banque Africaine de Développement(BAD) a Tunis, roue de coups tel un malfrat. Voici une image que l’Afrique toute entière, de peut soutenir. Humilier et blesser un homme, ne grandit jamais son bourreau. Alassane continue de se salir les mains en endurcissant son coeur, Sarkozy , Obama et Bankimoon devraient en être fiers.
La réconciliation prônée par Ouattara serait-elle du « pipeau » ?. Dacoury a été affreusement tabassé. Est-il mort des suites de ses blessures ? Pour l’instant nous n’en savons rien, mais les images parlent d’elles-mêmes.

Ce technocrate de la trempe d’Alassane Ouattara, qui a démissionné de la BCEAO sous la pression de la France, n’a rien fait pour mériter un tel sort? Tous ceux qui le connaissent savent qu’il n’aurait pas pu faire du mal à une mouche. En plus, c’est un technocrate et non un homme politique qui a quitté son poste dès qu’on le lui a demandé. Pourquoi donc lui faire subir pareille supplice ?

C’est une injustice grave qui ne laisse personne indifférent et qui fait la honte du régime de Ouattara, qui chaque jour qui passe montre son vrai visage.
Son image de technocrate policé apparaît aujourd’hui comme montée de but en blanc.
Dacoury-Tabley va-t-il perdre la vie parce qu’il a eu le malheur d’être bété, l’ethnie du Président Gbagbo, ou parce qu’il a été Gouverneur de la Bceao?
Ouattara lui-même a été Gouverneur de la Bceao sans que Bédié ni Gbagbo lui ôtent la vie, au plus fort de leurs rivalités.
Nous y reviendrons.

(source:Christian Vabé in ivorian.net)

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UN JOURNALISTE QUEBECCOIS PASSE LA CRISE AU SCANNER


LA DÉSINFORMATION SUR LA CRISE EN CÔTE D’IVOIRE

La tyrannie et ses mensonges

Bernard DESGAGNÉ

Chronique de Bernard Desgagné

mardi 26 avril 2011

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » — Gandhi

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d’autant plus intolérable qu’elle se produit dans l’indifférence d’une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j’observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l’argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l’aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d’indignation et de hurlements de douleur qu’efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d’Abidjan et du reste de la Côte d’Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l’affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l’enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l’ont remis à de sombres brutes pour qu’il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l’impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s’est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l’ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

Le chaos et la terreur engendrés par l’ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L’ONUCI, force des Nations Unies en Côte d’Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d’Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S’ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu’à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d’horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd’hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d’un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l’ile d’Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l’humanité. Je n’aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l’Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n’aurai de repos que lorsque chaque peuple s’apercevra qu’il n’est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n’y a d’avenir pour l’humanité que dans la solidarité.

lire la suite a la page DOCUMENTATION

http://parolesnegres.net/documentation

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LE COUP D’ETAT DE OUATTARA EST CONSOMME


UN AVOCAT DU CPI DENONCE LE COUP D’ETAT EN COTE D’IVOIRE

Maître Josette KADJI, Avocat près la Cour Pénale Internationale pour le Rwanda pose la question de la légitimité de Monsieur Ouattara ainsi que des éliminations physiques et des arrestations systématiques des élites ivoiriennes.

” J’ai l’impression que le Monde marche sur la tête dès qu’il s’agit de la Côte d’Ivoire, car enfin à quoi joue-t-on lorsque tout le monde semble oublier que la Côte d’Ivoire a une Constitution et que cette Constitution dit que pour être considéré comme Président de la Côte d’Ivoire, il faut que l’impétrant ai prêté serment devant le Conseil Constitutionnel.

La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel a été escamotée soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l’établissement d’un arrêt par le Conseil Constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (BCEAO, par exemple) ?

Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n’a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l’ignorer.

A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en «résidence surveillée» le Président dont l’acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil Constitutionnel ?

Tout cela manque de base légale et confirme l’affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d’état.

Tout le monde feint d’ignorer que ce n’est pas la mise à l’écart seule du Président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara.

Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu’un individu fait un coup d’état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l’État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j’en passe…est-ce là l’attitude d’un président ayant pris le pouvoir légalement ?

Qu’ont fait ces personnes qui justifient leur arrestation ? Quel est leur crime ? Nous sommes bien en présence de ce qu’il est convenu d’appeler « coup d’état », et Ouattara et la France ont beau y faire rien ne peut changer cette pénible réalité pour eux.

Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d’un coup d’état perpétré par un pays étranger, la France.

Il n’a pas pris les rênes du pouvoir selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, point!

Alors, que la fameuse « communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d’Ivoire qu’un seul président à la fois et c’est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil Constitutionnel.

Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres. “

Me Josette KADJI, Avocat

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GBAGBO VICTIME D’UNE TENTATIVE DE MEURTRE


ABIDJAN

Le conseiller du Président Laurent Gbagbo a démenti les informations faisant état d’une tentative de suicide de la part du Président, dans un communiqué rendu public mardi.

« Le Président GBAGBO n’a pas fait une tentative de suicide» écrit Alain Toussaint qui ajoute que « le samedi 23 avril 2011 à la mi-journée, le Président Laurent GBAGBO s’est entretenu au téléphone avec un membre de sa famille.»

En effet, le President Gbagbo est détenu dans la résidence présidentielle a Khorogo dans le nord de la Cote d’Ivoire. Le jour de son arrivée, le président conduit sous escorte de l’ONUCI a été interné sans assistance médicale. Le «Gouverneur» des lieux, le Com-Zone Fofie s’est rendu lui-même a la Pharmacie de garde pour se procurer les médicaments habituellement prescrits au Chef de l’Etat par son médecin particulier, le Dr Blé Christophe.

Ce dernier dont personne n’a de nouvelles semble avoir été l’objet de sévices et aurait succombé  a la suite de la maltraitance qui lui aurait été infligée a l’Hôtel du Golf.

Dans la nuit de samedi a dimanche, selon une source établie a Khorogo, le président aurait été victime d’une tentative d’étranglement par un de ses gardes. Le Le Com-zone  Fofie informé aurait piqué une colère rouge, car de toute évidence il aurait été responsable de la mort de Gbagbo.

Des sources proches  de la famille s’indignent de cette mascarade et affirment que jamais Gbgbo Laurent ne songerait a mettre fin a sa vie tandis que la grande majorité des ivoiriens voient en lui le recours ultime.

Il faut rappeler que Fofie s’est montré particulièrement réservé sur le traitement infligé au President de la République depuis son arrestation par les forces françaises lors de l’attaque de sa résidence par les légionnaires français.

De toute évidence le président Laurent Gbagbo court un risque certain d’assassinat. Le President du RDR Alassane Ouattara aurait été interpellé par l’ambassadeur de France, car la division des Droits de l’Homme a Genève aurait initié une enquête sur les conditions de détention des personnalités arrêtées  au domicile du President Gbagbo le 11 avril.

Allassane Ouattara aux prises avec les différentes factions des rebelles qui l’ont porté au pouvoir, se serait entretenu avec Henri Konan Bedie sur la suite a réserver a cet imbroglio juridique, politico militaire.

Rappelons que le Sergent Chef IB n’a toujours pas obtenu de rencontrer en tête-a-tête, Mr Ouattara suite a une opposition radicale de Soro Guillaume qui refuse d’être le mouton du sacrifice.

Attendons de voir.

Katakro

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FIN D’UN AVENTURIER:IB EXECUTE


ABIDJAN,LE SERGENT CHEF IBRAHIM COULIBALY DIT IB exécuté par les FRCI.

La guerre des tranchées a Abidjan a connu un epilogue sanglant le 27 avril 2011 avec la bataille d’Abobo, par l’assaut mené par les FRCI depuis 10heures du matin. Sans trop de difficultés le quartier général du Commando Invisible est tombé  apres quatre heures de combats. Les éléments du Sergent Chef IB, le “Bob Denard” ivoirien, ont été maîtrisés au PK 18 par les troupes de Soro Guillaume. IB introuvable dans un premier temps, a été arrêté a Anyama-au nord d’Abobo-, puis exécuté
sans autres formes de procès. IB , ancien Garde de Corps d’Allassane Ouattara a été en 1999 , l’auteur du Coup d’Etat des “jeunes Gens” au profit de son mentor, qui a vu la chute du regime Bedie et de l’arrivée au pouvoir du General Guei et du CNSP. Il eat également le meneur de la sanglante rébellion qui a coute la vie a plus de 20.000 personnes et abouti a la partition de la Cote d’Ivoire. Soro Guillaume, chef de la branche politique mènera a son tour une épuration dans le MPCI (Mouvement Patriotique de Cote d’Ivoire) forcera ainsi IB et ses hommes a fuir vers le  pays des Hommes Integres d’ou il ne cessera de mener des actions subversives avant de s’exiler en France. De retour sur la scène politique a la faveur des atermoiements des FDS, il conquit les Communes dAnyama et d’Abobo avant de faire allégeance a Alassane Ouattara qu’il appelait son “Pere”. La cohabitation avec les FRCI de Soro Guillaume au sein du nouveau pouvoir s’annonçait deja difficile. Soro a désormais le champs libre. “Qui tue par l’épée, périra par l’épée”.

Katakro

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IL N’Y A PAS EU DE GUERRE CIVILE, SELON OUATTARA


COMBIEN DE MORTS FAUT-IL POUR “VALIDER” UNE GUERRE CIVILE ?

Ouattara et la communauté dite internationale – ONU et France, n’ont cessé de crier dans le monde entier, le risque imminent de guerre civile en Cote d’Ivoire, ou le «dictateur» Gbagbo massacrerait des milliers de civils innocents.

Au lendemain du «troisième tour des élections», le 11 avril 2011, savourant le désordre, la destruction, les assassinats et les exactions de toutes sortes, Alassane Ouattara, le Futur President de la Cote d’Ivoire déclare au journal français La Croix : « “Nous n`avons pas vécu à proprement parler une guerre civile, même si selon mes informations, la crise a fait près de 3.000 morts. Depuis le 2 avril, nous avons ramassé 900 cadavres dans les rues. Une guerre civile aurait coûté des centaines de milliers de vies”.

Diantre! on serait tente de croire que tout cela est surréaliste. 900 cadavres, ou 3000, c’est presque rien.

Comment peut-on faire preuve de tant de cynisme devant ce qu’il convient d’appeler un génocide, car Duokoue et les autres villes de l’intérieur, n’ont pas encore fini de pleurer les milliers de frères et parents, tombés par la folie meurtrière des FRCI qui devaient installer de gré ou de force, par les urnes ou par les armes, leur choix:Alassane Dramane Ouattara au Palais présidentiel. Assurés  du soutien de la France et de la bienveillante armée de l’ONU, ils marcheront sur les corps des ivoiriens, bombarderont avec cruauté des populations atterrées et sans défense, croyant ainsi faire plier Laurent Gbagbo, President déjà en exercice depuis sa proclamation par le Conseil Constitutionnel de Cote d’Ivoire, a l’issue du deuxième tour des élections du 28 Novembre 2010.

Mais leur choix était aussi celui de la France depuis 2002 a l’échec de leur coup d’état. Ainsi soit-il, 11 avril 2011, coup d’état français en Cote d’Ivoire, Laurent Gbagbo ainsi que son épouse et leurs enfants et les dignitaires présents sont arrêtés, torturés et molestés après le bombardement de leur résidence officielle. Alassane Ouattara peut a présent  s’autoproclamer President de la République, reconnu par la communauté internationale ( le tigre ne proclame pas sa tigritude-disait un poète)

« Concernant la cérémonie d`investiture présidentielle prévue “normalement le 21 mai”, il a indiqué que “plusieurs chefs d`État sont invités, dont le pape Benoît XVI». Une insulte a l’Eglise Catholique que l’on veut museler, insulte a la morale, a l’intégrité du droit:

« J’ai l’impression que le Monde marche sur la tête dès qu’il s’agit de la Côte d’Ivoire, car enfin à quoi joue-t-on lorsque tout le monde semble oublier que la Côte d’Ivoire a une Constitution et que cette Constitution dit que pour être considéré comme Président de la Côte d’Ivoire, il faut que l’impétrant ai prêté serment devant le Conseil Constitutionnel.» -s’est ecriee Maître Josette KADJI, Avocat près la Cour Pénale Internationale, comment des soit-disant états de droit, peuvent-ils cautionner une telle imposture?

le President américain OBAMA ne disait-il pas lors de sa visite au Ghana voisin: « L’ Afrique a besoin d’institutions FORTES, car s’est au respect de ces institutions fortes, que l’on bâtît la DEMOCRATIE pour le bonheur des Peuples.» Bof, cela n’a pas d’importance puisqu’il s’agit des noirs d’Afrique, tous ignorants…ou presque. Et Me Kadji d’ajouter : «Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu’un individu fait un coup d’état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l’État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j’en passe…est-ce là l’attitude d’un président ayant pris le pouvoir légalement ?»

On peut également lire dans la même interview :“Outre la commission Vérité et Réconciliation, axe fort de ma présidence, la deuxième sera la nomination d`un gouvernement d`union nationale, avant fin mai, “Y figureront des ministres issus du FPI (le parti de Laurent Gbagbo), à la condition qu’ils me reconnaissent comme président, ce qui n`est pas encore le cas”,


Monsieur Ouattara, vous le savez mieux que quiconque, la Réconciliation et la Vérité ne se décrètent pas, elles paraissent comme une fleur dont les pétales, abreuvées de lumière et de rosée s’offrent resplendissantes a la nature apaisee. Or vous  et vos sbires, continuez  d’arrêter, d’humilier et de déporter vos adversaires, de les traquer et de briser leur être interieur. Ceux qui pourraient au Nom du Pays s’assoir avec vous a une table et vous parler sont devenus errants. Mandela, le Père de l’Afrique du Sud réconciliée dont vous voulez vous inspirer, n’a pas commis d’exactions en prenant le dessus et en brisant le joug de l’apartheid. Voici la vraie leçon. Peut-être est-il encore temps.

KATAKRO

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DOUE DE RETOUR : ATTENTION DANGER !!!!


FUITE DE DOCUMENTS  FRANÇAIS CLASSES SECRET-DEFENSE – DOUE MATHIAS, UN PUTCHISTE DE RETOUR

Selon Innercitypress une note datée d’octobre 2005 faisait état de l’activisme du General, ancien patron de Mangou! 

-1\.,./ ‘:,J \

ACTIVISME DU GENERAL MATHIAS DOUE (DIFFUSION DU 0 4 / 1 0 / 2 0 0 5 )

OBJET PAYS

ACTIVISME COTE D’IVOIRE

DE SOURCE SECURITAIRE IVOIRIENNE, LA DETERMINATION DU GENERAL ++MATHIAS DOUE++, .ANCIEN CHEF D’ETAT-MAJOR DES ARMEES (CEMA), SEMBLE NE PLUS FAIRE AUCUN DOUTE. TOUJOURS PRESENT A ABIDJAN, IL PRETEND PREPARER UNE ACTION DE DESTABILISATION CONTRE LE REGIME DE ++LAURENT GBAGBO++ ET PARAIT PERSUADE QU’ELLE POURRAIT i ABOUTIR AVEC I.E CONCOURS DIRECT DE MILITAIRES ACQUIS A SA CAUSE.

A L A CONNAISSANCE DU SERVICE, L’IMMINENCE D’UN COUP D’ETAT CONTRE LE REGIME DE LAURENT GABGBO, FOMENTE PAR LE GENERAL MATHIAS DOUE, EST RECURRENTE DEPUIS LE 19 AOUT 2 0 0 5 . UN FAISCEAU D’INDCES ACCREDITE CETTE THESE.

NEANMOINS, MATHIAS DOUE POURRAIT AVOIR SUREVALUE  SA CAPACITE A MOBILISER DES MILITAIRES PRETS A LE SUIVRE DANS SON ENTREPRISE. PAR AILLEURS, DES PROBLEMES DE PLANIFICATION ET DE COORDINATION DE L’OPERAT10N JUSTIFIENT, EN PARTlE, LE retard PRIS DANS LE DECLENCHEMENT DE L’ACTION. CELUI-CI CONCORDAIT EN EFFET AVEC UN DEPLACEMENT DU PRESIDENT GBAGBO A L’ETRANGER.

LES REPORTS SUCCESSIFS DE CETTE ACTION DE FORCE SONT DE NATURE A DEMOBILISER LES :D IFFERENTS ACTEURS LIE S A CETTE ENTREPRISE. L’ACTIVISME DONT FAIT TOUJOURS PREUVE LE GENERAL DISSIDENT POURRA~ TEMOIGNER D’UNE STRATEGIE PERSONNELLE VISANT DESORMAIS A S’AUTO-CONV AINCRE DE L’IMMINENCE DE SON LANCEMENT.

ENFIN, LE SERVICE N’EXCLUT PAS QUE LE GENERAL DOUE NE BENEFICIE PLUS DE L’ENSEMBLE DES SOUTIENS EXTERIEURS DONT IL SE TARGUAIT INITIALEMENT.

NOTE DE RENSEIGNEMENT N012659/N DU 16 SEPTEMBRE 2005 :

COTE D’IVOIRE : POSSIBLE ACTION IMMINENTE DU GENERAL DOUE


www.innercitypress.com/frci1gendoue.pdf

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LE FPI S’INCLINE ET CHANGE DE TON


APAISEMENT OU ALLEGEANCE ?

LAURENT GBAGBO TOUJOURS DETENU AU SECRET

DECLARATION DU FPI PAR MAMADOU KOULIBALY-

VICE PRESIDENT DU FPI

Depuis quelques mois la Côte d’Ivoire, notre pays, n’est plus au travail pour sa croissance économique et sociale. La politique qui devait en être le moteur, et la gestion de cette politique ces six derniers mois, ont donné lieu à des violences de toutes natures, qui ont occasionné des pertes énormes en vies humaines dont la macabre comptabilité reste à faire, des blessures physiques ou morales dont l’on ignore si les victimes en guériront un jour, des destructions volontaires ou non de biens publics et privés à grande échelle, la quasi déstructuration du tissu social déjà largement fragilisé.

Le bilan de la tragédie ivoirienne est lourd et peut-être n’aurons-nous pas le courage de le faire connaître aux générations futures dont le jugement sera des plus implacables, tant il nous était possible de choisir de ne pas faire la guerre. Les appels à la Paix, plus que ceux à la simple retenue, ont fusé de toutes parts, d’hommes politiques bien souvent trop seuls pour être entendus, d’hommes de Dieu et de personnalités étrangères de tous bords. Hélas! En vain. Face à tant de déchirures, tant de vies sacrifiées et de souffrances, il importe de s’incliner devant la mémoire des victimes mortes pour nos erreurs, toutes les victimes sans exclusive, de faire le deuil avec leurs familles respectives et de leur exprimer, autant qu’il nous est possible, toute notre compassion et toute notre sympathie, de même qu’aux survivants blessés ou non, de tous bords, pour marquer, si cela n’avait été déjà, notre attachement profond à l’Unité de la Côte d’Ivoire, de son peuple, riche de sa diversité. Cela dit, il est heureux que les armes se soient tues et il est impérieux que celles qui ne le sont pas encore le soient, pour que les filles et les fils de ce pays se parlent et réapprennent à vivre comme ils n’auraient jamais du cesser de le faire. L’Etat de Côte d’Ivoire a un nouveau chef, le Président Alassane Ouattara, que la classe politique ivoirienne se doit de reconnaître comme tel, et c’est bien dans cette voie que s’inscrit le F.P.I. Il faut instaurer un climat de non belligérance, – la vocation de la politique étant toute autre- , pour revenir aux fondamentaux que sont : la construction d’une nation et d’une société développées, la cohésion entre les partis et entre les élites politiques, avec pour objectif la préservation de la Paix, gage d’une société harmonieuse et libre. Cette absence de belligérance doit être de nature à faire revivre une pratique responsable et paisible de la politique comme moyen de conquête et d’exercice du pouvoir, dans le but de fournir aux populations le cadre de leur épanouissement personnel, ainsi que matière à participer volontairement à la croissance de l’espace commun. Pour ce faire, les femmes et les hommes affichant les armoiries de toutes les formations politiques établies sur le territoire ivoirien doivent être libres de mener, au vu et au su de tous, leurs activités politiques dans le respect des lois de la République. Les autorités publiques et en premier lieu, le Président de la République, doivent garantir le respect, pour chacun, de ses droits constitutionnels.

Le F.P.I. veut continuer, dans la Paix et la liberté, de jouer sa partition dans la construction de la vie politique en Côte d’Ivoire, par l’exercice régulier de sa mission de formation du suffrage vis-à-vis des populations. Notre Parti garde à l’esprit son passé de formation d’opposition, puis de gouvernement et aujourd’hui encore d’opposition, dans le respect des règles et des autorités établies. C’est à cette compréhension de sa politique que le F.P.I. invite ses membres et sympathisants, toutes les formations politiques avec lesquelles il a formé dans un passé très récent un attelage utile et porteur d’espoir, tous les Ivoiriens soucieux de la préservation des acquis communs de notre nation en devenir et de notre société en construction, ainsi que toute la communauté internationale. Le chemin sera long et difficile, mais certainement pas plus que les mauvais moments que nous venons de passer. Il faut faire confiance aux nouvelles autorités publiques et leur donner la chance de panser nos blessures et pourquoi pas, nous faire oublier les affres de la guerre. Notre peuple si paisible en a les capacités, et les ressources pour y parvenir ne lui feront jamais défaut, tant notre volonté est immense de parvenir à la résolution de tous les différends qui nous ont opposés à ce jour, sans faux fuyant, dans la vérité et la justice, pour une réconciliation vraie et porteuse de bonheur et de liberté.

Fait à Abidjan, le 27 avril 2011

M. Mamadou Koulibaly

Vice-Président du F.P.I.

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DUO OUATTARA-SORO: LE TENDEM INFERNAL


SORO MAITRE DU JEU

ABIDJAN, Vainqueur de l`élection présidentielle en Côte
d`Ivoire, Alassane Ouattara n`a accédé au pouvoir que par la force des armes
de l`ex-rebelle Guillaume Soro, “Premier ministre de combat” et pilier du
nouveau régime jusqu`à la stabilisation complète du pays, jugent des experts.
“Alassane Ouattara a gagné la présidentielle dans les urnes en novembre
2010, mais il a été fait roi par les armes par Guillaume Soro et la France en
avril 2011″, résume Antoine Glaser, spécialiste de l`Afrique et ancien
directeur de La lettre du continent.
Cette alliance, rendue obligatoire par le refus de Laurent Gbagbo de céder
le pouvoir, risque de mettre à mal la réputation d`Alassane Ouattara,
technocrate lisse, ancien directeur adjoint du FMI, adoubé par la communauté
internationale.
Une image policée qui contraste avec les photos publiée par la presse
ivoirienne du cadavre ensanglanté de l`ex-putschiste Ibrahim Coulibaly, dit
“IB”, abattu mercredi par les Forces républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI),
pour avoir tardé à déposer les armes, après avoir pourtant contribué à
déstabiliser le régime de Gbagbo.
Officiellement justifiée par la normalisation sécuritaire voulue par le
président Ouattara, la mort d`”IB” a permis de trancher un vieux conflit
fratricide: l`ex-putschiste était perçu comme une menace par Guillaume Soro,
son éternel rival de la rébellion de 2002.
“Ces dernières semaines, on sentait qu`une nuit des longs couteaux se
préparait. Ibrahim Coulibaly avait des ambitions politiques, mais surtout il
était soupçonné, à tort ou à raison, d`être à l`origine de l`attentat contre
l`avion de Soro en 2007″, rappelle Antoine Glaser.
Et le chef d`Etat n`a pu qu`exprimer ses condoléances à la famille d`”IB”,
son ancien garde du corps.
“Alassane Ouattara a fait le choix d`un Premier ministre de combat, pour
répondre à la force utilisée par Laurent Gbagbo. Les forces politiques et
sociales qui ont permis à Ouattara de gagner les élections ont dû faire place
à des forces militaires qui lui ont permis d`assumer effectivement le
pouvoir”, juge Gilles Yabi, directeur pour l`Afrique de l`Ouest au sein de
l`International Crisis Group.
Le 11 avril, Laurent Gbagbo, hébété, est ainsi capturé à Abidjan par les
ex-rebelles des Forces nouvelles, rebaptisées FRCI, à l`issue d`une offensive
de deux semaines, appuyée par la force française Licorne et celle de l`ONU.
Mais les FRCI de Guillaume Soro ne sont pas tant une armée qu`un ensemble
d`unités hétéroclites aux uniformes dépareillés, commandés par des chefs de
guerre aux surnoms évocateurs: Chérif Ousmane “Papa Guépard”, Issiaka Ouattara
“Wattao”, Hervé Touré Pélikan “Vetcho” et son “bataillon mystique”, ou encore
Ousmane Coulibaly “Ben Laden”, qui ont été accusés de corruption et de crimes
de guerre.
Le nouveau pouvoir a besoin de ces alliés encombrants pour maintenir
l`ordre et mettre fin à l`activité de miliciens pro-Gbagbo retranchés dans le
quartier de Yopougon à Abidjan.
“Tant que la situation n`est pas normalisée, tant qu`il y aura de
l`insécurité, Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la Défense, sera
l`homme fort du pays. Plus le pays va se stabiliser, plus Ouattara sera fort”,
souligne Antoine Glaser.
En attendant, “il est certain qu`Alassane Ouattara ne peut pas tout à fait
avoir les mains libres”, selon Gilles Yabi.
Cette cohabitation pourrait déstabiliser le pays, craignent certains
observateurs.
“Ministre d`Etat comme premier job dans la vie à 31 ans, Premier ministre à
35, sauveur de la République et de la démocratie à 39, que te reste-t-il,
Guillaume ?”, demande sur le site Slateafrique l`écrivain et éditorialiste
Venance Konan. “A être président de la République, pardi ! Mais auras-tu la
patience d`attendre?”

Source:AFP/Abidjan.net

titres de la rédaction

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l’AVOCATE HAMZA ASSASSINEE CHEZ ELLE


Abidjan:selon Africa Monde 29-4-11

Me Hamza Bamba Atéa Patricia, Avocate  à la Cour près le tribunal de première instance du Plateau, conseil des victimes des tueries et autres barbaries perpétrées, depuis le 19 Septembre 2002, par les gens installés aux affaires, le lundi 11 Avril 2011 par la France, a été retrouvée tuée, égorgée, il y a quelques jours, à son domicile, à la Riviera 4, dans la commune de Cocody. Son crime, son engagement à défendre les nombreuses victimes de Ouattara, Soro et les mercenaires qu’ils ont recrutés avec le soutien financier de la France.

Me Hamza Bamba Atéa Patricia l’avocate qui s’est révélée entre 2002 et 2003 à la Côte d’Ivoire dans sa farouche détermination à défendre les victimes de la guerre, était membre de l’équipe de campagne du candidat Laurent Gbagbo, en qualité de conseillère juridique du directeur de campagne adjoint chargé des Ivoiriens de l’étranger, l’ambassadeur Gnamien Yao. Son assassinat fait suite à celui du ministre Désiré Tagro et plusieurs autres cadres de LMP dont les identités ne sont pas encore révélées.

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CA C’EST DU GBAGBO. LISEZ-CA!!!!


GENEVE – Une interview attribuée au Président Laurent Gbagbo depuis sa « prison » de Korhogo -

24 avril 2011, 22h41, nous recevons un sms d’un numéro de portable ivoirien qui nous est inconnu. Il est écrit : “c’est Laurent Gbagbo. Appelez-moi si vous pouvez, ce n’est pas une blague“.

Après quelques minutes d’interrogation, nous appelons le numéro qui sonna finalement au bout d’une vingtaine de minutes. Ce qu’on croyait être une mauvaise blague s’avère être une heureuse surprise : le président Laurent Gbagbo « himself » au bout du fil.

Le scoop était énorme pour le petit monsieur que nous sommes, devenu journaliste pour la circonstance. Après un instant de conversation off, le président accepte de nous accorder une interview. Celle-ci n’étant pas préparée, nous lui avons posé les questions à mesure qu’elles nous passaient par la tête.

On y voit un Laurent Gbagbo avec la bonne humeur qu’on lui connaît. Les propos en tout cas se rapprochent le plus possible de l’homme », analyse un observateur de la vie politique ivoirienne qui accorde environ « 70%  de crédit » à cette interview.

INTERVIEW

NT : Comment allez-vous monsieur le président ?

LG : Ça va… Et chez vous?

 NT : Je vais bien, merci.

LG : Je voudrais avant tout m’incliner devant les dépouilles des victimes sans exclusive, et manifester ma compassion à tous ceux qui ont perdu un être cher pendant cette guerre absurde qu’aucun démocrate n’aurait permis. Que Dieu soit avec eux en ces moments difficiles. Soyons forts dans cette autre épreuve à nous imposée par l’adversaire. Il n’y rien qui soit qui n’ait pas de fin ici-bas.

NT : Pouvez-vous, pour le besoin de l’interview, nous expliquer, comment se fait-il que vous avez un téléphone alors que vous êtes sensé ne pas en disposer?

LG : Quelqu’un a dû l’oublier ici. Je l’ai entendu sonner, je me suis gardé de répondre. Et puis voilà, l’idée m’est venue de contacter quelques personnes dont vous. (rires)

NT : Avez-vous une idée de votre lieu d’incarcération?

LG : Posez la question à ceux qui me tiennent prisonnier.

NT : Votre vie est-elle en danger?

LG : On a beau appréhender le danger, c’est celui qui vous l’apporte qui est déterminant dans son évaluation. Est-ce que celui qui me tient prisonnier ici est-il un homme dangereux? Seule la réponse à cette question vous situera.

NT : Vous a-t-on signifié le ou les chefs d’accusation justifiant votre arrestation?

LG : Non. J’attends toujours de le savoir.

NT : Le premier ministre Soro dit que vous auriez pu éviter ce gâchis, j’emploie son propre terme, en acceptant l’exil doré.

LG : C’est vrai que nous aurions pu. Mais en acceptant uniquement le recomptage des voix. Au lieu de cela, ils ont malheureusement choisis la voie des armes par laquelle ils sont venus en 2002. Je ne suis pas rentré en politique pour le goût du luxe. Mais plutôt pour défendre mes idées que je trouve justes et bonnes pour mes compatriotes. Mes origines modestes font de moi quelqu’un de très peu attaché au confort royal. Si je me suis refusé à m’offrir un seul petit appartement en occident, ce n’est pas après mon exercice du pouvoir que l’envie me viendrait d’y aller vivre ! Je me sens mieux dans mon pays. Évitons donc de réduire l’Africain au seul goût du luxe. La maison qu’ils ont aidé à détruire est la propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire, tout comme son contenu qui aurait servi à tous ceux qui se succèderont à la tête de notre pays. Ce n’est pas moi qui l’ai construite et encore moins meublée.

NT : Que dites-vous de ces images humiliantes de vous qui ont fait le tour du monde?

LG : Vous savez, ce que vous appelez humiliation et moi avons peut-être en commun un chemin. (rires) Ce n’est pas la première fois que ma vie la croise. C’est d’ailleurs la deuxième fois, pour ceux qui l’ignorent, que Ouattara nous la sert, ma femme, mon fils et moi. Sauf que cette fois-ci il y a ajouté d’autres membres de ma famille, mes collaborateurs et mes partisans. Est-ce une manière pour lui de me remercier, moi, qui n’ai jamais voulu toucher à un seul de ses cheveux? Je n’en sais rien. (rires) C’est quand vous vous prenez pour mieux que tous que vous êtes malheureux d’être humilié. Honnêtement, je n’ai pas de problème avec ça. Personne ne me reprochera de n’avoir pas été moi-même au-delà de ma fonction de Président de la République. Certains m’en voulaient de ne pas les regarder de haut. En avaient-ils besoin pour se sentir inférieur? Être président n’est pas une fin en soi. Un Président de la République est un être humain comme vous et moi. Vouloir lui dénier cette qualité, c’est l’aider à se prendre pour ce qu’il n’est pas. Voici comment on construit un dictateur qui, après, vous terrorise.

NT : En face on vous accuse aussi d’avoir tué !

LG : Oui, j’entends les gens le dire. Ils auraient peut-être aimé qu’on ne se défende pas depuis 2002. Qui a introduit la violence en politique dans notre pays ? Quand vous armez des marcheurs qui attaquent les forces de l’ordre, il faut aussi accepter qu’il en meure quelques-uns dans le maintien de l’ordre ! Les policiers, militaires et gendarmes égorgés souvent lâchement, est-ce de mon fait? La présente chasse ouverte à l’homme, les viols, les Ivoiriens qui ont perdu leurs biens… c’est peut-être aussi moi ?! Soyons sérieux, et que les autres ne me voient pas dans leur miroir. Dire de Gbagbo qu’il est un dictateur n’empêchera pas nos compatriotes de nommer leur bourreau.

NT : Ne sentez-vous pas trahi par tous ces pasteurs qui vous entouraient?

LG : Ce serait simpliste que de croire qu’un président ne sait pas dissocier sa foi de sa fonction. Maintenant, si vous me demandez ai-je honte de ma croyance en Dieu, je vous répondrais non. Elle, au moins, m’a empêché d’infliger à mes adversaires ce que je subis. Et j’en suis très heureux. Vous saurez un jour pourquoi.

NT : Pourquoi avoir acheté tant d’armes que vous n’avez pas utilisées contre les hélicoptères français pendant les bombardements de votre domicile?

LG : Parce que je n’étais pas en guerre contre la France. C’est peut-être à monsieur Sarkozy de nous expliquer pourquoi nous avons eu droit à ce déluge de feu sur nos têtes. Pour un contentieux électoral? Ou bien pour tordre le coup à la démocratie? Dans mon entendement, l’armement ne doit pas à servir à faire la guerre, mais à dissuader l’ennemi. Je ne me reconnais pas comme un être violent, méchant, cruel, assassin. C’est pourquoi j’ai plaidé pour le recomptage des voix qui aurait désigné le vrai vainqueur de l’élection, et l’aurait mis à l’aise dans l’exercice de son pouvoir. Mais à cela, ils ont préféré un coup d’Etat en bonne et due forme. La guerre n’est pas une bonne chose. On sait quand on la commence, mais on ignore quand elle prendra fin. Voyez ce qui continue de se passer à Abidjan.

NT : Reconnaissez-vous Ouattara comme président?

LG : je ne crois pas que cela l’aiderait.

NT : Il parle de son investiture à la mi-mai

LG : A sa place j’aurais assumé mon coup d’Etat. Quelqu’un qui joue à cache-cache avec son ombre est dangereux pour lui-même. On est soit putschiste ou démocrate. Mais jamais les deux à la fois.

NT : Le premier ministre français François Fillon soutient qu’aucun soldat français n’est rentré à votre domicile.

LG : Je ne lui en veux pas de soutenir le contraire, il n’y était pas avec nous.

NT : Pouvez-nous faire le film de votre arrestation.

LG : permettez que je n’en dise pas un mot pour l’instant.

NT : N’était-ce pas suicidaire de défier la communauté internationale?

LG : Penser ainsi voudrait dire qu’on est pour ne pas que les choses changent. J’ai plus peur de la population qui vous chasse par la rue, parce que vous êtes un dictateur corrompu, que du dictat des puissances impérialistes. J’ai certes perdu le pouvoir par le vœu de la France, une chose qui, de toutes les façons, aurait été une réalité en fin de mon mandat. Mais je suis très heureux de ne pas être celui par qui mon pays sera pillé. Ceci est une des choses essentielles que je retiendrai de ma présidence.

NT : Feriez-vous la même chose si c’était à refaire ?

LG : Absolument. S’il y a une chose que je ne supporte pas c’est la soumission. Surtout quand elle engage la vie de tout un peuple. Mes convictions ne sont pas négociables. Tant pis si j’en paye le prix.

NT : Croyez-vous en la réconciliation prônée par Alassane Ouattara?

LG : C’est vrai qu’on dit du menteur qu’il se ment toujours à lui-même en premier. Mais il faut toujours faire l’effort de croire aux intentions des uns et des autres jusqu’au jour où ils vous démontrent le contraire. Ce que je constate par contre, c’est qu’il va falloir batailler pour y parvenir vu la grandeur de ce désastre jamais observé dans notre pays. De la barbarie des temps anciens. Les gens tués froidement ; des villages incendiés avec leurs populations réfugiées en brousse… C’est une méchanceté gratuite qui ne grandit pas son commanditaire.

NT : Avez-vous les nouvelles de votre femme, votre fils et autres collaborateurs détenus au Golf?

LG : En lieu et place d’une réponse à votre question, je demanderais à Ouattara de les faire libérer immédiatement, tout comme je lui demande de faire cesser ces graves exactions perpétrées sur les populations partout dans le pays. Nous avons un régime présidentiel qui fait de moi le premier responsable de ce qu’il pourrait leur reprocher. Qu’il fasse honneur à la Côte d’Ivoire, pendant qu’il est encore temps en rétablissant l’Etat de droit très rapidement. La terreur ne résout rien. Le calme qu’elle procure est très souvent trompeur. Les gens sont certes apeurés, c’est dans l’ordre des choses, parce que face à une situation nouvelle. Mais qu’il ne les amène pas à s’y habituer et à surmonter leur peur.

NT : Alassane Ouattara est-il un danger pour la démocratie?

LG : Pour ce que nous voyons, il serait insensé de dire non. Arrêter Affi pour avoir donné une interview et fait une déclaration qui dépeint la situation socio-politique. C’est impensable après de longues années de lutte pour l’instauration de la démocratie ! Que Ouattara fasse attention dans son envie de tuer la démocratie, les Ivoiriens sont très jaloux de leur liberté devenue effective depuis une décennie. L’homme politique qui ne met pas le peuple au centre de ses préoccupations s’expose gravement.

NT : Ouattara peut-il gouverner la Côte d’Ivoire ?

LG : il lui faudra bien ! Puisqu’il en a rêvé avec obsession. Maintenant qu’il l’a obtenu en cadeau à coup de canon de Sarkozy, il n’a pas le choix ! Va-t-il y parvenir? Tout dépendra de son acceptation par le peuple de Côte d’Ivoire durement éprouvé par sa passion pour les armes et dont on peut imaginer le rejet pour sa personne.

NT : Le tout n’était donc pas de réussir son coup d’État ?

LG : Absolument pas ! Renverser Gbagbo et se proclamer président était peut-être l’étape la plus facile. Mais qu’en sera-t-il pour chaque ivoirien ayant subi le courroux de ses hommes? La réconciliation entre lui et le peuple sera laborieuse, peut-être même jamais une réalité. Le problème de sa légitimité se posera à lui de façon récurrente.

NT : Comment faites-vous pour garder votre légendaire bonne humeur, malgré ce que vous traversez?

LG : Que voulez-vous que je fasse, mon cher Navy? Il est souvent bon de rire des choses tragiques. D’abord parce que les pleurs ne changeront pas leurs cours, mais, mieux leur avènement est porteur de plusieurs enseignements. Pour certains c’est gagné et pour d’autres c’est perdu. Et pourtant…

NT : Vous considérez-vous toujours comme président de la Côte d’Ivoire?

LG : Si tel était cas, je suis bien loin du palais présidentiel maintenant. (rires)

NT : Votre chute n’a pas été saluée par une liesse populaire.

LG : C’est à Ouattara qu’il faut porter ce message.

NT : Le mot de la fin aux internautes pour qui vous êtres un héros africain et à vos électeurs qui sont traqués par les rebelles de Ouattara.

LG : Merci à nos amis internautes qui se mobilisent pour la Côte d’Ivoire, mes partisans, mes collaborateurs, ma famille et moi. Cela me va droit au cœur de savoir qu’ils existent. Au delà de mes électeurs, je recommande à tous mes compatriotes et africains de rester dignes.

NT : Au revoir Monsieur le président en espérant qu’il ne vous arrivera rien.

LG : Si tel était le cas, il aura prouvé à tous ce qu’il est. (rires) Que Dieu bénisse la Cote d’Ivoire.

Propos recueillis par N.T depuis GenèvE

Source: Infosivoir.net



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LE BOUCHER ET LE SALADIER: LA GRANDE MASCARADE


OUATTARA EMBARQUE BANNY COMME  HOUPHOUET A EMBARQUE YACE

ABIDJAN

Allassane Ouattara n’a pas encore regelé la question de sa legitimite, qu’il reçoit en grande pompe Desmond Tutu-Prix Nobel de  la Paix- et Koffi Annan Ancien Secretaire General de l’ONU, pour verser la chaux sur les charniers ivoiriens: Verite et réconciliation. Les dés sont  pipés et l’effet d’annonce est un véritable plof! En effet si l’on peut reconnaitre a Desmond Tutu, une véritable résistance et une modération dans le conflit post apartheid, ce n’est pas le cas de Koffi Annan, marionnette de la communauté internationale, qui doit son mandat a l’appui des américains et des français, en échange de compromissions historiques au bénéfice de ces deux pays. Dans le premier cas, il s’est agi de fermer les yeux sur le mensonge de Bush avec la complicité de Mohamed El Baradei, concernant les armes de destructions massives soit-disant détenues par Sadam Hussein et qui vaudra a ce dernier de subir les foudres de la coalition americano-britanique. Bombardements et destructions aveugles, anterinees par Koffi Annan. Dans de second cas, le génocide rwandais, et les massacres de la MONUC, sont les hauts faits désormais epingles sur la conscience de cet africain sur qui reposait beaucoup d’espoir. Apres avoir été “mouillé” par son fils dans le scandale du “Petrole contre Nourriture” savamment prepare par ses services. Koffi Annan est parti des Nations Unies, la queue entre le jambes, consacrant l’incurie de certains hauts cadres africains noirs.

Dramane qui tient a lustrer son image a coup de milliards, reçoit ainsi une personnalité anti-ivoirienne notoire, corrompue pour le “conseiller” sur la réconciliation entre ivoiriens. Il embarque dans cette aventure, Charles Konan Banny, ancien Premier Ministre, ancien Gouverneur de la BCEAO, ancien prétendant a la présidence du PDCI, un personnage irascible et imbu qui lorgne sur le fauteuil Presidentiel.  

Comme jadis, Houphouet avait embarque Yace Philippe comme Commissaire du Gouvernement pour juger ses frères pour le soit-disant complot de 63 qui s’était avere une véritable mascarade ayant coute a Yace sa fin de carrière désastreuse.

On ne se reconcilie pas avec un adversaire maintenu dans les liens de la captivité et Ouattara l’apprendra a ses dépends. Banny veut écrire une page supplémentaire de mensonges dans cette crise a laquelle il a été incapable d’apporter une solution lorsque Jacques Chirac l’a parachute comme premier Ministre en Cote d’Ivoire.

Des salades, voici le menu qui nous sera bientôt proposé par le boucher de la Republique. Bon appétit.

Katakro

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L’ONU ET LICORNE PRENNENT LA RELEVE DES COMBATS A YOPOUGON


Côte d’Ivoire : Des bombardements à Yopougon (Témoins)

Publié le2 mai 2011 par directscoop

ABIDJAN – Plusieurs témoins, résidant  à Abidjan ont affirmé avoir entendu des détonations d’armes lourdes et « des bombardements d’hélicoptère » probablement en provenance de Yopougon (commune populaire réputée acquise au Président Laurent Gbagbo), lundi en fin d’après-midi.

Selon plusieurs sources concordantes, les tirs proviendraient de la commune de Yopougon, précisément de la base navale de Locodjro, dans le village d’Abobodoumé. Des combats seraient en cours entre combattants pro-Gbagbo et les forces soutenant Alassane Ouattara, le nouveau chef d’Etat ivoirien installé par la communauté internationale.

Les populations avaient alerté depuis quelques jours déjà, sur des manœuvres dans ce sens, dénonçant les vols de reconnaissance des hélicoptères onusiens.

Les forces d’Alassane Ouattara font face depuis la capture du Président Laurent Gbagbo à une résistance farouche de la part de ses partisans. Les nombreux assauts répétés se sont soldés par des échecs, les pro-Ouattara essuyant de sérieux revers.

Des négociations ont été engagées et ont abouti vendredi à une cérémonie de dépôt d’armes par une cinquantaine de combattants. Pour les résistants, il s’agissait de montrer leur bonne foi après tous les nombreux appels.  Pour l’essentiel de leurs revendications, les résistants exigent la cessation immédiate des exactions commises envers les populations jugées proches du Président Gbagbo.

Une vague de violences dirigées principalement contre ses proches s’était abattue suite à la capture le 11 avril du Président ivoirien investi selon les lois constitutionnelles du pays. Des centaines de personnes avaient été arrêtés « arbitrairement » puis déportées dans des camps au nord du pays.

Plusieurs centaines d’autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication. A l’ouest, toutes les organisations internationales présentes sur le terrain s’accordent sur l’existence « de massacres d’envergure dirigés contre les ressortissants Guéré proches  de Laurent Gbagbo et commises par les forces d’Alassane Ouattara».

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PREMIER CONTACT OFFICIEL DE GBAGBO


Archevêque sud-africain Desmond Tutu “Gbagbo dit qu`il faut panser les plaies du pays”

AFP-2/4/2011

Premier contact officiel avec Desmond Tutu

Le président Laurent Gbagbo a insisté pour dire qu`il fallait panser les plaies de la Côte d`Ivoire, a déclaré lundi à la presse l`archevêque sud-africain Desmond Tutu, après avoir rencontré M. Gbagbo à Korhogo (nord), dans sa résidence surveillée.Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que le président Laurent Gbagbo a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale, a déclaré Mgr Tutu, après avoir rencontré le président déchu pendant 45 mn.L`archevêque était avec l`ex-secrétaire général de l`ONU Kofi Annan et l`ancienne présidente d`Irlande et ex-Haut commissaire aux droits de l`homme de l`ONU, Mary Robinson.

Selon des sources proches de l’entretien, le President Gbagbo aurait estimée “précipitée ” la mise en place d’une Commission “Vérité et Réconciliation” la priorité  est a le sécurité des populations, puis a le reprise des activités économiques.Tout en  appelant cette Commission de ses voeux, Le President aurait remercier ses hôtes de cette visite.

Capturé le 11 avril après une nuit de bombardements intenses par les forces françaises, à la résidence présidentielle de Côte d’Ivoire, le Président Laurent Gbagbo a été déporté dans le nord du pays le 13 avril. Détenu sans aucun chef d’accusation. Aux dires des nouvelles autorités, Il ferait l’objet d’ « enquêtes préliminaires », dont les auditions devront selon toutes vraisemblance commencer ce mercredi 4 mai.

le President de la République-Laurent Gbagbo lors de son arrestation le 11 avril par la coalition ONU-LICORNE-FRCI

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COUR PENALE INTERNATIONALE-COTE D’IVOIRE


LE PROCUREUR  de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi 3 mai, selon lAgence France Presse, que ses services préparaient une demande au tribunal pour ouvrir une enquête en Cote d’Ivoire, relativement aux massacres qui ont suivi le deuxième tour de l’ élection présidentiel. L’on se souvient en effet que l’ouest de la Cote d’Ivoire a été le theatre de violences notamment a Duekoue ou les organisations internationales ont signalé le massacre de plus de 800 civils.  

M. Moreno-Ocampo avait indiqué début avril vouloir ouvrir une enquête sur des “massacres commis de façon systématique ou généralisée” en Côte d’Ivoire. Le bureau du procureur procède à “un examen préliminaire de la situation en Côte d’Ivoire et le procureur va ensuite, de sa propre initiative, demander à la Chambre préliminaire de l’autoriser à ouvrir une enquête“, indiquait un communiqué.

Mr Alassane Ouattara, président proclamé  par la Communauté
Internationale avait indiqué dans une déclaration que “
Ces massacres sont inadmissibles, indignes (…), je suis révolté“, avait-il ajouté, alors que ses partisans sont accusés d’être responsables de certaines tueries, survenues notamment fin mars à l’occasion de l’offensive victorieuse de ses combattants contre les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo lancée à partir de cette région.

Que Ouattara se souvienne que ce sont ses hommes qui sont en cause. Soro Guillaume et lui ne s’en tireront pas a si bon compte, malgré les déclarations indignées qu’ils font pour masquer leurs crimes.

Katakro

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LES DIOULAS SONT LES INDICS DES MASSACRES


Des voix se font de plus en plus nombreuses pour interpeler l’opinion sur la gravité des massacres en cours en Côte d’Ivoire contre les partisans du Président Laurent Gbagbo, capturé le 11 avril par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI (Combattants pro-Ouattara, le Président installé par la communauté internationale).

Le politologue français Michel Galy, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, a une fois de plus dénoncé, dans une « enquête » paru dimanche sur le site internet du journal français l’Humanité, la « libérianisation de la guerre ivoirienne ».

Selon le chercheur, « à Daloa et Gagnoa, des Dioulas, qui forment la moitié de la population urbaine, servent d’indicateurs et de relais de violence à l’armée du camp Ouattara pour persécuter, au-delà des militants FPI, les ressortissants de trois peuples réputés proches de l’ancien pouvoir, Attiés, Bétés et Guérés, dont les victimes pourraient déjà se compter par milliers ».

Concernant les massacres de Duékoué (près d’un millier de victimes en l’espace de 2 jours), Michel Galy estime que « ces terribles crimes de guerre pourraient être requalifiés en génocide ».

«Comme au Rwanda en 2004, des cartes d’identité jonchent la ville autour des cadavres des victimes : les noms et lieux de naissance ont permis aux tueurs de repérer les membres de l’ethnie
guéré, partisans de Gbagbo…», explique-t-il.

Une vague de violences dirigées principalement contre les proches du Président Laurent Gbagbo a lieu en Côte d’Ivoire depuis sa capture le 11 avril. Plusieurs personnalités personnes sont arrêtées « arbitrairement » et incarcérées sans motif à Abidjan et au nord du pays. Plusieurs centaines d’autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication.

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_172776562758315&id=193475794021725#!/profile.php?id=100000425158729
extraits lus sur Directscoop

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LE PRIX DE LA VICTOIRE: PLUS DE DIX MILLE MORTS


ENFIN OUATTARA

PRESIDENT

Considérant qu`il convient de rappeler qu`au terme du paragraphe 6 de la 259e réunion susvisée que les conclusions du groupe de haut niveau de l`Union africaine seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées

Considérant que le Conseil de paix et de sécurité en sa 270e réunion tenue le 5 avril 2011 a reconduit les précédentes décisions sur la Côte d`Ivoire, à savoir, celles issues de sa 259e et 265e réunions tenues respectivement les 28 janvier et 10 mars 2011 et reconnu M. Alassane Ouattara comme le président de la République de Côte d`Ivoire
Décide :

Article 1er : le Conseil constitutionnel fait siennes les décisions du Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine sur le règlement de la crise en Côte d`Ivoire

Article 2 : proclame M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d`Ivoire

Article 3 : en raison des circonstances exceptionnelles, le Conseil constitutionnel, prend acte des décisions prises par M Alassane Ouattara, président de la République de Côte d`Ivoire et les déclare valides. Le Conseil constitutionnel invite le président Alassane Ouattara à prêter serment en audience solennelle dans les meilleurs délais

Article 4 : toutes décisions contraires à la présente sont nulles et de nul effet

Article 5 : la présente décision sera affichée et publiée au Journal officiel de Côte d`Ivoire

Délibéré du Conseil constitutionnel en sa séance du 4 mai 2011″

LE PRESIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL Paul Yao Ndre vient de donner l’onction a Alassane Dramane Ouattara, Le prix de la victoire est le sang verse des ivoiriens, des innocents qui par milliers ont donner leur vie pour accueillir le nouveau president. Le jour viendra ou chacun devra rendre compte de ses forfaits. Comme dirait l’autre, bienvenue en enfer.

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HUMILIATION ET RECONCILIATION: QUEL PARDON?



HUMILIATION ET RECONCILIATION

Dans le processus de reconciliation, les nouvelles autorites du pays devront faire leur mea culpa; mais les plaies sont si béantes et les douleurs si profondes que nul ne saurait avoir de recette sinon de regarder a l’Amour de Dieu. Que Dieu nous pardonne afin que les coeurs soient pansés.

Un bonbon!!!donnez lui bonbon!!!Comme si l’homme pouvait encore, vu son état calamiteux, mettre la moindre hostie dans son gosier!!!!
Dacoury Tabley, Strauss kahn Africain, ex gouverneur de la BECEAO et proche du président Gbagbo a vécu, à n’en pas douter, les heures les plus sombres de toute son existence!!!!
Vilipendé, molesté, déshabillé et tabassé sans retenue, l’homme semble proche de la mort.
Quelle scène ahurissante que cette femme qui veut à tout prix lui faire sucer un bonbon devant les caméras pour “prouver” au monde entier que ce dernier est entre de bonnes mains et……..”que l’on se soucie de sa santé et de son bien être” !!!!
Apparemment, Dacoury Tabley a payé sa totale allégeance au (toujours) président Laurent Gbagbo.
En effet, Alassane Ouattara lui avait à maintes fois ordonné de ne pas procéder au versement de salaire des fonctionnaires, pendant la période des fêtes de Noël.
Dacoury Tabley avait choisit d’ignorer les relances successives du président désigné par la Communauté internationale et de suivre le président élu par le conseil constitutionnel de Côte d’ivoire.Une décision tout à fait pleine de bon sens au regard du droit en la matière.
Oui mais voilà, le droit en Afrique, qui s’en soucie???

regarder la video

lire le blog de Yann-Yéc’han. site http://criseivoirienne.weebly.com/

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OUATTARA LE SERMENT LAVE -T-IL LE DOUTE?


“Satan nous a possédés tous

aurait déclaré le President du Conseil Constitutionnel Paul Yao Ndre


PARIS, Un conseiller du président ivoirien déchu Laurent

Gbagbo a estimé vendredi dans un communiqué qu`il n`existait “aucune base
légale sérieuse” à la proclamation d`Alassane Ouattara comme président de Côte
d`Ivoire, décision qui crée, selon lui, “un précédent fâcheux” en Afrique.
“Il n`existe aucune base légale sérieuse à la décision du Conseil
constitutionnel (…). Cette proclamation est une vraie aberration juridique,
politique et historique”, affirme Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo
basé à Paris, dans un communiqué transmis à l`AFP.
Le Conseil constitutionnel a proclamé jeudi Alassane Ouattara président
après avoir “fait siennes” les décisions “contraignantes” prises par l`Union
africaine (UA) qui avait reconnu M. Ouattara comme nouveau président et
pressait M. Gbagbo de quitter le pouvoir. Il a finalement été arrêté le 11
avril.
Le 3 décembre 2010, le même Conseil constitutionnel, réputé acquis à
Laurent Gbagbo, avait ouvert la plus grave crise de l`histoire du pays en
proclamant le sortant réélu, invalidant les résultats de la commission
électorale indépendante, certifiés par l`ONU, qui donnaient M. Ouattara
vainqueur.
Toussaint Alain affirme que selon la Constitution ivoirienne, “les
décisions du Conseil constitutionnel sont insusceptibles de recours” et qu`il
ne “peut pas s`auto-saisir en annulant la décision prise en décembre”.
Le conseiller affirme que la Côte d`Ivoire “se retrouve avec +deux
présidents de la République+”: “L`un, Laurent Gbagbo, vainqueur de l`élection
présidentielle de novembre 2010. L`autre, Alassane Ouattara, vainqueur de la
campagne militaire post-électorale”.
“Cette forfaiture est un précédent fâcheux. Elle créé de facto une
jurisprudence Ouattara, lourde de conséquences pour l`avenir de la démocratie
et des processus électoraux en Côte d`Ivoire et en Afrique”, conclut-il.

Ainsi donc Alassane Ouattara a décidé d’organiser un nouveau coup d’Etat en Côte d’Ivoire, cette fois-ci constitutionnel, après ceux de 1999, 2002 et 2010. La décision du Président du Conseil Constitutionnel ivoirien de « l’investir » le vendredi 6 mai 2011, en dépit de la contradiction à sa première décision favorable à Gbagbo est un non sens.

Nous serions tentés d’accuser le Président du Conseil Constitutionnel de la RCI si des informations concordantes ne nous avaient pas révélé que Monsieur Ouattara faisait pression sur lui en menaçant sa famille. Alassane Ouattara aurait également menacé d’exécuter l’otage du nord, s’il n’était pas investi dans les plus brefs délais. Il faut croire que le refus des chefs traditionnels de Yamoussoukro d’accueillir monsieur Ouattara sur leurs terres pour une éventuelle investiture le 21 mai 2011 en présence de 21 chefs d’Etats, dont Nicolas Sarkozy, a fait prendre conscience à l’ancien dirigeant du FMI, désormais maître d’Abdjan, qu’il lui était imprudent d’attendre.

Ouattara sera donc « investi » à Abidjan, loin du faste et du décorum, assumant sa forfaiture devant le peuple ivoirien et l’opinion africaine.

L’ONUCI et la licorne française ont bombardé des civils.

L’ « investiture » de Ouattara suit donc immédiatement les massacres épouvantables à Yopougon, gigantesque quartier d’Abidjan resté fidèle au Président Gbagbo, reconnus par Guillaume Soro et opérés à l’aide d’hélicoptères des Nations Unies et de l’armée française, sans aucun mandat international.

Les partisans de Laurent Gbagbo auront donc subit le feu international pendant des journées et des nuits entières, dans l’indifférence du monde occidental et de la presse étrangère.

Cette « investiture » est bien un coup d’Etat constitutionnel : les institutions ivoiriennes ne peuvent pas reconnaître deux Chefs d’Etat en même temps puisque Laurent Gbagbo, investi par la même cour constitutionnelle :

- N’a pas démissionné

- N’a pas fait de passation de pouvoir

- N’a pas été démis de ses fonctions par les institutions ivoiriennes

- N’est pas mort…

Ces différentes options entraîneraient normalement une vacance du pouvoir et de nouvelles élections.

Monsieur Ouattara n’a visiblement pas l’intention de retourner devant les urnes… ce qui explique probablement pourquoi il veut prêter serment à tout prix afin de pouvoir affirmer, en cas d’application de l’une ou l’autre des quatre options, qu’il est l’unique Président en fonction de la Côte d’Ivoire. Restera à savoir si il parviendra à obtenir l’une des trois premières options ou s’il ne lui restera comme issue que préparer l’élimination de Monsieur Gbagbo, l’otage du nord, sous quelque motif farfelu…

in ivoirian.net

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ZIEGLER:OUATTARA UN MERCENAIRE


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GBAGBO:LA TRAQUE D’UN DEMOCRATE


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LA FORFAITURE DE YAO NDRE


DE L’AVIS DU COPACI

-COURANT DE PENSEE ET D’ACTION EN COTE D’IVOIRE-

Le projet d’investiture de M. Ouattara par M.YAO Paul N’Dré met celui-ci en contradiction avec ses propos antérieurs et l’engage sur la voie de la trahison. A l’occasion de la sortie officielle de la 49ème promotion de l’Ecole Normale Supérieure, le Président du Conseil constitutionnel, dans son discours, évoquait la nécessité de bâtir un Etat démocratique, moderne et souverain et la nécessité de respecter la Constitution. «(…) L’accession au pouvoir par le suffrage universel légitime, disait-il, le pouvoir d’Etat et son dépositaire. Ensuite, l’avènement d’un Etat démocratique requiert un environnement propice et la mise en place d’institutions fortes, ointes par la légitimité et la légalité, et l’existence de règles devant favoriser l’intervention des citoyens dans toutes les cellules sociales quant à la prise des décisions. (..)Le règne de la loi, notamment la Constitution, est concomitant à l’émergence d’un Etat démocratique et moderne. Les producteurs de la loi, tous les citoyens et tous ceux qui vivent sur le territoire national doivent être soumis à la loi. C’est l’Etat de droit. (…)Il est donc indispensable que la souveraineté, la Constitution ainsi que les Institutions soient respectées et, au besoin, protégées pour inscrire l’Etat démocratique dans la modernité pour le développement durable. Et c’est ce que les Ivoiriens ne cessent de faire depuis la crise du 19 septembre 2002. (…)C’est à ce prix que nous bâtirons ensemble, dans un élan collectif, un Etat démocratique, moderne et souverain ivoirien pour un respect de sa loi fondamentale, de sa Constitution, de l’état de droit, des droits humains et de sa souveraineté. C’est un impératif dû par tout citoyen ivoirien. C’est pourquoi, nous devons résister et résister, lutter et lutter pour vaincre.» Après avoir avoué son attachement à la légalité constitutionnelle et à l’Etat de droit, le Président du Conseil constitutionnel va-t-il violer la Constitution ivoirienne en son article 98 ? Après avoir appelé à la résistance et à la lutte pour la souveraineté de la Côte-d’Ivoire et le respect de sa Constitution, va-t-il se résigner et abandonner la lutte ?


Encore une fois, faut-il rappeler à M. YAO N’Dré Paul que l’article 98 de la Constitution stipule clairement que « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale. ». Vu cet article 98 de la Constitution, malgré sa qualité de Président du Conseil constitutionnel, il ne peut annuler la décision N° CI-2010-EP-34/03-12/CC/SG par laquelle cette institution a proclamé, en son article 3, Laurent Gbagbo Président de la République de Côte-d’Ivoire. Une annulation de cette décision ne sera rien d’autre que l’opération d’un viol juridique scandaleux, ridicule et absurde.

Nous sommes curieux de savoir par quelle argutie, acrobatie ou prestidigitation juridique le Président du Conseil constitutionnel pourra librement proclamer et investir Ouattara comme le Président de la République de Côte-d’Ivoire. En tout état de cause, toute prestidigitation juridique de légitimation constitutionnelle de M. Ouattara ne s’inscrira que dans la pure illégalité et sera par conséquent nulle et de nul effet.

Le Président du Conseil constitutionnel investira-t-il M. Ouattara contre son gré, en cédant aux contraintes, pressions et menaces ? La réponse affirmative à cette interrogation hypothétique confirmera davantage la nullité d’un tel acte conformément au code civil ivoirien en ses articles 1111, 1112 et 1113 qui rend nulle et de nul effet toute obligation ou tout acte consenti sous l’effet de la violence et des menaces.

“Satan nous a possédés tous”

aurait déclaré le President du Conseil Constitutionnel Paul Yao Ndre

« Considérant qu`il convient de rappeler qu`au terme du paragraphe 6 de la 259e réunion susvisée que les conclusions du groupe de haut niveau de l`Union africaine seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées

Considérant que le Conseil de paix et de sécurité en sa 270e réunion tenue le 5 avril 2011 a reconduit les précédentes décisions sur la Côte d`Ivoire, à savoir, celles issues de sa 259e et 265e réunions tenues respectivement les 28 janvier et 10 mars 2011 et reconnu M. Alassane Ouattara comme le président de la République de Côte d`Ivoire
Décide :

Article 1er : le Conseil constitutionnel fait siennes les décisions du Conseil de paix et de sécurité de l`Union africaine sur le règlement de la crise en Côte d`Ivoire

Article 2 : proclame M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d`Ivoire

Article 3 : en raison des circonstances exceptionnelles, le Conseil constitutionnel, prend acte des décisions prises par M Alassane Ouattara, président de la République de Côte d`Ivoire et les déclare valides. Le Conseil constitutionnel invite le président Alassane Ouattara à prêter serment en audience solennelle dans les meilleurs délais

Article 4 : toutes décisions contraires à la présente sont nulles et de nul effet

Article 5 : la présente décision sera affichée et publiée au Journal officiel de Côte d`Ivoire

Délibéré du Conseil constitutionnel en sa séance du 4 mai 2011″

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“Le tort d’Houphouet-Boigny est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara” Dixit Venance Konan


Le nouveau DG du Groupe Fraternité matin, contraint de se dédire  après avoir chanté l’Ivoirité pour Bédié contre Ouattara pendant dix ans.

Tous les caméléons ivoiriens, et ils sont nombreux, sortent de leurs tanières et se font coudre de nouveaux habits. Comment Ouattara peut-il avoir confiance  en de tels énergumènes qui sont capables de vendre père et mère pour de la pitance? Il devra dormir d’un seul oeil et tenir tout ce beau monde en respect.

Il est intéressant de relire les propos  a peine voilés de ces marmitons. Retour dans un passé récent.


De nombreuses personnes, souvent très proches du PDCI disent que ce qui les gènes dans ce code électoral en discussion en ce moment est qu’il semble dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara. Les gens du PDCI s’en défendent. Pour ma part, je pense que si ce code électoral était dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara ce serait une très bonne chose.Pourquoi ne dit-on pas que ce code électoral est dirigé contre Monsieur Gbagbo Laurent (qui lui a déjà déclaré qu’il sera candidat à a Présidence et affirme avoir le plus grand parti de Côte d’Ivoire) ou Monsieur WODIE, ou Monsieur Gueu Dro, ou moi ? Pourquoi seulement Alassane Ouattara alors qu’il n’a jamais dit qu’il briguera la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, c’est parce que ceux qui le soutiennent et ceux qui le soutienne et ceux qui ne le soutiennent pas savent qu’il est celui qui a un problème de nationalité. Alassane Ouattara affirme être un ivoirien. C’est sans doute vrai. Mais il est un fait qu’à une certaine période de sa vie, il porta la nationalité du Burkina Faso actuel. Fut-il d’abord ivoirien, puis burkinabé avant de redevenir ivoiriens ? Est-ce parce que l’un de ses parents était burkinabè, si c’est le cas, nous constatons simplement qu’il eut des liens et des sentiments très forts avec ce pays pour s’en réclamer ressortissant. Pourquoi les ivoiriens doivent-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le patriotisme n’est pas exclusivement ivoirien ? Au nom de quel principe ?

A-t-il pris la nationalité burkinabé simplement parce que ça lui permettait d’entrer au FMI et à la BCEAO ?, si c’est le cas c’est un aventurier dont le patriotisme fluctue au gré de ses intérêts. Pourquoi les ivoiriens devraient-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le nationalisme varie selon l’air du temps ? Au nom de quel principe ?

Gbagbo Laurent et Djeny Kobina disent que cette loi est raciste, xénophobe etc que tous ceux qui ont la nationalité ivoirienne même s’ils ont été naturalisés hier doivent être candidats à la Présidence. Ignorons-nous que de nombreux ivoiriens vivant en France font tout aujourd’hui pour avoir la nationalité française afin d’échapper aux foudres de la police de Pasqua, ceux-là seront-ils fondés à briguer un jour la présidence française ? Ignorons-nous que de nombreux Guinéens, burkinabè, Maliens, Camerounais, Zaïrois, Nigérians font tout pour avoir la nationalité ivoirienne pour aller travailler dans des organismes internationaux, pour entrer en Europe (parce que s’ils disent leur vraie nationalité ils sont aussitôt suspects) ou pour venir vivre et travailler chez nous, combien de fois ivoir’soir n’a-t-il pas parlé des trafics de fausses pièces d’identité,

Est-ce d’être raciste et xénophobe que de prendre un minimum de précautions pour que notre pays ne tombe pas aux mains d’aventuriers, est-ce aller trop long que d’exiger que le père et la mère au moins soient ivoiriens pour être sûr que celui qui dirigera notre pays n’aura pas un coeur qui balance ailleurs, les ivoiriens savent-ils qu’ailleurs on exige que les parents eux-mêmes soient de père et mère nationaux pour briguer la présidence. On a aussi beaucoup commenté la disposition qui dit qu’il faut avoir résidé de façon continue en Côte d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des élections, pour déduire qu’elle vise Alassane Ouattara. On a oublié de lire le paragraphe suivant qui dit que cette disposition ne s’applique pas aux ivoiriens choisis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour servir dans des organisations internationales. Rappelons que lorsque Monsieur Alassane Ouattara allait au FMI, le gouvernement avait dit que c’était lui qui l’avait choisi. Et c’était ceux qui le supportent aujourd’hui, à savoir Gbagbo Laurent et Djeny Kobina, qui disaient que c’étaient faux, qu’il y était par ses propres mérites. Qui dit vrai aujourd’hui ? S’il y a été envoyé par la Côte d’Ivoire il est évident qu’il n’est pas visé par cette disposition. Donc où est le problème, s’il a décidé tout seul aller se mettre au service du FMI ? Pourquoi cela nous sera-t-il opposable aujourd’hui ?

Pourquoi le candidat doit-il avoir résidé au moins 5 ans dans le pays avant les élections, ceux qui ont suivi les dernières élections en Pologne ont la réponse. Vous vous en souvenez, un polonais qui avait vécu toute sa vie au canada a débarqué et s’est présenté à la candidature. Il a distribué des millions, promis la lune aux polonais et a mis Lech Walesa en ballotage après avoir battu le Premier Ministre Tadeuz Mazowiescki. Il s’en est fallu de peu qu’il ne devienne Président. Et l’on s’est rendu compte après qu’il n’était qu’un escroc. Il a disparu de la circulation après. La Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de prendre un tel risque, Je pense que nous devons arrêter de voir Bédié, Alassane ou Gbagbo dans cette affaire de code électoral. Nous devons arrêter de voir nos ethnies, nos régions et nos religions dans cette affaire. Nous ne devons voir que la Côte d’Ivoire. La nôtre, celle de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos arrière-petits-enfants. La Côte d’Ivoire éternelle. Si nous confions notre pays à des mains peu sûres et qu’il se brise, il n’y aura aucune ethnie ou religion qui sera épargnée. Et c’est aujourd’hui que nous devons poser les règles de cette Côte d’Ivoire que nous voulons solide. Et je crois que nous devons aujourd’hui remercier Alassane Ouattara de nous avoir permis d’ouvrir les yeux sur notre réalité, notre ivoirité. Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui. Et Messieurs Gbagbo et Kobina veulent que nous continuions dans cette voie dangereuse, au mon de quel principe ?

Nous sommes panafricanistes. Nous sommes fermement convaincus que l’intégration est notre voie de salut. Mais l’intégration suppose que nous marchions tous du même pas. Toutes nos boutiques sont tenues par des Mauritaniens. Allez essayer d’ouvrir une boutique en Mauritanie. Ou au Nigeria. Ou au Ghana. Essayer d’aller au Gabon sans visa. L’intégration suppose que tous les pays candidats à cette intégration se fixent des règles communes et des objectifs à atteindre et que tout le monde respecte ces règles. Mais on ne peut pas demander à l’un de perdre son identité au profit des autres.

Alors ce code électoral vise Alassane Ouattara, Oui, et alors, il n’est pas le seul. Mais il y a aussi des millions d’ivoiriens de souche, de père et de mère et arrière grands-parents ivoiriens, qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité et qui ont consacré toute leur vie à bâtir ce pays. Pourquoi ne parle-t-on pas de ceux-là ?

On dit aussi qu’Alassane Ouattara fut Premier Ministre. Et que cela lui donne une légitimité pour briguer la présidence. D’abord il n’a pas été élu Premier Ministre. Et le débat actuel porte sur la présidence. Et, rappelons-le-encore, ceux qui le combattirent le plus violemment parce qu’il était Burkinabè. Mais tout ça c’était une autre époque. Celle où les ivoiriens toléraient beaucoup de choses. Il y en a une autre qui commence où les ivoiriens veulent conduire eux-mêmes leurs affaires.

Venance KONAN Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

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LE LAPSUS DU JOURNAL”le PATRIOTE”


GBAGBO DEPORTE A LA PRESIDENCE A KHOROGO

Dans sa livraison du 7 avril sous la plume de Mack Dakota, un lapsus révélateur s’est glissé “involontairement” dans le texte du reporter.

“Laurent Gbagbo a été auditionné en présence de son médecin personnel”. C’est ce qu’a déclaré le Procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi, le samedi 07 mai, au sortir de la présidence de Korhogo où le président déchu Laurent Gbagbo est assigné à résidence depuis sa déportation dans la cité du Poro”.

En effet, doit -on comprendre que Laurent Gbagbo réside a la PRESIDENCE de Korhogo capitale de la “République du Nord” depuis que la Cote d’Ivoire est occupée par les rebelles armés de Soro Guillaume? ou est-ce un amalgame imposé par la grande confusion qui règne en Cote d’Ivoire? La Cote d’Ivoire a donc deux Présidents comme l’atteste la récente prestation de serment d’Alassane Ouattara devant Yao Ndre?

Mais rassurez vous, il s’agit de la Résidence Départementale du Chef de l’Etat, résidence construite par Houphouet-Boigny dans  chacun des Départements, chef lieu de Région. Celle de Korhogo a été rénovée dans le cadre des tournées du President Gbagbo dans le Nord. Merci a ” le Patriote” de nous faire savoir que Laurent Gbagbo reçoit toujours a la Présidence.

Katakro

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EXACTIONS ET PILLAGES A YOPOUGON


Delation, pillage, perquisitions et exécutions sommaires à Yopougon

 
Après avoir délogé les miliciens et les mercenaires des dernières poches de résistance dans la commune de Yopougon, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) continuent de ratisser pour garantir la sécurité et rassurer les Ivoiriens pour le retour à leurs domiciles respectifs. Malheureusement, certaines personnes en tenues militaires floquées FRCI se livrent à des perquisitions de domiciles et à des exécutions sommaires dans les quartiers sous le contrôle des hommes du Premier ministre, ministre de la Défense, Guillaume Soro. On parle même de la chasse aux Guéré et aux Bété. Voici ce qu’il nous a été donné de constater par nous-mêmes, dans le sous-quartier Koweit, aux Toits Rouges.

Le samedi 7 mai dernier, 4è jour de mise sous le contrôle des FRCI des quartiers comme Locodjro, Abobo-Doumé, Koweït, Camp Militaires, Toits rouges et autres derniers bastions des résistants mercenaires et miliciens à la solde de l’ex-président Laurent Gbagbo, ceux qui avaient fui ces quartiers à cause de la terreur des tueurs de LMP tentent de retrouver leurs maisons après des mois d’absence. Mais en même temps, certains habitants quittaient les quartiers pour se refugier ailleurs. Ce qui paraissait bizarre. Comment pouvaient-ils fuir la sécurité revenue dans leur quartier ?

Nous approchons une dame prénommée Stéphanie qui avait son baluchon sur la tête. A la question de savoir pourquoi elle quittait le quartier alors que les FRCI en étaient désormais maîtres ? Elle répond : “Nous ne pouvons plus rester ici. Vous-mêmes, vous devez quitter aussi le quartier, parce qu’on recherche les Guéré et les Bété pour les tuer. On dit que les miliciens étaient des Guéré et les Bété les ont aidés”. Plus loin, nous constatons un attroupement de femmes en majorité nordistes. Une parmi elle disait : “Les Guéré ont tué mon fils, il faut qu’ils paient tous”. Alors intervient un homme d’un certain âge, M. Péhé. “Mais, madame, ce que vous dites-là est très grave. Pensez-vous que toute une ethnie doit payer pour les agissements de quelques uns ? Moi-même, je suis Guéré mais je ne suis pas pro-Gbagbo (Ndlr : il montre sa carte de membre du RDR)”, a-t-il dit avant d’ajouter : “Si vous voulez déclarer la guerre aux Guéré, commencez par Anne Ouloto et tous les autres Guéré collaborateurs d’ADO. Vous connaissez tous ceux qui ont commis des actes de tuerie dans ce quartier. Il ne faut pas se tromper d’adversaire et mélanger tout le monde”. La dame s’est excusée parce qu’elle n’a pas été suivie par tous ceux qui étaient présents et qui l’ont très vite ramenée à la raison.

Après quelques heures dans le quartier, des véhicules de type 4×4 arrivent. Des éléments des FRCI ? On pourrait le croire, car sur tous ces véhicules, il était floqué avec du papier et des stylos à bille : FRCI. Sur indication d’un jeune homme du quartier, les hommes en tenues se rendent dans une cour commune de 3 appartements. Et on entend le jeune indic dire : “C’est lui. C’est lui qui distribuait des armes aux miliciens”. Un homme dans la cinquantaine était assis devant sa porte sur une chaise en plastique. M. Talé, un Bété de Gagnoa. Sans l’interroger, deux éléments en armes se dirigent vers sa maison, fracturent la porte à la recherche d’armes, quand un autre saisit l’homme et donne des coups violents. Son voisin qui se prénomme Darius (un autre Bété) avait l’oreille en sang après avoir lui aussi reçu des coups de cross de fusil. “Embarquez-les”, crie celui qui semblait être le chef du groupe. C’est alors qu’interviennent les populations qui connaissaient bien les deux hommes. “Nous les connaissons. Ils ne sont pas liés aux miliciens. Ils ont même fui le quartier quand les Libériens et les miliciens ont pris le quartier pour en faire leur base. Cela fait plus de deux mois qu’ils ne sont pas ici au quartier. C’est aujourd’hui (Ndlr : samedi 7 mai) qu’ils sont revenus voir l’état de leurs maisons et chercher à revenir y habiter”, a dit une dame. Ce qui a été renchéri par les autres habitants présents. La dame a alors, après le départ des hommes en armes, conseillé à M. Talé et à Darius de quitter momentanément le quartier. Cependant, aucune arme n’a été retrouvée chez ces personnes, mais leurs téléphones portables leur ont été confisqués par un élément.

Ces éléments FRCI (?) ont entrepris des fouilles des maisons en l’absence des propriétaires, toujours sur indications des jeunes. Comme quoi, des armes seraient stockées dans ces maisons. Toutefois, aucune arme n’a été trouvée. Mais ces maisons, sont restées ouvertes et pillées par des jeunes gens du quartier.

A côté de ces faits, des ex-miliciens et bien d’autres supposés en rapport avec eux ont été exécutés le jeudi et le vendredi, dont les corps (au moins 6) sont encore visibles dans les rues, des jours après le contrôle du secteur par les FRCI. Aujourd’hui, il n’y a plus de combat, donc les ratissages devraient permettre d’arrêter les ex-combattants pour qu’ils répondent de leurs actes au lieu de les exécuter systématiquement sur indications ou simple délation.

C’est donc le lieu d’interpeller les responsables des FRCI dont le travail louable risque d’être terni par les agissements d’hommes en armes et se faisant passer pour des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui devraient, par leurs agissements rassurer les populations à retourner chez elles. Surtout que des perquisitions ne sont pas encore autorisées par la hiérarchie militaire. Vigilance, vigilance, vigilance !!!

GUY TRESSIA in le Mandat/www.abidjandirect.net

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LE PDCI AVAIT PREPARE LA CHIENLIT


Lorsque la date de la présidentielle fut fixée au 31 octobre 2010, la réaction  de Djédjé Mady (SG Pdci)  fut tres claire: «Il n’y aura pas de désarmement zéro avant les élections. Celui qui attend ça ne fait que rêver»

Ces propos de Monsieur Alphonse Djédjé Mady (SG Pdci) recueillis par Ange Hermann GNANIH, le Jeudi, 05 Août 2010 auraient du mettre la puce a l’oreille des refondateurs. La cause était entendue et depuis Paris, les préparatifs allaient bon train, comme l’attestent la divulgation des documents des services secrets francais publiés par Inner City Press.

L’assurance affichee dans les propos du SG du PDCI etait donc fondee.

Aujourd’hui, il ne fait plus de doute que le RHDP soit le principal instigateur de cette folie meurtrière dont les FRCI étaient le bras arme. Pour la leçon, les ‘stratèges’ devraient retenir qu’il est toujours bon de prévenir que de chercher la guerison.

Ave Cesar!

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LA VERITE POUR LES DOCUMENTAIRES


BIENTOT LES DOCUMENTAIRES RETABLIRONT LA VERITE

http://www.dailymotion.com/video/xiljmr_gregory-protche-du-gri-gri-international-sur-le-traitement-mediatique-de-la-crise-ivoirienne_news

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XI-IV-2011 : ARRESTATION DE GBAGBO UN MOIS DEJA


MA LETTRE AU PRESIDENT L.GBAGBO

Monsieur le President

Un mois déjà,le 11 avril 2011, que vous avez été arrêté par les forces françaises,et onusiennes, pour être remis a vos bourreaux des Forces «républicaines», ce machin composé d’assassins et autres ramassis de criminels en tout genre, qui devient la nouvelle «armée» du Pays. Vous avez souhaité que les armes se taisent, c’est chose faite. Vous avez appris qu’ a Yopougon, les populations  ont été massacrées au prétexte de sécurisation. L’ONUCI a de nouveau utilisé ses hélicoptères MI24, appuyé par les légionnaires français. C’est l’horreur. l’Association « SURVIE» déclarait le 10 avril dernier: «La France et l’ONU ont finalement décidé d’intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d’Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n’est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne….»

Un mois après, plus personne ne s’intéresse au cas ivoirien, car l’imbroglio est si dense et si complexe: une véritable boite de pandore: -Un complot bien planifié  par la France ayant bénéficié du silence meurtrier des gouvernements  africains a de rares exceptions près et de la machine infernale des Nations Unies,  partie au conflit, a la fois juge partial et pompier par ses «soldats» des droits de “l’Homme”, dépêchés pour couvrir certains crimes du pouvoir et maquiller ceux dont on a trop parle dans l’Ouest ivoirien,tout en vous attribuant le tout-venant.

  • Les médias occidentaux, aveuglés par les «feux de la rampe» et volontairement muets sur cette grossière opération de «mise au pas» d’un pays récalcitrant, ont banalisé  en fait divers, le génocide qui se déroule dans le pays.

  • Les contorsions des institutions ivoiriennes malmenées par les “experts” du politiquement correct ont achevé de révéler a tout le pays, non seulement les faiblesses des hommes que vous avez choisi, mais également le peu de respect que l’on pouvait attendre d’eux dans l’application de notre Constitution.

  • Une autre parodie se prépare, la «Commission Dialogue Vérité et Réconciliation» confiée a un trio de vos opposants les plus acharnes :Charles Banny,(PDCI) le Cheik Bakary et Mgr Ahouana, tous deux radicalistes religieux anti-évangéliques en habits d’agneaux.

  • arrestations arbitraires, inculpations sans fondement, bref tout pour humilier davantage ceux qui ont péché par loyauté ou par fidélité a votre personne.Nombreux sont également ceux qui ont fui la répression rampante du nouveau régime.

  • Les partis politiques sont réduits a la clandestinité; la presse est bien bâillonnée ou aux ordres…..la démocratie et la pluralité d’expression sont jetés au feu de la nouvelle dictature.Le President Ouattara

Pour le reste Monsieur le Président, c’est le folklore des républiques bananieres: chasse aux sorcières, délations a tour de bras, mensonges, privations de jouissance, alliances ethniques, etc. La vie a repris car les ivoiriens ne demandaient qu’a vivre tranquilles. Certains a la recherche de postes, marchent sur les corps encore chauds de leurs compatriotes et sur leur propre honneur, ou du moins ce qu’il leur en reste. Nous attendons et souhaitons que l’apaisement soit dans les coeurs afin qu’en toute lucidité, les uns et les autres prennent leurs responsabilités. L’Histoire nous jugera. Mais la lutte continue; gardez la Foi car Dieu est fidèle.

Katakro

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Côte d’Ivoire :CLARIFICATIONS SUR LE ROLE DE l’ONU ET DE LA FRANCE


L’ASSOCIATION “SURVIE FRANCE” RECLAME DES CLARIFICATIONS

L’attention internationale semble s’être détournée de la Côte d’Ivoire, beaucoup considérant que l’arrestation de Laurent Gbagbo a mis un terme à la crise ivoirienne. Pourtant, les menaces sur les populations de l’ouest et d’Abidjan n’ont pas cessé et le processus de réconciliation qui se dessine ne laisse pas présager la fin de l’impunité. L’association Survie signale l’existence de documents qui jettent le trouble sur le rôle de la France et de l’ONU dans la crise ivoirienne et invite les représentants concernés à donner les clarifications nécessaires.

L’association Survie s’inquiète du contenu des documents publiés, les 8 et 13 avril, par le juriste et journaliste Matthew Lee sur son blog Inner City Press [1]. Ces documents – d’origine française selon le journaliste – jettent le discrédit sur l’action de la France et de l’ONU en Côte d’Ivoire. Charles Konan Banny et Kofi Annan, aujourd’hui impliqués dans le processus de réconciliation, s’y retrouvent mêlés à une « opération non confirmée » que devaient préparer « Licorne et les casques bleus », destinée à « contrer les partisans du processus de paix » [2]. La nomination, à la tête de la « Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation », de Charles Konan Banny, homme politique aux ambitions présidentielles, au détriment d’un juriste reconnu ou d’un représentant de la société civile, n’offre aucune garantie d’indépendance. En outre, l’absence du mot « Justice » dans le libellé de cette commission est un très mauvais signe adressé aux populations qui sont toujours en grand danger.

Par ailleurs, si l’on note la publication du rapport S/2011/271 du Groupe d’Experts de l’ONU, dont l’association Survie signalait, dans son communiqué du 6 avril, le blocage depuis le mois de septembre, il convient de dénoncer le retard inacceptable avec lequel il est rendu public. À la lecture de ce rapport, on regrette que le Comité des sanctions de l’ONU n’ait pas alerté le Conseil de Sécurité des conditions inappropriées dans lesquelles le scrutin présidentiel allait se dérouler. Les experts montrent que, loin de se préparer au désarmement avant les élections, comme l’exigeaient les accords de Ouagadougou, les Forces Nouvelles favorables à Alassane Ouattara préparaient la reprise du conflit armé qu’elles avaient déclenché en 2002. Le désarmement faisait pourtant partie intégrante du mandat des casques bleus et de la force française Licorne. Il devait aussi être un élément essentiel de la certification de l’ONU dans le processus de sortie de crise. Le réarmement des Forces Nouvelles et leur refus croissant des inspections de l’ONU avaient d’ailleurs amené les experts à suggérer la prise de sanctions contre deux commandants de zone [3]. Loin d’être inquiétés, l’un a mené l’offensive récente dans l’ouest et l’autre des combats dans Abidjan sans que personne ne s’en émeuve [4] ! Lors de la révision de la liste des personnes sanctionnées le 30 mars, le Conseil de Sécurité a ignoré ces suggestions du Groupe d’Experts.

Il semble, par ailleurs, que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a toujours pas rendu public le rapport de la commission d’enquête internationale sur les violations des droits humains au début de la crise ivoirienne [5], remis au Conseil en décembre 2004. Celui-ci permettrait pourtant de savoir si des exactions ont alors été commises ou couvertes par certains des acteurs politiques et militaires actuels : il en va de la lutte contre l’impunité et de la crédibilité de l’Organisation des Nations Unies.

Aussi, l’association Survie :

  • demande des explications à la diplomatie française et l’ONU sur le contenu des documents diffusés par Inner City Press les 8 et 13 avril. En l’absence de réaction, ces documents, qui ternissent l’action de la communauté internationale et des forces impartiales en Côte d’Ivoire, seront tenus pour authentiques.
  • salue, enfin, la publication du rapport du Groupe d’Experts S/2011/271, discrètement bloqué depuis le mois de septembre, mais regrette que le Comité des Sanctions de l’ONU n’ait pas alerté le Conseil de sécurité de l’ONU que, loin du désarmement prévu avant les élections, les belligérants se réarmaient, et s’inquiète que lors de la révision de la liste des personnes sanctionnées, le même Comité ait ignoré les suggestions du Groupe d’Experts (cf. S/2011/271 §443).
  • exhorte le Conseil de Sécurité de l’ONU à rendre public le rapport de la commission d’enquête internationale sur les violations des droits humains au début de la crise ivoirienne, établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17, qui lui a été remis en décembre 2004.

Côte d’Ivoire : clarifications attendues de la part de la France et de l’ONU CP Survie 10mai2011

[1] http://www.innercitypress.com

[2] Charles Konan Banny est un ancien président de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest, propulsé Premier Ministre « aux pouvoirs élargis » le 4 décembre 2005. L’un des documents publiés par Inner City Press fait d’abord état, deux jours avant cette nomination, d’un « accord négocié », par « le service », « avec Guillaume Soro en personne ». Cet accord assurait à Konan Banny le soutien du leader de la rébellion. On y apprend plus loin que « Konan Banny avait appartenu à un comité de sages développant des relations et un réseau important mais discret entre membres de la CEDEAO, RDR de Ouattara, et quelques anciens houphouëtistes du RHDP. » Surtout, le dernier paragraphe, titré « Vu de New York : le départ de Gbagbo » est particulièrement explicite : « Selon le Secrétaire général des Nations Unies (Kofi Annan), les moyens dont va disposer le nouveau Premier Ministre (Charles Konan Banny) sont suffisants pour mettre en place une politique de rigueur et de fermeté afin de contrer les partisans (sic) du processus de paix en Côte d’Ivoire et devrait notamment permettre la mise en place dans les tout prochains mois d’un plan d’action pour déstabiliser Laurent Gbagbo et provoquer des élections présidentielles anticipées. À charge pour Licorne et les casques bleus sur place de préparer cette mission de sécurité dans les meilleures conditions (Opération non confirmée). »

[3] Cf. Rapport S/2011/271, §443.

[4] Voir l’article de Billets d’Afrique de mai : http://survie.org/billets-d-afrique/2011/202-mai-2011/article/sous-les-tapis-de-l-onu

[5] Établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17.

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PRESSE BLEUE:RESISTANCE MALGRE LES MENACES


LE PLURALISME DE LA PRESSE EST INALIENABLE

Hommage à nos confrères de la presse “bleue”: Ces

héros de la résistance intellectuelle contre

l’asservissement colonial

WWW.INFODABIDJAN.NET

Dans ce beau combat contre l’asservissement, les ivoiriens n’ont pas le droit se se faire des complexes. Pendant dix ans, ils ont résisté tant spirituellement que culturellement contre l’opression et la recolonisation. Ils étaient à deux doigts de gagner la paix. Malheureusement d’autres frères et soeurs ont décidé eux d’inviter l’envahisseur, le diable à la maison.

Le diable ne connaît aucune pitié. Elle sait qui’une seule chose: la destruction. En effet, ne pouvant pas faire plier les dignes fils et filles de notre pays, le diable et ses alliés ivoiriens sont passés par des voies tortueuses et macabres les unes que les autres, notament celles d’imposer tout genre d’embargo, entre autre, l’embargo sur les produits pharmaceutiques. On n’était à se demander ce que leur avaient fait toutes ces personnes déjà souffrantes dans leur chaire parce que victime de maladie très compliquées. Certains de ces malades moururent sans s’en émeuvent un seul instant. Mais les ivoiriens étaient déterminés à résister. Ils et elles préferèrent l’honneur à lasservissement et à la soumission.

L’ennemi sentant la détermination des ivoiriens a décidé de passer à une autre phase de son plan macabre, celui de la guerre meurtrière et destructrivee. Sur le terrain de la guerre, l’ennemi a trouvé sur son chemin, une armée jeune mais déterminée. Conduite par des jeunes stratèges dont Konan Raphël, Abehi Jean Noël, etc. et avec à sa tête le stratège Dogbo Blé, la jeune armée de Côte d’Ivoire a fait mordre la poussière au triumvirat geurrier Rebelles-Licorne-ONUCI sans utiliser sa force aérienne. Elle a seulement cédé puis effectué un repli stratégique lorsque le triumvirat, ayant constaté son échec au combat corp à corp, a décidé d’utiliser des armes non conventionnelles larguées sur les populations. A ce propos, on sait aujourd’hui que les populations d’Abobo ont commencé par contracter des maladies bizares qui auraient quelque chose à avoir avec les armes utilisées dans cette commune.

Depuis le 11 avril donc, les héros militaires de la résistance, se sont effacés pour faire place aux journalistes de la presse de l’opposition. Ces derniers sont traqués à longueur de journée. Leurs bureaux ont été saccagés ou sont occupés par les rebelles de Ouattara. En sommes, on a tout mis en oeuvre pour les empêcher de parler et dénoncer la dictature et son corollaire de violation de droit de l’homme.

Mais que non. Les journalistes de la presse “bleue” refusent de se taire. Ils utilisent la moindre occasion qui leur est donnée pour produire des papiers extraordinaires plein de révélations. Quel honneur. Quel courage. Malgré les persécutions, la clandestinité ils font l’ effort de retablire la verité sur l’ imposture de Sarkozy et son valet Ouattara. Mais il font surtout l’effort de dénoncer les abus et exactions dont sont victimes bon nombre de nos concitoyens. Ce faisant, ils permettre aux “sans voix” d’être entendus et évitent que leurs soufrances ne soit pas obliée.

Merci chers collègues. Merci Allan aliali, César Etou, Fousseni Koné, Odette Latté , Suzanne Assalé, Grékou Bayard et autres, pour votre abnégation. Vous aviez le choix de faire comme tout le monde, c’est à dire déposer les armes (vos plumes) pour aller faire allégeance au prince Borgia d’éburnie. Mais vous avez choisit la résistance avec nous. Vous êtes nos héros.

C’est pourquoi nous vous dédions ces lignes et invittons tous, Ivoiriens, Ivoiriennes, Africains, Africaines à lires les articles de nos journalistes de: Le Temps, le Quotidien, Notre Voie …qui prennent de gros risques en rétablissant les verités dans cette page de l’ histoire de la Côte d’Ivoire. Nous avons le devoir de les encourager. C’est pourquoi infodabidjan.net exorte tous les visiteurs à faites suivre ces articles après lecture afin que la tradition de liberté d’expression instaurée par le Président Laurent Gbagbo soit pérénisée car un pays sans le vrais Journalisme est un pays sans âme.

Chers ”Titrologues” du net , rendez vous utiles en faisant suivre , en informant vos camarades.

Nous n’avons pas d argent à partager. Nous avons cependant notre dignité a préserver. Pour elle nous ne devons pas faire de compromis par rapport à notre lutte. Ne cédons pas une seule parcelle dans la guerre de communication. Nos hésitations d’hier nous a fait perdre (momentanement) le pouvoir de décider de notre avenir.

Source: infodabidjan.net

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FUITE DE DOCUMENTS FRANÇAIS CLASSES SECRET-DEFENSE


Le 8 avril, le juriste et journaliste américain Matthew Lee  Russel a publié sur son blog InnerCityPress un ensemble de documents français traitant principalement de la crise en Côte d’Ivoire.

Le 28 avril Parolesnegres,net publiait la copie du télégramme concernant le General Doue de retour en Cote d’Ivoire apres années d’exil. Nous vous proposons la suite que vous trouverez également sur le site deCes documents montrent que les forces françaises – militaires, diplomatiques – en présence fournissent des renseignements extrêmement précieux pour les prises de décision non seulement à Paris, mais aussi à l’ONU. Autrement dit, à tous les niveaux, la France est à la manœuvre sur le dossier ivoirien. À New-York, la France est la « Puissance intéressée » (« Power concerned » en anglais). Dans le jargon diplomatique, ce terme désigne la puissance qui administre un « territoire non autonome » (« non-self-governing territory ») et se trouve chargée de transmettre les informations concernant celui-ci. En 1946, la France s’est trouvé dans ce rôle concernant ses « colonies ». Dont l’Afrique-Occidentale Française, qui incluait la Côte d’Ivoire. Et ça continue…

Pour des raisons juridiques, les documents évoqués ici ne sont pas hébergés sur ce site, ils sont accessibles uniquement sur leur site d’origine (cf. lien plus haut). En effet, bien que très improbable, un éventuel démenti du gouvernement français pourrait remettre en doute l’authenticité des documents, dont certains sont classifiés. À ce jour, nous n’avons connaissance d’aucun démenti officiel.

Parmi ces huit documents de la période 2005-2006, se trouvent : un courrier du commandant de l’opération militaire française Licorne, sept télégrammes de la diplomatie française et un mémorandum interne sur le Libéria.

Le premier document est un courrier classé « confidentiel défense » du 23 novembre 2005. Le général français Irastorza, commandant de l’opération Licorne, suggère au secrétaire général de l’ONU, via son représentant spécial en Côte d’Ivoire, une nouvelle résolution du conseil de sécurité pour renforcer l’embargo. Il s’agit de l’embargo sur les armes établi par la résolution 1572 (2004) du conseil de sécurité de l’ONU. Parmi les points mis en exergue par le général français pour justifier cette demande, « une partie de ces munitions [à fortes capacités destructrices, récemment évacuées de l’aéroport d’Abidjan] pourrait être dévoyée, si ce n’est déjà fait, à des fins terroristes en cas de détérioration grave de la situation. » On peut tout de même se demander s’il n’y va pas un peu fort ! Peine perdue, « la mise sous contrôle des Nations Unies de l’armement lourd des forces en présence et des stocks de munitions désormais inutiles », demandée par le général, n’aboutira pas.

Le second document est constitué des trois premières pages d’un télégramme diplomatique français, qui date très probablement de la même époque. Il détaille l’ «  organisation financière de la rébellion ». Il décrit l’évolution de cette structure financière du début de la rébellion à l’automne 2005. Il distingue l’administration civile de la rébellion, qui centralise et gère les taxes sur l’activité économique, les membres armés de la rébellion qui rackettent au profit des « commandants de zone » (ou « chefs de guerre ») et la « corruption » et les « détournements de fonds » au sein même de la hiérarchie de la rébellion. On y apprend que «  Fofié Kouakou, commandant de la zone de Korhogo […] a été nommé responsable de la sécurité pour l’ensemble de la zone nord et détient, à ce titre, un droit de regard sur les finances de l’ensemble de cette zone ». En février 2006, l’ONU a sanctionné trois Ivoiriens parce-qu’ils constituaient des obstacles à la paix. Fofié Kouakou est l’un d’eux, nous rencontrerons les deux autres au septième document.

On peut s’étonner que les informations contenues dans ces deux premiers documents n’apparaissent pas dans les rapports du Groupe d’Experts de la même époque. En effet, le Groupe d’Experts chargé d’enquêter sur les violation de l’embargo a attendu 2009 pour exhiber la structure financière de la rébellion. Comme dans le cas du rapport de septembre 2010 – cf. communiqué de presse de Survie – de ce même groupe, y aurait-il eu des pressions pour ne pas divulguer ces informations ? Ou la coopération entre la France et le Groupe d’Experts, explicitement requise par l’ONU, souffre-t-elle de défaillance ? L’étude la plus poussée sur la rébellion est sans doute le rapport de Daniel Balint-Kurti pour Chatham House, publié en 2007.

Le troisième document est un télégramme français toujours de fin novembre 2005 (« 2006 » dans le télégramme est une erreur) sur l’échec d’une médiation de Mbeki, Tandja et Obasanjo pour la nomination d’un nouveau premier ministre. L’auteur du télégramme ne tergiverse pas : « Cette situation pourrait se prolonger aussi longtemps que la communauté internationale n’aura pas décidé de prendre résolument les affaires en main et d’imposer une solution. Celle-ci passe sans doute par la voie des sanctions. »

Le quatrième document est aussi un télégramme français, classé « confidentiel », toujours de l’automne 2005, éclairant la position de l’Afrique du Sud comme médiatrice dans la crise ivoirienne, recueilli au cours d’un entretien au ministère des affaires étrangères à Prétoria. L’Afrique du Sud tient à son rôle de médiateur neutre et refuse d’être « partie à la procédure de désignation du premier ministre » ivoirien. Elle s’inquiète aussi du grand retard dans le processus de désarmement. C’était il y a cinq ans déjà ! On connait grâce au télégramme américain 06LONDON7670 de l’automne 2006, divulgué par Wikileaks, l’inquiétude du Royaume-Uni sur le même sujet.

Le cinquième document est une analyse détaillée de la situation politique du Libéria en février 2006, un mois après l’investiture de Johnson-Sirleaf, dont la proximité avec les USA est étayée.

Le sixième document est encore un télégramme français, certainement de novembre 2005, sur l’étrange discrétion de la presse malienne au sujet de la crise ivoirienne. Ajoutons que cette discrétion est d’autant plus étonnante que le rayon d’action de Licorne dépasse les frontières, comme le montre ce rapport d’enquête après l’accident d’un hélicoptère de Licorne au Mali.

Le septième document est constitué de trois télégrammes français en rapport direct avec la rédaction des résolutions de l’ONU sur la Côte d’Ivoire. Le premier, de janvier 2006, sur les négociations qui ont précédé la résolution 1652 qui prolongeait le mandat de l’ONUCI d’un an. Le second de la même période, au sujet des sanctions qui seront prises en février 2006 contre deux leaders patriotes. Le troisième, décrivant le projet de résolution transmis au département d’état américain, qui deviendra vraisemblablement la résolution 1643 de décembre 2005.

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TENTATIVE DE VIOL:STRAUSS KHAN AUX ARRETS A NEWYORK


NEW YORK. Le Directeur General du FMI en détention après une agression sexuelle présumée sur une femme de chambre d’un Hôtel Newyorkais.

L’homme politique français, principal challenger possible de Sarkozy aux élections de 2012 , a été arrêté à l’aéroport de Kennedy a bord de l’avion de Air France -AF 23- a destination de Paris.

«Strauss-Kahn, a été tiré de son siège de première classe par des agents de l’Autorité portuaire de New York et du New Jersey et remis aux détectives de Manhattan», a déclaré un porte-parole de l’Administration portuaire de New York .

Il a été accusé d’avoir sodomisé une femme de chambre dans un hôtel de Times Square tôt dans la journée, Il n’a pas été inculpé mais gardé a vue. M. Strauss-Kahn  est arrêté pour un « acte sexuel criminel, de tentative de viol et de séquestration»,

selon le New York Daily News. Strauss-Kahn, 62 ans, aurait sodomisé  une fille 32-ans après qu’elle fut entrée dans sa chambre et l’a forcée à pratiquer une fellation sur lui, alors qu’il était nu et sortait de la salle de bains. Selon la WNBC,la femme s’étant libérée a couru hors de la salle, prévenir la police . M. Strauss-Kahn a oublié  son téléphone portable et d’autres objets personnels dans sa chambre d’hôtel.

M. Strauss-Kahn voyageait seul et n’a pas été menotté

lors de l’arrestation.

M. William Murray, porte-parole du FMI à Washington, a indiqué que le FMI n’ avait pas de commentaire immédiat sur le rapport d’arrestation du Directeur General.

Strauss-Kahn est un homme marié et père de quatre enfants. Sa troisième épouse, Anne Sinclair, est une célèbre journaliste américaine d’origine, bien connue a la télévision française.

Il y a trois ans, M. Strauss-Kahn a été accusé d’avoir eu une aventure avec un sous-fifre à Davos lors du forum international, En Octobre 2008, il a présenté ses excuses au personnel du FMI.

Vendredi dernier, le président français Nicolas Sarkozy a été accusé d’avoir organisé une campagne de dénigrement contre Strauss-Kahn critiquant son mode de vie somptueux dont l’achat de costumes chez le même tailleur que Le président Barack Obama selon le Washington Post.

Cette énième mésaventure de Dominique Strauss-Kahn sonne le glas de sa carrière politique ainsi que celle au FMI.

Il est intéressant de voir par  le prisme de cet incident, la désinvolture et le peu de morale qui caractérisent ceux qui ont en mains la destinée de hautes et prestigieuses institutions mondiales comme le FMI.

Rappelons que Michel Camdessus l’ex-DG et Alassane Ouattara, DGA/Afrique  ont en leur temps étés contraints de quitter l’institution après le scandale des prêts a la Russie ayant impliqué et conduit a la démission, l’ancien President Borris Iestine.

Katakro

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LA FAMILLE GBAGBO COMMUNIQUE


Ce vendredi 13 mai 2011 -

La Famille GBAGBO est très inquiète quant au respect des droits attachés à la personne du Président Laurent GBAGBO et de son épouse Madame Simone GBAGBO. En effet, les avocats mandatés par la Famille n’ont, à ce jour, toujours pas reçu de permis de communiquer avec le couple présidentiel et leurs collaborateurs, et cela malgré leurs nombreuses demandes adressées aux autorités ivoiriennes.

La Famille condamne fermement ces violations flagrantes des droits de la défense dont se rendent coupables les autorités de Monsieur Ouattara. La Famille GBAGBO tiendra pour responsables Monsieur Ban KI-MOON, Secrétaire général de l”ONU, et son Représentant spécial en Côte d’Ivoire, Monsieur Young-Jin CHOI, des conséquences de cette situation sur la vie de Monsieur et Madame GBAGBO.

En effet, nous nous étonnons de l’attitude de l’ONUCI, qui a été très réactive lorsqu’il s’agissait d’appuyer les bombardements de la Licorne dont fut victime la Côte d’Ivoire, mais qui demeure étrangement très passive et silencieuse pour ce qui est des atteintes aux Droits de l’Homme. Ceci est d’autant plus étrange que c’est la mission qui lui a toujours été confiée dans les différentes résolutions. A cet égard, la Famille GBAGBO a demandé à ses avocats de faire diligences quant aux manquements de l’ONUCI au regard de sa mission.

Enfin, compte-tenu de la gravité de la situation, la Famille GBAGBO a décidé de modifier et de renforcer le Collectif des avocats en charge de la défense du Président Laurent GBAGBO et de son épouse Madame Simone GBAGBO.

La famille GBAGBO informe qu’à ce jour, seuls les avocats ci-dessous mentionnés ont reçu mandat exclusif de sa part pour assister et représenter le couple présidentiel et leurs proches collaborateurs :

- Me Habiba TOURÉ (France)

- Me Gilbert COLLARD (France)

- Me Josette KADJIS (Cameroun)

- Me Michel NOULOWE (Cameroun)

- Me Aref Mohamed AREF (Djibouti)

- Me Simplice Séri ZOKOU (Bruxelles)

- Me Jean-Charles TCHIKAYA (Congo)

- Me Charles TCHOUGANG (Cameroun)

- Me Ciré Clédor LY (Sénégal)

- Me Thomas NUAKOWARD-BREW (Ghana)

- Me Elesy NUAKOWARD-BREW (Ghana)

Le Collectif est domicilié à Abidjan (Côte d’Ivoire). Il comptera en outre deux (2) avocats Sud-Africains, un (1) avocat Angolais et un (1) avocat Cap-Verdien.

Pour la Famille GBAGBO

Madame Marie-Antoinette SINGLETON,

Fille de Laurent et Simone GBAGBO vivant aux États-Unis

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Violation des franchises universitaires: Les universités de Côte d’Ivoire aux mains des hommes armés


Décidément la République ivoirienne vogue à vau-l’eau.

Depuis la prise de pouvoir par les armes par Alassane Ouattara, rien ne semble évoluer dans le sens de la normalité. Pire, aucune loi nationale n’est respectée à ce jour, avec à la clé la violation des franchises universitaires. Les universités de Cocody avec les résidences y afférentes, sont occupées par les rebelles d’Ado. Armés jusqu’aux dents, ils se la coulent douce dans ces locaux destinés à préparer l’élite de la Côte d’Ivoire. Hélas ! Cette pépinière de « l’avenir » du pays est sacrifiée, le Dr Alassane Ouattara ayant décidé autrement. Les résidences universitaires resteront fermées jusqu’à nouvel ordre. Mais paradoxalement, elles restent ouvertes à ses rebelles comme s’ils allaient y apprendre à semer plus de désolation aux Ivoiriens. Mais on peut deviner que pour Ado et ses hommes, le temple du savoir n’est qu’une parodie et relégué au second plan. Les véritables pensionnaires sont acculés à la clandestinité et leur avenir brisé. Dommage pour la Côte d’Ivoire !

Odette Latté

Source: Le Temps

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EPURATION ETHNIQUE A DUEKOUE -LE NOUVEL OBSERVATEUR DENONCE -


Duékoué : “Le Nouvel Observateur” dénonce une “épuration ethnique” lancée par les forces pro-Ouattara

C’est un reportage publié dans l’hebdomadaire “Le Nouvel Observateur”, dans son édition du 12 mai 2011. C’est le premier article de la “grande presse” hexagonale qui évoque une expression que nous utilisons, pour notre part, depuis le 2 avril 2011, c’est-à-dire avant la capture de Laurent Gbagbo. Extraits d’un article qui devrait être envoyé à Nicolas Sarkozy, qui se prépare à aller faire une “méga-teuf” avec un homme dont les troupes se sont rendues coupables de crimes se rapprochant de plus en plus d’actes de génocide.

“1000, 2000 morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l’assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d’une bataille qui a tourné à l’épuration ethnique”.

“Dans l’église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d’hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d’humain. Sinon l’église Jésus-Christ Sauveur, carbonisée, les maisons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gravats et de vêtements sales, dispersés.”

“Tuer, tuer, tuer, la solution est toujours la même. La solution à quoi ? D’abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l’armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l’armée de l’ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la terre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l’autre, le grand propriétaire, le fermier, c’est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s’appelle une épuration ethnique”.  

“Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d’identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d’identité ivoirienne, un nom guéré : une balle dans la tête. Dehors les femmes sont à genoux. “Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : “Guerriers ! Guerriers !”, dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : “Les tueurs, les pillers et les gâteurs… Les gâteurs, c’est ceux qui arrosaient nos maisons d’essence avant de mettre le feu.” Un curé et ses enfants de choeur sont surpris devant l’église : “Quel est ton parti ? – Le parti de Jésus-Christ. – Jésus-Christ ? C’est pas un parti” Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : “Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !” Et les anciens métayers exultent : “Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !” Et ils tuent.”

“A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué (…) au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. “Ma femme, Félène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans… Ils ont tué neuf personnes de ma famille”, dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l’appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : “Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer!” Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l’enfant, les cris durent uen éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d’une décharge dans la poitrine.”

“Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : “On vous tuera jusqu’au dernier”. Oui, le père Cyprien tremble lui aussi.”

SOURCE: publie par la Dépêche d’Abidjan


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LA COTE D’IVOIRE DE OUATTARA : UN NON ETAT


Plus d’un mois après ce coup d’état opéré par la France, La Côte

d’Ivoire n’a, aujourd’hui,

ni forces de défense et de sécurité républicaines.

DE VINCENT DOGBA

Avec M. Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire n’a, aujourd’hui, ni forces de défense et de sécurité républicaines, ni Administration publique, ni système éducatif et sanitaire fonctionnels. Son tissu social est complètement détruit et la possibilité de réconciliation nationale est presqu’ Impossible à ce jour vu l’ampleur de l’injustice faite aux Ivoiriens. L’économie ivoirienne est totalement exsangue avec les braves paysans tués et/ou chassés de leurs villages, les entreprises publiques et privées entièrement pillées et saccagées par les hommes d’Alassane.

Enfin, plus d’un mois après ce coup d’état opéré par la France, nous sommes en droit d’affirmer que ce coup de force a le « mérite » d’avoir permis à la Côte d’Ivoire de renforcer la communauté des Etats en déliquescence tels que la Somalie et l’Afghanistan. Une position que le Fund for Peace ne lui reconnaitra certainement pas. Vraiment pas maintenant, vu que cela ne fera pas honneur à la soi-disant communauté internationale qui a aidé Alassane Ouattara à ramener la Côte d’Ivoire, soixante années en arrière.

Dans la Côte d’Ivoire du gouverneur Alassane, on ne peut pas parler de fonctionnement de l’Administration publique en l’absence des autorités françaises. A preuve, pour le paiement de salaires des fonctionnaires, c’est en présence de Christine Lagarde, ministre français de l’Economie et des Finances, que tout a été décidé. C’est même la France qui a versé 200 millions d’Euro représentant une partie des salaires des fonctionnaires ivoiriens au régime putschiste d’Alassane Ouattara. Alors qu’il ne s’agissait là que du seul salaire du mois d’Avril, étant donné que le Président Gbagbo avait déjà positionné les salaires de fin Mars avant d’être renversé le 11 avril 2011.

Dans les zones rurales, toutes les activités agricoles sont mises en veilleuse. Craignant pour leur vie, les populations villageoises se sont refugiées dans les forêts, abandonnant leurs villages aux hommes d’Alassane. Pour preuve, dans la région de Gagnoa, d’où est originaire le Président Gbagbo, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants continuent de parcourir les forêts denses à la recherche de refuge et d’alimentation. C’est le cas de dame Dakouri Madeleine, âgée de quatre vingt deux (82) ans. Bien que très vulnérable, cette vieille parcourt, depuis six semaines, les forêts avec son fils et sa belle fille pour sauver ce qui lui reste comme vie. Son fils aîné, M. Dadi, Conseiller Economique et Social, accusé par les forces rebelles d’avoir partagé des armes aux villageois est recherché par les cannibales d’Alassane qui promettent de le tuer et manger son cœur. La plus part de ces fugitifs ne vivent que de cueillette et dorment entre les racines des gros arbres. Que deviendront-t-ils avec la grande saison des pluies de Mai et Juin qui s’annonce? Dieu seul a la réponse à cette préoccupation.

Lire l’article dans le TOP DE LA SEMAINE

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DECADENCE DU REGIME SARKOZY:MEUTRES -SEXES ET ARGENT



Calixthe Beyala

source : Calixthe Beyala

Tels sont les leçons à retenir du quinquennat de Sarkozy en France. Que de scandales depuis que cet homme a accédé à la magistrature suprême en France!

CALIXTE BAYALANICOLSA SARKORY

Le racisme et l’islamophobie clairement affichés par le régime du Président français ont disloqué le tissus social à tel point que les français noirs et blancs n’arrivent plus à se regarder dans les yeux. La confiance à voler en éclats de verres déchiquetant les bons souvenirs du passé ; la solidarité est partie faire trois petits tours chez le diable, – à chacun ses problèmes – ; quant à la fraternité, les Noirs se demandent si ce mot a signifié quelque chose, l’espace d’un cillement, dans l’esprit de leurs compatriotes blancs… Et ce d’autant plus fortement, qu’ils attendent que le peuple de France se lève comme un seul pour dénoncer le génocide du peuple Ivoirien, ou en encore cette guerre insolite menée contre la Libye, un État d’Afrique souverain… Et ils attendent toujours, que les partis de Gauche condamnent, que les journalistes mettent en exergue cette souffrance d’une partie de la population française, car des milliers d’Ivoiriens touchés sont aussi des français !

Oui, Sarkozy à briser les règles- casser les principes – broyer l’espoir de ce vivre ensemble auquel nous nous projetions blancs et noirs, chrétiens et musulmans dans l’espoir d’une humanité lumineuse, où chaque peuple, chaque nation, aurait une place par tous respectée ! Il a piétiné les principes républicains d’égalité sur lesquels nous fondions notre amour pour la patrie, aidé en cela par des journalistes esclaves du grand capitalisme, grand pourfendeur des pauvres, justifiant à chaque carrefour le bien fondé des décisions iniques du chef de l’état, trouvant des excuses alambiquées à ses décrets meurtriers, des prétextes à ses lois absurdes qui ont tous tendus à favoriser l’accroissement des richesses des plus aisés au détriment des plus pauvres. Et cet état de chose nous a permis de comprendre qu’au delà de la couleur de la peau et de la religion, la lutte des classes n’est pas un point de vue de l’esprit, mais une réalité palpable dont blancs et noirs souffrent ! Qu’un riche Noir a les mêmes intérêts qu’un blanc riche, et l’on ne saurait être étonné des accointances de la Françafrique avec certains chefs d’états Africains, dont Allassane Ouattara en est le digne représentant ! D’ailleurs, ils s’apprêtent tous à s’en aller fêter le Sacre d’un des leurs à Yamoussokro le 21 mai prochain. Ils nous promettent des orgies dignes de César ! Des festoiements qui feront pâlir de jalousie le soleil et ses astres ! Et le Fouquet’s argenté, blinblingué, à millions et à diamants préparent ses valises Vuitons pour aller danser sur les cadavres encore chauds des Ivoiriens ! Ils s’accoladèront tandis que le sang des innocents se déverseront dans les vallées ; il tchintchinseront à la belle vie, aux coffres-forts bourrés – Il y a tant d’or à amasser, tant de pétrole, tant et tant de cacao – que la morale, la retenue, ces digues qui constituent la colonne vertébrale de l’homme et le différencie de l’animal n’existe plus, flout ! balayés par l’appât du gain !

Au delà de tout, les hommes nommés par Sarkozy portent en eux des défauts de fabrication. Comme si au pays de Mendès France, aurait disparu des hommes d’éthique, de moral et de rigueur. Au fil au fil, on découvre avec stupéfaction leurs tares cachés, leurs excroissances purulentes, leur âme cafardisée, leurs actions où dansient des millions d’asticots à l’instar de celle de Dominique Strauss-Khan, grand argentier Sarkozyste accusé de tentative de viol sur négresse aux USA, puis arrêté ! Que voudrait donc nous faire croire Sarkozy ? Que la France n’est que cela, une République de voleurs, pilleurs, violeurs et autres assassins ? Oh, que non ! La France c’est aussi le pays des Lumière, d’intellectuels de qualité, d’humanistes, ces grands hommes qui nous ont fait aimer Montesquieu et en épouser les principes. Vite 2012 afin que l’occasion nous soit donnée de tourner cette page cauchemaderesque 

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NICOLAS SARKOZY: MEURTRES SEXES ET ARGENT


UN QUINQUENNAT DE FRASQUES

Tels sont les leçons à retenir du quinquennat de Sarkozy en France. Que de scandales depuis que cet homme a accédé à la magistrature suprême en France!

PAR CALIXTE BEYALA

Le racisme et l’islamophobie clairement affichés par le régime du Président français ont disloqué le tissus social à tel point que les français noirs et blancs n’arrivent plus à se regarder dans les yeux. La confiance à voler en éclats de verres déchiquetant les bons souvenirs du passé ; la solidarité est partie faire trois petits tours chez le diable, – à chacun ses problèmes – ; quant à la fraternité, les Noirs se demandent si ce mot a signifié quelque chose, l’espace d’un cillement, dans l’esprit de leurs compatriotes blancs… Et ce d’autant plus fortement, qu’ils attendent que le peuple de France se lève comme un seul pour dénoncer le génocide du peuple Ivoirien, ou en encore cette guerre insolite menée contre la Libye, un État d’Afrique souverain… Et ils attendent toujours, que les partis de Gauche condamnent, que les journalistes mettent en exergue cette souffrance d’une partie de la population française, car des milliers d’Ivoiriens touchés sont aussi des français !

Oui, Sarkozy à briser les règles- casser les principes – broyer l’espoir de ce vivre ensemble auquel nous nous projetions blancs et noirs, chrétiens et musulmans dans l’espoir d’une humanité lumineuse, où chaque peuple, chaque nation, aurait une place par tous respectée ! Il a piétiné les principes républicains d’égalité sur lesquels nous fondions notre amour pour la patrie, aidé en cela par des journalistes esclaves du grand capitalisme, grand pourfendeur des pauvres, justifiant à chaque carrefour le bien fondé des décisions iniques du chef de l’état, trouvant des excuses alambiquées à ses décrets meurtriers, des prétextes à ses lois absurdes qui ont tous tendus à favoriser l’accroissement des richesses des plus aisés au détriment des plus pauvres. Et cet état de chose nous a permis de comprendre qu’au delà de la couleur de la peau et de la religion, la lutte des classes n’est pas un point de vue de l’esprit, mais une réalité palpable dont blancs et noirs souffrent ! Qu’un riche Noir a les mêmes intérêts qu’un blanc riche, et l’on ne saurait être étonné des accointances de la Françafrique avec certains chefs d’états Africains, dont Allassane Ouattara en est le digne représentant ! D’ailleurs, ils s’apprêtent tous à s’en aller fêter le Sacre d’un des leurs à Yamoussokro le 21 mai prochain. Ils nous promettent des orgies dignes de César ! Des festoiements qui feront pâlir de jalousie le soleil et ses astres ! Et le Fouquet’s argenté, blinblingué, à millions et à diamants préparent ses valises Vuitons pour aller danser sur les cadavres encore chauds des Ivoiriens ! Ils s’accoladèront tandis que le sang des innocents se déverseront dans les vallées ; il tchintchinseront à la belle vie, aux coffres-forts bourrés – Il y a tant d’or à amasser, tant de pétrole, tant et tant de cacao – que la morale, la retenue, ces digues qui constituent la colonne vertébrale de l’homme et le différencie de l’animal n’existe plus, flout ! balayés par l’appât du gain !

Au delà de tout, les hommes nommés par Sarkozy portent en eux des défauts de fabrication. Comme si au pays de Mendès France, aurait disparu des hommes d’éthique, de moral et de rigueur. Au fil au fil, on découvre avec stupéfaction leurs tares cachés, leurs excroissances purulentes, leur âme cafardisée, leurs actions où dansient des millions d’asticots à l’instar de celle de Dominique Strauss-Khan, grand argentier Sarkozyste accusé de tentative de viol sur négresse aux USA, puis arrêté ! Que voudrait donc nous faire croire Sarkozy ? Que la France n’est que cela, une République de voleurs, pilleurs, violeurs et autres assassins ? 

Oh, que non ! La France c’est aussi le pays des Lumière, d’intellectuels de qualité, d’humanistes, ces grands hommes qui nous ont fait aimer Montesquieu et en épouser les principes. Vite 2012 afin que l’occasion nous soit donnée de tourner cette page cauchemaderesque 

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USA COMMISSION SENATORIALE SUR LA COTE D’IVOIRE


LA VERITE DOIT SE FAIRE JOURhttp://ci.telediaspora.net/portail/portail/photo/image/John%20Kerry2.jpg

Dans le cadre d’une enquête ouverte sur la crise ivoirienne par la commission sénatoriale des Etats Unis chargée des affaires étrangères  présidée par le Sénateur John Kerry, une audition sera organisée ce jeudi 19 Mai 2011. Il s’agit pour le sénat américain de recueillir des avis et témoignages sur la crise post électorale qui a endeuillé la Côté d’Ivoire.

Suite a plusieurs interventions devant le Sénat, par le Sénateur James Inofe, le Sénat a décidé de mettre en place une Commission d’enquête pour recueillir auprès de tout sachant, les preuves des fraudes et des violations de droits des personnes, des massacres et des viols commis depuis le 28 novembre 2010.

Au delà des travaux de la Commission Sénatoriale,  il y a une réelle inquiétude du Sénat sur «l’illégale légitimation» le 21 mai 2011, par la Communauté Internationale d’un personnage sulfureux malheureusement associe a l’image des USA. Les récents événements de Duekoue et les  crimes perpétrés par le régime actuel ont fini de convaincre le milieu politique américain, plus de quarante jours après la chute de Gbagbo.

A la veille de la cérémonie d’investiture de Ouattara dont le faste annonce contraste avec la misère et les exactions qui sévissent en Cote d’Ivoire il faut-y-entendre le glas sonner.

La Cote d’Ivoire est plongée dans la violence depuis,le 11 avril 2011, le président Laurent Gbagbo a  été arrêté par les forces françaises et onusiennes, pour être remis aux dites Forces «républicaines» de Soro Guillaume.

Katakro

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BANNY TRANSPORTE LA CRISE IVOIRIENNE


BANNY L’HOMME QUI SAIT TOUT

Pas de chance pour l’ancien premier ministre ivoirien et ancien gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, récemment nommé par Allassane Ouattara à la tête de la Commission pour la réconciliation. Devant présenter ce jour un exposé sur le thème « L’Intégration monétaire » au colloque de Pax Africana, Charles Konan Banny a fait dériver le débat en y convoquant indéliquatement la crise ivoirienne. Manque de pot : Henry HOGBE NLEND, mathématicien camerounais, prix ‘Nobel’ des mathématiques, n’a pas raté l’occasion pour lui dire ses quatre vérités. Incident !Tout était parti d’une démonstration de l’economiste togolais Kako Nouboukpo, chef du pôle Analyse et Recherche UEMOA, sur la servitude monétaire qu’est l’intégration dans l’espace UEMOA et la dépendance néo-coloniale que constitue le Franc CFA. Ce sur quoi, intervient le Camerounais pour demander s’il n’est pas possible et souhaitable de créer une monnaie africaine, en tout cas de libérer le CFA de la tutelle française. Il a cité notamment les travaux du Professeur Mamadou Coulibaly, l’économiste du FPI, sur le caractère délétère d’un CFA géré par le trésor public français et comment sortir de la zone Cfa.

Devant présenter ce jour un exposé sur le thème « L’Intégration monétaire » au colloque de, Charles Konan Banny a fait dériver le débat en y convoquant indéliquatement la crise ivoirienne. Manque de pot : Henry HOGBE NLEND, mathématicien camerounais, prix ‘Nobel’ des mathématiques, n’a pas raté l’occasion pour lui dire ses quatre vérités. Incident !

Charles Konan Banny  piqué au vif,  comme d’habitude commence à faire des critiques vives de Laurent Gbagbo et Mamadou Coulibaly. « Celui que vous citez je le connais très bien et je lui ai dit qu’il est juste dans la théorie. D’ailleurs, ils ont tenté de créer dans les derniers mois de la crise une nouvelle monnaie : la monnaie de la résistance ivoirienne (MIR) et ils auraient même fait des tirages. Mais je ne sais à quoi pourrait servir une monnaie dans leur situation. Ceux-là, ils ont même attaqué l’Agence de la BCEAO à Abidjan et ont mis la main sur 300 milliards Cfa », disait M. Konan Banny quand il a été interrompu par le Professeur HOGBE NLEND, un ancien de l’UPC (Union des populations du Cameroun).

« Je ne vous demande pas de nous parler de la crise ivoirienne. Je suis pour Gbagbo, vous êtes pour Ouattara, ça s’arrête là-bas, ce n’est pas ce qui nous occupe ici. Si vous voulez parler de ça, on va foutre en l’air le colloque », a répliqué sèchement HOGBE NLEND.

Il a fallu toute la diplomatie d’Edem KODJO pour mettre fin à cette joute verbale qui devenait dangereuse pour les travaux. M. Banny n’est pas à sa première incartade de la journée. Il s’en est pris au jeune Kako Nouboukpo dont il a dit qu’il était hors-sujet et il a fallu là aussi toute la diplomatie d’Edem KODJO pour faire taire le jeune Togolais qui tenait à avoir son droit légitime de réponse.

Le matin déjà, M. Thabo MBEKI, avait fait remarquer à Konan Banny, qui défendait bec et ongle le CFA, que l’UEMOA est un instrument néocolonial et le CFA une monnaie coloniale. Il lui a dit que l’objectif du colloque est de trouver une solution africaine aux problèmes africains.

Source: Camerounvoice

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QUI A BRAQUE LA BCEAO, M. KONAN BANNY?


LES ERREMENTS DE BANNY

Le tout nouveau «saladier» designé  par Ouattara comme président de la Commission Vérité Dialogue et Réconciliation, vient de s’illustrer de fort belle manière au Colloque organisé  par Pax Africana.

«Charles Konan Banny  piqué au vif,  comme d’habitude commence à faire des critiques vives de Laurent Gbagbo et Mamadou Coulibaly. « Celui que vous citez je le connais très bien et je lui ai dit qu’il est juste dans la théorie. D’ailleurs, ils ont tenté de créer dans les derniers mois de la crise une nouvelle monnaie : la monnaie de la résistance ivoirienne (MIR) et ils auraient même fait des tirages. Mais je ne sais à quoi pourrait servir une monnaie dans leur situation. Ceux-là, ils ont même attaqué l’Agence de la BCEAO à Abidjan et ont mis la main sur 300 milliards Cfa »

Banny est un épidermique un impulsif habité par le syndrome de l’autosatisfaction, un épiphénomène du microcosme politique ivoirien, qui veut se faire une virginité. Economiste? mon cul, il est jouisseur et incompétent,  il a du mal a faire oublier aux ivoiriens et a ceux de l’UEMOA, qu’il est resté  Gouverneur de la BCEAO par la volonté de Laurent Gbagbo, alors qu’il était vomi par les présidents  Wade, Tanja et autres qui dénonçaient constamment son arrogance.

Jacques Chirac l’a imposé , corps et âme avec la complicité d’Obassanjo, comme Premier Ministre de Cote d’Ivoire après Seydou Diarra.

Charles Banny ne peut oublier un instant  que sous «sa garde irresponsable» -a dit Wade-, les agences de la BCEAO a Bouake Man Korhogo ont été délestées de plus de quatre cent vingt milliards de francs (420)cfa. Il a juste répondu avoir déposé une plainte contre «X» devant le parquet de Dakar. Cette affaire associée a celle des détournements pendant la démonétisation n’est pas a la gloire de cet autre «nabot» qui veut être quelqu’un.

Apres avoir voulu se faire l’égal de Gbagbo, il est reparti la queue  entre les jambes , chasse par l’appétit glouton de Soro, pour servir  «X». C’est ce larbin habitue a vivre aux frais de la princesse et du palais, qui veut s’ériger en donneur de leçons.

Katakro

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SARKOZY ET BAN KI MOON DEJEUNENT A DUOKOUE?


LE VRAI FAUX AGENDA DE DEUX LARRONS EN VILLEGIATURE

Le jour de la grand-messe c’est aujourd’hui, l’investiture du President tant désiré  par la France est arrivé, comme au temps du sacre de Bokassa Premier, la Gaulle sera représentée au plus haut niveau pour affirmer que sa “chasse” est bien gardée.

Comme a l’époque de Bokassa, le faste a la française sera moins drôle mais tout aussi couteux. En vie humaines, l’accession de Ouattara au trône d’Eburnie aura coûté  en l’espace de quatre mois, plus de 28.000 morts dont 1000 a Duekoué dans l’ouest du pays.

En cash, six milliards de francs CFA dont trois dans les locations d’avions et de véhicules, deux milliards  en communication, et un milliard pour les banquets. Sarkozy aura un entretien en tête a tête, suivi de Ban Ki Moon, avant la fiesta. Le Pape Benoit XVI dont le Nonce local avait dénoncé les crimes du nouveau régime, s’est fait habilement représenter par un cardinal noir, pour éviter de compromettre l’Eglise Catholique Romaine dans ce qui est déjà considéré comme un blanc seing a Ouattara. Barack Obama quant a lui, a désigné deux conseillers, car le Moyen-Orient occupe ses pensées pour sa réélection, tandis que le Sénat cherche a le désavouer sur l’affaire ivoirienne.
Les chefs d’Etat africains feront bonne figure,mais l’ombre de la honte plane sur cette cérémonie qui ignore les drames libyen et ivoirien dont ils se rendent coupables par leur silence, “because” Sarkozy, encore lui. Laurent Gbagbo aura droit a une pensée de regret, mais ainsi va le monde. 

Le grand absent est Dominique Strauss Kahn qui a volé la vedette a la cérémonie ouattarienne, par ses turpitudes  sexuelles; un “coup afro-franco-ivoirien” qui détourne l’attention des médias de l’hexagone. Maintenant que le ménage est fait, Sarko et Ban iront peut-être déjeuner avec les réfugiés de Duekoué pour compatir a leur douleur.

le Nouvel Observateur vient de se rendre a l’évidence:

“La tâche du président Alassane Ouattara s’annonce difficile – réconcilier une nation divisée depuis de nombreuses années, sur fond de différends fonciers et de rivalités ethniques ravivés par le scrutin de novembre dernier, qui était pourtant censé sceller la réconciliation. En quatre mois et demi, les combats qui ont fait au moins 3.000 morts, ont chassé de chez elles plus d’un million de personnes et ruiné l’économie.

La région de Duékoué, des collines couvertes de forêts, a été le théâtre des violents affrontements, aggravés par les rivalités entre l’ethnie Guéré et des immigrés venus d’autres régions, voire d’autres pays, notamment des membres de la tribu d’Alassane Ouattara.

Une mission des Nations unies enquête sur les allégations selon lesquelles 800 Guérés auraient été tués en avril par des partisans d’Alassane Ouattara qui menaient une offensive dans la région.

Le président ivoirien a demandé pour sa part à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye d’ouvrir une enquête sur les crimes commis pendant la crise post-électorale.

“Il apparaît que le système judiciaire ivoirien, pour l’instant, n’est pas le mieux placé pour se pencher les crimes les plus graves commis ces derniers mois et que toute tentative de traîner en justice les coupables pourrait se heurter à toutes sortes de difficultés”, écrit-il dans une lettre datée du 3 mai et adressée au procureur général de la CPI, Luis Moreno Ocampo.”

QUE LA FETE COMMENCE BON APPETIT!

Katakro

Photos Teledisapora

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GBAGBO ENLEVE PAR UN COMMANDO? ALERTE!!!


Selon des informations récurrentes,non confirmées par des sources officielle, le President Laurent Gbagbo aurait été enlevé par un comando pour une destination inconnue.
Depuis quelques jours, les organisations humanitaires s’inquiétaient des conditions de detention de Laurent GBAGBO et son épouse. Affaire a suivre

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Alassane Ouattara, chef d’Etat d’urgences


L’EXPRESS

Par Vincent Hugeux 

La cérémonie d’investiture de ce samedi n’offrira au nouveau président ivoirien qu’un bref répit. Car il lui faut panser sans tarder les plaies d’un pays meurtri. Défi n°1: la sécurité.

Enfin, les difficultés commencent… Parmi les nombreux chantiers auxquels s’est attelé Alassane Dramane Ouattara (ADO) -dont la cérémonie d’investiture, solennelle et fastueuse, aura lieu le 21 mai à Yamoussoukro-, celui de la sécurité passe pour le plus délicat. ” Une tâche de longue haleine, admet un expert élyséen, complexe et coûteuse “. L’élu doit sans tarder désigner un chef d’état-major jugé acceptable par le Premier ministre Guillaume Soro, titulaire du portefeuille de la Défense, Dans le rôle du favori, le général Michel Gueu, un fils de l’ouest d’ethnie yacouba, qui fut en 2002 le premier officier supérieur à rallier les insurgés nordistes. Quant au statut d’outsider, il revient à Mathias Doué, chef d’état-major de l’ère Laurent Gbagbo jusqu’à leur ” divorce ” de 2004, fraîchement rentré d’exil.

Autre priorité, la mise au pas des barons des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et autres “comzones” -commandants de zones-, issus de l’ex-rébellion. Il s’agit de les convaincre de rentrer dans le rang, voire de se reconvertir dans les affaires ou la politique, quitte à briguer un mandat de député lors des législatives prévues en fin d’année. On n’en est pas là: pour l’heure, les centurions ouattaristes, enrichis huit années durant grâce aux trafics divers et aux taxes instaurés sur leurs “territoires”, se partagent le contrôle de la capitale économique Abidjan, divisée comme le souligne la dernière livraison de La Lettre du Continent, en quatre secteurs. A tout seigneur (de la guerre) tout honneur: l’ancien patron des Forces nouvelles Issiaka Ouattara, alias Wattao, s’est adjugé les quartiers de Marcory, Koumassi, Port-Bouët et Treichville. Chérif Ousmane, hier prince de Bouaké, régente les communes du Plateau et d’Adjamé, annexant au passage les bureaux qu’occupait au Camp Gallieni Philippe Mangou, successeur de Doué à la tête de l’état-major, et dont l’allégeance tardive ne suffira pas à sauver la carrière. Quant aux satellites urbains de Yopougon, Abobo, Anyama, Cocody et Attécoubé, ils échoient à une poignée d’autres caïds.

Casernes et des commissariats annexés par les cadors des FRCI

Cette mainmise masque un phénomène préoccupant: l’impossibilité, pour les gendarmes et policiers, de regagner des casernes et des commissariats annexés par les cadors des FRCI. La normalisation qu’exige un tel état de fait conduira selon toute vraisemblance le nouveau pouvoir à sacrifier quelques “seconds couteaux”, incriminés notamment dans lescarnages du Duékoué. Elle devra s’accompagner d’une purge dans les rangs des ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) acquises au putschiste électoral Laurent Gbagbo, ainsi que d’une neutralisation des miliciens ivoiriens et libériens qui sévissent encore dans l’ouest. A la demande de Ouattara, Paris a dépêché auprès de lui un colonel familier du pays des Eléphants, pourvu du titre de “conseiller spécial”, et chargé notamment d’oeuvrer à ses côtés à la réforme de l’armée nationale.

Sa martiale mission accomplie, Guillaume Soro pourrait quant à lui conquérir le siège de député de Ferkessedougou, son fief nordiste, avant d’accéder au perchoir de la future Assemblée nationale, cédant ainsi la primature à un cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), issu de préférence du groupe ethnique akan (sud). Autre voeu d’ADO, la fusion de cette formation et de son Rassemblement des Républicains (RDR). Le nouveau mouvement, héritier du PDCI de l’ère Houphouët-Boigny, serait placé sous le patronage de l’ancien président Henri Konan Bédié. Lequel, conseiller très écouté de Ouattara, n’attend pas d’étrenner les atours du patriarche pour placer ses fidèles dans quelques-uns des fauteuils les plus convoités de la Côte d’Ivoire nouvelle. Enfin, la plupart des parrains occidentaux d’ “Alassane” l’incitent à intégrer dans son gouvernement quelques figures acceptables “de sensibilité FPI”. En clair, d’anciens membres du Front populaire ivoirien, parti fondé par Gbagbo, épargnés par le dérive postélectorale des faucons du régime déchu.

A ce stade, Paris juge la performance politique de Ouattara “plutôt bonne” et affiche un optimisme prudent. Sur le front de l’économie, aujourd’hui en cale sèche, l’Elysée mise sur sa compétence, la qualité de son équipe et le formidable potentiel humain, agricole, pétrolier et portuaire de l’ancienne “locomotive” ouest-africaine. S’agissant des impératifs de justice et d’apaisement, la France “fait confiance” au tombeur de Gbagbo, approuvant au passage la création d’uneCommission pour le dialogue, la vérité et la réconciliation, confiée à l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny. Une certitude: il faudra à celui-ci beaucoup de doigté et de persévérance pour trouver l’antidote au poison identitaire inoculé dix années durant à l’Eléphant ivoirien par une cohorte d’apprentis-sorciers.

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Investiture : Henriette Diabaté à Alassane : « Monsieur le Préfet… »


Fantastique Henriette Dagri Diabaté !

Cette dame, c’est la toute nouvelle Grande Chancelière de la République de Côte d’Ivoire. Nommée par Dr Alassane Dramane Ouattara. Lors de la cérémonie d’investiture de ce dernier, à Yamoussoukro, le 21 mai 2011, devant le parterre de personnalités venues du monde entier, elle a fait parler son subconscient. On la sentait imbibée de joie. La joie de ses nouvelles fonctions. Première femme Grande Chancelière de notre pays. Comme une petite fille grisée par la folie d’un présent inespéré, elle vit sa joie devant un Nicolas Sarkozy tout aussi heureux d’avoir réussi son affaire. Et elle loue son bienfaiteur, Alassane Ouattara. Mais dans son discours de louange, visant à lui mettre la grande Croix, Dagri Diabaté sort ce que le monde entier sait, mais que Ouattara ne veut pas entendre sur son compte. Elle dit : « Monsieur le Préfet… » là où il faut dire « Monsieur le Président… » Et cela, de son intelligible voix épanouie par la grâce de la charge de Grande Chancelière. Le lapsus a retenti. Il est bien remarquable. Bien remarqué et retenu. Aléa du direct. Voilà ! Mais elle s’est ressaisie pour dire « Monsieur le Président… » et continuer sa cérémonie. Dagri la Grande Chancelière était pimpante. Qui est Préfet ? Préfet de quel pays ? Nommé par quel chef d’Etat ? Toutes ces questions avaient leurs réponses dans la salle. Ado la regarde, persuadé qu’elle est émue. La France a envahie Yamoussoukro et la salle avec ses hommes politiques et ses soldats. Sarko est là, l’œil paternel. Qui encore serait utile à la remise en place de la colonisation ? Personne. Henriette Dagri Diabaté a donc fait exploser le lapsus : « Monsieur le Préfet… » Quelqu’un d’autre l’aurait dit qu’il aurait essuyé le feu de Monsieur le Président Ouattara. Mais c’est sa « Tantie » elle-même qui le rappelle, devant le monde entier, face aux caméras venues de partout. « Monsieur le Préfet… » ! Tci, cette télévision pour la propagande de Ouattara peut effacer le lapsus de « Tantie ». France 24 peut le biffer. Mais les autres télévisions du monde, qui l’on capté en direct, ainsi que tous ceux qui ont enregistré la cérémonie conserve le sacré lapsus. Henriette Dagri Diabaté  a été trahie par sa langue. Aurait-elle déjà discuté en privé de ce sujet  avec des proches ? Que Ouattara faisait vraiment «le Préfet… » ou que ses détracteurs le prenaient pour un « Préfet » ? Comment cela a-t-il pu sortir de sa bouche avec autant de justesse ? « Monsieur le Préfet… » Et dire que Ouattara a voulu faire la peau à des journalistes pour cette appellation passée désormais dans le domaine public ! Mais « Tantie » Dagri Diabaté  l’a prononcé sans que le toit de la Fondation Houphouët-Boigny ne tombe sur la tête des invités de la cérémonie d’investiture du Dr Alassane Ouattara. Le débat est donc clos. Puisque le terme est « désacralisé ».

Source :  Le Temps (Auteur : Germain Séhoué)

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INVESTITURE DE OUATTARA:FUNESTE TABLEAU FESTIF


INVESTITURE D’ALASSANE OUATTARA: LA GRAND’MESSE DE LA FRANÇAFRIQUE, DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

DINDE Fernand

Spectacle désolant que celui qu’il nous a été donné de voir, ce jour tristement historique du samedi 21 mai 2011 : les valets africains de la françafrique, de la franc-maçonnerie, du Nouvel Ordre Mondial et du gouvernement fédéral africain (en formation), au grand complet, dans leur plus beaux apparats du jour, avec à leur tête le Grand prêtre Nicolas Sarkozy, Président de la République française et son âme damnée internationale, Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, venus célébrer leur victoire sanglante contre la jeune démocratie ivoirienne, contre les velléités d’émancipation et d’indépendance du digne peuple ivoirien et contre la légitime aspiration des peuples africains à choisir par eux-mêmes leurs dirigeants et à décider souverainement de leur destinée.

Ce funeste tableau festif peint de l’encre du sang des Ivoiriens nous a laissé apparaître les silhouettes non moins sinistres de tous les comploteurs africains et internationaux de la crise ivoirienne (sans les grands maîtres Barack Obama et Hillary Clinton) parmi lesquels : les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Goodluck Jonathan du Nigéria, Blaise Compaoré du Burkina faso, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée (nouvelle recrue), Paul Biya du Cameroun, Mahamadou Issoufou du Niger (nouveau venu sous peu), Ali Bongo du Gabon, Faure Gnassingbé du Togo, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Denis Sassou N’Guesso du Congo Brazzaville, le Premier Ministre Raïla Odinga du Kenya, Young Jin Choï de l’ONUCI et Youssouf Bakayoko de la CEI de Côte d’Ivoire.

Les dignes fils de l’Afrique se sont abstenus d’effectuer le voyage de Yamoussoukro. En tout cas, ceux qui ont sondé le secret du complot international contre la Côte d’Ivoire, parmi lesquels les présidents Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Edouardo Dos Santos d’Angola, Yahya Jammeh de Gambie et Pedro Pires du Cap Vert.

Le tout, macéré et malaxé dans un reportage en direct de près de 4 heures (du jamais vu, en Afrique) de France 24, un média aux ordres qui n’a de professionnel que le nom, qui nous a servi et ressassé au fil des heures, avec deux consultants acquis à la cause dont le journaliste ivoirien Soro Solo, et une envoyée spéciale – Vanessa Burggraf, toujours au rendez-vous des messes noires contre la Côte d’Ivoire! – tous les mensonges éculés de la crise ivoirienne de 2002, du coup d’état électoral de la France et de la communauté international contre le Président Laurent Gbagbo et de la crise post-électorale ivoirienne. Comment le dire autrement quand un journaliste de cette presse de triste renom impute, dans les commentaires de son élément filmé, le rejet de la candidature d’Alassane Ouattara, en 2000, au camp Gbagbo ? Oui, vous avez bien lu ! C’est à y perdre son équilibre mental! Soit dit en passant, Laurent Gbagbo n’était même pas encore au pouvoir. Comment aurait-il donc pu réussir une telle prouesse ! Un tel révisionnisme est tout simplement nauséeux et écoeurant, et dessert grandement ses auteurs, même si – il faut l’avouer – la cause impérialiste l’emporte largement sur l’éthique, la morale et la déontologie, en Occident. iTélé n’a pas manqué à l’appel de la comédie internationale et de la grand’messe françafricaine maçonnique.

SARKOZY ET OUATTARA 2.jpg

Quant au nouvel investi, Alassane Dramane Ouattara, il a disserté pendant 20 minutes sur la réconciliation – sans jamais prononcer le mot « pardon » à l’adresse des Ivoiriens – et l’avenir de la Côte d’Ivoire retrouvée et rassemblée, à chaque problème de laquelle il aurait une solution, pendant que par sa faute des millions d’Ivoiriens sont au comble du désastre, n’ont pas l’âme à la fête parce qu’ayant tout perdu, pleurent leurs morts par milliers, sont dénoncés et tués à Abidjan et dans d’autres villes du pays, épurés à l’Ouest, s’ils ne sont tout bonnement pillés ou systématiquement rackettés par des rebelles incontrôlés, analphabètes, dépenaillés, déguenillés, aux tenues bigarrées. Des milliers d’autres sont carrément exilés à cause de la chasse implacable à l’homme qu’on orchestre sciemment et savamment et qu’on veut couvrir par des discours et des sourires protocolaires.

Le tout, dans une Côte d’Ivoire dont l’appareil de production est grippée et à genoux par la faute de la rébellion qui a volé, pillé, détruit des entreprises et même déboulonné des machines-outils dans les zones industrielles d’Abidjan, une Côte d’Ivoire où la sécurité est inexistante – le Droit l’étant encore plus -, les libertés une vue de l’esprit, l’administration un rêve ancien (avec des com’zones proprement illétrés qui font autorité devant des préfets, parchemins d’énarques émérites en main), les médias à la pensée unique, la presse pro-Gbagbo muselée et traquée, l’armée un vœu pieux, le pardon et la réconciliation proclamés religieusement sur les antennes mais dans les mots et les comportements relégués aux calendes grecques, la compassion due à ceux qui souffrent le cadet des soucis – la célébration de la victoire tant attendue et souhaitée prenant le pas sur tout le reste -, humanité et solidarité nationale étant désormais inopérantes.

Vive la Côte d’Ivoire françafricaine, maçonnique, dernière ponte du Nouvel Ordre Mondial et vive l’Afrique asservie, bafouée, recolonisée et vassale de l’Occident impérialiste !

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OUATTARA OU LE DESPOTISME EN ACTION: VOUS AVEZ DIT «ADO SOLUTION»,«VIVRE ENSEMBLE»?


Les ivoiriens traversent une très douloureuse tragédie depuis le 28 novembre 2010. Dans ces moments tragiques, leur président par effraction, depuis le 11 avril dernier, s’appelle «ADO SOLUTION».

Ce fut en tout cas son slogan de campagne présidentielle. Peut-être savait-il qui allait faire une guerre, avec le soutien de sa sorcière nommée «communauté internationale», aux conséquences chaotiques pour les ivoiriens. C’était donc pour lui une façon de prévenir les ivoiriens et de les «rassurer» par ce langage mystique:«ADO SOLUTION». Ceux qui ont cru en la sincérité de ce slogan devraient prendre leur mal en patience. Ils ne devraient plus gémir ni se lamenter face à tous les problèmes et difficultés qui les assaillent. Ils ont la solution avec eux et pour eux: ADO solution est au «contrôle». Chanteront-ils l’hymne du désenchantement? Attendons pour voir et entendre….

Pour le moins qu’on puisse dire, ADO solution n’a pas de solution aux graves violations des droits de l’homme qui ont cours en Côte-d’Ivoire. Au contraire, il en est responsable. L’État de droit est en dissolution. Le despotisme a pris corps et s’abreuve du sang des innocentes populations supposées lui être hostiles. C’est le règne du droit du plus fort, de la violence. L’oppression régnante est aveugle, parfois calculée et ciblée. Les victimes gémissent, crient et pleurent de douleurs. Mais leurs voix, loin de parvenir aux oreilles d’un libérateur, accompagnent la musique des kalachnikovs de leurs bourreaux dansant et festoyant en dévorant leurs proies. Autrefois, ceux qui parlaient d’exclusion se plaignaient d’être des victimes d’un supposé délit de faciès ou de patronyme lors des contrôles d’identité par les forces de l’ordre. Ces mêmes sont aujourd’hui des agents et incitateurs zélés de l’exclusion radicale, celle qui consiste a tuer impunément sur la base d’une appartenance ethnique ou politique différente de la leur.

Loukouahio est un village situé dans la sous-préfecture de Saïoua où règne l’injustice. Dans ce village, les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, après avoir fait des victimes, exigent aux parents de chacune d’elles le paiement de la somme de 17000Fcfa pour leur enterrement sur leur propre terre. Le grand carrefour de Saïoua est devenu un passage à péage pour les rebelles: les piétons, les cyclistes, les motocyclistes et les automobilistes sont respectivement contraints à payer 200fcfa, 500fcfa, 1000fcfa et 1500fcfa. Au marché de Saïoua, un vieil homme, après avoir acheté des ignames avec un billet de 5000fcfa, a eu le malheur de réclamer sa monnaie. Il a été bastonné par des commerçants Haoussa (des nigériens, comme d’autres étrangers de la CEDEA, étant dans la logique selon laquelle le pouvoir de Ouattara est aussi leur pouvoir). Sa monnaie a été injustement confisquée. Depuis ce fait malheureux, les populations autochtones (les bétés) ne vont plus au marché sans avoir pris soin de préparer d’avance la monnaie.

Tous ces faits traduisent l’autre slogan de Dramane Ouattara, son «Vivre en semble»! C’est cela sa réconciliation! En réalité, sous ce mot de réconciliation, l’on a dessein de travailler à l’effectivité d’une résignation des opprimés en qui le ressentiment a déjà pris racine. Il est paradoxal et même absurde de dire vouloir la réconciliation et d’en saper le fondement.

ZEKA TOGUI, copaci_infomail

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Premiere reunion du FPI demain .Les sujets à l’ordre du jour (L’Inter)


Le Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti au pouvoir sous Laurent Gbagbo, se réunira demain mercredi 25 mai 2011 sauf changement, au siège du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), selon un membre du Comité central du FPI, une instance importante du parti, que nous avons joint hier lundi 23 mai 2011.Mamadou Koulibaly

Cette réunion du Comité central, la première du genre après la chute du régime de Laurent Gbagbo et l’emprisonnement du président du parti, Pascal Affi N’guessan, à Bouna, a été convoquée par le secrétaire général du FPI, Sylvain Miaka Ouréto.

Selon notre source, il s’agira pour les cadres du Front populaire ivoirien de se pencher sur la question de la libération des barons de leur parti, notamment celle du président Pascal Affi N’guessan, du premier vice-président Aboudrahamane Sangaré en prison à Bouna, de la deuxième vice-présidente Simone Ehivet Gbagbo à Odienné et des autres membres de La Majorité Présidentielle (LMP) assignés à résidence par le pouvoir en place depuis plus d’un mois. Mais aussi et surtout de la libération de l’ancien président Laurent Gbagbo, lui aussi en prison à Korhogo.

Le comité central va par ailleurs réfléchir à l’avenir du parti et sa probable collaboration avec le nouveau régime, qui devra se matérialiser par la participation au gouvernement d’union nationale en formation. C’est donc un Comité central sur fond de crise au sein de l’ancien parti au pouvoir eu égard aux critiques qu’ont essuyé récemment le troisième vice-président du FPI, Mamadou Koulibaly,le sécretaire général Miaka Ouréto et le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’dré, tous membres du Comité central.

Ces barons du FPI avaient reconnu Alassane Ouattara comme président de la République après la guerre post-électorale qui s’est soldée par l’avènement du président du RDR à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire. Une chose est à retenir, c’est la première réunion officielle du FPI depuis la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Ça promet donc!

Hervé KPODION

Source : L’Inter

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KADET BERTIN :Je crois que l’être humain est capable de créer les conditions de l’espoir


Kadet Bertin, L’ancien Conseiller de Laurent Gbagbo a donné de la voix depuis Accra ou il est refugie depuis la chute de Laurent Gbagbo.

Nous vous proposons des extraits de cette interview publiée par l’Intelligent d’Abidjan.

sous la plume de Charles Kouassi

Intelligent d’AbidjanMalgré votre état de santé, on vous avait aperçu à la résidence de Cocody autour de Laurent Gbagbo. Que vouliez-vous prouver ?

Kadet Bertin: Le vendredi 1er avril à 18 H, je suis sorti de la Pisam et j’ai transité par la résidence du Président. Le colonel Ahouma (paix à son âme) avait envoyé un véhicule me prendre à l’hôpital : il voulait que je passe à la résidence afin qu’il renforce le cortège qui devait me conduire chez moi. Je n’ai pas vu le Président, qui était déjà rentré dans sa chambre. Par contre, j’ai conversé un peu avec son épouse qui m’a adressé des mots de compassion et de prompt rétablissement. En sortant de la résidence, j’ai été entouré par une foule compacte, à laquelle j’ai lancé des encouragements depuis ma voiture. Je signale que j’ai quitté la Pisam ce jour-là à ma demande. En effet, alors que mes membres étaient immobilisés dans un plâtre et que j’étais alité dans cet hôpital, j’ai vécu un véritable drame psychologique dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 mars, à cause des tirs à l’arme lourde venant du côté de la RTI. A 3 H du matin, mon épouse et moi avons vu des chars de l’Onuci entrer à la Pisam en toute vitesse et en tirant. J’ai appris par la suite qu’ils sont venus y déposer des blessés. J’ai vu quelques-uns de ces blessés au 3ème étage où j’étais interné. Et donc ce vendredi 1er avril, ne me sentant plus en sécurité du fait de l’affluence des blessés de l’Onuci, j’ai demandé et obtenu mon départ de la clinique.

I.A.:  Alors, il paraît que vous préparez un coup d’Etat depuis le Ghana ? Vous seriez parmi les cerveaux du coup ?

K.B. :Tout ceci participe de la même stratégie de détourner les Ivoiriens des vrais problèmes par l’intoxication. Moi Kadet, préparer un coup d’Etat ? Je n’en ai ni les compétences, ni les moyens, ni même la culture. Les nouvelles autorités ivoiriennes ont mis mes comptes sous scellés. Elles peuvent donc à tout moment rendre public le contenu de ces comptes et montrer aux Ivoiriens si mes avoirs peuvent ou non financer un coup d’Etat. D’autre part, mon père, chef de village qui faisait aussi office de juge, m’a nourri au lait de la justice et élevé dans la droiture. Au sein du FPI, le président Laurent Gbagbo m’a appris non seulement le respect de la loi mais aussi et surtout la culture du dialogue, à travers la confrontation des idées et non des armes. Je ne suis pas formaté pour la violence. Par contre, j’ai malheureusement dû la subir. Ma résidence a été totalement mise à sac après avoir fait l’objet de tirs d’obus nourris. Mon épouse sortie pour tenter de s’approvisionner a vu son véhicule mitraillé par des individus armés, alors qu’elle était à bord ; ces derniers lui ont laissé la vie sauve et ont pris le véhicule. Je n’avais plus de domicile pour mettre ma famille à l’abri. Je ne pouvais plus recevoir les soins que nécessite mon état, puisque les hôpitaux ne fonctionnaient plus. Des personnes qui me sont chères, le président Laurent Gbagbo, son épouse, son fils Michel ainsi que d’autres amis sont en prison et Désiré Tagro a été assassiné. Avec les charges émotionnelles résultant de ces traumatismes, lorsqu’on a la chance d’être en vie et d’être accueilli par des âmes généreuses, on n’a vraiment ni le temps, ni l’envie de réfléchir à la préparation d’un coup d’Etat ; on fléchit les genoux et on remercie son Créateur. Et comme on est conscient qu’on n’est pas chez soi, on évite de mettre à mal la générosité de ceux qui ont ouvert grandement leurs bras pour vous accueillir en fomentant des actes aussi inutiles et destructeurs de vies humaines que des coups d’Etat. Je m’inscris totalement dans la logique du président Laurent Gbagbo, qui, dès son arrestation le 11 avril, a appelé à l’apaisement : ses premiers mots ont été de demander notamment aux militaires d’arrêter les combats pour que la phase civile du règlement de la crise s’ouvre. Le président Pascal Affi Nguessan, dans la conférence de presse qui a conduit à son arrestation-déportation, a repris les mêmes propos du président Gbagbo. Dans la même lignée, l’actuel chef du FPI et secrétaire général par intérim du CNRD, le Pr Mamadou Koulibaly, a appelé avec insistance tous les militants et sympathisants FPI/LMP ainsi que toute la galaxie patriotique à la cessation de toute belligérance afin de permettre le retour à l’Etat de droit et à l’opposition politique. Au regard de tout cela, je demande aux nouvelles autorités ivoiriennes d’aller faire leurs propres enquêtes pour être fixées sur toutes ces allégations fausses et nuisibles à mon endroit.

I.A. : Monsieur le ministre, avez-vous espoir que la réconciliation se fera, et que les Ivoiriens vont réapprendre à vivre ensemble ?

K.B. : Je crois que l’être humain est capable de créer les conditions de l’espoir. En ce qui nous concerne, les nouvelles autorités ivoiriennes gagneraient à relever rapidement deux défis prioritaires. Le premier défi est d’ordre sécuritaire. Il faut faire disparaître du quotidien des Ivoiriens tous ces combattants baptisés Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, qui paradent dans les rues d’Abidjan, pillant et tuant impunément. Il faut mettre fin à la division de la ville d’Abidjan en zones d’insécurité gérées par des chefs de guerre notoirement connus pour leur bestialité depuis 2002. Laisser perdurer cette situation est la meilleure façon d’inverser les valeurs de promotion dans notre jeune société, en proclamant la subordination de la connaissance à la force brutale. Le second défi est d’ordre institutionnel. Les récents événements sociopolitiques survenus en Côte d’Ivoire ont mis en évidence un conflit ouvert entre la Présidence de la République et la Primature dans le contrôle de l’Exécutif. L’affaiblissement progressif de la Présidence de la République, au regard des différents accords de paix, de Marcoussis (2003) à Ouagadougou (2007), a favorisé la montée en puissance de la Primature et, par voie de conséquence, a abouti à la chute de la première. Cette situation perdure même après la chute de Laurent Gbagbo. La question est de savoir jusqu’à quand la Primature va tenir la dragée haute à la Présidence de la République ? Ce mode de fonctionnement binaire de l’Exécutif ivoirien risque de dégénérer prochainement en une crise plus grave et plus violente qu’une hypothétique attaque de l’extérieur.

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GBAGBO SERAIT-IL MORT


Dans l’indifférence totale des Nations Unies,

des ONG Internationales et de l’Union Africaine Gbagbo se meurt.

Dans l’indifférence totale des Nations Unies, des ONG et de l’Union Africaine, un drame,comme pour de Patrice Lumumba se déroule sous nos yeux.Selon des sources concordantes et dignes de foi, le Président Laurent Gbagbo, battu a mort par ses geôliers, aurait été transporte  d’urgence a Abidjan lundi 23 mai a la Polyclinique Sainte Anne Marie dans un état comateux.

Depuis mardi, un “commando” d’hommes blancs auraient emporte le président pour une destination inconnue.

le chef de guerre Fofie déjà sous sanctions de l’ONU, n’ayant pas voulu assumer la responsabilité de meurtre. Gbagbo, supposé beneficier de la protection des Nations Unies a été livré depuis le 11 avril 2011, aux pires traitements inhumains. l’on est également sans nouvelles de son épouse Simone.

La France pourrait-elle justifier son silence face aux manquements graves aux droits élémentaires des détenus dans un Etat dit de droit, gouverné depuis cette date par un soit-disant démocrate qu’elle a investi en grande pompe le 21 mai dernier?

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LE RAPPORT D’AMNEYSTY: ACCABLANT


Violences en Côte d’Ivoire: un rapport d’Amnesty met en cause pro-Ouattara et pro-Gbagbo et critique l’ONUCI

Ap-25/5/2011

ABIDJAN (AP) — Quatre jours après l’investiture d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, Amnesty International a rendu public mercredi un rapport accablant sur les violences et les assassinats de centaines de civils qui ont suivi la présidentielle contestée de novembre. Non seulement ce document met en cause les partisans du président et de son prédécesseur Laurent Gbagbo mais il accuse aussi les Casques bleus d’inaction lors des tueries perpétrées fin mars à Duékoué, dans l’ouest du pays.

Intitulé “Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu”, le rapport est fondé sur deux missions d’enquête menées par des représentants de l’organisation de défense des droits de l’Homme entre janvier et avril à Abidjan et dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Des centaines de témoignages ont été recueillis par les enquêteurs, qui détaillent les nombreux cas d’attaques fondées sur des critères ethniques, politiques ou religieux présumés.

A l’origine de la “plus grave crise humanitaire et de droits humains” qu’ait connue le pays depuis sa partition de facto en septembre 2002, les violences qui ont suivi le scrutin du 28 novembre ont été commises par les camps des deux candidats. A savoir des partisans armés combattant pour Alassane Ouattara -dont la victoire a été certifiée par l’ONU- et pour le président sortant Laurent Gbagbo -arrêté le 11 avril après avoir refusé de céder le pouvoir malgré les médiations internationales et des sanctions financières.

“Les conclusions” d’Amnesty International (AI) “montrent clairement que toutes les parties au conflit ont commis des crimes au regard du droit international, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité”, souligne le rapport.

Des centaines de personnes ont été tuées, souvent sur la base de critères ethniques ou d’affiliations politiques supposés; des fillettes et des femmes ont été victimes de violences sexuelles et des centaines de milliers de personnes ont dû fuir leur domicile en direction d’autres régions ou des pays voisins, dont le Libéria, selon l’organisation qui critique également l’approche du nouveau gouvernement. “Aucune réconciliation ne peut être possible (…) sans que justice et réparation ne soient rendues à toutes les victimes”, note le rapport.

Les autorités ivoiriennes n’ont pas réagi dans l’immédiat. Mais dans un discours prononcé mardi, Alassane Ouattara a observé que le système judiciaire ivoirien n’était pas en mesure de faire traduire l’ensemble des auteurs des crimes devant un tribunal. La semaine dernière, il avait officiellement demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur les exactions commises pendant la crise post-électorale, affirmant que ses partisans -mis en cause- n’étaient pas au-dessus des lois.

Selon son gouvernement, les forces de Gbagbo ont tué au moins 3.000 personnes. L’ex-chef d’Etat, son épouse et de proches alliés sont en état d’arrestation dans une ville du nord du pays, où des enquêteurs fédéraux ont entamé leurs investigations.

Aussitôt après le scrutin contesté de novembre, les forces de sécurité de Gbagbo ont visé et attaqué à Abidjan, la capitale économique, des personnes considérées comme des partisans de Ouattara, sur la base de leurs vêtements, de leurs noms, et même de leur adresse, selon le rapport. La mise en place de barrages routiers pour piéger les victimes a été une autre tactique employée par les jeunes miliciens pro-Gbagbo qui ont “commis des homicides délibérés et arbitraires -dirigés principalement contre des personnes ayant un patronyme ou portant des vêtements musulmans-”, selon le rapport qui précise que nombre sont mortes brûlées vives.

Peu après, dans l’ouest du pays, des affrontements ont éclaté. Les forces pro-Ouattara ont perpétré des tueries, visant des gens qui avaient probablement soutenu Gbagbo en se fondant sur des critères ethniques et religieux, d’après le rapport.

Dans les premiers jours de l’offensive, le 29 mars au matin, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (pro-Ouattara), “accompagnées par les Dozos (chasseurs traditionnels), ont totalement pris le contrôle de Duékoué (à près de 500km à l’ouest d’Abidjan) et, dans les heures et les jours qui ont suivi, des centaines de personnes appartenant à l’ethnie guérée ont été assassinés de manière délibérée et systématique” dans le secteur, accuse le rapport.

Citant les témoignages de rescapés du massacre commis par les FCRI et leurs alliés, Amnesty International souligne que de nombreuses victimes ont été égorgées, des femmes violées, des enfants tués par balles.

L’organisation pointe également du doigt les Casques bleus chargés de protéger les civils, accusant l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire d’inaction et de déploiement insuffisant pour prévenir les massacres.

Une base de l’ONUCI, notamment, se trouvait à un kilomètre du quartier Carrefour, le lieu principal de ces tueries. “Je suis allée voir les gens de l’ONUCI pour leur dire que nos hommes et nos garçons étaient en train de se faire massacrer et qu’il fallait intervenir et ils n’ont rien fait”, a déclaré une femme, citée par AI.

Pour Amnesty International, les nouveaux dirigeants ivoiriens font face à “trois impératifs”: mettre immédiatement fin aux violations des droits humains commises à l’encontre de partisans supposés ou avérés de Laurent Gbgabo; rétablir l’Etat de droit et ordonner aux forces de sécurité de protéger toutes les populations; et enquêter de façon impartiale sur les violences commises par toutes les parties au conflit depuis décembre. AP

cr/v0-com/sb

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Ouattara éclaboussé par les crimes de son armée


LU DANS L’HUMANITÉ

Amnesty International publie un rapport accablant sur les massacres et les atteintes aux droits humains commis en Côte d’Ivoire pendant la crise postélectorale. Les deux camps sont mis en cause. L’ONG dresse un premier bilan des tueries attribuées aux combattants pro-Ouattara dans l’Ouest.

«Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu ». C’est le titre d’unrapport d’Amnesty International, rendu public hier, qui dresse un terrible bilan des exactions, des massacres constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis tout au long de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Les enquêteurs de l’ONG ont recueilli, à Abidjan comme dans l’ouest du pays, plus d’une centaine de témoignages cauchemardesques, accablants pour les deux camps qui se sont disputé le pouvoir pendant six mois.

Le camp du président déchu est sévèrement mis en cause. Le document revient sur les violences et les exactions dont les forces de sécurité (FDS), loyales à Laurent Gbagbo, se sont rendues coupables. En particulier dans la commune d’Abobo, majoritairement favorable à Alassane Ouattara et passée, en février, sous le contrôle du mystérieux « commando invisible ». Dans cette commune, les FDS, cibles d’attaques, n’ont pas hésité à répliquer par des tirs d’obus de mortier sur des quartiers densément peuplés, faisant de nombreuses victimes civiles. Coupables, aussi, d’atrocités, les milices pro-Gbagbo. Les témoins interrogés par Amnesty International confirment ainsi les crimes imputés aux Jeunes Patriotes de Charles Blé Goudé. Usant d’une rhétorique « ivoiritaire » xénophobe, ils réservaient en priorité leurs supplices (voir page 3) aux Ivoiriens originaires du Nord, aux musulmans et aux ressortissants étrangers de la sous-région. Enlèvements, viols, exécutions sommaires, actes de torture, incendies de maisons habitées par des partisans réels ou supposés d’Alassane Ouattara, attaques visant les casques bleus de l’Onuci sont également recensés.

Chasse à l’homme à duékoué

Mais les pro-Gbagbo ne sont pas seuls coupables de graves violations des droits humains. Ce rapport dresse un premier bilan, terrifiant, des crimes commis par les forces armées pro-Ouattara dans l’ouest du pays. Tous les témoignages recueillis à Duekoué « font état d’une série d’homicides ciblés et systématiques commis par des agents en uniforme des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, créées par Alassane Ouattara le 8 mars 2011), qui ont exécuté des centaines d’hommes de tous âges sur la base de considérations politiques et ethniques », résume Amnesty International. Après de violents combats, la ville est passée, dès le 29 mai, sous contrôle total des FRCI, héritières des Forces nouvelles de Guillaume Soro. Ces combattants pro-Ouattara ont alors ouvert une véritable chasse à l’homme, ciblant les hommes d’ethnie guéré, réputés proches de Laurent Gbagbo. Des hommes ayant fui en brousse racontent que des chiens ont été lancés à leurs trousses par les FRCI et les Dozos, ces chasseurs traditionnels du Nord enrôlés dans l’offensive. Toutefois, si un Guéré pouvait apporter la preuve de son allégeance à Alassane Ouattara, il était épargné. Le document compile, enfin, des témoignages effroyables sur l’usage des violences sexuelles et du viol comme armes de guerre.

Amnesty International s’étonne que de si graves violations des droits humains aient pu se produire sous l’œil des casques bleus de l’Onuci. Le massacre de Duékoué « s’est déroulé alors qu’une base de l’Onuci se trouvait à 1 km du quartier Carrefour, le principal lieu des tueries », rappelle l’ONG. Interrogée par les enquêteurs, la mission onusienne a répondu dans une lettre que « la responsabilité première de protéger les civils revenait aux autorités nationales de Côte d’Ivoire » (sic). Confus sur leur mission de protection des populations civiles, des représentants de l’Onuci interrogés par l’ONG ont en revanche fait valoir que la résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant l’Onuci à détruire les armes lourdes avait « aidé à faire tomber Laurent Gbagbo ».

Les FRCI, lourdement mises en cause par ce rapport, ont été créées le 8 mars 2011 par Alassane Ouattara. Sa responsabilité est donc engagée. Les appels à la « catharsis nationale » du nouveau président ivoirien resteront, à coup sûr, sans effet, si l’impunité devait régner. Sans justice pour toutes les victimes, la Côte d’Ivoire ne pourrait rompre, durablement, le cycle de la violence.

  • Gbagbo détenu à Korhogo

Amnesty International n’a pas été autorisée à rencontrer Laurent Gbagbo. Détenu à Korhogo, le président déchu n’a pu recevoir, depuis son arrestation, qu’une seule et brève visite, le 2 mai, celle de Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson. Le CICR n’a pu visiter ni Simone Gbagbo (en résidence surveillée à Odienné), ni Pascal Affi Nguessan, président du FPI, qui serait détenu à Bouna. « Des partisans présumés de l’ancien président ont été victimes de violentes représailles », rapporte Amnesty International.

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G8 Gendarme ou Juge du Monde ?


Ca y est, le G8 a tranché  “Mouammar Kadhafi et le gouvernement libyen ont failli à leur responsabilité de protéger la population libyenne et ont perdu toute légitimité. Il n’a aucun avenir dans une Libye démocratique et libre. Il doit partir.”  Voici ce que les Nations dites les plus industrialisées du monde, viennent de décider à Deauville en France.

La Fontaine a eu vraiment raison de conclure que « La raison du plus fort est toujours la meilleure » et ce n’est pas une fable !

Le rêve d’un monde plus libre et plus démocratique n’est pas pour ce siècle. Pourquoi ne pas nous rendre à l’évidence de cette réalité ? Le Monde appartient à ceux qui sont les plus surarmés, ceux qui ont la bombe H. Ils ont partagé  de nouveau le monde comme à Yalta, chacun devant conserver ses zones d’influence. Avant même la fin du G8, Barack Obama et Nicolas Sarkozy avaient donné le ton, déclarant, à l’issue d’un tête à tête : “Nous sommes déterminés à finir le travail”. Tout est dit.

L’industrie mondiale a plus que jamais besoin de matières premières dont le pétrole, l’uranium, mais aussi les produits agricoles que leur sol ne peut produire, comme le cacao, le café etc.

A défaut de se débarrasser des populations africaines, ils ont décidé  d’une nouvelle forme de colonisation et s’acharnent à changer les dirigeants récalcitrants, tels les Gbagbo, Kadhafi ou bien d’autres nationalistes qu’ils qualifient sans vergogne de ‘dictateur’. Ainsi, lorsque les dirigeants sont jugés( ?) « Incapables de protéger leurs populations ils perdent toute légitimité » aux yeux de la Communauté des plus forts…Alors elle se choisi les dirigeants plus « légitimes », quelle que soit la manière de les imposer à leurs peuples.

L’Organisation des Nations Unies est devenue une caisse de résonnance a leur botte, pour légitimer leurs crimes à travers le Monde. Les medias qui sont leur propriété, restent muets et aveugles car un monde divisé contre lui-même ne peut subsister.

Au-delà du cas Gbagbo et Kadhafi, c’est un drame indicible que nous vivons. N’est-il pas temps de réveiller une conscience plus humaine, qui impulserait une révolution mondiale, dans les idées reçues, les concepts ronflants tels que «l’ ingérence humanitaire »dont les contours peu rigoureux offrent le prétexte à des interventions arbitraires dont les conséquences sont sans commune mesure avec les objectifs officiels du « politiquement correct ».

Les pays pauvres et en particulier les pays africains et arabes sont les premières victimes, des essais de produits militaires, ou médicaux destines à anéantir le monde des affames. Ces monstruosités peuvent continuer ad vitam dans le silence ténébreux ou l’on tue sans retenue, comme dans le monde antique, pour la satisfaction de quelques ‘maitres’ sans morale.

Le peuple Noir doit comprendre qu’il demeure la cible d’une discrimination machiavélique à laquelle la communauté des intellectuels devrait réfléchir sans parti-pris. Quelle place véritable pour le peuple noir dans un monde déséquilibré par l’ultra libéralisme.

A bon entendeur, ….

katakro

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QUAND L’AFRIQUE DORT, L’ARMÉE FRANÇAISE VEILLE


«  Pour un leader ambitieux pour son pays, soucieux de son développement réel, il y a un piège à cette dépendance à l’armée de l’ancienne puissance coloniale ». Une analyse de Germain Séhoué met en lumière, le paradoxe du développement sans armée, donc sans armes, alors que les pays développés et à leur tête les USA, sont les plus gros producteurs d’armes et disposent d’armées fortes. « Aujourd’hui, les pays émergeants, qui sont considérés dans les grands rendez-vous de la planète, sont ceux qui ont une armée forte, une puissance de feu remarquable, avec une arme nucléaire. Or, la stratégie de la France est d’empêcher nos pays de grandir, de posséder une armée puissante comme la sienne et une arme nucléaire pouvant consacrer notre indépendance vis-à-vis tous.» En effet, il n’y a qu’à ouvrir  les yeux pour comprendre qu’un peuple sans moyens de protection ne peut qu’être livré  aux prédateurs de tous acabits, dont les anciennes puissances colonisatrices. Le cas ivoirien est un cas d’école : Par une campagne de manipulation, l’on fait admettre a tout un peuple que leurs dirigeants dilapident les deniers publics  en achetant des armes qui ne servent rien, sinon à tuer leurs compatriotes. Ainsi nombreux sont ceux qui sans réfléchir adhèrent à une telle approche et   se plaisent à s’indigner de découvrir des armes dans la résidence du chef de l’Etat ivoirien, après sa capture. « Mais le paradoxe, c’est que les mêmes sont fiers que la France, qui n’est pas leur pays, soit surarmée au point d’exporter la violence avec ses armes pour les ‘délivrer’. Question : Pourquoi la France aurait-elle le droit d’être aussi surarmée, elle, et non leur pays. Quand leur pays, sans compter sur des mercenaires et des équipements de guerre étrangers doit avec sa propre armée équipée, défendre son intégrité territoriale contre les assauts de déstabilisation. «Si un chef d’Etat n’a pas le droit d’armer son armée, avec quoi doit-il assurer la sécurité des biens et des personnes » l’Armée n’est-elle pas un des piliers d’un Etat républicain, l’outil essentiel du pouvoir régalien, pour assumer l’obligation constitutionnelle de protections des personnes et des biens ? Pourquoi nécessairement les armées africaines devraient-elles être soupçonnées de ‘mauvais usage ’de leurs armes ( ?) Compter sur la France ? Comment peut-elle juger de ce qui est important et vital pour nous, sinon que d’être le bras vaillant de ses intérêts stratégiques. Houphouet-Boigny disait que « pendant que nous dormons ce sont eux-qui veillent »  C’est tout le sens des accords de défense imposés à tous les pays de l’ancien AOF et AEF’ en vertu de quoi cinquante ans après les indépendances, c’est à la France et toujours la France que nous devons recourir ! Aucune armée en dehors de celle de l’Algérie et de l’Afrique du Sud ne grandira jamais pour ne pas devenir redoutable et permettre la rupture du cordon « ombilical » avec la France. Mais ces armées sont la résultante de guerres de libération contre le joug des colons internes supportés par leurs pays d’origine. De la Côte d’Ivoire, Sarkozy a envoyé un message clair tous les régimes francophones qui auraient des velléités d’autonomie pour leur pays. Il vient de flanquer un surveillant général à Ouattara : Le colonel Paitier  désigné pour les Affaires Militaires et en particulier la refonte de l’armée ivoirienne. La Lettre du Continent qui donne l’information dans sa livraison du 26 mai dernier, souligne que le colonel Marc Paitier, un ancien de « la Licorne » est un Saint-cyrien. Ainsi en Côte d’Ivoire, il n’y a ni Saint-Cyrien, ni intelligence pour  cette charge. Africains, à vos lits et nattes.

KATAKRO

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LE “NO, YOU CAN’T D’OBAMA A STRAUSS KHAN


                            Au sommet de Pittsburg en 209, Obama avait “retenu” DSK trop courtois Photo qui parle!

L’opinion publique a des addictions une image ambiguë, souvent exécrable. Ces troubles auto-infligés sont presque toujours perçus comme des phénomènes incompréhensibles. Ils ne répondent pas au modèle habituel d’une «maladie».

Avec les addictions, rien n’est simple. On les considère (trop souvent) comme une marque de faiblesse, un manque de volonté, un travers plus ou moins pervers, une débauche manifestement immorale. De ce fait, on refuse de les percevoir pour ce qu’elles sont avant toute chose: un grave dérèglement pathologique du comportement.

Comment expliquer que cette folie de l’addiction puisse embarquer une personne  dans une course mortifère? Il lui faut entretenir, poursuivre et répéter une conduite pourvoyeuse de dommages croissants et désastreux sur son image, sa santé, son entourage, sa carrière, son destin, sa liberté; un parcours qui engage jusqu’à sa survie.

Comment trouver une once d’empathie pour un tel sujet? Il semble ne rien entendre, enferré dans sa quête illusoire, monomaniaque et égoïste d’un plaisir qui ne vient plus et dont les dégâts collatéraux s’accumulent inexorablement, toujours plus inacceptables et intolérables de promesses déçues.

Les anorexies mentales effraient quand elles ne suscitent pas la pitié. Les «troubles obsessionnels compulsifs» (TOCs) font rire et les obèses font sourire. Les hypertendus, eux, ne font rien. Les «addictés», eux aussi malades «auto-responsables», provoquent rarement autre chose que du mépris. Pourquoi?

L’addiction sexuelle ne peut susciter la compassion

Quant à l’addiction sexuelle, c’est à l’évidence la plus méprisable et la plus déniée des maladies addictives. Elle conjugue de manière sulfureuse le plaisir universel de la chair et la déviation comportementale. Elle ne peut pas susciter la compassion. Et ceci est encore plus vrai lorsqu’elle alimente, au fil des jours et durant des mois, un interminable feuilleton; un feuilleton avec son cortège de victimes, de constructions sordides et de réseaux douteux.

Dès lors que dire quand une addiction de cette nature se révèle au grand jour chez un puissant —un homme qui, un jour, séduit deux Français sur trois et qui, le lendemain, perd leur confiance à tout jamais—?

Poser la question,  s’interroger sur la manière dont la presse et les médias appréhendent la destitution, la mort politique du héros économique. Hier encore c’était le sauveur potentiel de la nation. C’est aujourd’hui un pervers en slip léopard, prédateur froid ou génie lubrique.

Depuis des mois, il s’est installé sur les écrans des Guignols de l’info. Il rappelle chaque jour à Dominique Strauss-Kahn qu’il ne peut désormais plus prétendre qu’à une présidence, celle du paysage audiovisuel français de la dérision.

La tenue léopard n’est pas tout, loin s’en faut. Il y a aussi la «débauche» dénoncée en Une par tel ou tel hebdomadaire ou «l’effarante» double vie révélée par un autre. Et puis toutes ces photographies parfaitement sélectionnées diffusant l’image d’un sexagénaire désormais voûté, mal rasé avec ses yeux mi-clos soulignés de poches blafardes.

Et  il faut aussi faire avec cette pulpeuse sexologue érigée experte de l’addiction sexuelle minaudant sur les plateaux télévisuels, narrant joyeusement des blagues potaches et grivoises. On se gausse bien sûr, on s’offusque, on vilipende.

Dans un tel concert, est-il illusoire d’imaginer se faire entendre? Peut-on, simplement, rappeler que dans cette ambulance carbonisée sur laquelle on défouraille à tout va se trouve un malade? Rappeler qu’il y a là un homme qui, comme tous ceux qui souffrent du même mal, a vraisemblablement juré mille et une fois, devant lui-même, qu’il allait changer; sans jusqu’ici y parvenir.

Ne tirez pas sur l’ambulance carbonisée

Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ces malades sont souvent des époux piteux, des pères de famille rongés de honte pour l’ignominie qu’ils infligent aux leurs; des êtres flottants bien plus terrifiés que satisfaits par leurs pulsions incontrôlables.

Pourquoi dès lors s’acharner ainsi sur l’un d’entre eux? Pourquoi se délecter à le fantasmer en queutard triomphant, fier de son tableau de chasse, arrogant de toutes ses séductions?

Il faut rappeler ici une vérité médicale indiscutable, née de l’expérience. Sortir d’une addiction requiert trois conditions concomitantes: l’envisager parce que l’on constate enfin qu’elle est devenue nécessaire; avoir une estime de soit suffisante pour s’y aventurer; disposer d’une opportune quiétude pour pouvoir réaliser cette sortie.

Sauf à vouloir participer à sa mise à mort, les médias seraient bien inspirés de foutre la paix à DSK. Il faut impérativement lui laisser l’espace psychique suffisant et rédempteur pour amorcer son titanesque rétablissement.

Ajoutons pour finir, à l’attention de ceux qui en douteraient, que la médecine n’est pas aveugle. Il ne s’agit pas ici de vouloir taire ou disculper l’immoralité ainsi que les éventuelles infractions à la loi inhérentes à une histoire qui apparaît bien glauque.

Mais il est  plus qu’urgent de réaliser que les victimes les plus constantes de cette maladie de l’addiction sont les patients qui la portent. Faute de quoi, une fin tragique du feuilleton ne serait pas à exclure.

Philippe Batel

 

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APPEL D’UN FRÈRE BURKINABE


Nous publions ci-après le commentaire d’un Burkinabè anonyme, sur Directscoop le 30 MAI, en réaction a un article sur les mouvements au Burkina-Faso

Je suis burkinabé. Ce site (avec lvdpg notamment) constitue l’une de mes principales sources d’informations pour équilibrer l’info sur la RCI et à ce titre je souhaiterai qu’on ne confonde pas le Burkina Faso au régime COMPAORE. Ce régime a semé la guerre et le chaos dans beaucoup de pays en Afrique et les premiers à en être conscients sont les burkinabé. Certes jusque-là il est encore au pouvoir (avec le soutien de l’impérialisme-principalement français) mais les démocrates, patriotes et révolutionnaires travaillent inlassablement à son départ.

Ces derniers temps il a exacerbé chez beaucoup de burkinabé patriotes et sincères le sentiment anti-GBAGBO. C’est triste, mais il ne faut pas pour autant jouer le jeu de l’opposition des peuples d’Afrique. Ce jeu profite seulement à ceux qui veulent garder l’Afrique dans sa situation actuelle.
J’interpelle donc les amis nostra-patria, marijoe, laure et tous ceux qui seront tentés par les mêmes propos à savoir raison garder. Nous souffrons tous de la recolonisation presqu’intégrale de la RCI, nous souffrons tous de voir un ivoirien (d’origine burkinabé) au service des occidentaux à la tête de la Côte d’Ivoire ; nous souffrons tous du massacre que tout cela a engendré mais nous ne devons pas tomber pour autant dans la xénophobie et le chauvinisme avec des termes comme « mossis » « burkinabé » qui ne servent pas le combat patriotique et panafricaniste dont se réclame Laurent Koudou GBAGBO, le FPI et la galaxie patriotique. Une telle attitude ne sert pas le combat panafricaniste qui par essence est celui des peuples d’Afrique unis dans leur diversité !
Je pense que parler du « régime COMPAORE » ou de la « Compaorose » (=assassinats politique, parrainage de rébellion, trafics d’armes, de diamants, etc) est plus adapté à notre combat commun. J’ai par exemple une sainte horreur de ADO mais je ne mettrai pas les massacres et autres crimes commis par lui et son RHDP et FRCI sous le compte des ivoiriens ou de la Côte d’Ivoire parce qu’il est président aujourd’hui.
C’était ma façon de voir les choses pour faire avancer NOTRE COMBAT COMMUN. Merci à directscoop pour le travail accompli.

OMAR

 


 

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Bon anniversaire M. le Président Gbagbo !


31 mai 1945 – 31 mai 2011. Cela fait

bien 66 ans pour le Président

Laurent  Gbagbo.

Bon anniversaire Monsieur le

Président !

Et félicitations pour votre  combat. Et au cours de ces 66 années, Dieu sait combien de temps vous avez passé  en prison pour votre engagement politique. Vous avez fait la prison et vous en  faites encore. Ce, à cause du haut idéal que vous défendez pour votre peuple : 
la démocratie. Le combat contre l’impérialisme. De la prison, vous avez été au  pouvoir. Du pouvoir, vous revoilà en prison. Pour la deuxième fois, Alassane  Dramane Ouattara vous vole votre liberté. Vous et votre famille. Dieu s’en  charge. Tout est leçon pour vous. Prison. Pouvoir. Prison. La souffrance.  L’humiliation. Combien de ceux sur qui vous avez investi pendant l’exercice du pouvoir vous sont restés fidèles ? Dieu s’en charge. Lui seul a le dernier mot.  Et il n’abandonne pas ses serviteurs. 66 ans bougies. Plus de la moitié au
service des autres. Où que vous soyez, bon anniversaire Monsieur le Président !  Le combat continue !

Germain Séhoué-Le Temps-

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SOS POUR LES JEUNES PATRIOTES DÉTENUS A YOPOUGON


AUCUNE NOUVELLE DE CES 300/400 JEUNES

PATRIOTES MIS EN DETENTION INHUMAINE

PAR LES BANDES ARMEES DE OUATTARA DEPUIS LE 23 AVRIL/

VIDEO D’UN RETOUR A LA TRAITE NÉGRIÈRE

http://www.sosci.org/MSLYF/node/48

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Communiqué de presse de l’ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, DEFAP (Service protestant de mission), Ligue des droits de l’Homme, CGT.


25 mai 2011

Communiqué de presse de l’ACAT France, CCFD-Terre Solidaire, DEFAP
(Service protestant de mission), Ligue des droits de l’Homme, CGT.

*Côte d’Ivoire
Des organisations françaises appellent à l’arrêt des exactions contre
les civils et au respect des droits de l’homme*

*Après l’investiture officielle d’Alassane Ouattara et plus d’un mois
après l’arrestation de Laurent Gbagbo, bien que la situation sécuritaire
se soit nettement améliorée en Côte d’Ivoire, des
civils continuent d’être victimes d’exactions commises par des hommes en
armes dans plusieurs régions du pays. Nombre de ces exactions sont
perpétrées par des hommes se réclamant des Forces Républicaines de Côte
d’Ivoire (FRCI).*

- A Abidjan, des femmes ont été violées ou mises à nu publiquement, des
civils ont été tués, battus ou arrêtés arbitrairement. Des sympathisants
du Front Populaire Ivoirien (FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo
ont été exécutés sommairement. Des habitations ont été pillées,
détruites ou investies par des hommes armés. De nombreux barrages ont
été érigés donnant lieu à un important racket des populations. Dans
plusieurs quartiers, des postes de police ou de gendarmerie ont été
abandonnés, privant les civils de toute protection et de recours contre
les violations de leurs droits.

- Dans l’ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué
et Guiglo, les populations locales hésitent à rentrer chez elles car
elles ont peur pour leur vie après les massacres commis en mars dernier
et les exactions commises ces dernières semaines notamment par des
mercenaires libériens. Dans des localités favorables à Laurent Gbagbo
(Akoupé, Guibéroua…), des enlèvements et des menaces d’exécution ont
fait fuir une partie des populations.

*Par ailleurs, à la suite de l’arrestation de Laurent Gbagbo, de
nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables
d’organisations proches du parti de l’ancien Président, ont été arrêtés
sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de
leur détention soient connus.
*
- – - -

Depuis le coup d’état de décembre 1999, la Côte d’Ivoire est entrée
dans une période d’instabilité politique et militaire. Depuis cette
date, les violences perpétrées contre les civils par des hommes en armes
(armée, rebelles, milices…), ont fait des milliers de victimes.

Ces exactions doivent cesser, la sécurité doit à nouveau être assurée
pour tous les Ivoiriens et les populations vivant en Côte d’Ivoire sans
distinction. Pour que ce pays renoue durablement avec la paix, la
lumière doit être faite sur ces exactions et sur les responsabilités des
différentes parties qui se sont affrontés.

Nos organisations saluent l’annonce faite par Alassane Ouattara de
mettre la lutte contre l’impunité et la réconciliation au coeur de son
programme, notamment par la création d’une Commission Dialogue, Vérité
et Réconciliation (DVR).

*Elles demandent instamment aux nouvelles autorités ivoiriennes :*

- de prendre les mesures nécessaires à l’arrêt immédiat des exactions
contre les civils et des atteintes aux droits de l’homme ;
- de prendre les mesures nécessaires à l’encadrement effectif de l’armée
et de la police, pour que celles-ci soient au service de la population
et assurent leur mission de protection de tous les civils sans aucune
distinction ;
- de s’assurer que les personnes arrêtées bénéficient des droits que leur
garantit la Constitution (y compris le droit pour leur famille et leurs
avocats de connaître les lieux de leur détention, le droit d’être
présentées devant la justice dans les délais prescrits par la loi, et le
droit de ne pas subir de mauvais traitements ni d’actes de torture) ;
- de donner à la future Commission DVR les moyens nécessaires pour faire
la lumière sur les violations graves et toutes les atteintes aux droits
de l’homme commises depuis le début de la crise en 1999 de manière
indépendante et impartiale ;
- de permettre à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur les
exactions commises depuis septembre 2002 en lui facilitant l’accès à
tous les témoins et toutes les informations utiles à son travail
d’investigation ;
- de mener des enquêtes judiciaires indépendantes, exhaustives et
impartiales sur toutes les allégations d’atteintes aux droits de l’homme
recensées depuis le début de la crise ivoirienne afin de juger leurs
auteurs et responsables et d’apporter réparation aux victimes ;

Enfin, les organisations signataires demandent instamment aux
instances onusiennes de rendre publiques les différentes enquêtes et
leurs annexes qu’elles ont mené par le passé et qui, jusqu’à ce jour,
ont fait l’objet de blocage dans leur parution et d’une absence de suivi
de leurs recommandations


Véronique de La Martinière
chargée des relations médias
Tél : 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80
site : www.ccfd-terresolidaire.org

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OUATTARA DANS L’ETAU DES CHEFS DE GUERRE DES FRCI (REBELLION PRO-OUATTARA) QUI FINANCERAIENT AQMI


LES CASSEROLES SALES DU NOUVEAU REGIME

Que de dossiers urgents et que de casseroles traîne le nouveau régime en Côte d’Ivoire. Depuis 2002, les Forces Nouvelles avaient pris le contrôle des mines d’or et de diamant se livrant à un véritable trafic illicite pour conforter leur trésor de guerre. La communauté internationale a été alertée a plusieurs reprises sur ces trafics dont les produits transitaient par le Burkina Faso. La capitale Burkinabè Ouagadougou est la plaque tournante du trafic des diamants du sang depuis la guerre de Sierra Léone et du Liberia, puis de Cote d’Ivoire. Le Président Burkinabè aurait été cite dans le procès de Charles Taylor a La Haye et il n’est pas impossible que son départ éventuel du pouvoir ne soit le début de révélations compromettantes. Soro Guillaume l’actuel Premier Ministre qui est dans le collimateur de Washington dans cette affaire à laquelle s’ajoutent les massacres de l’ouest ivoirien et ceux consécutifs a la prise d’Abidjan, semble en situation extrêmement difficile. Le président Sarkozy avait déjà exercé des pressions sur Ouattara afin qu’il se débarrasse de ce boulet qui risque à terme de l’emporter dans un autre tourbillon. Selon une information de Africa Mining Intelligence dans son édition à paraître le mercredi premier juin, publiée par thruthway   deux  agents de la CIA (Central Intelligency Agence) auraient été dépêché récemment en Côte d’Ivoire par le gouvernement en vue « de mieux comprendre les flux du commerce » des diamants provenant des sites miniers du nord du pays (Bobi, Diarabala, Séguéla et Tortiya), rapporte le journal

Selon le journal, le gouvernement américain soupçonnerait la filière, contrôlée exclusivement par les commandants Issiaka Ouattara dit Wattao et Touré Hervé dit « Vetcho », de financer le réseau terroriste Alqaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Raison évoquée : la présence permanente sur les sites de personnes liées à des émirs d’AQMI.

Affaire à suivre.

Katakro.

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GOUVERNEMENT SORO BIS


Gouvernement de 36 membres: 

16 DOULAS, 10 BAOULES  LA PART DU LION ET 10 ETC…

Premier Ministre, Ministre de la Défense : SORO Kigbafori Guillaume

Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Me Jeannot Kouadio AHOUSSOU

Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur : Hamed BAKAYOKO

Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères : Daniel Kablan DUNCAN

Ministre d’Etat, Ministre de l`Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONE

Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement : Albert Toikeusse MABRI

Ministre de l’Economie et des Finances : Charles Koffi DIBY

Ministre de l’Industrie : Moussa DOSSO

Ministre des Infrastructures Economiques : Patrick ACHI

Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie : Adama TOUNGARA

Ministre de la Santé et de la lutte contre le SIDA : Prof. Thérèse Aya N`DRI-YOMAN

Ministre de l’Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA

Ministre de la Fonction Publique et de la Reforme administrative : Konan GNAMIEN

Ministre de l`Artisanat et de la Promotion des PME : Sidiki KONATE

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : CISSE Ibrahima

Ministre des Ressources Animale et Halieutiques : Kobena Kouassi ADJOUMANI

Ministre de l’Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY

Ministre du Commerce : Dagobert BANZIO

Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Albert FLINDE

Ministre chargé des Droits de l`Homme et des Libertés publiques : Gnenema COULIBALY

Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou BANDAMA

Ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant : Mme Raymonde Goudou COFFIE

Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE

Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Remi Kouadio ALLAH

Ministre du Tourisme : Charles Aké ATCHIMON

Ministre de la Construction, de l`Assainissement et de l`Urbanisme : Mamadou SANOGO

Ministre des Sports et Loisirs : Philippe LEGRE

Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et de la Communications : Bruno Nabagné KONE

Ministre des Transports : Gaoussou TOURE

Ministre des Eaux et Fôrets : Clément Bouéka NABO

Ministre chargé de l`Intégration africaine : Adama BICTOGO

Ministre de la Promotion de la Jeunesse et du Service Civique : Alain Michel LOBOGNON

Ministre de la Promotion du Logement : Mme Nialé KABA

Ministre chargé des ex-Combattants et des Victimes de

guerre : Mathieu Babaud DARRET

Ministre de la Salubrité urbaine : Anne Désirée OULOTO

Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Défense : 

Paul Koffi KOFFI

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LA GUERRE EST FINIE LES TUERIES CONTINUENT


Human Rights Watch: depuis leur prise de contrôle d’Abidjan, les FRCI ont perpetre plus de” 54 exécutions extrajudiciaires”

Au moins 149 partisans réels ou supposés de Laurent Gbagbo ont été tués par les forces du nouveau chef d`Etat Alassane Ouattara depuis leur prise d`Abidjan à la mi-avril, a affirmé jeudi l`organisation Human Rights Watch.

“Les forces armées fidèles à Alassane Ouattara ont tué au moins 149 partisans réels ou supposés de Laurent Gbagbo depuis leur prise de contrôle de la capitale commerciale, à la mi-avril 2011″, déclare HRW dans un communiqué.

De leur côté, “les miliciens pro-Gbagbo ont tué au moins 220 hommes dans les jours ayant immédiatement précédé et suivi l`arrestation de Gbagbo, le 11 avril”, ajoute l`organisation de défense des droits de l`Homme.

 Près de 3.000 personnes ont trouvé la mort durant la crise, selon le nouveau pouvoir.

Concernant les exactions commises par les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, HRW affirme que ces troupes ont tué “au moins 95 personnes non armées à Abidjan” à la fin avril et en mai, en particulier lors de la sécurisation du quartier pro-Gbagbo de Yopougon.

“La plupart des meurtres” ont ciblé des jeunes issus de groupes ethniques généralement favorables à l`ex-président, précise l`ONG, qui dénonce des “actes de représailles et d`intimidation généralisés”.

Elle fait état aussi de “54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux” tenus par les FRCI.

L`organisation demande au nouveau régime de faire cesser “immédiatement” les meurtres, tortures et traitements inhumains et de tenir sa promesse de “poursuites crédibles et impartiales”.

Human Rights Watch l`appelle aussi à “immédiatement suspendre les commandants responsables de ces terribles exactions et ouvrir des enquêtes sur eux”, notamment Chérif Ousmane, l`un des principaux chefs FRCI.

Quant aux milices pro-Gbagbo, au lendemain de la chute de leur leader, “elles se sont déchaînées dans plusieurs zones de Yopougon, tuant plus de 80 personnes originaires du nord de la Côte d`Ivoire et des pays voisins d`Afrique occidentale en raison de leur soutien présumé à Ouattara”, indique HRW.

Alassane Ouattara a promis qu`aucun crime ne resterait impuni. Il a demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d`enquêter sur “les crimes les plus graves” commis durant la crise.

AFP

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SEULEMENT DEUX MORTS FRANÇAIS?


RÉACTION D’UN ANONYME

CONGOLAIS : 

Si la France a participé à cette guerre, ça veut dire qu’elle était aussi un camp à part entière.

Je ne suis pas pour bagbo, pour watara, pour les français, ni ivoirien mais je suis quand même africain. Je suis indigné de lire certaines réactions pro-bagbo, pro-watara et pro-français. Vous devez savoir que la guerre est un jeu de lutte pour la survie et la sauvegarde des intérêts politiques, économiques, religieux, raciaux … que sais-je encore. Avec 200 000 morts vous ne me direz pas qu’il y a eu seulement 1 mort du camp bagbo ou soit 1 mort du camp watara.

Vous devez savoir que chaque camp a subi des énormes pertes humaines et si la France a participé à cette guerre, ça veut dire qu’elle était aussi un camp à part entière qui avait aussi ses intérêts, peu importe le jeu d’alliance et par conséquent ce camp français doit aussi avoir des pertes humaines.

S’il y a 200 000 morts et 2 français seulement tués réjouissez-vous mes cher amis français, là encore vous êtes forts, je mets en garde la bande de guignols qui me dira que ces 2 français étaient innocents, car ces guignols doivent savoir que dans les 200 000 morts il y a bien des innocents ivoiriens, des femmes et des enfants, des gens qui n’avaient rien à avoir avec bagbo ni watara mais qui ont été tués par les tirs de roquettes et de chars français.

Ceci dit messieurs les français fermez vos sales gueules et demandez des comptes à Nicolas Sarkozy, car la victoire est à vous et les grands perdants de cette guerre restent bagbo, watara, les ivoiriens et le peuple africain en entier.

Chers amis ivoiriens je parle ici des vrais ivoiriens pas des lèches cul des français, je suis du Congo Brazzaville et je sais comment la France a participé dans la guerre que j’ai connu chez moi en 1997 et je vous apprends que nous avons tous en Afrique un ennemi commun c’est la France, je ne suis pas contre les français car je n’ai rien avoir avec eux mais je suis contre la politique française en Afrique, cette fâcheuse politique française fait creuser des milliers de tombes en Afrique chaque jour.

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l’ONU DOS AU MUR


DES RESPONSABLES MILITAIRES DE HAUT-RANGS CITES

NEW YORK – La Commission d’enquête de l’ONU chargée de conduire les investigations sur les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010 (date du second tour de la présidentielle) rendra jeudi son rapport au Conseil de sécurité.

Selon certaines indiscrétions, ce rapport pourrait citer nommément « des responsables présumés de haut rang, et apporter les premiers éléments de preuves pour une éventuelle procédure devant la justice internationale. » Un pas qu’ont déjà franchi les organisations internationales de droit de l’homme.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right Watch parle d’ « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly.

Amnesty Internationale, quant à elle, a estimé dans son rapport du 27 mai qu’à partir du moment où « les liens de subordination entre les forces armées des Forces nouvelles et Alassane Ouattara ont été définitivement éclaircis [par décret présidentiel pris le 17 mars et créant les FRCI, nouvelle armée sensée réunir la rébellion des Forces Nouvelles et les Forces de Défense et de Sécurité] », celui-ci devrait assumer « la responsabilité de tous les actes commis ou tolérés par ces forces armées ».

La Commission dirigée par le thaïlandais Vitit Muntabhorn assisté de la béninoise Reine Alapini Gansou et du soudanais Souleïmane Bado, a conduit ses recherches sur le terrrain, pendant un mois, voyageant à travers le pays à la rencontre des victimes ou autres survivants des massacres.

Elle avait pour mandat  de mener une « investigation sur les faits et les allégations de violations des droits de l’hommes commis en Côte d’Ivoire suite à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 dans le but d’identifier les responsables de crimes graves et de les traduire en justice».

 DirectScoop

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BLE GOUDE: ” Je veux mener ma vie d`opposant, mais en dehors du Fpi.


La preuve est faite que Blé Goudé, l`homme qui a reproché pendant 10 ans à Bédié de n`avoir pas offert sa poitrine aux armes des ” jeunes gens ” de feu Guéi Robert, est bien vivant, a été faite, hier, dans les colonnes du confrère panafricain ” Jeune Afrique “.

 

Dans une interview accordée à ce dernier, Blé Goudé a fait le tour de l`actualité politique actuelle de la Côte d`Ivoire. De Gbagbo à Alassane Ouattara en passant par Soro Guillaume, le Fpi et le processus de réconciliation, il a abordé tous les sujets. On retiendra globalement que pour lui, la page Gbagbo est tournée. C`est un réalisme qui force le respect de la part d`un ” général ” qui, dans les derniers moments du régime qu`il soutenait, avait confié son sort à ” l`éternel des armées ” dont on avait dit qu`il allait intervenir pour effacer de la terre, tous les ennemis de Gbagbo, et notamment l`armée française. Il entend désormais jouer sa propre partition. Pour réaliser son rêve présidentiel longtemps caressé sur le dos des jeunes patriotes. Du moins si les enquêtes judiciaires en cours ne contrarient pas ses plans, sait-on jamais ! ” Je veux mener ma vie d`opposant, mais en dehors du Fpi. Dès que les conditions sécuritaires seront là, je réunirai en congrès extraordinaire les jeunes patriotes et tous les Ivoiriens avec qui l`on peut travailler ” annonce-t-il. Blé Goudé a donc en vue la création d`un parti politique différent du Fpi. Pour le reste, Blé Goudé ne se reconnait responsable d`aucun acte personnel ayant contribué à la déflagration. Il réclame une récompense pour avoir été, selon lui, le seul qui a vraiment œuvré pour la paix dans ce pays, le seul qui a permis à la Côte d`Ivoire d`éviter la catastrophe. Plus loin cependant, il affirme que ” chacun a sa part de responsabilité dans ce qui s`est passé “, même si pour lui, il n`a jamais appelé les jeunes patriotes à prendre les armes, alors que leurs adversaires, selon lui, ” distribuaient des kalachnikov à des jeunes “. On se demande bien qui hurlait à des milliers de jeunes le 22 mars dernier : ” Est-ce que vous voulez une kalach ? Est-ce que vous voulez une Kalach ? “

Mais promis juré, selon Blé, les jeunes patriotes menaient leur combat ” les mains nues “. Sur ses relations avec Soro Guillaume, il a utilisé un ” joker ” pour ne pas en dire plus. Très élégant ! Pourquoi a-t-il quitté le pays ? ” Pour des raisons de sécurité “. Blé Goudé a-t-il peur ? ” Oui. “. Mais pas pour lui, plutôt ” pour la Côte d`Ivoire “. Et cela vaut bien un abandon en règle de Laurent Gbagbo dans son bunker. Pour l`extérieur. Blé Goudé nous avait pourtant appris, parlant de Bédié, qu`un ” général ” n`abandonne jamais ses troupes. Mais cela ne vaut peut-être que pour ceux qui l`écoutent. C`est Damana Pickas qui a raison : ” Il y a des moments dans la vie où la mort vaut mieux que la honte. Il y a des moments dans la vie où la mort vaut mieux que la défaite “. Avait-il affirmé, la main sur le cœur et le cœur bien accroché, lors de son historique appel à la constitution de boucliers humains, le 2 avril dernier, sur les antennes de la mourante Rti. La preuve, il a préféré la honte à la mort en s`exilant. Et les jeunes patriotes qui l`ont pris au sérieux sont enterrés, deux pieds sous terre.

Blé Goudé et Damana Pickas nous donnent-là, des enseignements fort instructifs.

ASSALE TIEMOKO

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LE CNRD AU BORD DE L’ECLATEMENT


MAMADOU KOULIBALY JOUE SA PROPRE CARTE

Quelques jours apres la formation du Gouvernement Soro1 sous  Ouattara, les récriminations se font grandissantes et la grogne monte dans tout le microcosme politique ivoirien.

« Le RHDP est mort. On n’attend plus que l’annonce officielle et la signature de l’acte de décès ». Ce commentaire d’un cadre du PDCI-RDA, plus ou moins au fait des réalités politiques au sein du vieux parti, pouvait paraître excessif il y a seulement quelques jours.
En effet, commentant ces récriminations des cadres du PDCI contre  le gouvernement, le très pro-rebelles et Alassaniste, quotidien « Nord-Sud », dans son édition du mercredi ne s’est pas privée d’accuser  son allié de trahison. « Le PDCI va-t-il trahir Ouattara ? », « Selon plusieurs militants du RDR, inquiets de la tournure que prend la formation du gouvernement, pensent que le péril est dans la demeure, Ouattara ne serait pas à l’abri de chantages et autres pressions,notamment pour la conquête du perchoir. 
Mais  la grogne n’est pas que dans les rangs du RHDP, au CNRD, les partis alliés au FPI exigent des comptes a Mamadou Koulibaly qu’ils accusent de vouloir phagocyter ses allies. En effet ceux-ci n’auraient pas été consultés avant les déclarations de ce dernier sur leur participation ou non au gouvernement. Tout semble indiquer soit que le FPI roule pour son compte, soit que Koulibaly a un agenda different de celui de son président actuellement détenu dans le Nord du pays. Tout porte a croire que les cadres des autres partis ne se resoudront pas a cette demarche pour le moins meprisante et somment leurs dirigeants de prendre leurs responsabilités. Koulibaly qui est loin d’etre un ange, saisirait la vacance du “pouvoir” au FPI pour assoir son equipe dans l’expectative de 20015. Affaire a suivre.

Katakro

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Laurent Gbagbo pourrait être jugé à Bouaké, fief de l’ex-rébellion


Alassane Ouattara  avance des raisons liées à la sécurité.

Écrit par  Elisée Bolougbeu afreekelection.com

Le procès de l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo pourrait avoir lieu à Bouaké «pour des raisons de sécurité», a annoncé au mensuel Jeune Afrique, l’actuel Président ivoirien Alassane Ouattara. Ouattara a avancé des raisons liées à la sécurité pour justifier le choix de la ville de Bouaké, fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (Fn) pour abriter le procès de son rival à la dernière élection présidentielle de novembre dernier. Le chef de l’Exécutif ivoirien a rappelé que Laurent Gbagbo est poursuivi par la justice ivoirienne pour «usurpation de pouvoir, malversations financières et corruption». Précisant qu’il revient à la Cour pénale internationale (Cpi) de se prononcer sur les accusations de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

 L’ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril dernier est assigné à résidence surveillée à Korhogo dans le nord du pays, où il a déjà été auditionné à deux reprises, la seconde fois en présence de ses avocats, par le procureur de la République Simplice Kouadio.

Plusieurs autres cadres de La Majorité présidentielle (Lmp), coalition de partis politiques qui a porté la candidature de Laurent Gbagbo à la dernière présidentielle, de proches et de parents de l’ex-président sont détenus au Nord dans les villes de Katiola, Korhogo, Odienné et Bouna.
L’arrestation de l’ex-président ivoirien a officiellement mis fin à la grave crise post-électorale, née de la contestation des résultats du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010.

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BILAN DES PERTES FRANÇAISES EN COTE D’IVOIRE


 Des corps de soldats blancs  jetés en pleine mer

Du 31 mars au 11 avril 2011 l’armée française a détruit au sol les aéronefs des forces ivoiriennes de défense et de sécurité et  pilonné pendant des jours la résidence du président de la république. La France n’etait officiellement pas en guerre contre la Côte d’Ivoire, alors qu’elle a multiplié pendant deux semaines les attaques contre des bases militaires et des sites civils de ce pays en se fondant, selon elle, sur une résolution de l’Onu qui invite à prévenir l’usage des armes lourdes contre les civils. Malgre les protestations en France même,ou plusieurs partis politiques  exigeaient pour leur part, le retrait « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises. De nombreuses organisations de la société civile avaient organisé des manifestations de rue pour protester contre  ces « tonnes de bombes qui sont déversées sur les populations civiles » sans que cela ne modifie la posture française en Côte d’Ivoire.Trois mois plus tard c’est le temps des bilans. Pourquoi Sarkozy cache t-il aux français, ses pertes en Cote d’Ivoire? Des corps de soldats blancs  jetés en pleine mer, pauvres légionnaires sans famille, cruel destin.Sachez qu’en côte d’Ivoire, elle a accuse de lourdes pertes que la presse française cache en vain: du 31 mars au 11 avril 2011 à Abidjan, l’armée française a perdu 317 soldats , 7 hélicoptères et 9 chars  d’assaut.

Ce ne serait que provisoire.

Katakro

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Audition du président Gbagbo


Audition du président renversé à Korhogo Ce que Gbagbo a dit au

procureur

Notre voie-16/6/2011

Renversé le 11 avril 2011, arrêté et conduit de sa résidence au Golf Hôtel d’Abidjan, le président Laurent Gbagbo a été transféré et vit en résidence surveillée à Korhogo depuis le 13 avril. Dans cette ville, il a reçu par deux fois le nouveau procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. L’audition que l’inquisiteur de l’Etat a entamée a permis au chef de l’Etat vaincu par les armées française et onusienne de dire quelques vérités crues, dans le style qu’on lui connait.

On en sait désormais un peu plus, depuis fin mai 2011, sur les griefs du nouveau chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, et de ses parrains françafricains contre le président militairement renversé le 11 avril. L’essentiel de la teneur des premiers chefs d’accusation contre le président déchu a été, selon nos sources, assez claire au bout des deux rencontres consacrées à ce que la nébuleuse communauté internationale et ses amis ont qualifié «d’audition» du président Laurent Gbagbo.
Le nouveau procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, aurait craché le morceau, sous l’effet d’une colère mal contenue. « …Monsieur Laurent Gbagbo, suite au deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, la Commission électorale indépendante (CEI) a proclamé les résultats provisoires donnant gagnant le candidat Alassane Ouattara. Ces résultats ont été certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire. Ils ont été reconnus par la CEDEAO, l’Union africaine, la France, les Etats-Unis et par l’ONU. Pourquoi avez-vous refusé de reconnaître ces résultats ? Pourquoi vous êtes-vous accroché à ceux prononcés en votre faveur par le Conseil constitutionnel ? ». Telle serait, pour l’essentiel, la trame des délits reprochés au président Gbagbo et qui lui valent sa détention en résidence surveillée à Korhogo, chef lieu de la région des Savanes, fief d’Alassane Ouattara, à 700 km d’Abidjan dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Tel pourrait être aussi le justificatif de la guerre faite par la France et l’ONU à l’Etat souverain de Côte d’Ivoire, membre de l’organisation planétaire. De toute évidence, il se met en place une « justice des vainqueurs » de la guerre contre le régime Gbagbo. Cette justice sélective considère que les violences meurtrières en Côte d’Ivoire datent uniquement du refus du chef de l’Etat renversé d’accepter le «résultat» provisoire de la présidentielle.
Toujours selon nos sources, à cette question posée par le procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, le président Gbagbo, à son aise, a entamé ses propos par un préalable : «Monsieur le procureur de la République, je voudrais tout d’abord vous faire remarquer que la question que vous posez est liée à la gestion des affaires de l’Etat par le président de la République, chef de l’Etat que j’étais. Du 26 octobre 2000 au 11 avril 2011, j’étais bien le chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, puisqu’aucun autre président n’avait encore prêté serment. Alors, en tant que chef de l’Etat sur la période que vous évoquez, la Constitution ivoirienne vous met dans l’incapacité absolue de m’auditionner. Seule, la Haute Cour de justice est habilitée à le faire… ».
Les débats ainsi ramenés au bon droit dans la République, le président Gbagbo, selon nos sources, aurait déclaré que l’audition pouvait être bloquée à ce stade de l’incapacité constitutionnelle du procureur de la République à poursuivre sa mission. Mais le président renversé a jugé nécessaire de s’entretenir sur ce sujet précis avec l’inquisiteur de l’Etat. Après tout, expliquent nos sources, Simplice Koffi Kouadio n’est-il pas un Ivoirien qui a besoin de connaître, même pour sa propre information, le point de vue du président Gbagbo sur les évènements qui ont eu cours du dimanche 28 novembre 2010 au lundi 11 avril 2011 ? L’audition était déjà terminée, bloquée par la Constitution, mais la «causerie» pouvait être ouverte : «Voyez-vous, Monsieur le procureur de la République, aurait dit en substance le président Gbagbo, j’ai été arrêté le 11 avril non pas parce que j’ai perdu les élections et que je refusais de le
reconnaître, mais parce que j’ai perdu la guerre contre la France. Or, cette guerre, la France nous l’a faite sans avoir eu l’honnêteté de la déclarer officiellement à mon pays, comme le prévoient les conventions et lois internationales ». Le chemin vers la compréhension des évènements venait d’être dégagé. Le président Gbagbo pouvait alors informer son interlocuteur sur les incohérences de la Communauté internationale qui ont abouti au coup d’Etat du 11 avril : «Oui, le 28 novembre 2010, il y a eu le deuxième tour de la présidentielle. La CEI a été incapable de proclamer les résultats provisoires et je ne reconnais pas les « résultats » certifiés et soutenus par la Communauté internationale. Mon adversaire s’accroche à cela et dit qu’il a gagné. Moi, je me fie au Conseil constitutionnel, le juge suprême des élections qui dit que j’ai gagné. Cela entraine un conflit électoral comme il en existe partout dans le monde. Pour éviter que ce conflit électoral débouche sur la guerre civile, je réclame le recomptage des voix pour rétablir la vérité des urnes. Cela a été fait en Haïti juste avant notre élection à nous. Or, en Côte d’Ivoire, on a refusé le recomptage des voix pour préférer la guerre. Qu’est-ce que l’on a voulu nous cacher ? En tout cas, moi, je continue de dire que j’ai gagné l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, mais nous avons été vaincus par l’armée française ».
Tel aurait été l’essentiel des échanges entre le président Gbagbo et le procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio. Et depuis cette «audition», les avocats du président renversé s’organisent pour un procès qu’ils essaieront d’extraire du chemin des mensonges, des dissimulations et des non-dits pour qu’éclate les vérités, toutes les vérités sur ce simple conflit électoral que l’on a transformé en guerre planétaire en Côte d’Ivoire. Avec « 3.000 morts ! », selon le nouveau chef de l’Etat, le grand bénéficiaire.

C.E.

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ESCADRONS DE LA MORT AU GHANA?


 SOS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Côte D’ivoire

Selon une information donnée par une source anonyme, un escadron de la mort aurait été envoyé au Ghana pour l’ élimination physique de certains cadres LMP dans les camps au Ghana. Informez vos proches qui s’y trouvent pour qu’ils prennent des dispositions pour leur sécurité.
M BERNARD EHUI KOUTOUAN ANCIEN Ministre de Houphouet boigny est le nouveau Ambassadeur de CI au Ghana, l’homme est un ultra du MEECI particulièrement zélé  pour ce genre de mission.

 Rappel : Ce Monsieur a été enlevé de la galère par  le président Laurent Gbagbo, car trop endetté jusqu’au coup, sa maison hypothéquée. Le président LG n’avait pas accepté qu’un ancien serviteur de l’état finisse sa vie de la sorte en rachetant  son crédit. Et c’est lui qui est chargé de traquer tous les patriotes exilés au GHANA. Des personnes sont enlevées la nuit et ne reviennent plus !! Nous recevons des SMS et des SOS venu d’ un camp de réfugié ivoirien au Ghana  passer ce message au maximum !!!!

Katakro

 

 

 

 

 

 

 

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A la Pergola:” Certaines personnes n`intéressent pas la justice


M. Ahoussou Ministre d’Etat,

Ministre de la Justice Garde des

Sceaux:

 

Selon Abidjan.Net

“A La Pergola, certaines personnes n`intéressent pas la justice”, a
expliqué M. Ahoussou Ministre d’Etat, Ministre de la Justice Garde des sceaux, ajoutant que les enquêtes préliminaires ouvertes fin

avril sur les dignitaires de l`ancien régime étaient “terminées” et qu`une
information judiciaire devrait être prochainement ouverte.
Après avoir cherché à se placer sous la protection du régime du nouveau
président Alassane Ouattara, les personnalités du camp Gbagbo qui s`y
trouvaient sont devenues “des prisonniers”, “interdits de tout contact avec
l`extérieur”, a affirmé à l`AFP Augustin Guéhoun, secrétaire à la
Communication du Front populaire ivoirien (FPI), parti de M. Gbagbo.
“Le FPI et ses alliés félicitent les nouvelles autorités mais les exhortent
à aller au-delà” en libérant les autres membres de leur camp actuellement
détenus dans des conditions “inhumaines”, notamment l`ex-président et son
épouse Simone Gbagbo, a-t-il ajouté.
Selon M. Guéhoun, 21 personnes sont toujours retenues à La Pergola. Les
autres, notamment le chef du FPI Pascal Affi N`Guessan, sont en résidence
surveillée dans plusieurs villes du nord du pays.
Le gouvernement n`a pas précisé combien de personnalités du régime déchu
étaient encore retenues.
Des ONG de défense des droits de l`Homme ont demandé que soit mis fin à
“l`incertitude juridique” sur le sort de ces personnes, ni inculpées ni
libérées.
Le gouvernement a annoncé cette semaine la création prochaine d`une
commission d`enquête nationale sur les violations des droits de l`Homme durant
la crise post-électorale. M. Ouattara a demandé à la Cour pénale
internationale (CPI) d`enquêter sur les crimes les plus graves.
Née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin
de novembre 2010, la crise a fait quelque 3.000 morts, selon les autorités.

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LIAISON DANGEREUSE SARKO-OUATTARA


RETOUR DE LA GUERRE DE LA FRANCE EN CÔTE D’IVOIRE : 

COMMENT SARKO A APPUYÉ L’OFFENSIVE CONTRE GBAGBO.

Comment la hiérarchie militaire française a organisé les forces pro-Ouattara avec des conseils, des armes neuves et… En contact téléphonique permanent avec OuattaraSarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire  oublier les exploits de certains chefs de guerre. Par Jean-François Julliard (Le Canard enchaîné).

LE CANARD ENCHAÎNÉ (6/4)

L’entrée en guerre de la France contre les « forces » de Gbagbo, le 04 avril 2011, a sonné comme une revanche personnelle deSarkozy. Avec la bénédiction de l’« ONU », Paris n’a laissé à personne d’autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu’un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en « Conseil des ministres » comme en privé, le chef de l’Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d’Ivoire ». Au point de s’avouer, le 05 avril 2011, « être à bout de patience ».

Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé SarkoEn décembre 2010, après la victoire, proclamée par l’« ONU », de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné « quarante-huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois …

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N’était-il pas accusé de perpétuer la « Françafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que « Bouygues », « Bolloré », « Veolia » ? Mais, après l’échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l’ancienne puissance coloniale n’était pas la mieux placée » pour intervenir. En janvier 2011, devant l’« Union africaine », il ose même affirmer : « La France ne veut donner de leçons à personne ». Il faut dire que les événements de Tunisie, d’Egypte ou de Syrie n’ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d’ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d’officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L’un d’eux, proche de l’« Elysée », se félicite de « notre efficacité dans l’organisation de la descente sur Abidjan ». Il est vrai qu’en moins de quatre jours les « Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) » ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : « On a fourni des conseils tactiques aux + FRCI + », mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d’assaut) ».

BARBOUZES AUX PREMIÈRES LOGES

De son côté, le contingent militaire français est porté, le 04 avril 2011, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent « Licorne » ont été notamment renforcés par des « Rambo » de la Direction des opérations (ex-Service action) de la « DGSE » et des « Forces spéciales ».

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l’entourage de Ouattara. A 19 h 30quatre hélicos «Puma », soutenus par des « MI 24 » de l’« Onuci », commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le « CHU » et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, « l’ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

ARMEMENT À PRIX D’OR

Cet héroïque canardage, qui, selon l’« Elysée », laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D’abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L’armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l’étonnement des Ivoiriens. Si l’aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d’autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par « Le Canard », des proches de Ouattara ont monnayé en 2009 et en 2010 d’importantes quantités d’or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de… l’« ONU ». Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l’état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

L’image du camp Ouattara – présenté par certains comme 1′« axe du bien » – restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours.

A Duékoué, par exemple plusieurs centaines de morts seraient, selon l’« ONU » et diverses organisations internationales, surtout imputables aux « FRCI », les « forces » de Gbagbo se voyant aussi accusées d’atrocités.

En contact téléphonique permanent avec OuattaraSarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie.

lu dans le CANARD ENCHAINE-France 

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ALLASSANE OUATTARA A-T-IL LES MAINS LIBRES ?


LES DESSOUS DE LA VISITE

D’ HAMED BAKAYOKO A PARIS

Hamed Bakayo, Ministre l’Intérieur du Gouvernement actuel s’est entretenu récemment à Paris avec Claude Géant, son homologue français. Au menu de l’entretien, une visite officielle de Ouattara en France, la question Gbagbo et la sécurité dans le District d’Abidjan.

Si pour ce dernier point, le Ministre a obtenu l’encadrement technique des flics français, il n’en est pas de même pour les autres questions.

Concernant l’encadrement des forces de sécurité civile, la présence d’hommes en armes dans la ville d’Abidjan perdurera encore quelques mois, avant que de nouvelles recrues de l’ère Ouattara prennent du service. Il s’agit du reformatage de la Brigade anti émeutes et des forces d’intervention rapide. Le nouveau régime craint qu’a la faveur de la réconciliation, le FPI renoue avec ses habitudes de marches et de protestations. Il est connu de tous que sous Houphouët Boigny –Allassane Premier Ministre- des violences ont été enregistrées conduisant à l’arrestation du leader de l’opposition Laurent Gbagbo. De même sous Bédié avec le «  Boycott actif » qui a conduit à un tripatouillage de la Constitution car Bédié comptait rester au pouvoir tant que les élections ne pouvaient se tenir de ce fait.

Les anciens policiers qui semblent encore douteux aux yeux du nouveau maitre des lieux devront être profilés au même titre que les éléments des forces nouvelles qui seront enrôlés à la Police National. Les encadreurs français dont on ignore encore le nombre et la mission devront être à pied d’œuvre dans le courant du mois de Juillet.

Concernant le président Gbagbo, la question reste très sensible et le président Français sera bientôt en campagne électorale. Tout dérapage d’Abidjan sur cette affaire pourrait être exploité par ses adversaires politiques. L’hebdomadaire français « le Canard Enchaine » a dans une récente livraison, révélé les dessous de la guerre a Gabgo Laurent, jetant ainsi un pavé dans la marre assez trouble du dossier ivoirien. L’appel au CPI quant à lui  souffre d’entorses juridiques dont le Procureur Delcampo essaie de démêler l’écheveau. L’embourbement de l’OTAN en Lybie n’est pas pour arranger les choses, d’autant qu’il semble peu probable, a moins d’un engagement terrestre massif,  qu’une issue glorieuse n’y soit pas envisageable avant longtemps.

Une visite officielle de Ouattara en France n’est pas pour demain.

Allassane Ouattara doit faire face à quatre fronts qui sont de véritables embuches sur son chemin :

-           Les revendications des FRCI qui outre leur enrôlement dans la nouvelle armée, exigent la levée des poursuites contre leurs chefs à commencer par le Premier Ministre Soro Guillaume. En effet les Organisations des Droits de l’Homme et l’ONU ont épinglé ses chefs et réclament des sanctions non pas de révocation de leurs postes actuels, mais une traduction devant les juridictions nationales a défaut de la Cour Pénale Internationale. Comment Ouattara peut-il résoudre cette équation, Paris compte y aider pour Soro mais pas pour les autres.

-          Les Ambitions de Soro Guillaume pour le Perchoir se précisent, mais demeurent un os au travers de la gorge du nouveau président. Si Soro grâce à la terreur a su se faire propulser contre le gré du RHDP au-devant de la scène, il n’en reste pas moins que les ivoiriens ne lui pardonneront pas de sitôt d’avoir été leur bourreau depuis 2002, et il restera une tache pour Ouattara aussi indélébile que l’appui des Forces françaises pour évincer Laurent Gbagbo.

-          Concernant la réconciliation nationale, la précipitation de la désignation de Banny Charles se ressent désormais comme une grosse bourde qui plombe le processus avant son démarrage. Dans la foulée, la relaxe pure et simple de Gbagbo comme préalable posé par le FPI complique la tâche à Banny dont on connait la ténacité de la rancune envers Gbagbo et les siens.

-          Enfin le dossier des prisonniers politiques outre Gbagbo et son épouse  constitue une des conditions sine qua none  du retour à la normalité voire à la réhabilitation de Ouattara au sein de la Communauté Internationale qui attend de le juger sur ce dossier. Les aides promises et la pleine reprise de la coopération bilatérale avec les pays de l’Union Européenne ne peut s’accommoder des charges de massacres massifs, d’exactions continues de rétention illégale de personnes sans notification judiciaire etc. Le président américain  Barack Obama qui a  subi les critiques du Congres sur le dossier ivoirien a déjà instruit ses diplomates de ne pas s’y rendre avec leurs familles, craignant une nouvelle flambée de violence

Au total malgré le ballet annonce à Abidjan de personnalités françaises de premier plan, la marge de manœuvre de Ouattara reste précaire. Dans ces conditions Paris aurait du mal a justifier une visite du Chef de l’Etat ivoirien en France.

Katakro

 

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ÇA CHAUFFE


SENEGAL

23/06/2011 LEMONDE.FR avec AFP
Face à la colère de la rue, le président sénégalais Abdoulaye Wade a renoncé in extremis, jeudi 23 juin, à une réforme de la Constitution très impopulaire qui devait assurer son élection et le passage du pouvoir à son fils après son départ.
La disposition en question, la plus décriée de son projet controversé de réforme constitutionnelle, devait abaisser à 25 % le seuil minimum des voix nécessaires pour élire un « ticket présidentiel » comprenant un président et un vice-président. Il devait suffire à l’un des attelages en lice de recueillir au premier tour 25 % des suffrages exprimés pour l’emporter, et donc être élu avec une très faible assise populaire.
Le ministre de la justice, cheikh Tidiane Sy, a annoncé le retrait de cette mesure aux députés peu après l’ouverture de la séance plénière où elle devait être adoptée. Au même moment, l’hémicycle résonnait de temps à autre de tirs de gaz lacrymogènes et de canons à eau contre des manifestants qui jetaient des pierres à l’extérieur de l’Assemblée.
Ces heurts ont fait au moins 10 blessés, « dont un officier de police », selon l’Agence de presse sénégalaise. Un journaliste de l’AFP a vu un gendarme blessé par un projectile, en sang. L’ambassade de France avait invité les Français à limiter leurs déplacements en raison « des manifestations de protestation ou de soutien au projet de réforme constitutionnelle » qui « sont à prévoir aujourd’hui, 23 juin, à Dakar comme en province ».
Jeudi, la France s’est dite « surprise » que cette réforme constitutionnelle « n’ait pas été précédée d’une large concertation ». « Sur la forme, on peut être surpris qu’une réforme aussi importante, présentée à moins d’un an d’une échéance électorale majeure, n’ait pas été précédée d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs politiques du pays », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero, sans vouloir faire de commentaire sur le fond de la réforme

Mis en ligne par Connectionivoirienne.net

LYBIE

http://www.ipetitions.com/petition/georges_minyem/signatures

Messieurs les décideurs du Monde,

LE TEMPS DES FLEURS

Le 10 décembre 2007, le leader libyen Mouammar Kadhafi est reçu à l’Elysée
par le président Nicolas Sarkozy dans le cadre de la normalisation des
relations entre les deux pays, avec en filigrane des contrats importants qui
relanceront les exportations françaises en direction de ce pays producteur
de pétrole. La Libye représente alors 15% des besoins pétroliers de la
France et 3% de la production mondiale. C’est dire le moindre intérêt que ce
pays représente pour des puissances autres que la France.
Le 11 décembre 2007, Mouammar Kadhafi est reçu en grande pompe à l’assemblée
nationale française par le président Bernard Accoyer. Il séjournera durant
une semaine en France et commettra l’erreur fatale de ne pas satisfaire les
projets d’affaires mirobolants que nourrissait Nicolas Sarkozy.
Moins de quatre années plus tard, à la faveur des rébellions tunisienne et
égyptienne dont on ne voit toujours pas le bout à ce jour, la Libye est à
son tour saisie d’une vague de revendications coordonnées par un groupuscule
insurrectionnel baptisé CNT ou Conseil National de Transition. Moustapha
Abdeljalil son représentant sera reçu à l’Elysée le 20 avril 2011 et la
France sera la première puissance à reconnaître le CNT en tant que seul
interlocuteur libyen.
Que s’est-il donc passé entre la réception grandiose du mal-aimé Kadhafi
dans les fastes aux lambris dorés de la République et l’aube de l’année qui
débuta ?

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LYBIE: REVERS POUR OBAMA


LE PRÉSIDENT OBAMA N’A PAS EU L’ACCORD DU

CONGRES AVANT DE S’ENGAGER EN LIBYE

24/06/2011-Lu dans  LE MONDE.FR

La Chambre des représentants américaine a rejeté, vendredi 24 juin, un texte autorisant l’intervention militaire des Etats-Unis en Libye, un vote qui constitue un revers important pour le président Barack Obama.La Chambre, à majorité républicaine, a rejeté le texte par 295 voix contre 123. Les représentants devaient ensuite se prononcer sur une résolution visant à réduire l’action militaire américaine aux côtés des alliés de l’OTAN en Libye. La Maison Blanche s’est dite “déçue” par le vote, regrettant qu’il adresse “un message confus”quant aux intentions des Etats-Unis.

Le ton est monté cette semaine au Congrès, où nombre d’élus, y compris des démocrates, sont furieux que le président n’ait pas demandé au Congrès son avis avant d’ordonner en mars les bombardements contre le régime du colonelMouammar Kadhafi.

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Selon Me Cheikh Koureyssi BA la mère de GBAGO serait décédée.


 Je ne peux plus me taire!

Dans une lettre a Me Wade Président du SÉNÉGAL

“Tu as combattu dans le dos mon ami et frère Laurent Gbagbo qui ne t’a rien fait. Son régime en est tombé, sa famille déchirée,des milliers d’innocents sont morts, des villages rasés, des dizaines de milliers de citoyens en exil, sa vieille maman, ma mère Marguerite, n’a pas survécu à la douleur et à l’humiliation d’arrestations et de brimades qui ne l’ont même pas épargnée, elle la vieille de 92 ans, et a préféré s’en aller, le 15 courant, dans la paix du Seigneur, les propres enfants du président, mes nièces et leurs familles, sont en errance et en cachette…

lire la suite dans DOCUMENTATION

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LIBYE:MANDAT D’ARRÊT DE LA CPI CONTRE MOUAMMAR KADHAFI


La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi la délivrance d’un mandat d’arrêt à l’encontre de Mouammar Kadhafi pour crimes contre l’humanité commis en Libye depuis le 15 février. “La chambre délivre, par la présente, un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi”, a déclaré la juge Sanji Mmasenono Monageng, lors d’une audience publique à La Haye. Les juges ont également délivré des mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité à l’encontre du fils de M. Kadhafi, Seif Al-Islam, et du chef des services de renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi.
Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait le 16 mai demandé aux juges des mandats d’arrêt contre les trois hommes. Il les accuse d’être responsables de meurtres et de persécutions commis par les forces de sécurité libyennes sur la population civile depuis l’éclatement de la révolte mi-février, notamment à Tripoli, Benghazi et Misrata.
Saisi par le Conseil de sécurité des Nations unies le 26 février, le procureur de la CPI avait ouvert son enquête le 3 mars.
La révolte en Libye a fait des milliers de morts, selon le procureur de la CPI. Elle a en outre entraîné la fuite à l’étranger de près de 650.000 Libyens et le déplacement à l’intérieur du pays de 243.000 autres, selon l’ONU.

© Source : Belga

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JE NE PEUX PLUS ME TAIRE


Me Koureyssi BA

A  Me WADE Président du SÉNÉGAL

Maître, cela fait onze années longues comme un siècle que tu exerces le pouvoir suprême dans le Sénégal nôtre. Je me suis bien gardé de t’attaquer publiquement durant ces onze années, préférant laisser à d’autres éminents membres de ton opposition dont je suis membre le soin de le faire. Oh, je suis juste sorti de cette réserve quand, me sentant cruellement interpellé par ta singulièrement dangereuse « promenade » de Benghazi, j’ai récemment attiré ton attention sur les conséquences de cette folie sur la sécurité du pays nôtre (CF l’hebdomadaire Le Témoin N° 1047 du 15 Juin 2011).

Aujourd’hui, je prends encore sur moi la responsabilité de te dire à mon tour que je ne suis pas content de ta façon de diriger la barque Sénégal-notre-pirogue. Rassure-toi, je ne t’invectiverai pas -venant de moi ce ne serait pas bien – et je me contenterai seulement de te donner des conseils.

C’est, me semble t-il, le moins que je puisse faire pour toi en ces heures particulièrement graves. Onze longues années que tu es aux commandes d’une barque folle! Notre pays a touché le fond. Et tu continues de creuser!

Je ne peux plus me taire!

Tu as combattu dans le dos mon ami et frère Laurent Gbagbo qui ne t’a rien fait. Son régime en est tombé, sa famille déchirée, des milliers d’innocents sont morts, des villages rasés, des dizaines de milliers de citoyens en exil, sa vieille maman, ma mère Marguerite, n’a pas survécu à la douleur et à l’humiliation d’arrestations et de brimades qui ne l’ont même pas épargnée, elle la vieille de 92 ans, et a préféré s’en aller, le 15 courant, dans la paix du Seigneur, les propres enfants du président, mes nièces et leurs familles, sont en errance et en cachette…

Tu as plongé mes propres parents du Walo qui ne t’ont rien fait et qui menaient une vie des plus paisibles dans la désolation et la colère. Fidèle à ta devise de courtier foncier immobilier « Rien à branler : qui terre a guerre a ! », tu t’en es pris au village de mes ancêtres et semé dans toute une région les germes d’une situation dont tu n’auras même pas la possibilité de vivre les conséquences…

Ta soldatesque massacre partout, tous les jours, des jeunes Sénégalais qui n’ont rien fait si ce n’est que d’avoir voulu respirer démocratiquement leur ras-le-bol, leur soif et leur faim d’une vie moins misérable …

Tu as souverainement condamné nos compatriotes qui ne t’ont rien fait à « se chercher » dans des conditions de vie indicibles pendant que tu gères notre pays comme on le ferait d’une entreprise unipersonnelle, gaspillant sans pudeur nos rares ressources avec la passion d’un abonné de casino …

Jusque dans mon milieu professionnel, qui était aussi le tien quand tu étais dans la force de l’âge, tu as érigé en règle la clochardisation des acteurs qui ne t’ont rien fait, magistrats, greffiers et avocats n’hésitant plus à se comporter en syndicalistes. Pas plus tard que lundi, la session historique de la Cour d’Assises qui devait se tenir pour la première fois à Tambacounda, a dû être renvoyée faute de budget pour permettre aux avocats, incontournables acteurs de ce genre de juridiction criminelle, d’exercer leur mandat ! Depuis 1960, date de notre indépendance nominale, c’est la première fois que cela se produit, et sous ton magistère…

Que t’ont fait les Sénégalais, bon sang, pour mériter un tel mauvais traitement ? Ne serais-tu pas, au fond, de ces agents purificateurs de nations que la divinité envoie souvent auprès de certains peuples pour racheter leurs péchés ? Vu la magnifique façon dont tu es arrivé au pouvoir d’Etat et considérant le plaisir que tu prends à traumatiser ton bon peuple, cela ne me surprendrait qu’à moitié !
Je ne peux plus me taire, Maître !

Tu me connais suffisamment pour savoir que je méprise la peur. Ce qui m’a retenu, tout ce temps, c’était la crainte de décevoir certaines personnes qui me sont chères, au premier rang desquelles, notamment -tiens-toi bien- Laurent Gbagbo, cet homme si bon et qui te donne tant de complexes ! Il m’avait demandé, d’autres avec lui, de ne pas t’attaquer ! Sinon la peur ignore mon adresse ! Or tu penses que ceux qui se taisent ont peur de toi. D’ailleurs tu proclames urbi et orbi que tes opposants sont des froussards, que devant toi « c’est maïs » ! Je ne sais pas pour les autres, mais moi tu ne m’inspires pas aucune crainte. Tu as le pouvoir et tout ce qui va avec, certes. Mais moi, le faible, j’ai Allah ! Donc je ne puis te craindre. Tu es président, certes, mais moi je t’ai connu avant que tu ne le sois, j’ai tout donné et son contraire pour que tu le sois, et donc on se connaît ! « Souris, même saoûlée, connait carrefour des chats ! », comme disent mes amis ivoiriens !

J’avais décidé de mettre fin à notre aventure commune avant que tu ne sois président. Et, dans le cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je ne t’ai pas rejoint pour « manger » avec toi quand tu es venu « aux affaires » -ah, la belle expression ! On m’en a voulu de t’avoir quitté. On m’en a encore plus voulu de ne pas être revenu. On comprend aujourd’hui, enfin, pourquoi je ne répondais que par un sourire à tous ces reproches. J’ai su très tôt que le Temps est le deuxième nom de Dieu. Et qu’il se chargerait, ce Temps, de démontrer que le problème ne se situait pas chez la brebis égarée qu’il fallait ramener au troupeau, mais bien au niveau du berger…

Homme de principe dans l’acception la plus noble du terme, j’ai tenu à t’accompagner jusqu’au franchissement du gué, pour ne finalement te quitter qu’au moment où, opposant théoricien de l’entrisme et de l’ « à-plat ventrisme », tu es entré dans la proximité intime de Abdou Diouf, avec tout ce que cela suppose. Et je voudrais d’ailleurs te confirmer qu’à ce jour, et par la seule grâce de Allah, je suis resté le même, totalement détaché des choses qui font courir tous ces vaillants mercenaires de la vingt-cinquième agglutinés autour de toi pour sucer tes vieux os et qui t’ont perdu. Oui, je suis resté le même ! Serein et heureux, libre et indépendant ! Allah en soit remercié !

Mais je me mépriserais en éludant le fait que c’est à ton contact, et durant notre compagnonnage périlleux que j’ai appris à gérer ma vie dans un contexte de pénurie ! Rien que pour cela, je remercie la Providence d’avoir cheminé avec toi. Un autre bienfait dont je te suis reconnaissant, tu m’as permis de faire la connaissance du personnel politique africain, en ayant très souvent porté ton choix sur ma modeste personne pour représenter Le parti dans des rencontres internationales. D’une façon ou d’une autre, tu as concouru à me forger dans le continent un profil de « vagabond de la démocratie ». Ce qui me chagrine, paradoxalement, c’est que dans ces différents pays où l’on me voue un peu grâce à toi une grande affection allant grandissant, toi-même, au lieu d’y être une icône, tu es devenu à ce point détesté que, personnellement, c’est de l’extérieur de notre pays que j’ai pu percevoir l’ampleur du désastre !

Maître, tu as trop déçu, il faut que je te le dise ! Je suppose du reste que tu n’as pas besoin que je te le dise, tu le sais mieux que quiconque ! Tu sais toi-même que tu suscites un phénomène de rejet inouï, à l’extérieur du Sénégal comme dans le pays. Tu as tant et si bien abusé de la patience et de la confiance de notre bon petit peuple pacifique qu’il en a aujourd’hui assez de toi ! Tes errements, ceux de tes proches, vos exploits, lacunes et erreurs se comptent par milliers et il est possible d’en faire plein de fagots, ficelés par grappes de dix, pour paver toute la corniche, de ton palais à ton vilain fétiche de Ouakam ! Sciemment, tu as tout détruit, déconstruit, dérangé, déstabilisé, déstructuré, démantelé, découpé, jusqu’aux fondamentaux, jusqu’à la substance-même de la nation nôtre. Maintenant, tu t’en prends au substrat de l’Etat, tu vas jusqu’à déplanifier les institutions, seul dans ton laboratoire du vice politique ; et tu nous sors l’objet de tes élucubrations, comme ça, comme un os à ronger, comme si nous étions tes sujets.

Plus intolérable, tu persistes, tu signes deux fois et tu persistes trois fois en narguant tout un peuple : J’y suis, j’y reste, et celui qui n’est pas content n’a qu’à aller se faire cuire un œuf !… Au vrai, tu provoques un peuple pacifique à tes risques et périls. Tu le paieras cash, je puis te le certifier solennellement…Qui crois-tu donc être pour faire ça à des gens qui t’ont tout donné et que tu t’es empressé de berner ? Pourquoi accepter que Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf soient meilleurs que toi dans votre rapport commun à la sagesse, à la mesure, au sens de l’honneur ?

Tu sais tout cela, tu sais que les Sénégalais dans leur écrasante majorité sont en désamour irréversible avec toi. Tu te sais honni, vomi, à juste titre. La meilleure preuve en est la Nième forfaiture constitutionnelle à ton passif, sous la forme de cette ignoble suppression du minimum ou quart bloquant. Tu te sais tellement aimé de tes compatriotes que l’idée de génie t’est venue comme ça, naturellement ! Avant, s’il fallait 50% et une voix pour élire un candidat au premier tour, à présent 25% et une voix suffiront pour élire…deux candidats ! Chapeau, il maestro! Par cette alchimie, tu crois régler d’un coup tous tes problèmes existentiels ; tu n’as réussi au mieux qu’à ôter leurs dernières illusions aux rares compatriotes de foi et de bonne volonté qui continuaient, malgré tout, à t’accorder le bénéfice des circonstances atténuantes.

Avec un bilan de 17 tripatouillages, tu as laissé ton Adn partout sur le corps meurtri de notre Constitution. Très souvent, je l’avoue, j’ai personnellement pensé IN DUBIO REO, que le doute pouvait te profiter. Mais cette fois-ci, Maître, tu as dépassé les bornes !

Autant d’attouchements sur le jeune corps de cette nymphette sacrée m’ont poussé à te soumettre, à mon tour, un projet de loi ! Connaissant ta double qualité de juriste et d’économiste, je sais que tu l’aimeras, et que l’intellectuel émérite pourra l’enrichir avant que de la soumettre au vote de ses robots. Je te propose un intitulé, qu’il t’est loisible de changer, Maître : loi des actifs humanitaires décroissants. Elle explique, cette loi, que si dans un pays donné l’on observe une réduction tendancielle des acquis humains, elle est corrélée mathématiquement avec une hausse vertigineuse des violations du droit, et ce pays, tiraillé par deux mouvements antagoniques, évolue vers zéro puisque la démotivation et la déresponsabilisation des citoyens se tassent !

J’essaye de le démontrer sur un repère orthonormé O-I-J, avec une diagonale formée par les points de jonction des deux mouvements. En partant du postulat, simple hypothèse de travail, que c’est dans leur aptitude à se rapprocher du sommet de cette diagonale que l’on distingue les nations aux pratiques les plus irrespectueuses du droit, je donne en illustration le cas du Sénégal nôtre.

Inutile de te faire un dessin de l’état de ce Sénégal. Pour en être l’auteur inspiré, tu connais mieux que quiconque la masse critique des outrages, défis et offenses à la souveraineté et au droit perpétrés sous ton magistère depuis que le peuple souverain t’a donné l’imperium et la potestas. Passons, si tu veux bien, à notre loi.

Au Sénégal, donc, sans surprise, la vitesse de progression des violations des droits fondamentaux de la personne humaine inscrits dans la Constitution va devenir fulgurante : lancée sur une courbe exponentielle, cette progression est entrée dans le virage de ladite courbe, quittant son côtoiement de l’axe horizontal des abcisses (axe du temps) pour, une fois le virage franchi, côtoyer l’axe vertical des ordonnées (axe des actes liberticides) et s’en rapprocher de plus en plus, i.e. que, au fil du temps, un même accroissement de cette progression de la violation des droits fondamentaux s’obtiendra durant des périodes de temps de plus en plus brèves.

Passant à la réalité, cher Maître, cela donne : dans les onze dernières années dites « de l’alternance » nous avons connu plus d’actes liberticides au détriment de notre souveraineté que durant toutes les années de notre histoire en tant que jeune nation indépendante qui ont précédé ces onze dernières années. Et le virage de la courbe exponentielle du taux de progression des violations des droits fondamentaux du citoyen sénégalais inscrits dans la Constitution vient juste d’être amorcé, cela grâce ou à cause du culot, de l’audace et de la capacité de nuisance grandissant des concepteurs des actes attentatoires à la souveraineté, tes apprentis laborantins si grassement payés.
Sur cette lancée, dans les deux à trois années à venir, nous allons enregistrer plus de violations que l’ensemble de celles déjà connues durant les onze dernières années, ajoutées à celles des années , des décennies, du siècle et du millénaire passés (1960 à 2011).

Continuant à grimper de plus en plus près de l’axe vertical de cette fameuse courbe exponentielle, la progression des crimes contre la Constitution pourra encore diviser par deux le temps nécessaire au doublement de ses progrès : cette fois en trois mois plus de violations de la Constitution que dans le temps qui a précédé ces trois mois seront enregistrées, puis ce sera en un mois, plus tard en une semaine, une journée, une heure, puis il arrivera que cela soit en un seul instant, le temps d’y penser !

Te connaissant, je sais, Maître, comment tu vas réagir après avoir lu ces lignes : tu vas éclater de rire, de ce rire si contagieux agité de convulsions. Alors qu’une bonne compréhension de cette démonstration devrait t’inciter à plus de retenue : je t’ai démontré que du fait de tes provocations à répétition, en vérité, notre pays est arrivé au point d’inflexion et que si tu ne veux ou ne peux pas décrypter les frémissements de la rue, ce sera pour nous tous un gigantesquissime séisme d’amplitude 8 degrés sur l’échelle de l’horreur qui en compte 9 ! La rue pleure et vocifère, toi tu rigoles. Arrête de rire ! Tu vas rire jaune, à ce rythme…

Toutes ces contorsions ne te mèneront nulle part. Tu dois simplement partir ! Oui, partir ! T’en aller ! Te reposer pendant qu’il est encore temps et alors que tu jouis de toutes tes facultés pour remercier Allah de tous les bienfaits dont Il t’a gratifié. Tu as eu beaucoup de chance et, cerise sur le gâteau, Dieu t’a même amnistié parce qu’à ton âge on n’a plus de péchés…

Laisse tomber, Maître, cette fois-ci la ficelle est trop grosse. John Wayne soi-même n’attraperait personne avec ce lasso-là. Quand tu dis « Vice-président », les gens entendent « fils-président » ! Tu vois, le diable est dans le détail… C’est déjà gâté, laisse, quitte dans ça !
Si tu entends mon conseil, Maître, tu vas contribuer, ce faisant, à abréger l’effroi sans fin dans lequel ton peuple est plongé. Par ta faute. Et cela, l’Histoire te le concédera.

Entête-toi, par contre, comme à ton habitude, et rien ni personne ne pourra nous épargner la fin effroyable qui se profile. Par ta faute !

Dieu est quitte avec toi. Les Sénégalais de même, qui pour t’avoir élu et réélu, qui pour t’avoir stoïquement enduré pendant un siècle ! Tâche d’être quitte avec ton pays ! Ne fais pas comme Pharaon, que son cœur endurci a perdu. Quitte dans ça, je t’en conjure ! C’est un ami dont tu es resté sans nouvelle qui tenait à t’écrire…

Me Cheikh Koureyssi BA
lilafi19@yahoo.fr

*Expression du parler ivoirien, le nouchi, qui est utilisée pour dissuader quelqu’un de persister dans l’erreur, une mauvaise conduite ou une action susceptible de créer des problèmes.

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OUATTARA DECAPITE L’OPPOSITION


OUATTARA FAIT AJOUTER 22 PERSONNALITÉS  A SA LISTE NOIRE 

Koffi Kouadio Simplice, procureur de la République,a publie  mardi dernier, une nouvelle liste des personnes dont les avoirs ont été gelés.

LA LISTE
1-M. Bernard N’Doumi (dg de la Cnps)
2-M. Joseph Ebagnenin (pca de la Cnps)
3-M. Joseph Assi Binie (dg Anare)
4-Mme Bohuédi Chantal (dg Sogepe)
5-M. Richard Kodjo (ex-ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina Faso)
6-M. Assi Amon Agnar (dg de la Sonatt)
7-M. Zarro Bi Nagoné (dg Agetu)
8-M. Jacques Silué Sassongo (dg Istc-Cocody)
9-M. Mel Théodore  (ex-ministre)
10-M. Issa Sangaré Yéresso (ex-inspecteur Rti)
11-M. Mambo Abé (journaliste Rti)
12- M. Bernard Akessé
13-M. Blé Ahoussi
14-M. Richard Somone (réalisateur Rti)
15- M. Bitti Assovie
16-M. Lanciné Gon Coulibaly (avocat)
17-M. Liabi Koita Vincent (dg Sicogi)
18- M Alain Toussaint (porte-parole de Gbagbo)
19- M. Doukouré Amadou (journaliste)
20- M. Bakayoko Abdul Dramane (Oic)
21-M. Brika Sarapahim (directeur dette publique)
22- Colonel Tohouri Dadi Rigobert (commandant Basa)

Nous y reviendrons.

katakro

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CPI: DEUX POIDS DEUX MESURES


Tueries massives en Côte d’Ivoire : La Cpi évite les crimes de la France en Côte d’Ivoire

 

Le temps-1/7/2011

Dans le dossier ivoirien, la Cpi a déjà rendu son verdict ; c’est Gbagbo qui a commis des crimes et pas quelqu’un d’autre .Et pourtant… Ils sont bien heureux, à l’arrivée à Abidjan de Fatou Bensouda, la Procureure adjointe de la Cpi, car pour eux, c’est le moment idéal pour pendre à jamais Laurent Gbagbo l’ennemi commun .Tout le monde sait que la Cour pénale est en Côte d’Ivoire à la demande expresse de Ouattara à travers qui Sarkozy veut avoir la peau du président Gbagbo. En dépit du fait que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de la Cpi et donc pas membre, Alassane s’est empressé de l’appeler à sa rescousse, sûr du soutien de la France .La juridiction internationale qui est plus au service des puissances occidentales débarque donc à Abidjan avec des idées orientées. Par exemple quand elle évoque en substance des femmes massacrées dans la commune d’Abobo, ça sent du déjà entendu dans les rangs du pouvoir du temps de l’opposition .On se rappelle que le Rdr a outrageusement grossi cette affaire à l’échelle internationale pour dépeindre le Président Gbagbo sous des traits d’un horrible dictateur. Depuis l’arrivée de cette dame, le camp présidentiel avec ses médias tentent de donner un seul son de cloche en ne trouvant les victimes que dans le camp du Rhdp. L’objectif est bien connu : il s’agit d’émouvoir la procureure adjointe de la Cpi. Ce qui donnerait un sens unique à son enquête. Surtout qu’elle leur a apporté de l’eau au moulin avec ses déclarations. Pourtant dans cette crise, les crimes ne sont même pas là ou on les croit. Si la Cour pénale internationale veut appliquer le Droit en Côte d’Ivoire, elle pourra faire jaillir la vérité qui continue d’être masquée à l’échelle mondiale. La France qui se fait donneuse de leçon est entièrement partie prenante dans le dossier ivoirien. Elle n’est pas neutre. Elle est la principale force opposée à Gbagbo. Le Rhdp n’a été qu’un instrument utilisé en Côte d’Ivoire. La preuve, durant toute la crise postélectorale, la Force française Licorne a été en première ligne dans les combats .Dans les bombardements du palais présidentiel, il y a eu plusieurs civiles tués à la résidence de Cocody. Pour le moment, il n’y a pas de chiffre exact des victimes mais ce sont plusieurs milliers de jeunes qui ont été massacrés par la Licorne, loin des caméras et des objectifs des médias internationaux. Jusque-là, personne n’en parle. Ailleurs dans des pays véritablement démocratiques ,de tels crimes ne passeraient pas inaperçus. Mais en Afrique , la France peut au nom de ses intérêts, commettre les pires crimes, personne ne lèvera le petit doigt car il s’agit de l’empire .Et chose pire, pendant cette même crise postélectorale, c’est encore l’armée française soutenue par l’Onuci qui a organisé et équipé la rébellion d’Abobo qui a commis de graves exactions sur la population .On se rappelle bien, le fameux Commando invisible qui a brûlé nuitamment le village de Anonkoi-Kouté dans la commune d’Abobo. C’était l’horreur à son comble avec plusieurs personnes brûlées vives. Bien d’autres atrocités ont été commises par des chefs de guerre nommément cités. La Cpi doit ouvrir ce dossier. Par exemple à Yopougon, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly sont accusés par Amnesty International et Human Rights Watch d’être les auteurs de ces massacres. A l’Ouest, Duékoué a connu des massacres à grande échelle. Il y a l’autre chef de guerre, Eddy Meddy, qui est cité comme auteur de ces crimes. Les rapports des organisations internationales comme Human Rights Watch, Amnesty International et la Commission d’enquête de l’Onu décrivent largement l’ampleur de ces crimes. A ce sujet, voici un extrait du constat de Navi Pillay, Haut commissaire aux Droit de l’Homme aux Nation unies : «Des témoignages accusent ces soldats d’implication dans des violations des Droits de l’Homme à Abidjan comme dans le reste du pays, incluant des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des actes de torture, des viols, des pillages et des extorsions». Voila qui est clair. La procureure adjointe de la Cpi a de quoi à récolter. Elle ne doit pas biaiser le travail en Côte d’Ivoire.
Guéhi Brence

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VIDEO EXCLUSIVE:MEME BLANCHI DSK RESTE DANGEREUX


ON EN PLEURERAIT

” Les doutes du bureau du procureur sur la crédibilité de la femme de chambre qui a porté les graves accusations pourraient en effet faire tombe les accusations.” Jean-Marie Le Guen, le député de Paris proche de DSK

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YAO NDRE VA-T-IL SE RACHETER?


Procès de l’ex-Chef de l’Etat: Le sort de Gbagbo entre les mains de Yao N’Dré

Publié le mardi 5 juillet 2011 | Soir Info – Un véritable casse-tête…ivoirien ! L’inculpation de l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo ne semble

pas aussi simple que ça. La raison ? Son statut actuel complique la tâche aux autorités judiciaires ivoiriennes. Qui, pour l’inculper, ont besoin de l’autorisation du Conseil constitutionnel. Cette information, qui circulait déjà dans certains milieux, a été confirmée par le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau lui-même. Dans un entretien qu’il a accordé, récemment, à jeunafrique.com, Simplice Kouadio Koffi a expliqué pourquoi l’ex-chef de l’Etat, actuellement en résidence surveillée à Korhogo (nord ivoirien), n’a pas encore été inculpé. « Le statut de l’ancien président Laurent Gbagbo lui donne droit à une procédure assez spéciale. De par son statut d’ancien chef de l’État de Côte d’Ivoire, il est de facto membre du Conseil constitutionnel selon nos textes de loi et nous oblige à agir autrement. Nous sommes en train d’organiser nos services afin d’adresser une requête au Conseil pour qu’il autorise des poursuites contre Laurent Gbagbo. C’est pourquoi celui-ci n’a pas été inculpé. La justice et le droit sont au cœur de nos actions. Une fois l’autorisation obtenue, la procédure suivra son cours normal », a déclaré Simplice Kouadio Koffi à jeuneafrique.com.

En évoquant le statut d’ancien président de la République de Laurent Gbagbo, le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau n’a pas tort. Il se fonde sur la Constitution pour le dire. De fait, l’Article 89 (Titre VII du Conseil constitutionnel) dispose que « le Conseil constitutionnel se compose: d’un président; des anciens présidents de la République, sauf renonciation expresse de leur part; de six conseillers dont trois désignés par le président de la République et trois par le président de l’Assemblée nationale ». Cette disposition constitutionnelle fait d’Henri Konan Bédié et de Laurent Gbagbo, en leur qualité d’anciens chefs de l’Etat de Côte d’Ivoire, des membres du Conseil constitutionnel. Or, l’article 93 de la loi fondamentale ivoirienne se montre précis quand il stipule qu’« aucun membre du Conseil constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation du Conseil ».
A la lumière de ces dispositions, on peut affirmer qu’aussi longtemps que le Conseil constitutionnel ne donnera l’autorisation, Laurent Gbagbo ne sera pas poursuivi. La question qui se pose est de savoir si le procureur de la République va obtenir le Ok. L’interrogation est d’autant plus pertinente que le Conseil constitutionnel est toujours présidé par le Pr Paul Yao N’Dr, considéré comme un proche de Gbagbo. Parmi les 6 conseillers qui siègent actuellement au Conseil constitutionnel, 4 ont été nommés par l’ex-chef de l’Etat et deux, récemment, par son successeur, Alassane Ouattara. Même avec ces dernières nominations, la configuration du Conseil constitutionnel n’a pas complètement changé : les personnalités nommées par Laurent Gbagbo sont plus nombreuses. Si on considère que ceux qu’il a nommés ne prendront pas de décisions pour l’enfoncer ou ne donneront pas le bâton pour le « battre », on peut affirmer que le Conseil constitutionnel ne donnera pas son accord aussi facilement pour inculper Laurent Gbagbo. Autant dire que le sort de l’ex-numéro 1 ivoirien se trouve entre les mains du Pr Paul Yao N’Dré et de ses collaborateurs. A moins d’un changement de la configuration actuelle du Conseil constitutionnel…

SYLLA A.

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Interpellée, l’ONUCI promet « faire tout » pour la dignité du Président Gbagbo


Young Jin Choï, a rendu lundi une visite au Président Gbagbo

KORHOGO  (NORD) – Le patron de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Young Jin Choï, a rendu lundi une visite au Président Gbagbo, détenu sans décret d’assignation depuis sa capture le 11 avril par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI, fidèle à Ouattara.

« L’ONUCI va tout faire pour qu’il soit traité avec dignité », a-t-il promis suite aux accusations de complicité « tacite » dont fait l’objet l’ONUCI.

Les avocats du Président Gbagbo ont dénoncé dans un courrier adressé lundi au Sécretaire Général de l’ONU l’ « application illégale » de la résolution 1975 qui n’autorisait « ni la remise du président Gbagbo entre les mains de l’autre partie au conflit ni la privation des droits humains les plus fondamentaux ».

Le Président Gbagbo « est privé de toute communication avec l’extérieur ainsi que de tout droit de visite, le dépossédant ainsi de ses droits humains les plus fondamentaux », ont-ils révélé.

Les avocats du Président Gbagbo et de ses proches avaient déjà dénoncé dans un communiqué « les conditions matérielles inhumaines » dans lesquelles le Président Gbagbo et l’ensemble des prisonniers politiques jugées proches de lui étaient contraints de vivre dans les prisons du nord.

« Ces personnes sont en effet, soit enfermées dans des cellules infectes d’une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) », avaient-ils décriés, non sans mentionner l’absence des « droits les plus élémentaires », notamment « des soins minima pour les malades ».

Le s avocats, ainsi que les mouvements de résistance patriotique ivoiriens et panafricains, exigent la libération du Président Laurent Gbagbo et de ses proches, notamment son épouse, détenue sans que son immunité parlementaire n’ait élevée.

Selon  Direct Scoop

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Sénégal : “Tonton, Dakar et le Sénégal sont dans une situation quasi insurrectionnelle.’


Karim Wade a voulu faire appel à l’armée française,

selon Robert Bourgi


 07 JUILLET 2011 CAFEABOKI

L’avocat franco-libanais Robert Bourgi affirme que Karim Wade l’a appelé pour qu’il demande à Paris de faire intervenir l’armée française lors des émeutes de la nuit du 27 au 28 juin à Dakar.

Des propos qui contredisent radicalement les dénégations de la présidence sénégalaise, et qui font suite au désaveu par Alain Juppé de la politique conduite au Sénégal par Abdoulaye Wade dans l’optique de la présidentielle de 2012.

Est-ce un lâchage en règle du clan Wade par certains milieux français, malgré l’alignement offensif du président sénégalais sur la ligne élyséenne en Côte d’Ivoire et en Libye ? L’on aura en tout cas du mal à interpréter différemment les propos tenus hier par l’avocat Robert Bourgi à Radio futur médias (RFM, du groupe de médias privé fondé par Youssou N’dour).

« Dans la nuit (du 27 au 28 juin), lorsque les évènements tragiques se déroulaient à Dakar, j’ai été réveillé (…) par Karim Wade qui me dit ceci : tonton, Dakar et le Sénégal sont dans une situation quasi insurrectionnelle. Les immeubles administratifs brûlent, ça brûle de tous les côtés », a dit Bourgi, considéré comme proche de la présidence française.

“Karim, je voudrais que tu sois un peu plus cohérent”

Il y a « des milliers de manifestants » et « on ne sait jamais, des intérêts français peuvent être touchés », aurait ajouté Karim Wade, toujours selon Bourgi. « Je lui ai dit Karim, tu paniques, je voudrais que tu sois un peu plus cohérent. Il me dit on ne sait jamais, l’armée française est là pour quelque chose. Je l’ai immédiatement arrêté, je ne suis pas une autorité politique, je ne suis qu’avocat au barreau de Paris », a ajouté Bourgi. Qui précise, pour qu’aucune méprise ne soit possible, que Karim Wade demandait bel et bien une intervention des «  plus hauts échelons de l’État français ».

Bourgi aurait refusé « de manière claire et nette » d’intercéder comme on le lui demandait, affirmant qu’il s’agissait « d’une affaire sénégalo-sénégalaise ». Des propos qui risquent de faire enfler la polémique au Sénégal, où la présidence a nié mercredi, peu avant ces déclarations, que Karim Wade ait demandé l’intervention de la France comme l’avait révélé l’hebdomadaire français l’Express.

« C’est totalement faux. Il n’y a jamais eu un appel de Karim Wade pour que l’armée française intervienne. Il aurait fallu que la police, la gendarmerie et l’armée soient débordées », a affirmé à la presse Serigne Mbacké Ndiaye, ministre conseiller et porte-parole de la présidence. « La situation était maîtrisée. On ne voit pas l’intérêt » d’une intervention de l’armée française, a-t-il plaidé.

Quand Juppé désavoue Wade

Lors de cette nuit du 27 au 28 juin, des manifestants excédés par les délestages avaient incendié plusieurs bâtiments publics, en particulier ceux de la Société nationale d’électricité (Sénélec) qui dépend du ministère de l’Énergie de Karim Wade (qui occupe également les portefeuilles de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures).

Les propos de Robert Bourgi sont consécutifs à ceux très négatifs à l’encontre de Abdoulaye Wade, tenus mardi par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, devant des députés français. Le Sénégal « est un pays ami qui nous aide notamment dans l’affaire libyenne, le président Wade a très clairement pris position pour le départ de Kaddafi », a-t-il dit. Avant d’ajouter : « je serais quand même tenté de dire qu’il faut éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets. (…) Rester au pouvoir par tous les moyens, y compris en bricolant la loi électorale, se faire élire avec 25% des voix, ne pas engager un certain nombre de réformes fondamentales pour tenir compte des aspirations de la population, malheureusement cela aboutit toujours au même résultat ». Difficile de savoir si de tels propos ont été dictés – ou non – par Nicolas Sarkozy…


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LES BOURREAUX d’ AFFI PRÉSENTENT LES PREUVES DE LEURS IGNOMINIES


Difficile sera la réconciliation

 AFREEKELECTION.COM

Ils sont nombreux ceux qui pensent que la réconciliation sera difficile à réaliser. Et ils auraient raison. Les géoliers qui ont mis en scène et filmé, les tortures infligées à des personnalités du camp Gbagbo aujourd’hui en détention, nous en donnent malheureusement la preuve.

http://www.connectionivoirienne.net

La vidéo du Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan, humilié par des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qui circule depuis quelques jours sur le net interpelle. Cette mise en scène de la torture infligée à cette personnalité, ayant servi, quoiqu’on dise l’Etat ivoirien à un haut niveau, a quelque chose d’affligeant. Elle ne rend pas service à la Côte d’ivoire qui veut tourner la page des années de crise. Alors que tout le monde prône la réconciliation et qu’un Comité Dialogue, Vérité et Réconciliation a même été créé à cet effet, comment convaincre les vaincus, d’accepter l’offre de paix des vainqueurs, quand l’opinion visionne de telles séquences ? La paix ici ne serait qu’un projet sans fins…

L’effet recherché par ces gêoliers qui filment des scènes aussi dégradantes, c’est la jouissance dans l’humiliation de l’autre. Mais pour l’image même de l’Armée ivoirienne que l’on veut unie et irréprochable, c’est tout aussi dégradant. Qu’on se le dise, ce petit film ne rend pas service au nouveau pouvoir. Il nous amène à nous interroger sur la sincérité du discours ambiant de réconciliation, servi à l’opinion à longueur de journée. Il est par ailleurs, en porte-à-faux avec les propos du Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Onu, qui lors de sa récente conférence de presse, affirmait que son institution rendait visite «tous les quinze jours» à ces personnalités et «qu’elles ne sont pas plaintes de mauvais traitements». Le danger, c’est que nous sommes moins dans une dynamique de réconciliation et de pardon, que dans l’élan de ressentiments non refoulés et de règlements de compte systématiques et permannents. La vraie menace, c’est cette spirale dans laquelle des Ivoiriens s’enferment et qui ne font aucun effort pour s’en extirper. La loi du talion, n’aidera pas à la reconstruction d’un pays déchiré par des années de haine et de conflits. Pourtant, le changement tant annoncé à cor et à cri, devrait d’abord s’opérer à ce niveau-là… Il est plus du devoir des vainqueurs d’aujourd’hui, de faire le plus grand effort pour rassurer les vaincus, de leur bonne foi.

 L’acharnement dans l’humiliation de l’autre, n’est jamais constructive. Il est souvent contre-productif. On ne détruit pas l’autre sans se détruire soi-même et sans se dévoiler. Pour ce qui est de la réconciliation, il faudra peut-être attendre encore un peu. Le regretté Félix Houphoüet-Boigny, avait une formule mondialement connue et pleine de sagesse : «la paix n’est un vain mot, mais un comportement». Cela devrait s’appliquer aussi à la réconciliation qui n’est sans doute pas un mot creux. Mais «un comportement»

Écrit par  Ange Hermann GNANIH
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HISSEN HABRE : LA “BOMBE” DE WADE A DEBY


La retour annoncé d’Hissène Habré au Tchad provoque la confusion

LEMONDE.FR | 09.07.11 

Le flou régnait samedi 9 juillet sur la procédure juridique qui sera appliquée à l’arrivée à N’Djamena lundi par vol spécial de Hissène Habré. L’ex-président tchadien devrait être transféré du Sénégal à la surprise générale.

“C’est un coup de foudre. Personne ne s’y attendait. Rien n’est préparé, décidé”, a affirmé un officiel tchadien. Aucun officiel tchadien n’était en mesure samedi de préciser ce qu’il adviendra à Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990 et poursuivi pour crimes contre l’humanité, qui doit arriver lundi à N’Djamena par un vol spécial pour y être jugé.

“Normalement, il sera pris en charge à son arrivée à l’aéroport et emmené à un juge d’instruction qui l’inculpera et le placera sous mandat de dépôt”, a affirmé une source judiciaire proche du dossier. “De toute façon, il doit être déféré dès son arrivée”. ”On est inquiet car on ne sait pas ce qui va se passer”, a estimé Clément Abayefouta, président de l’Association des victimes contre la répression politique (AVRP), qui regroupe les victimes du régime d’Hissène Habré. ”Il n’y a aucune garantie pour faire un procès équitable. Nous sommes en concertation entre nous pour voir ce qu’on va faire”, a-t-il poursuivi.

L’AVOCAT D’HABRÉ DÉNONCE “UNE PRISE D’OTAGE”

A Dakar, un des avocats sénégalais d’Habré, El Hadji Diouf a affirmé que l’ex-président tchadien avait “réagi avec étonnement et surprise” à la décision du gouvernement sénégalais et “il a lui-même utilisé le terme de kidnapping”. ”Ce n’est ni une expulsion, ni une extradition, c’est une prise d’otage”, a estimé l’avocat qui a ajouté que la défense de l’ancien chef de l’Etat tchadien qui vivait en exil au Sénégal était en train de rédiger “des plaintes” contre le président Wade pour “violation des droits de l’homme”.

Ces plaintes seront déposées “au Sénégal, au niveau continental et au niveau international”, a-t-il dit, affirmant que le président Wade serait “poursuivi pour complicité d’assassinat et d’actes de torture” au cas où il arriverait quelque chose à Hissène Habré une fois rentré dans son pays. Ses défenseurs et des organisations de défense des droits de l’homme craignent qu’il ne soit porté atteinte à la vie de M. Habré à son arrivée au Tchad où il a déjà été condamné à mort par contumace.

Me Diouf n’a pas dit où se trouvait actuellement l’ex-président tchadien, s’il avait déjà été arrêté par les autorités sénégalaises en vue de l’expulsion, ou s’il était toujours dans un de ses domiciles au Sénégal. Accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu’à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute.

AUCUNE INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE AU SÉNÉGAL

Il avait justement été renversé par l’actuel président tchadien Idriss Deby Itno qui après avoir été un des généraux et proche conseiller d’Habré avait été accusé de complot et avait fui le Tchad en 1989 pour fonder sa rébellion et finalement renverser son ennemi juré. En 2006, l’Union africaine avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré “au nom de l’Afrique”, ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n’a été ouverte.

Le président Wade a informé par courrier son homologue tchadien Idriss Deby Itno“de sa décision de renvoyer dans son pays d’origine M. Hissène Habré”, selon un communiqué vendredi du gouvernement tchadien qui “prend acte de cette décision”. ”Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l’Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l’homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l’organisation d’un procès équitable au Tchad”, assurait le gouvernement.

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24 personnalités pro-Gbagbo de la Pergola à LA PRISON DE BOUNDIALI


Après leur mise en examen, 24 proches de Laurent Gbagbo ont été transférés

Jeune Afrique le 10/7/2011 -

Après leur mise en examen par la justice ivoirienne, 24 proches de Laurent Gbagbo ont été transférés le 9 juillet à la prison

civile de Boundiali, dans l’extrême nord de la Côte d’Ivoire. Parmi eux, l’ex-Premier ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo et les anciens ministres Alcide Djédjé, Désiré Dallo, Christine Adjobi, Danielle Boni Claverie, mais aussi l’ancien gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury-Tabley, qui sont placés en détention préventive et accusés de détournements de fonds publics, d’atteinte à la sûreté de l’État et de crimes de sang.
La justice ivoirienne poursuit son offensive contre les dirigeants de l’ancien régime. Assignés en résidence surveillée à l’hôtel La nouvelle pergola d’Abidjan depuis la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier, 24 proches de l’ancien président ont quitté cet établissement trois étoiles le 9 juillet. Ils ont passé leur première nuit dans une vraie prison, avec des barreaux aux fenêtres, dans le nord de la Côte d’Ivoire.
« L’assignation en résidence surveillée est une mesure administrative prise par le président de la République. Elle n’était pas liée à une procédure judiciaire. Après avoir été inculpées, ces personnalités ont été placées en détention préventive, une mesure qui ne s’exécute pas dans un hôtel. Ces anciens dirigeants n’avaient donc plus le droit de rester à la Pergola. Ils ont donc été transférés depuis hier (9 juillet) à la prison civile de Boundiali », a confié à jeuneafrique.com Jeannot Ahoussou, ministre d’État et ministre de la Justice.
Pas de prison dans le sud de la Côte d’ivoire
Pourquoi Boundiali, une ville septentrionale réputée être l’un des fiefs du président Alassane Ouattara ? « Il n’y a plus de prison dans le sud, tout a été saccagé et détruit pendant les combats entre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire et les ex-Forces de défense et sécurité (FDS) pro-Gbagbo. Les pénitenciers sont en réhabilitation, et ils ne sont opérationnels que dans le nord, poursuit Ahoussou. La prison de Boundiali a été rénovée par l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et par l’Union Européenne (EU). Tout est mis en œuvre pour que ces personnalités soient bien traitées », assure encore le ministre.
Faux, rétorque un haut cadre de l’ex-majorité présidentielle (LMP). « On ne comprend plus les autorités du nouveau pouvoir, ce n’est pas comme ça qu’on va réconcilier le pays. La fracture sociale va encore s’accentuer. C’est une déportation, le nord est devenu le goulag de la Côte d’Ivoire. On les envoie loin des regards pour les tuer à petit feu. Sous Houphouët-Boigny, cette pratique était courante. Et Ouattara ne fait que la perpétuer », accuse-t-il.
La mesure intervient au moment où la justice ivoirienne a annoncé avoir émis deux nouveaux mandats d’arrêt internationaux contre des suspects en fuite à l’étranger. En ligne de mire, notamment : Justin Koné Katinan, l’ex-ministre délégué au Budget qui avait conduit manu militari les différentes opérations de nationalisation forcée de l’agence nationale de la BCEAO et des filiales locales des banques françaises Société Générale et BNP Paribas.
__________
Liste des personnalités transférées à la prison civile de Boundiali (23 noms sur 24) :
1- Gilbert-Marie Aké N’Gbo, ex-Premier ministre.
2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères.
3- Désiré Dallo, ex-ministre de l’Économie et des Finances.
4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information.
5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la Lutte contre le sida.
6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant.
7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d’État chargé de l’Assurance mutuelle universelle (AMU).
8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.
9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).
10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l’ex-première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.
11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L’Oeil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.
12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de “La Refondation”, société éditrice du journal du FPI Notre Voie.
13- Germain Guézé, ex-cameran à la RTI détaché à la Présidence.
14- Chantal Leba, ex-membre de la Fesci, présidente d’un mouvement patriotique.
15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l’Équipement et des Assainissements.
16- Adèle Dédy, membre de la direction du FPI et maire de la ville d’Issia.
17- Joseph Kata Kété, député et ex-ministre de la Recherche scientifique.
18- Martin Sokouri Bohoui, député et ex-secrétaire national chargé des élections du FPI.
19- Maurice Kuyo Lorougnon, ex-directeur général de l’Aménagement du territoire.
20- Constant Koudou, ex directeur de cabinet de Désiré Dallo, ministre de l’Économie et des Finances.
21- Jean Henri Dassé, ex-administrateur du siège du FPI.
22- Mahan Gahé, syndicaliste, ex-secrétaire général de la Centrale Dignité.
23- Raphael Dogbo, ex-secrétaire d’État des personnes handicapés

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Alassane Ouattara ne reconstruira rien en RCI


Me KOUREYSSI BA DANS UNE  INTERVIEW A LYNX

 

Alassane Ouattara dit vouloir envoyer Laurent Gbagbo devant la CPI. C’est un bon signe pour la réconciliation ?

Non mais, attendez ! Gbagbo, si vous voulez respecter la chronologie des événements, les a envoyés le premier, lui et Soro ainsi que leurs chiens de guerre, devant la CPI, née en 2002, et ce dès 2003 ! A ce moment, la rébellion venue du Burkina, financée, armée et soutenue par Paris, avait déjà fini d’endeuiller la Côte d’Ivoire, 10.000 innocents ayant perdu la vie ! Des documents en lieu sûr sont là, à foison, pour rapporter la preuve indubitable de l’imputabilité de cette rébellion sanglante à tous ces braves messieurs dont même des discours, interviews et séances de confessions sont disponibles.

Dès le 18 Avril 2003, en effet, le gouvernement ivoirien, sans avoir ratifié le Statut de Rome, déposait une plainte qui valait déclaration de reconnaissance de la compétence de la CPI et qui affirmait, je cite : «  Conformément à l’article 12-paragraphe 3 du Statut de la CPI, le gouvernement ivoirien reconnait la compétence de la Cour aux fins d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les événements du 18 Septembre 2002….Cette déclaration faite pour une durée indéterminée entrera en vigueur dès sa signature », fin de citation.

A son tour Alassane Ouattara confirmera cette déclaration dans ses courriers adressés au Procureur de la CPI le 14 Décembre 2010 et le 3 Mai 2011. Mais il s’empresse de gommer la partie indéterminée de la déclaration ainsi que tous les crimes commis entre le 18 Septembre 2002 et le 28 Novembre 2011, date du second tour de la présidentielle ! D’un coup de gomme, un seul, le plus insupportable des dénis de justice se voit ainsi perpétré ! On ne parle plus des 10.000 morts de Ouattara-Soro pour ne pas avoir à parler des 58 morts de Chirac-Licorne en  Novembre 2004 devant l’hôtel Ivoire…

Mais ce n’est pas tout ! Alors que Gbagbo, fidèle en cela à l’esprit, à la lettre et à la logique des signatures des accords de paix, ne poursuit aucun acteur ou chef de la rébellion alors qu’ils sont tous connus, Ouattara, lui, commence déjà par nier la compétence qu’il a reconnue à la CPI ! En quoi faisant ? Eh bien, au moment où il invite le Procureur à enquêter, il engage à l’interne une procédure judiciaire à l’encontre du président Laurent Gbagbo et de certains dignitaires de son régime, officiellement accusés depuis le 21 Juin de crimes économiques, atteinte à la sûreté de l’Etat et crimes de sang.

Auparavant, le 15 Juin, son gouvernement fantoche avait, vous vous en souvenez, décidé de la « mise sur pied d’une commission nationale d’enquête à l’effet de faire la lumière sur toutes les violations des droits de l’homme commises pendant la crise post électorale ». Cela n’est autre qu’une reconnaissance de sa compétence de pouvoir enquêter également sur les crimes de guerre et d’en réprimer les auteurs et commanditaires, les crimes de guerre étant une particularité des violations des droits de l’homme. Il s’y ajoute le fait que le Livre 2 du Code Pénal ivoirien relatif au Droit Pénal Spécial, Titre 1er, pose le principe de la compétence de la justice étatique ivoirienne pour châtier tout auteur, responsable ou complice de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre (dans les articles 137,138 et 139). A quoi rime ce jeu brouillon et suspect du génocidaire installé par la communauté internationale ? N’est-ce pas, là, la meilleure preuve a contrario qu’il n’ose pas, même en pensée, traduire le président Laurent Gbagbo devant la CPI ? Et pourquoi donc ?

Selon l’article 17 du Statut, paragraphes 1a et 1c, « une affaire est jugée irrecevable par la Cour lorsque : a) l’affaire fait l’objet d’une enquête ou de poursuites de la part d’un Etat ayant compétence en l’espèce, à moins que l’Etat n’ait la volonté ou soit dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites ; c) la personne concernée a déjà été jugée pour le comportement faisant l’objet de la plainte , et qu’elle ne peut être jugée par la Cour en vertu de l’article 20 paragraphe 3 ». 
Human Rights Watch, Amnesty International et la Division des droits de l’homme de l’ONU ont fait état de crimes de guerre commis par les deux camps, dont le monde entier savait qu’ils étaient entrés en guerre suite au refus par Ouattara de la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien de proclamer Gbagbo vainqueur, et non suite à la lecture hors-cadre et hors-délai par le seul président de la Commission Electorale nationale de résultats provisoires-définitifs donnant Ouattara vainqueur, puis la certification de ces résultats burlesques par le représentant du Secrétaire général de l’ONU. Deux camps étaient donc en face : les FDS, ex-FANCI, l’armée régulière du pays mise sur pied dès les premières années de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, d’une part, et la rébellion, d’autre part : le MPCI baptisé à Linas-Marcoussis en janvier 2003 FN par Chirac, puis rebaptisé FRCI le 17 Mars 2011 par ordonnance de Ouattara lui-même qui avait nommé auparavant Guillaume Soro le 3 Décembre 2010 premier ministre et ministre de la défense. Comme le Procureur de la CPI ne peut rapporter la preuve que les crimes de guerre susvisés ont été commis par le seul camp de l’armée loyaliste, on voit d’ici à quoi a finalement abouti l’amateurisme marron du chouchou de la communauté internationale ! Gageons qu’il saura trouver les moyens de se soustraire aux poursuites en se débrouillant aussi, dans son propre intérêt, pour épargner son second couteau et ses cruels com zones…

Mais vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Aux termes de l’article 5 du Statut de Rome, la Cour est compétente pour juger quatre principaux crimes : les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression. Or la CPI a exclu de son champ d’enquêtes et de poursuites en Côte d’Ivoire les crimes de génocide et les crimes d’agression. Pourtant les faits, les témoignages et les rapports d’enquête des Ong, des nombreuses personnes physiques et morales attestent qu’il y en a eu à profusion.

Même l’ONU, dans le rapport de son groupe d’experts en date du 27 Avril, a été formelle sur l’effectivité des crimes d’agression perpétrés par des Etats nommément visés : le Burkina-Faso, le Nigéria et le Sénégal, impliqués jusqu’au cou dans la guerre ! Il suffit de lire les paragraphes 109, 111 et 130 du rapport précité qui répertorient les véhicules militaires, forces étrangères et contingents présents pour s’en convaincre. Ou alors les révélations faites au cours de la réunion du 1er Mars 2011 par le ministre Patrick Achi à propos de l’aide militaire bilatérale de ces trois pays.
Mais ces trois gouvernements voyous peuvent se frotter les mains dans la stricte mesure où l’exclusion de leurs odieux crimes d’agression du champ d’enquête a pour unique fondement la prescription de l’article 15-bis, paragraphe 5 : la Côte d’Ivoire n’est pas partie au Statut de Rome pour ne pas l’avoir ratifié !

Que dire en revanche des crimes de génocide ! L’article 6 les définit comme « l’un quelconque des actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux » et suit une longue liste des techniques au moyen desquelles les Dozos et chiens de guerre Frci de Ouattara-Soro ont rayé de la carte du globe des villes, villages et quartiers entiers sous le regard impassible et les hochements de tête des casques bleus de l’ONU et des bérets rouges de la force Licorne dont la complicité passive, comme au Rwanda, est indiscutable ! Aussi bien dans l’ouest ivoirien que dans les villes et villages de la boucle du cacao jusqu’aux quartiers populaires d’Abidjan foncièrement pro-Gbagbo, les responsables sont formellement désignés par les rescapés des massacres eux-mêmes, par l’ONU prise de remords pour avoir confondu « protéger les civils » et guerroyer à côté d’une rébellion qu’elle a transportée, équipée, soignée, armée et nourrie, par la Croix-Rouge internationale, par Caritas et Amnesty International dans un rapport exhaustif sur les événements de Duékoué le 29 Mars.

Vous savez certainement qu’il existe un document appelé « Accord Négocié » qui régit les relations entre la CPI et l’ONU. Aux termes de cette convention, la Cour est placée sous la dépendance financière, matérielle, administrative et technique de l’Organisation !

Même pour le choix des avocats, alors que Laurent Gbagbo a la chance d’en avoir de très bons dans son parti dont d’anciens bâtonniers et hauts magistrats reconvertis, sans compter ceux d’autres pays africains et occidentaux qui ont fait leurs preuves sur tous les fronts, on lui a assigné des conseils commis d’office qu’il ne connait pas et à qui donc il ne peut se confier, certains ayant manifestement peur de ce qu’il a à dire ! Et encore, ces avocats commis par la CPI-ONU se plaignent de la censure et du goulag dans lequel ils sont condamnés à exercer leur mandat, leurs communiqués sur les conditions de détention ayant été vidés de toute leur substance par leurs « mandants ».

Pour ce qui est de ses avocats habituels dont votre serviteur, ceux qui vivent et travaillent sur le sol ivoirien sont, soit en exil, soit en un lieu sûr, étant suffisamment avertis des méthodes du pouvoir ivoirien et de ses sbires. Ce qu’ils ont vécu et les échos qu’ils ont reçus  de certains récits les ont confortés dans l’intime conviction que le régime liberticide du binôme Ouattara-Soro n’a pas l’intention de reconnaître à Laurent Gbagbo et aux personnalités de son régime la jouissance minimale de leurs droits fondamentaux d’êtres humains. Et le plus affligeant est que le régime totalitaire du président de la communauté internationale est sournoisement encouragé dans cette dérive liberticide par ses parrains français ! Il n’est que de constater la délectation avec laquelle ils ont savouré l’accueil réservé aux confrères français à l’aéroport de Port-Bouët pour s’en convaincre, ainsi que l’omerta qu’ils observent sur la question ! Encore heureux que Maître Vergès et Ceccaldi soient rentrés vivants à Paris, cette chance ne pouvant bénéficier à des avocats noirs pour la raison évidente que ces rebelles négriers savent qui ils peuvent avoir droit de vie ou de mort !

Au total, vous comprendrez aisément que la CPI, qui ne saurait se permettre de salir l’Onu, soit ipso facto obligée de consacrer l’impunité dans le traitement de ce dossier ivoirien. En tout état de cause, elle joue à pile ou face sa crédibilité, tout comme son employeur qui a déjà perdu la sienne propre, et de manière irréversible en Côte d’Ivoire !
La CPI sera jugée sur les faits et non sur les grandes proclamations de principe. Si elle est réellement une juridiction attachée à dire le droit, elle aura toute la latitude de le prouver dans le traitement de ce dossier ivoirien, en allant jusqu’au bout, en explorant toutes les pistes pour frapper sans discernement ni discrimination tous les responsables et coupables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pour lesquels elle a affirmé sa compétence !
Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis par les deux camps belligérants, celui de Ouattara ayant commencé dès le 18 Septembre 2002, celui du régime légal et légitime du président Laurent Gbagbo étant en légitime défense à partir du 28 Novembre 2011. Mais les crimes les plus épouvantables ont été commis par des catégories de personnes formellement identifiées et qui doivent être, en conséquence, impérativement jugées pour leur participation à la guerre contre le régime légal et le peuple ivoirien

Ces personnes sont les casques bleus, les soldats de la force Licorne, les responsables des banques et de l’Union Européenne. Quels crimes ont-ils commis ? Le monde entier le sait !

°  Ils ont pris pour cible des civils et des objectifs civils, occasionnant des milliers de morts innocents dans des hôpitaux, des campus universitaires, des camps militaires dans lesquels vivent des familles, dans des centres commerciaux, aux abords de la résidence de leur président bienaimé qu’ils étaient venus soutenir par leur présence, etc…Un premier décompte estime ces martyrs à près de 7.000 dont 2307 qui formaient un bouclier humain autour de la résidence de leur leader !
°  Ils ont, unilatéralement, sans respecter le préavis légal des 45 jours et sur ordre direct de Nicolas Sarkozy, fermé les principales banques où les personnes physiques et morales ivoiriennes détenaient leurs avoirs, causant à cette clientèle et à leurs milliers de travailleurs des préjudices irréparables.
°  Ils ont décrété des sanctions criminelles à l’encontre des ports ivoiriens, entraînant une rupture des soins des malades souffrant d’insuffisance rénale et des infections liées au Vih sida, ainsi que des pertes incommensurables aux personnes physiques et morales de droit ivoirien vivant de l’achat et de la vente du cacao, du café et des autres produits agricoles victimes de l’ignoble embargo.

Toutes les souffrances que voilà et ces innombrables décès d’êtres humains innocents sont constitutifs, non seulement de crimes contre l’humanité, mais également de crimes de guerre, que l’article 8 alinéa 2-a) iii qualifie « le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter gravement atteinte à l’intégrité physique ou à la santé », « dans le cadre d’un plan ou d’une politique, ou lorsqu’ils font partie d’une série de crimes analogues commis sur une grande échelle », précision apportée par l’alinéa 1er du même article 8.

Au total la balle est dans le camp de cette CPI. Personnellement, je pense qu’elle ne peut pas juger Laurent Gbagbo, ce pour trois raisons que j’ai tenté de vous expliciter rapidement : d’abord, la procédure est irrecevable, ensuite, il n’y a pas de preuves suffisantes contre lui et, enfin, dans ce dossier la CPI ne peut être ni impartiale ni indépendante !

Quant à Ouattara, pour en revenir à votre question, le mot « réconciliation » est aux antipodes de son histoire personnelle, inconnu dans son lexique et incongru dans sa bouche ! Avec son âme damnée, Soro Guillaume, ils n’excellent que dans un seul sport, qui est d’ailleurs leur raison de vivre : tuer, beaucoup tuer, encore tuer, toujours tuer ! Mais le meurtre judiciaire qu’ils préparent à Gbagbo risque de les emporter dans la tombe ! Et s’ils persévèrent dans leur cinéma judiciaire, leur main droite risque d’attraper leur main gauche ! En Côte d’Ivoire, à La Haye ou ailleurs de par le vaste monde, un jugement éventuel de Laurent Gbagbo sonnera le glas pour ce duo infernal qui connaitra ce jour le jour de son jour qui sera son mauvais jour, comme on dit à babi…

Avez-vous des reproches en tant qu’intellectuel contre l’Union Africaine et contre la CEDEAO  dans le drame ivoirien ?

Un ouvrage ne suffirait pas pour dresser la liste de ces reproches, et encore, j’en oublierais ! Pour l’Union Africaine, le problème est tout simplement structurel, il lui faut arracher son indépendance de l’Union Européenne, refuser le moindre centime d’euro de cette dernière dans son budget. Seule cette autonomie financière coupera le lien ombilical l’unissant au syndicat nostalgique des anciens colonisateurs et lui permettra de s’affranchir de cette tutelle pesante. Un chef d’Etat comme Laurent Gbagbo a pourtant indiqué le chemin à suivre pour obtenir cette autonomie financière : constituer un fonds à partir d’un pourcentage insignifiant des recettes d’exportation du principal produit-vedette de chaque Etat membre, et le tour est joué. Evidemment, seul des Etats réellement indépendants peuvent se permettre une telle initiative !

Ayant activement participé au dernier Sommet tenu à Addis-Abeba en fin Janvier-début Février 2011, j’ai pu mesurer le degré de dépendance de l’Union avec les ingérences insupportables des « délégués » européens, leur omniprésence et leur activisme suspect dans les couloirs, leur grand nombre poussant à se demander si on était réellement à un sommet africain sur le sol africain ! J’ai tenté une expérience que je ne regrette pas, soit dit en passant, en me rapprochant de la table des délégués français emmenés par Sarkozy, en me faisant passer pour un lobbyiste d’Alassane Ouattara. Leur accueil cordial et les propos qu’ils m’ont tenus m’ont définitivement conforté dans l’intime conviction qu’il nous sera extrêmement difficile, à nous, pauvres Africains, de nous émanciper de ces sangsues !

S’agissant de la Cedeao, son problème est qu’elle réunit trop de pauvres Etats ! Et, comme de juste, ce sont les pays francophones les plus pauvres de la planète qui contrôlent cette organisation avec le Nigéria toutefois, un Etat dont l’influence ne cohère malheureusement pas avec les potentialités. Pendant que vous y êtes, connaissez-vous au monde un seul pays exclusivement francophone qui soit développé ou même en voie de l’être ? Ne cherchez pas trop : il n’en existe pas ! Il s’y ajoute que tous ces pays, appauvris suite au pillage structurel de la colonisation, ont besoin de la France. La France, pour sa part, n’a pas besoin d’eux sauf pour leur faire faire de sales besognes ! Faites le parallèle avec la Côte d’Ivoire pour comprendre : ce pays a la chance de ne pas avoir besoin de la France, mais, pour son malheur, la France a besoin de lui !

Quand Alassane Ouattara dit qu’il a des financements pour reconstruire la Côte d’Ivoire, sous quel angle le voyez-vous ? Les institutions financières internationales, c’est la formule pour la Côte d’Ivoire actuelle ?

Alassane Ouattara ne reconstruira rien du tout, et il le sait mieux que quiconque pour être un des pions du système inique qui régente le monde ! Il n’a aucun financement et n’en aura pas ! Ceux sur qui il comptait naïvement n’ont pas la tête à ça, leur priorité étant manifestement, dans un contexte de morbidité générale, à trouver de l’argent frais pour voler au secours de nations européennes en faillite tels la Grèce, le Portugal, l’Irlande. Le chouchou de la communauté internationale escomptait que ses parrains lui apporteraient 13 mille milliards de francs Cfa, il n’a pu obtenir, avec des regrets, que… 197 milliards ! Assortis de conseils du genre : faites comme Gbagbo qui ne s’est jamais endetté durant la décennie qu’a duré la crise, malgré la partition du territoire en deux, le maintien d’une seule frontière (avec le Ghana), les détournements par la rébellion des richesses agricoles et minières du pays via les Etats voisins et une certaine organisation internationale, les conditionnalités des institutions anti-vie de Bretton Woods qui ont été tant et si bien respectées qu’elles ont permis à un pays en guerre, gérant 37% de son territoire et assurant tant bien que mal les besoins des 100% de sa population sans tendre la main à quiconque, de voir le bout du tunnel et d’arracher au FMI et à la Banque Mondiale le point de décision !

Madame Doris Ross ne s’y est pas trompé en rendant hommage à la politique économique exemplaire de Gbagbo et à sa saine gestion des finances publiques par ces mots : « Le FMI est strict avec la Côte d’Ivoire mais aussi objectif », cette appréciation venant après les deux prix décernés au pays pour récompenser la meilleure gestion des finances publiques dans un pays en crise.

Le gouvernement de Laurent Gbagbo a réussi, en dépit de toutes les contraintes liées à la guerre, à relativiser et marginaliser le rôle et la place des institutions internationales dans la marche de nos économies. Les socialistes ivoiriens ont montré le chemin à l’Afrique qui veut se libérer : compter sur soi-même et mettre en valeur ses propres ressources. Une des causes principales de la guerre qui a été faite à la Côte d’Ivoire patriotique est à chercher d’ailleurs dans la volonté de porter un coup d’arrêt à cette nouvelle forme de gestion autocentrée avec pour mamelles la refondation et l’économie sociale de marché.

Pour qui veut se persuader que la solution aux problèmes de la Côte d’Ivoire est endogène et ne se trouve pas dans le recours aux institutions internationales ou dans le carrousel de la dette bilatérale, il n’est que de se renseigner sur le bilan de la présence du « brillant » Ouattara à la tête du pays entre 1990 et 1993. Dans cet intervalle il est aux commandes et il a les coudées franches puisque Houphouët-Boigny, malade, se soigne à l’étranger. Le pays n’est pas divisé, il n’est pas en guerre, il n’y a aucun embargo d’aucune sorte, pas d’occupation militaire de l’étranger, donc pas d’effort de guerre.

Notre tête d’œuf, as des théories macro-économiques, poussera pourtant le riche pays dans l’abîme de la faillite avec une rapidité stupéfiante ! Formaté par ces institutions, il était venu appliquer à la lettre un plan-miracle dont la Côte d’Ivoire a mis vingt ans pour se relever ! Vous vous en rendrez compte aisément en passant en revue les statistiques relatives aux agrégats, que je tiens à votre disposition, et en les comparant avec les résultats de la gestion Gbagbo également disponibles.

Cela dit, les fanfaronnades de Ouattara n’émeuvent plus personne car on connait l’homme. Après son grotesque simulacre de travestiture ou simulsacre d’investiture de Yamoussoukro qui a coûté pas moins de 21 milliards de francs dans un pays dévasté par la guerre, il était attendu au tournant. S’exprimant sur une des télévisions de ses sponsors, cette chaîne qui a enfilé les mensonges 24 heures sur 24 six mois durant pour accompagner le coup d’Etat sanglant de la France et de l’Onu qui l’a porté au pouvoir, il s’était permis de tancer Laurent Gbagbo en lançant ces mots : « le président Gbagbo a utilisé l’argent de l’Etat pour se maintenir au pouvoir, moi je vais développer ce pays ! ». Allez demander aux Ivoiriens ce qu’ils en pensent !

Comment expliquez-vous qu’un opposant en Afrique puisse attirer tant d’admiration des Occidentaux comme Alassane Ouattara ?

Evidemment, s’il est un bon cheval de Troie de leurs intérêts, pourquoi n’en feraient-ils pas leur chouchou ? Cela vous étonne ? Ouattara, sitôt nommé premier ministre par le vieux président moribond, s’empresse de vendre toutes les entreprises d’Etat de la Côte d’Ivoire, parfois au franc symbolique, aux amis de Chirac et Sarkozy ! L’Etat français, à travers des sociétés-écran, achète pour des cacahuètes toutes ces entreprises, soit près de 82% du tissu industriel ivoirien, contribuant pour 55% aux recettes budgétaires.

En toute illégalité, les marchés se passent par entente directe, au gré à gré. Le groupe Bouygues et ses tentacules se frottent les mains : les doigts dans le nez, sans le moindre effort, l’agent Ouattara leur sert sur un plateau d’argent les trois secteurs les plus sensibles, les plus délicats qui soient, ceux qui, dans tout Etat, sont considérés comme les secteurs de souveraineté par excellence : l’eau, l’électricité, le téléphone. En partenariat technique avec France Telecom pour ce dernier secteur, Martin Bouygues, roi mondial du béton, propriétaire de Tf1 et d’une kyrielle d’organes de presse, se voit offrir également les deux premiers, mais aussi la plate-forme pétrolière d’Azito, les Grands moulins, le gaz, l’exploitation de l’or et du diamant, le chantier du troisième pont d’Abidjan ! Bolloré n’est pas en reste et se sucre dans le transport multimodal et les ports.

Au total, ce ne sont pas moins de 70 entreprises d’Etat qui sont cédées au privé français pour seulement la minable somme de 322 milliards F Cfa là où, bien négociée, une seule licence de téléphonie peut faire tomber dans l’escarcelle d’un Etat au moins 200 milliards ! Le plus souvent, le premier ministre Ouattara cède les entreprises au franc symbolique. Le comité de pilotage des privatisations monte, en général, les dossiers avec toute la rigueur requise, mais c’est uniquement pour la forme, les cahiers de charges sont royalement ignorés !

Pour son retour au pouvoir, ses maîtres ont mis le prix qu’il fallait : un coup d’Etat continu qui n’a abouti que neuf ans plus tard, quelques dizaines de milliers de victimes, un pays dévasté, des centaines de milliers de réfugiés, le tissu social irrémédiablement déchiré, la réconciliation compromise à jamais, avec un risque permanent de reprise des affrontements et d’embrasement d’un conflit pas encore fini vu qu’il n’y a aucune force capable de mettre un terme aux exactions des bandes armées de Ouattara qui continuent de tuer dans l’impunité totale, sans commandement ni chef.

Mais dans ce cas précis, rétrospectivement, les Occidentaux peuvent se demander si le jeu en valait la chandelle ! Ouattara a été installé, certes, mais il semble qu’il ne pourra être d’aucune utilité cette fois-ci pour le grand capital, le stratège Gbagbo ayant pris la sage précaution de tout verrouiller ! A part les concessions sur l’eau et l’électricité et les ports, les capitalistes français n’ont rien trouvé à se mettre sous la dent ! Même le cacao volé, une fois débarqué au Havre, se retrouve dans les mains des légitimes propriétaires chinois !

Certes, des marchés ont été cassés pour être repris au bénéfice des amis, notamment cet ouvrage hydraulique à Soubré pour l’édification duquel la Côte d’Ivoire apportait 30%, la Chine complétant le reste, et qui est concédé maintenant aux entreprises françaises   s’engageant à le construire cinq fois plus cher sans apport de la partie ivoirienne, mais à un taux d’intérêt de dupe ! La justice est d’ailleurs régulièrement saisie pour vider de tels contentieux, comme pour d’autres marchés de moindre envergure volés à leurs récipiendaires! Certes, le grand économiste va revendre toutes les entreprises d’Etat, mais la curée ne sera pas aussi intéressante qu’au siècle dernier ! Pour le reste, les contrats ont été si bien ficelés que les retardataires n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Pour le reste, ne vous y trompez pas, chaque fois que  vous verrez les puissances occidentales aux petits soins pour un opposant africain en quête du pouvoir suprême, soyez sûr qu’il ne s’agit que d’un domestique qui va leur restituer au centuple milliard leur soutien une fois ce pouvoir obtenu ! La démocratie n’est qu’un prétexte qui ne trompe plus personne !

LIRE L’INTEGRALITE DANS LA PAGE AFRIKARENA

 

 

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KOULIBALY QUITTE LE FPI


AFP-11/7/2011

Le chef du Front populaire ivoirien (FPI), Mamadou Koulibaly, a annoncé lundi qu`il quittait le parti

de l`ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril après quatre mois de crise post-électorale, en dénonçant le refus du “changement” en son sein.

“Mon engagement au sein du FPI étant allé jusqu`à l`épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j`ai décidé (d`y) mettre un terme”, a déclaré devant la presse M. Koulibaly, président de l`Assemblée nationale devenu chef par intérim du FPI après la chute de Laurent Gbagbo. Il a fustigé le refus de la direction du parti de “tout changement”.

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GRAVES ALERTES A BOUNDIALI: QUOI FAIRE?


DES DÉTENUS CONDAMNES A MOURIR

SANS SOINS

Correspondance particulière 12/07/2011

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, les personnalités proches du Président Laurent Gbagbo détenues dans une prison à Boundiali ont dû faire face à deux urgences médicales à partir de 3 h du matin. Monsieur Maurice Lohourignon a été victime d’une “rétention manifeste d’urine” Monsieur Basile Mahan Gahé, grand malade connu des hôpitaux pour son hypertension artérielle et son insuffisance cardiaque a fait un malaise cardiovasculaire accompagné de vertiges et de maux de têtes. Son pouls a aussi beaucoup diminué. Ils ont tous les deux été pris en charge par les spécialistes en médecine qui sont eux aussi détenus qui, sans matériel, leur ont porté assistance et les ont maintenus en vie jusqu’au matin. Au matin, le Régisseur de la prison, approché, a bien voulu les faire évacuer à l’hôpital de Boundiali. Mais les professeurs de médecine présents dans la prison ont dit que pour sauver la vie de ces deux personnes, il faut absolument que le premier soit pris en charge dans un service d’urologie et opéré dans les plus brefs délais, et le deuxième droit quant à lui être pris en charge par des spécialistes dans un service de cardiologie. Par ailleurs, le Général Vagba, devenu impotent, doit être porté au dos pour tout déplacement. Il faut rappeler que le Ministre Dogo est handicapé.

Le Régisseur de la prison a été affecté sur les lieux 1 jour avant les détenus. Il n’a aucune autonomie de décision. Pour la moindre petite chose, il doit prendre ses instructions à Abidjan. A ce jour, aucune autorité du pouvoir Ouattara ne leur a signifié quoi que ce soit. Ils craignent sérieusement pour leur vie. Il faut rappeler aussi qu’à Korhogo, les détenus militaires, entassés dans un container à 23 ont eux aussi besoin de secours. Il y a peu de nouvelle de ces personnes dont on parle très peu. Il s’agit de Commandant Dua, Me Patrice Bahi, Commissaire Monnet ……

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MON CHER OUATTARA, IL EST TEMPS DE RENDRE LE TABLIER


 A LIRE DANS   “LE TOP DE LA SEMAINE”

La chronique de Hassane Magued
La Révolution Permanente N°0027/07/11

Même si la Majorité Présidentielle ne vous chasse pas, vos alliés se débarrasseront de vous pour se réconcilier avec leur peuple. Le peuple ivoirien. Vous n’êtes rien pour eux sinon qu’un dromadaire de service. A la première patte cassée, vous serez jeté dehors. Et il y a déjà plus d’une patte cassée en seulement 2 mois de service. Alors démissionnez avant qu’il ne soit trop tard !

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URGENT: MESSAGE DU COLONEL KONAN AUX IVOIRIENS


Message du Colonel Konan aux Ivoiriens

Dans la nuit du vendredi 1er juillet 2011, nous avons lancé à Abidjan la première phase de l’opération   [VACARME DE SILENCE], cette opération montée en conscience de devoir et de savoir  nous conduira a la libération de Notre pays.
[VACARME DE SILENCE]  a pour but la libération de Notre pays des forces d’occupation françaises licorne et de leurs valets des frci. En ces jours de responsabilité personnelle face au viol de la mère Patrie nous appelons à la mobilisation et l’action collective seule gage de succès.

Aux populations civiles qui n’ont pas encore saisi les vrais enjeux de ce combat nous les rassurons que nos actions ne sont aucunement dirigées contre elles.
Pour celles des populations encore tétanisées par le souvenir des événements passés, qui condamnent les actes de la France dans Notre pays pour ses intérêts et le bonheur des enfants français mais, se résignent a accepter cette situation tant que cela leur garantit une pseudo paix dans la douleur intérieure, nous répondons que vous porterez seuls la lâcheté des parents qui imposent en héritage à leurs enfants des situations qu’eux mêmes refusent de vivre.

Au troisième groupe de populations civiles, celles qui ont  toujours appelé a la résistance dans les salons, dans les bureaux, c’est à vous que ce message s’adresse. Sachez que la libération que vous appelez de tous vos vœux ne se fera pas sans vous, nous vous invitons donc a vous approprier cette étape de la libération afin d’exprimer par ces autocollants votre rejet de la situation actuelle en vous impliquant autant que vous pouvez  dans le succès de cette campagne d’affichage qui doit être l’expression de votre rejet massif de cette situation de recolonisation de la Cote d’Ivoire par la France.

Abidjan doit être envahie de ces affiches, cela doit être l’objectif de chacun d’entre vous, ceci doit être votre mission et votre part dans le combat.
A nos frères d’armes contactés et non contactés, le moment du devoir s’imposera bientôt à nous tous. Nous devrons avoir conscience que les trouillards subiront malgré eux les effets de l’ennemi, tant nous lui imposerons forces polyvalentes et système d’armes.

La détermination qui était la Notre lors de la bataille d’Abidjan reste de mise.
Que Dieu nous inspire et nous protège, nous avons pour nous la juste cause.

 Le COM’THEATRE

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COTE D’IVOIRE :15e pays où il ne fait pas bon vivre


Freedom House publie le classement des 20 pays

où les droits de l’Homme et la démocratie sont bafoués,

La Cote d’Ivoire occupe la 15e place.

Slate.fr

SELON LE CLASSEMENT établi par  Freedom House [ est une organisation non gouvernementale indépendante qui soutient l'expansion des libertés dans le monde. L'organisation soutient le changement démocratique, surveille l'état de la liberté dans le monde et défend la démocratie et les droits de l'Homme]

le peuple le moins libre au monde est celui de la Corée du Nord. Kim Jong Il dirige le pays depuis 1994, année de la mort de son père (Kim Il Sung, chef d’État et fondateur de la Corée du Nord), et détient tout le pouvoir politique du pays. Le régime maintient un réseau de camps d’emprisonnement, où des milliers de prisonniers politiques subissent des mauvais traitements.

Toutes les facettes de la vie privée —l’emploi, l’éducation, le logement, et l’accès aux soins de santé— sont déterminées par un système semi-héréditaire, qui classifie les citoyens en sous-groupes définis en fonction de la «loyauté» de chaque famille vis-à-vis du régime.

Après des décennies d’une gestion calamiteuse, le pays dépend directement de l’aide alimentaire extérieure —étroitement contrôlée par le pouvoir—, et sa population meurt de faim. Cette année, la Corée du Nord a procédé à différents changements au sommet de l’État: plusieurs membres clés de la famille de Kim Jong Il ont été promus en prévision de sa succession. Son fils, Kim Jong Un, apparaît aujourd’hui comme son probable successeur.

Freedom House


Traduit par Jean-Clément Nau

  1. Corée du Nord
  2. Libye
  3. Birmanie
  4. Guinée équatoriale
  5. Érythrée
  6. Somalie
  7. Soudan
  8. Turkménistan
  9. Ouzbékistan
  10. Tibet
  11. Syrie
  12. Biélorussie
  13. Tchad
  14. Chine
  15. Côte d’Ivoire

  16. Cuba
  17. Laos
  18. Arabie Saoudite
  19. Ossétie du Sud
  20. Sahara occidental
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ALLASSANE RECOIT LE POUVOIR DE LA FRANCE ET NETTOIE LE PAYS DE SES ADVERSAIRES


Traque des pro-Gbagbo, une stratégie politique d’Alassane Ouattara.

abidjant direct.net

Depuis sa prise du pouvoir par les armes, en avril 2011, Ouattara Alassane n’a de cesse de traquer les proches du Président déchu, Laurent Gbagbo. Une ‘’chasse aux sorcières’’ qui se traduit par des tueries, des arrestations, des détentions arbitraires et des exactions de tous genres. Pour bon nombre d’observateurs, tout porte à croire qu’en Côte d’Ivoire, il y a une justice des vainqueurs à double vitesse. Cette traque s’apparente à un véritable ‘’nettoyage’’ que tentent grossièrement de dissimuler le pouvoir en place, sous une couche de verni juridique.

Quels sont, à la lumière des faits, les buts réels, mais surtout inavoués du nouveau locataire du palais présidentiel ?

Ce qui se déroule en Côte d’Ivoire n’est pas qu’une simple impression. Ce sont bien des situations tangibles que chaque ivoirien a l’occasion, de constater par lui-même. Alassane Ouattara a entrepris d’asseoir son pouvoir en maintenant ses opposants dans une psychose permanente. Poursuivre tous ceux et celles qui ont été plus ou moins proches du président Laurent Gbagbo, voilà sa nouvelle trouvaille. Sa haine viscérale pour tout ce qui incarne ou représente le président Gbagbo est vérifiable :
Laurent Gbagbo lui-même a été arrêté et mis en résidence surveillée à Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire. Son épouse Simone Ehivet, subit le même sort à Odienné, toujours dans le nord, épiée comme une bête de foire. Quant à son fils Michel Gbagbo, il est dans la prison de Bouna, où il subit humiliations et maltraitance avec ses co-détenus, dont Pascal Affi N’guessan, président en exercice du Front Populaire Ivoirien (FPI, parti politique de Laurent Gbagbo). Sa mère (Gado Marguerite), est actuellement en exil, se déplaçant d’un pays à l’autre, craignant pour sa vie. Ses proches collaborateurs, notamment, les membres de son dernier gouvernement, s’ils ne sont pas exilés, ont été pour la plupart déportés dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 juillet dernier, de l’hôtel La Nouvelle Pergola (Abidjan), dans une prison à Boundiali (nord ouest du pays). Fait remarquable, tous ces lieux de détention que l’on assimile désormais à des camps de concentration, sont situés dans le nord du pays.

Son parti politique le FPI, est fortement affaibli, car privé de la plupart de ses cadres, en fuite, depuis le contrôle du sud du pays par les FRCI (forces républicaines de Côte d’Ivoire) acquis à la cause de Ouattara. Certains caciques du RHDP (famille politique d’Alassane) réclament même la dissolution de ce parti. Des employés de certaines sociétés d’Etat, de certains ministères et même de la présidence sont purement et simplement virés au motif d’avoir collaboré avec Gbagbo.
Les ex-FDS (forces de défense et de sécurité), restées fidèles au ‘’woudy’’, ne sont pas eux aussi épargnées. Le 30 juin dernier, Ange Kessy, commissaire du gouvernement a inculpé 56 militaires, gendarmes et policiers pro-Gbagbo, de crime de guerre. Selon une source proche de l’opposition, 23 d’entre eux issus de la garde rapprochée de Gbagbo, sont actuellement enfermés dans un containeur à la Compagnie territoriale de Korhogo, dans des conditions inhumaines. D’autres sont en fuite hors du pays. Le cas du commandant Abéhi Jean-Noël, ex patron de l`escadron Blindé d`Agban, introuvable à ce jour, en est une notable illustration.

La FESCI (fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire), syndicat d’étudiants et d’élèves réputé pour être proche du régime de Laurent Gbagbo, en a payé amèrement les frais: les cités universitaires ont été vidées et l’administration entièrement mis à sac, par les pilleurs à la solde de Dramane Ouattara.
Sans compter les nombreux massacres des populations civiles à Abidjan et à l’intérieur du pays. De nos jours, porter un tee-shirt à l’effigie du président Gbagbo en Côte d’Ivoire, est considéré comme un acte de défiance au pouvoir d’Alassane.

Ivre de rage, Ouattara prend, en avril dernier, une ordonnance pour annuler tous les décrets, ordonnances et décisions de Gbagbo à partir du 04 décembre 2010.

Cette volonté farouche d’Alassane atteint son comble, lorsqu’il ordonne à ses hommes de détruire tous les monuments de la ville d’Abidjan, construits sous le régime de Gbagbo. Prétexte trouvé: il y aurait des fétiches et des corps humains enterrés sous ces édifices !

Pour les populations d’ici et d’ailleurs qui ont pris fait et cause pour Laurent Gbagbo, tous ces agissements teintés d’animosité, ne sont pas faits pour rassurer et créer la cohésion sociale. Alassane apparait ici comme un revanchard, dénué de tout humanisme, quelqu’un qui ne fait que déverser sa haine sur son adversaire d’hier. Contrairement à Laurent Gbagbo qui était perçu comme quelqu’un d’humain et de généreux, même envers ses adversaires.

Pour mieux appréhender ce qui apparait comme les représailles d’Alassane sur son rival politique, allons au-delà du simple constat des faits.

Une source proche du pouvoir d’Alassane affirme : «Gbagbo est un redoutable adversaire politique… » Et ajoute d’un ton sans appel : «Quand vous avez eu affaire à un adversaire politique chevronné, aussi coriace que Laurent Gbagbo, vous ne racolez pas les morceaux aussi aisément après lui » ; « Avec Gbagbo tout est possible…, et personne ne peut limiter son champ d’action dans ce domaine… C’est un homme extrêmement rusé qui ne vous lâche pas dans un affrontement politique ».

Comme on peut le constater, Laurent Gbagbo fait peur à Ouattara et à ses proches, même en résidence surveillé. Pour Dramane Ouattara, le laisser libre de tous ses mouvements, c’est programmer la mort prématurée de son régime. On comprend dès lors tout cet acharnement à vouloir ‘’casser du Gbagbo’’, en lieu et place d’une politique qui respecte les règles du jeu démocratique.

En 2001, après avoir été écarté de la course à la présidentielle, Alassane déclarait : « Je rendrai ce pays ingouvernable ». 

Aujourd’hui, parachuté au pouvoir, qui mieux que lui-même saurait saisir le sens d’une telle phrase ? On le voit, pour Alassane, laisser prospérer une opposition forte, significative et bien organisée, avec pour chef de fil Laurent Gbagbo, c’est réduire au minimum ses chances de réaliser un mandat tranquille.

Une opposition forte, capable de faire le contre-poids avec son corolaire de contestations tels que les marches, les sit-in, les grèves, les boycottes, etc. ne sont souhaitables en aucune manière par Alassane. Serait-Il est incapable de faire face à des remous sociaux internes, sans imposer la loi du silence par la violence, tel un dictateur ? Les évènements de 1992 hantent encore les esprits des ivoiriens.

Du silence complice de la France

Cette stratégie qui consiste à museler ses adversaires politiques, trouve sans doute un écho favorable auprès de ses alliés occidentaux, notamment la France. Le mutisme de celle-ci peut-être perçue comme un soutien à celui qu’elle a contribué à installer au pouvoir. Elle naguère si prompte à élever la voix pour dénoncer les violations des droits de l’homme. Pour les analystes avertis, Paris compte bien régler ses comptes à Laurent Gbagbo. En effet, la France reproche à ce dernier de lui avoir posé d’énormes difficultés durant la durée de son mandat.
Dans un article paru dans l’hebdomadaire français La Lettre du Continent (spécialisé dans les Informations confidentielles sur la vie politique et économique française), on peut lire : « après 10 années d’incertitudes, d’investissements en bernes…, l’heure du business sonne de nouveau en Eburnie ». On peut aussi y consulter les propos d’Aly Coulibaly (ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France), s’dressant aux investisseurs français : « Prenez la part qui vous revient dans le programme d’Alassane Ouattara ». On est donc en droit de croire que toute cette machination ferait partie d’un vaste plan, pensée et mûrit depuis l’Elysée.

Alassane veut briser le moral de ses adversaires, par des intimidations et des opérations de dissuasion, les tenir dans une terreur permanente. Par ces agissements, il veut éteindre toute velléité nationaliste et même panafricaniste qui consiste à tenir tête aux puissances occidentales et à vouloir traiter d’égal à égal avec elles. Peu importe ce qu’en pense le peuple, il espère bien compter sur l’armée française et la présence de l’ONUCI.

Alassane Ouattara n’oserait jamais s’opposer à la France. Selon les dires de son entourage: « nous n’avons pas les moyens, en tant qu’africains d’inverser l’ordre de la domination occidentale ». Autrement dit, les ivoiriens devraient s’abaisser indignement et lécher les bottes du colon français.
Pour continuer à bénéficier de l’aide économique de la France, ‘’La Solution’’ entend donc asseoir son règne dans la terreur.

Cependant, qu’il se garde bien à l’esprit que les faits sont têtus. Des exemples de chefs d’Etat africains, abandonnés par leurs soutiens occidentaux, après qu’ils eurent été pressés comme des citrons, sont légions : Bokassa (Centrafrique), Omar Bongo (Gabon) et plus récemment Hosni Moubarak (Egypte) et Ben Ali (Tunisie), pour ne citer que ceux là, ont été d’une manière ou d’une autre lâchés par la France au moment où ils s’y attendaient le moins.
Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que le peuple a toujours le dernier mot. Quand ce peuple, traqué jusque dans ses derniers retranchements, dos au mur, n’aura d’autres alternatives que de se soulever pour exprimer son ras-le-bol, la violente vague, jusqu’alors contenue, emportera à coup sûr les détenteurs de ce pouvoir autocratique, illégitime et vendu à la France.

source : Marc Micaël

 

 

 

 

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Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara


 la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l’Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé

Notre voie 15/juillet

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l’ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s’agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l’absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd’hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l’ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d’une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l’éloignement » des chefs de guerre de l’ex-rébellion d’Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude». Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l’homme qui ont émaillé la crise post-électorale. De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d’ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l’Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l’écart Chérif, Wattao et les autres.

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IL EST CENT JOURS MONSIEUR LE PRESIDENT


Votre bilan de ces 100 jours ?

Publie par  www.lalettreabidjan.com

le 19 juillet 2011

Il est 100 Jours, Monsieur le Président

Voici 100 jours que vous avez accédé au pouvoir de façon violente par un coup de force dont il est aujourd’hui inutile de rappeler le déroulement. Si Laurent Gbagbo a avoué être arrivé au pouvoir dans une atmosphère « calamiteuse » il en va de même pour vous pire encore.

Monsieur le Président, nous savons que ce n’est pas ce que du fond du cœur vous auriez souhaité en gravissant les plus hautes marches de l’Etat mais le destin est parfois contrariant et vous n’y pouvez rien.

Votre bilan de ces 100 jours est truffé d’actes ignobles dont vous auriez pu faire l’économie : Les tueries et autres exactions ont continue ainsi que, des arrestations, des détentions arbitraires et des exactions de tous genres. Les observateurs étrangers sur place pensent que vous êtes otage non seulement des Forces Nouvelles de Soro Guillaume, mais aussi du PDCI de Konan Bédié qui pour avoir été de votre coalition politique ne veut pas se contenter des « places » que vous lui offrez, car il s’active pour que vous leur présentiez la tête de Gbagbo sur un plateau, comme ce fut le cas de Jean Baptiste dans la Bible.

Et pourtant, sana retourner le couteau dans votre plaie, n’est-ce pas le même Bédié qui vous a traque, humilie votre mère, et vous contraindre à l’exil ? Il n’a pas changé et comme le caïman il dort d’un seul œil attendant le moment propice pour agir. N’en soyez pas étonné.

Monsieur le Président

Laurent Gbagbo est en résidence surveillée à Korhogo, son épouse Simone Ehivet, à Odienné, à Bouna Pascal Affi N’guessan, président en exercice du Front Populaire Ivoirien, et d’autres cadres de son parti  subissent humiliations et maltraitance. Pensez-vous avoir muselé l’opposition ? Que non, car comme un sphinx, elle renaîtra de ses cendres.

Trop de misères pour un peuple qui depuis 2002 vit dans la psychose absolu des descentes musclées de gros bras issus de la rébellion.

Des centaines de cadres de l’Administration et du Secteur parapublic sont virés,  sans salaires mettant des milliers de familles dans un dénuement inacceptable. Comme si cela ne suffisait pas, les procureurs Kouakou et Kessy habillent la chasse a l’homme de charges dont le sens est inouï.

Il n’est jamais  trop tard pour vous ressaisir, montrez a tous que votre idéal du vivre ensemble ne peut pas prospérer avec le ferment de haine et de rancune, montrez que vous pouvez encore rattraper la situation avant que l’irréparable ne soit commis. Si vous estimez que les Refondateurs sont passibles de jugement pour les « crimes » qu’ils ont commis, pourquoi commettre les mêmes crimes pour les en expier ? Gbagbo n’a jamais  gouverne ce pays seul ! Beaucoup de vos Ministres y ont use leurs culottes.

Que voulez-vous que le peuple de Côte d’Ivoire retienne de vous ? La Commission « Vérité et Réconciliation » a l’image de l’Afrique du Sud est tel un enfant mort-né, car la Vérité est toujours du cote du vainqueur et la Réconciliation devient alors vide de sens à l’aulne de ces cent jours. Le temps presse Monsieur le Président, vos ennemis ne sont pas ceux qu’on poursuit ici et là. Comme le fumeur, ne soyez pas presse de creuser votre tombe, mais prenez toujours garde qu’on ne vous enterre dans celle des autres.

Jéricho Monnouan

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A REBELLE REBELLE ET DEMI


 

 

 

 

RIONS UN PEU

http://www.motika.com.mk/index.php?option=com_content&id=25460%27

 

 

 

 

 

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“ADO-solutions” devient “ADO-problèmes”


Le Journal Notre voie sur les “100 Jours” du Président Ouattara

Violations massives des droits de l’homme, insécurité préoccupante, paralysie et dysfonctionnement des services publics, système sanitaire désastreux, chute de la croissance économique et paupérisation des populations, accumulation des arriérés de salaires de certains fonctionnaires…Ainsi va la Côte d’Ivoire, depuis le 11 avril 2011. Pour ses 100 jours, le pouvoir Ouattara est plutôt inquiétant. « ADO solutions» est en réalité un leurre, « ADO-problèmes».
Des millions d’Ivoiriens réfugiés à l’étranger, ce n’était jamais arrivé. La Côte d’Ivoire était plutôt une terre d’accueil pour les réfugiés des autres pays africains. Plus de trois mois après la fin de la crise post électorale, les Ivoiriens réfugiés au Ghana, Libéria, en Guinée etc. hésitent à prendre le chemin du retour. Pour prendre part à l’œuvre de la reconstruction qui s’annonce, difficile, au regard des attentes. La fin de la belligérance et les appels des nouveaux dirigeants ivoiriens n’ont pas réussi à ramener la sérénité chez les populations déplacées. Cette situation est la preuve manifeste du climat politique délétère qui règne dans le pays. Le régime Ouattara s’est lancé dans une traque systématique contre les partisans de Laurent Gbagbo. Depuis le 11 avril, les pro-Gbagbo vivent dans la terreur et la clandestinité.[...]

LIRE LA SUITE DANS JOURNAUX BLEUS

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SITUATION DÉLÉTÈRE A ABIDJAN


A entendre le récit qui nous a était fait des confidences d’un ex FDS en colère, la lewyquestion mérite d’être posée. C’est hier que nous ont été rapportées les confidences d’un ex FDS encore en service à Abidjan dont les initiales sont D.R.A. Selon ce dernier la Côte d’ivoire devrait connaître des jours sombres car la menace qui plane sur elle est grande et annonce un embrasement jamais vu, qui conduira à sa libération totale. C’est un soldat très en colère qui a déclaré que l’humiliation faite au président Gbagbo sera lavée, et cela ne fait aucun doute pour lui, et de renchérir pour dire qu’Alassane sait très bien qu’aucun président au monde ne cherche à avoir l’armée à dos. Mais lui a décidé de nous humilier, il nous doit deux mois de solde et nous nargue en allant acheté un avion plutôt que de nous donner ce qu’il nous doit. Nous sommes des vaillants soldats qui ont combattus pour le président Gbagbo jusqu’à ce qu’il nous demande de nous retirer, n’eut été cela, avant de le prendre à sa résidence nous aurions fait vivre un calvaire aux Français. Nous n’avons pas affaire aux FRCI parce que d’eux à nous ils savent qu’il n’ y a pas match comme on dit en Côte d’ivoire. Mais nous avons affaire à ces envahisseurs qui sont venus enlever notre président, le déshabiller et le présenter ainsi à la face du monde. Je voudrais dire à nouveau que cette humiliation sera lavée et les ingrédients pour y arriver sont déjà en place. Je ne voudrais pas entrer dans les détails, mais que les Ivoiriens sachent que leur libération est pour bientôt, et que leurs vaillants FDS sont prêts pour ce combat de libération. Après la sortie du prophète Malachie qui annonce la libération de la Côte d’ivoire pour la première semaine du mois d’Août, ces révélations viennent certainement jeter l’émoi au sein des Ivoiriens qui pour la plupart ne voulaient plus revivre ces moments difficiles qu’on a connu, mais comme disent la plupart d’entre eux si c’est le prix à payer pour retrouver la paix et l’unité alors que la volonté de Dieu soit faite.

Regis Kouamé

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PARTAGE DU POUVOIR FOFIE: MOI PAS BOUGER


« Le port suffit à Ouattara et ses amis »

Connection ivoirienne-21/7/2011

« (…) Il faut leur dire que nous on continue notre boulot tranquillement, tous les régisseurs sont en place, la Centrale (Ministère des Finances des ex rebelles, Ndlr) ici à Korhogo fonctionne correctement. Les entrées d’argent du port suffisent à Ouattara et à ses amis blancs. Il veulent fermer nos postes, mais qu’ils arrêtent d’abord les tickets de Wattao au port d’Abidjan et des autres à San-Pedro. Wattao taxe les camions vides à 5000 Fcfa et les camions remplis à 10.000 Fcfa, est-ce que eux ils ne voient pas ça ? et c’est nous ici, ils viennent emmerder. Dernièrement nos éléments ont reçu 100.000 FCFA à la CTK, mais toi-même tu es journaliste vieux-père, est-ce que c’est normal ça, cent mille pour tout le travail qu’on a fait. Nos frères et amis sont tombés (mort, Ndlr ) au front, leurs parents n’ont rien reçu, mais Soro et Ouattara parce que l’armée française les soutient pensent qu’ils peuvent nous forcer à déposer les armes et puis fermer la Centrale. Eux, ils ont leurs milliards, nous on a nos régisseurs aux postes frontaliers. Je répète, l’argent du port suffit à Ouattara et à ses amis. Ils nous ont trompé eux tous, on a compris ça depuis la mort du Major (IB), on va te recontacter frère, ya des choses tu dois savoir (…)»

Nos frères et amis sont tombés (mort, Ndlr ) au front, leurs parents n’ont rien reçu, mais Soro et Ouattara parce que l’armée française les soutient pensent qu’ils peuvent nous forcer à déposer les armes et puis fermer la Centrale. Eux, ils ont leurs milliards, nous on a nos régisseurs aux postes frontaliers. Je répète, l’argent du port suffit à Ouattara et à ses amis. Ils nous ont trompé eux tous, on a compris ça depuis la mort du Major (IB), on va te recontacter frère, ya des choses tu dois savoir.

– Commandant rebelle Fofié Kouakou

« Le port suffit à Ouattara et ses amis »
Voici le résumé des propos d’un soldat FRCI, ancien des Forces nouvelles que nous avons joint samedi dernier au téléphone depuis la localité de Ponondougou dans le nord de la Côte-d’Ivoire. Au mois de juin, nous vous faisions cas du refus des hommes du commandant « rebelle » Fofié Kouakou, de laisser les postes de contrôles frontaliers aux fonctionnaires des douanes, affectés depuis Abidjan. Ceux-ci avaient d’ailleurs été menacés et sommés sous la menace des armes de retourner d’où ils venaient. Un mois plus-tard, nous sommes repartis aux nouvelles. Le constat est que le statut-quo demeure, « les douaniers de Ouattara » ne sont toujours pas les bienvenus dans le « Soroland ». Ainsi, des difficultés budgétaires pour le gouvernement Ouattara pointent déjà à l’horizon. L’information sur cette crainte, circule déjà dans les milieux économiques ivoiriens. On comprend mieux tout le sens de l’annonce faite la semaine dernière par le gouvernement Ouattara, sur son incapacité à faire face au service du remboursement de la dette contractée auprès du Club de Paris, pour l’exercice 2011. Cette dette s’élève à 2,3 milliards de dollars US, plus de mille cent (1.100) milliards de FCFA

Hervé Coulibaly

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1990-2011 LA LÉGENDE OUATTARA


GRANDEURS ET TURBULENCES

‘’Ouattara Alassane et l’AUSTERITE… C’était déjà en 1990’’ 

Source :  L’Intelligent d’Abidjan

En 1990, Ouattara Alassane, gouverneur de la BCEAO, avait été contacté par le président Félix Houphouët-Boigny, pour trouver une solution ‘’crédible ‘’ à la Côte d’Ivoire, frappée à l’époque, par une conjoncture économique insoutenable. Ouattara Alassane était à la tête d’un comité ministériel, chargé de trouver une ‘’formule’’, qui allait sortir la Côte d’Ivoire, du marasme économique. Ouattara Alassane enthousiaste s’était mis au travail et avait présenté au Président Félix Houphouët-Boigny, son plan : L’AUSTERITE.
Pour l’essentiel, Ouattara Alassane avait proposé la réduction des dépenses de l’Etat. Surtout la masse salariale. 100 mille fonctionnaires avaient été recensés, parmi lesquels, plusieurs fonctionnaires fictifs. Ouattara Alassane allait tout réduire : Missions gouvernementales. Suppression du transport pour les étudiants. La vente de quelques véhicules administratifs. Aussi, Ouattara Alassane avait tenté la fermeture de plusieurs ambassades, surtout en Afrique. Il avait proposé au Président Félix Houphouët-Boigny, le départ volontaire à la retraite pour les fonctionnaires. La possession des cartes de séjour pour tous les étrangers a été une autre décision majeure. En tout cas, sans exception : De la Cedeao à la Cemac, en passant par la communauté Européenne. Ouattara Alassane, avait-il réussi ? Je ne sais pas. Parce que le plan de Ouattara Alassane dépendait de la discipline des populations ivoiriennes. Et même, il faut le dire, de Félix Houphouët- Boigny…lui-même. Autrement dit, l’AUSTERITE, que Ouattara Alassane avait proposé, allait faire mal aux cadres du Pdci, le parti politique de Félix Houphouët-Boigny. Ceux-ci attendaient le congrès de leur parti, pour voir ‘’clair’’ le contenu du plan de relance de la Côte d’Ivoire. En vérité, je me souviens tout simplement, qu’il n’y a pas eu de débats véritables. Les grands barons du Pdci, voyaient d’un ‘’mauvais œil’’ l’AUSTERITE de Ouattara Alassane. Je sais que Koumoé Koffi, à l’époque ministre des finances, avait lui aussi été boudé, après avoir recommandé au Président Félix Houphouët-Boigny, la réduction des salaires.

L’INTER

11 avril – 21 juillet 2011. Cela fait exactement 100 jours que la Côte d’Ivoire a
changé de régime au pouvoir. Le régime de la Refondation déchu à la suite de 4 mois
de crise post-électorale aigüe, a laissé place au pouvoir Ouattara. Un nouveau régime
arrivé à la tête de l’Exécutif ivoirien avec beaucoup de promesses, mais dans un
contexte calamiteux qui a précédé son avènement. De bons points, l’on ne peut en
dénier aux nouveaux dirigeants, depuis leur prise de fonction au sommet de l’Etat.
Sur le front diplomatique, le pouvoir d’Alassane Ouattara se conjugue avec beaucoup
de succès. En témoignent la reprise des relations (troubles sous l’ex-régime) avec
certaines institutions internationales, le réchauffement et le renforcement de plusieurs
axes, notamment sous-régionaux et avec l’Occident – en particulier la France – les
audiences qui se multiplient au Palais d’Abidjan, synonymes d’un retour de la Côte
d’Ivoire dans le giron des nations fréquentables, etc. Adulé par la communauté
internationale, qui l’a aidé à triompher dans son bras de fer autour du fauteuil
présidentiel avec son prédécesseur Laurent Gbagbo, l’ancien directeur général adjoint
du Fonds Monétaire internationale (FMI) jouit d’une aura toute particulière à l’échelle
mondiale, qui se ressent dans l’affluence au quotidien d’émissaires de divers horizons
à ses bureaux. Ces bons points s’étendent aussi au domaine de l’économie où des
centaines voire des milliers de milliards lui ont été octroyés dès sa prise de fonction,
là où l’ancien régime s’est trouvé contraint à ne compter que sur les ressources
internes. Dire qu’avec Alassane Ouattara, la confiance est revenue dans les relations
on ne peut hypocrites parfois avec les institutions internationales tant politiques que
financières, ce n’est qu’une lapalissade au regard de l’engouement autour de son
régime. Hélas, tout cet engouement ne suffit pas encore pour remettre la Côte
d’Ivoire, encore dans les profondeurs de l’abîme, sur les rails. Le nouveau régime
tâtonne encore à affronter sérieusement les questions de fonds, qui constituent des
priorités à la relève de ce pays profondément sinistré. Au plan militaire, c’est
maintenant que l’on voit poindre à l’horizon la forme de la nouvelle armée. Un autre
bon point du reste. Cependant, il ne se passe pas de jours sans que l’on n’entende
parler dans une région ou dans une autre des déviations d’éléments des Forces
républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), nouvelle armée en voie de création par le
nouveau président de la République. Alassane Ouattara et ses collaborateurs ont
encore en main un dossier chaud: celui de ces milliers de jeunes recrues, en tenue et
en armes, se réclamant des FRCI, mais qui constituent pour une bonne part
aujourd’hui le visage de l’insécurité sur l’ensemble du territoire. L’ONUCI pourrait
l’attester par ses derniers indices. L’insécurité a atteint son paroxysme en Côte
d’Ivoire ces derniers mois. Le gouvernement ne croise certes pas les bras, mais
l’équation reste insoluble, au grand désarroi des Ivoiriens qui grognent dans les
quartiers, villes et villages sans force régalienne légitime. Plus de brigade de
gendarmerie et de commissariat de police fonctionnels jusque-là. A côté de cette
épineuse question, celle des militaires en cavale pour qui rien n’est fait pour les

inciter à rentrer calmement au pays. Pendant qu’on parle de réconciliation, on attend
encore le petit signe de la bonne volonté des nouveaux dirigeants pour booster ce
processus à la traine. 100 jours après la chute de Laurent Gbagbo, les Ivoiriens vivent
encore la peur au ventre, redoutant de nouveaux bruits de bottes. Chaque jour, les
journaux en parlent. La psychose reste de mise. On croirait même que le bras de fer
entre LMP ( La Majorité présidentielle) et le Rassemblement des Houphouétistes
(RHDP, ex-coalition de l’opposition) continue. Tellement le contexte reste le même.
Toujours avec des prisonniers dans un camp et des menaces d’attaque dans l’autre.
Rien n’a changé. La tension est toujours vive. Les incertitudes aussi. Même si au plan
juridique, on essaie d’accélérer les procédures pour déterminer le sort de nombreux
détenus dispersés dans des prisons sur l’ensemble du territoire, la Côte d’Ivoire est
encore loin d’avoir renoué avec l’état de droit. Et même la réunification de son
territoire. 100 jours après la chute de Laurent Gbagbo, on parle encore de zone CNO
(Centre-Nord-Ouest) et même des Forces nouvelles. C’est à croire qu’on a encore les
pieds dans la rébellion. Or, ce devait être les premiers signes de la normalisation que
le président Ouattara prenne des décisions à ce niveau. Au plan politique, en principe,
les élections législatives en Côte d’Ivoire ont lieu deux mois après les résultats de la
présidentielle. A ce jour, l’on peut douter que ce scrutin puisse se tenir dans les mois
à venir, du moins avant la fin de l’année, à moins de vouloir piétiner à dessein la
démocratie dans le contexte actuel. Au niveau social, les populations ont encore les
yeux rivés à l’horizon, attendant les solutions à bien de problèmes qui se prénomment
éducation, emploi, paupérisation, santé, coût insupportable de la vie, etc. Ces maux
qui constituent une bombe à retardement, à côté de la lancinante question de
l’insécurité. Que dire de l’économie, domaine si cher au nouveau locataire du Palais
d’Abidjan, lui-même économiste et banquier de renom! Ici, on sent beaucoup
d’engagement du nouveau régime, qui tente de remettre en place les infrastructures
détruites et d’aider certains opérateurs sinistrés à se remettre. Beaucoup d’activités ont
repris et les Ivoiriens peuvent encore accorder un état de grâce aux dirigeants. Mais,
les chantiers restent énormes et l’impatience gagne les populations pressées de
ressentir des embellies dans les assiettes. Jusque là, on continue de tirer le diable par
la queue. Mais, 100 jours, ce ne sont que trois mois, et il va falloir patienter encore.
Toutefois, la patiente a aussi ses limites. Et les nouveaux dirigeants devraient savoir
en tenir compte, car jusque-là, on ne se sent pas vivre dans un Etat. Le non-Etat étant
encore plus perceptible que l’ordre dans un Etat.

F.D.BONY

 

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OUATTARA VIOLE LE MANDAT IRRÉVOCABLE


Yao N’Dré débarqué en violation de la Constitution

DIRECTSOOP 25/07/2011

Alassane Ouattara, chef de l’Etat installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI a nommé, lundi, Francis Wodié, à la tête du Conseil constitutionnel en remplacement de Paul Yao N’Dré dont le mandat court jusqu’en 2015. Le Professeur Francis Wodié, allié politique de Ouattara, est nommé pour « une durée de 3 ans », selon le décret de nomination dont DirectScoop a eu copie. Alassane Ouattara a, par ailleurs, nommé N`Golo Fatogoma Coulibaly, un autre de ses proches au poste de « Grand Médiateur » en lieu et place du doyen Matthieu Ekra. Cette nomination intervient en violation de l’article 90 de la constitution ivoirienne au terme duquel le Président du conseil constitutionnel est nommé pour une durée de « 6 ans non renouvelable ». « Ces décisions finissent par confirmer la nature autocratique du régime actuel en ce sens qu’elles suppriment le dernier rempart qui pouvait constituer un certain contre-pouvoir », analyse un observateur. « On se souvient qu’à son accession au pouvoir, Alassane Ouattara avait refusé de reconnaître la légitimité du Parlement actuel, prétextant de la fin de son mandat » rappelle un commentateur qui annonce « la naissance d’un pouvoir autocratique ».

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QUI SE CACHE DERRIÈRE NAFISSATOU DIALO ?


APRES DE VASTES INVESTIGATIONS NOS LIMIERS ONT TROUVE

C’EST JUSTE POUR VOUS DÉTENDRE!!!!!!!!

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LE COURAGE DE PING SUR LA CPI


Monsieur Ouattara, le President ivoirien a eu froid dans le dos a Malaboo lors du Sommet des Chefs d’Etats. En effet, depuis  le sommet de Malaboo, quelque chose d’important, a été passé sous silence par la presse internationale, comme d’habitude. Il s’agit d’une prise de position importante, qui mérite de retenir notre attention. Le président Jean PING de l’Union Africaine a fustigé Monsieur le Procureur de la CPI, Mr Delcampo qui -selon M.Ping- fait de la politique et parade sur les télévisions internationales. Suivez mon regard et vous aurez compris.

Il ne fait pas de doute que la question de la remise en cause de l’objet même de cette Cour, se posera dans les temps à venir, car il semble de toute évidence que cette Cour n’existe que pour faire la chasse aux Hommes d’Etat Africains. Nombreux sont nos compatriotes qui y trouvent une panacée pour les règlements de comptes politiques, en ignorant par inculture certainement que les Etats Unis d’Amérique qui prêchent la démocratie et la justice refuse jusqu’à ce jour, qu’un seul de leur ressortissant, soit jugé par cette institution. Si  nous ne  comprenons pas pourquoi ils se refusent à aliéner la souveraineté de leur Justice, à une soit disant justice internationale , alors nous apprendrons à nos dépends que les africains sont tous considérés comme  des sous-hommes livrés au jugement des Européens.

Regarder la vidéo

 

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Thabo Mbeki formel : “L’Afrique doit se dresser contre l’Occident”


28/07/2011

Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s’indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Et estime que le centenaire de l’ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent.

Ex-chef de l’Etat et figure centrale de l’ANC, Thabo Mbeki est en colère. Et il est décidé à lancer sa nouvelle croisade : celui du nécessaire combat contre un Occident de plus en plus agressif contre l’Afrique. Alors qu’il était très en retrait de l’activité de son parti politique, il revient au devant de la scène à l’occasion des célébrations du centenaire du parti. «Nous ferons de notre mieux pour que l’anniversaire soit célébré comme il se doit. Un centenaire, ça arrive une seule fois par siècle et je suis sûr que c’est une occasion de réflexion pour le peuple», a-t-il dit lors d’une interview avec le Sunday Times. «Je sais que les camarades de l’ANC préparent activement la célébration du centenaire l’année prochaine. Cela doit être un jour important pour réfléchir sur le passé mais, plus particulièrement, pour regarder le présent et le futur. Où en est le processus qui a abouti sur l’indépendance du continent africain et sur la fin de l’apartheid ? Où en sommes-nous aujourd’hui et où en serons-nous demain ?»

Le continent africain, a ajouté Mbeki, doit profiter de cette célébration pour décider comment il défendra ses intérêts par rapport à des puissances occidentales qui, dit-il, défendent leurs propres agendas. «Ce sera une occasion très importante, et je sais que beaucoup de monde sur le continent est intéressé par les célébrations du centenaire de l’ANC, parce qu’il est vu comme concernant aussi le reste du continent. (…) La discussion doit aider à avancer sur les défis auxquels nous sommes confrontés en tant qu’Africains. Je suis sûr que nous allons tous contribuer à cela, parce que je crois qu’il sera nécessaire d’entendre le plus grand nombre de voix possibles sur toutes ces questions majeures».

Evoquant les bombardements aériens de l’OTAN en Libye, mais aussi l’implication française dans le conflit ivoirien, Mbeki a appelé à des protestations de masse sur tout le continent, rapporte le Sunday Times. Il a aussi appelé les gouvernements à condamner ce type d’actes. Choqué, Mbeki n’a pas manqué de s’indigner.
«En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre», a-t-il dénoncé.

 En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre  – Thabo Mbeki  Avant d’enfoncer le clou. «Nous ne pouvons pas dire que nous sommes incapables d’empêcher ces pouvoirs occidentaux d’agir comme ils agissent parce qu’ils agiront de cette manière demain. Je pense que nous pouvons, pourvu que nous agissions et qu’ils voient que s’ils continuent ce type d’actions, ils rencontreront la résistance de tout le continent africain. Mais malheureusement, notre voix est trop faible et nous devons faire quelque chose pour la rendre plus forte et pour revendiquer clairement le droit des Africains de décider de leur propre avenir.»

Thabo Mbeki compte donc faire du centenaire de l’ANC un moment-clé pour nos luttes communes. Ses propos interviennent à un moment de violence extrême sur l’Afrique. Et de prise de conscience de certains milieux, jusque-là plutôt conservateurs et complaisants avec les Occidentaux. Ainsi, l’on a entendu Jean Ping, le secrétaire général de l’Union africain charger Louis Moreno Ocampo, procureur près la Cour pénale internationale, le qualifiant de «plaisantin» après ses manœuvres politico judiciaires contre Muammar Kadhafi. Il l’a invité à dire le droit au lieu de faire de la politique et s’est demandé pourquoi il n’y avait que des Africains qui étaient poursuivis devant la Cour pénale internationale. Et si la révolution africaine, la vraie, était en marche ?

Le Nouveau Courrier

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AMNESTY INTERNATIONAL : METTRE UN TERME A L’IMPUNITE EN COTE D’IVOIRE


NOUVEAU RAPPORT SUR LA SITUATION EN COTE D’IVOIRE

Dans un rapport publié ce jeudi 28 juillet, Amnesty International  pointe du doigt la responsabilité des forces de sécurité gouvernementales (FCRI) et d’une milice soutenue par le Gouvernement d’Alassane Ouattara, composée de Dozos (chasseurs traditionnels) dans les violences ciblées contre certains groupes ethniques a la suite de la crise postélectorale de 2011.

Un demi-million d’Ivoiriens déplacés après les violences post-électorales sont empêchés de regagner leurs foyers  en raison du climat de peur qui continue à régner dans le pays, déclare Amnesty International qui recommande de relever immédiatement de ses fonctions, dans l’attente d’une enquête, toute personne en position d’autorité qui est soupçonnée d’avoir commis des violations des droits humains ou du droit international humanitaire depuis la tentative de coup d’État de 2002.

 

De même  Amnesty International   recommande entre autres de « Mener des enquêtes impartiales et exhaustives, conformément aux normes internationales, sur toutes les informations indiquant que des crimes au regard du droit international, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, ont été  commises. Par ailleurs, en en cas de preuves recevables suffisantes, faire en sorte que les auteurs présumés de ces actes soient traduits en justice conformément aux normes

internationales d’équité. Le cas échéant, demander une assistance au niveau international afin d’enquêter sur ces violations et poursuivre les auteurs présumés de ces actes.

Veillez à ce que toute enquête menée par le système judiciaire ivoirien sur les actes commis dans la période post-électorale soit conduite de manière efficace, indépendante, impartiale et exhaustive. »

lire le rapport http://www.amnesty.fr/sites/default/files/AFR%2031_007_2011_FR_LD.pdf

 

 

 

 

 

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Le Colonel Boniface Konan, de retour a Abidjan


IVOIREBUSINESS Accra – Le Colonel Boniface Konan, commandant des fusiliers marins commandos,

communément appelés FUMACOS, est rentré aujourd’hui de son exil ghanéen, a-t-on appris de source proche des exilés ivoiriens vivants à Accra.
Il est arrivé cet après-midi à l’aéroport international d’Abidjan Port-Bouët flanqué des ministres Koffi Koffi Paul de la Défense, Adama Bictogo de l’intégration africaine, du général Michel Gueu et du commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, au moment où des rumeurs de coup d’Etat bruissent dans la capitale ivoirienne.

Selon la source, une réunion de grande importance s’est tenue aujourd’hui dans la capitale ghanéenne, notamment au Plaza hôtel d’Accra entre les ex-FDS exilés dont le Colonel Konan et le commandant Wattao, le général Gueu et les ministres Koffi Koffi Paul et Adama Bictogo.
C’est à l’issue de cette rencontre que le Colonel Konan et quelques ex-FDS dont le préfet militaire Oulaï Delafosse ont décidé de rentrer au pays.
Rien à ce stade des choses ne permet de dire que leur retour au pays est définitif où qu’ils viennent faire allégeance à Alassane Ouattara, d’ailleurs étrangement en visite de travail aux USA à l’invitation de Barack Obama.

En effet, certaines sources font état de solides garanties obtenues par Konan Boniface et ses éléments pour accepter de retourner au pays, surtout qu’il y a trois jours, le Colonel de gendarmerie Adou Donga, a été arrêté à Abidjan sur des rumeurs de coup d’Etat.

Espérons que Konan et ses hommes ne soient pas tombés dans un traquenard comme le journaliste Hermann Aboua, arrivé lui aussi sous peu de son exil ghanéen pour être arrêté par Alassane Ouattara au fallacieux prétexte d’ « appel au massacre des nordistes et détention d’armes de guerre ».

Claude Millé depuis Accra au Ghana

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ALLASSANE OUATTARA SUR CNN


http://www.cnn.com/2011/WORLD/africa/07/28/ivory.coast.ouattara/

 

Le 29 juillet 2011 par IvoireBusiness – Alassane Ouattara approuve les massacres des populations civiles aux mains nues par les FRCI et autres Dozos. Il apporte donc sa caution à ces massacres en toute conscience.
Il les justifie sur CNN en disant que les massacres des populations civiles en Côte d’Ivoire sont juste un problème de terre.
Ceux qui massacrent d’autres populations reprennent les terres qui leurs avaient été confisquées. Pour lui, les populations civiles ne sont pas massacrées en Côte d’Ivoire à cause de leurs convictions politiques ou parce qu’ils soutiennent Laurent Gbagbo. Mais juste parce qu’ils ont volé les terres des populations du Nord ou étrangères, qui les récupèrent aujourd’hui de droit en semant la mort.
A propos de l’arrestation du journaliste Hermann Aboua, Alassane Ouattara affirme sur cette même interview à CNN qu’Hermann Aboua passait tous les jours à la télévision RTI pour demander aux ivoiriens du Sud d’aller massacrer les populations du Nord et du centre.
Il a été arrêté parce qu’il détenait des armes de guerre chez lui et entretenait des milices, a également affirmé Alassane Ouattara.
Incroyable mais vrai ! On ne peut pas sortir plus grossière contre-vérité. Le journaliste Hermann Aboua, qu’on nous prenne à défaut, n’a jamais appelé sur la RTI première chaîne à tuer les populations du Nord et du centre, pendant son émission Raison d’Etat.
De plus, il n’a jamais de sa vie entretenu des milices, encore moins possédé des armes de guerre, et pour en faire quoi en tant que journaliste.
Alassane Ouattara veut-il se venger ou veut-il réconcilier les ivoiriens ? Nous pensons qu’il veut se venger des ivoiriens du sud et de l’ouest et donner leurs terres aux nordistes et aux étrangers.
Voiçi le lien de l’interview d’ADO sur CNN hier.
Catherine Balineau


Catherine Balineau

 

 

 

 

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DÉCLARATION SUR LA VISITE DE OUATTARA A OBAMA


29/07/2011 LA DIASPORA AFRICAINE POUR LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT (DADD) PROTESTE

Le Président Barack Obama rencontrera Mr. Allassane Ouattara à la Maison Blanche le vendredi 29 juillet 2011.  

Bien que cette rencontre puisse se situer dans le cadre des relations bilatérales qui existent entre la Cote d’Ivoire et les Etats-Unis, il est cependant curieux qu’elle se tienne à un moment où la Cote d’Ivoire continue de souffrir des conséquences des évènements tragiques qui se sont produits après l’élection présidentielle de Novembre 2010 et auxquels la diplomatie américaine a participés.

Malgré les discours pompeux et les appels au calme et à la réconciliation nationale de Monsieur Ouattara et de son régime putschiste que plusieurs Ivoiriens ne reconnaissent pas comme legitime, le monde entier constate que l’usage de la force militaire pour résoudre le contentieux électoral a anéanti les chances de réunification, de réconciliation, et de reconstruction en Cote d’Ivoire.

Trois mois après sa prestation de serment inconstitutionnel, Mr. Ouattara a conduit la Cote d’Ivoire dans une situation pire que celle d’avant Octobre 2010 :

  • les forces de police et de gendarmerie sont désarmées et ne sont pas opérationnelles,
  • l’armée n’est plus organisée alors que de nombreux officiers sont en exil,
  • les chefs de guerre pro-Ouattara issus des Forces Nouvelles continuent d’administrer les zones qui étaient sous leur contrôle avant le 11 Avril 2011,
  • les exactions et les poursuites contre les partisans de Monsieur Gbagbo se poursuivent, selon Human Right Watch,
  • Human Right Watch reconnaît aussi que les prisonniers politiques proches de Mr. Laurent Gbagbo sont torturés et humiliés,
  • le nombre de refugiés, plus de 2 million de personnes, s’accroît sans signe de leur retour imminent,
  • la liberté de la presse est inexistante, les sièges des journaux opposés au régime Ouattara sont occupés, des journalistes sont en prison,
  • les hommes armés pro-Ouattara occupent et exploitent illégalement des plantations de cacao et de café après qu’ils aient tué ou chassé leurs propriétaires légaux,
  • à Duékoué et dans les villes environnantes, l’épuration ethnique et politique se poursuit,
  • les forces pro-Ouattara continuent de terroriser les populations civiles par leur indiscipline et les affrontements entre leurs différentes factions,
  • la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation n’est pas crédible comme en a témoigné le Professeur Mc Govern devant le Senat Américain,
  • les partis d’opposition au régime de Mr Ouattara ne sont pas permis de se rassembler dans un environnement sain,
  • les élections législatives sont prévues dans des conditions qui sont pires que celles qui existaient pendant l’élection présidentielle de 2010.

Les autorités américaines n’ignorent pas la situation présente. Par conséquent le Congrès Africain pour la Démocratie déclare qu’en recevant Mr. Ouattara Allassane à la Maison Blanche, le Président Barack Obama :

-          enfreint au décret du 26 janvier 2011 par lequel il proroge d’un an jusqu’à février 2012 le décret No 13396 portant application de mesures d’urgence sur la Cote d’Ivoire conformément à la Résolution 1572 des Nations Unies de 2004,

-          encourage Mr. Ouattara pour sa prise du pouvoir frauduleuse et pour l’insécurité qui existe en Cote d’Ivoire depuis le 11 Avril 2011,

-          pose un acte diplomatique dont le seul but est d’accorder au régime pro-rebelle de Mr. Ouattara le statut d’un régime démocratique,

-          donne aux Ivoiriens plus de raisons de croire que son  implication dans la crise ivoirienne ne visait qu’à accomplir un changement inconstitutionnel de régime.

Le Congrès Africain pour la Démocratie rappelle au Président Obama que lui et son administration, spécialement Mme Hillary Clinton, Mme Suzanne Rice, et l’ambassadeur Philip Carter III, n’échapperont pas au tribunal de l’histoire, pour leur soutien aveugle et inconditionnel à Monsieur Ouattara dont l’entrée brutale et anti-démocratique sur la scène politique ivoirienne a causé plus de violence que tous les quatre régimes qui l’ont précédé.

Il est certain que la majorité silencieuse des Ivoiriens ne continueront pas à tolérer le règne de terreur que Mr Ouattara,  ses rebelles, et Soro Guillaume ont installé en Cote d’Ivoire. Ils continueront de demander la restauration de l’ordre constitutionnel et la dignité du peuple uni de la Cote d’Ivoire.

Par ailleurs, le CAD invite les élus américains, les membres du Congrès, les Sénateurs, le clergé, la population civile, et les organisations américaines de droits de l’homme à demander au Président Obama de,

-          ne pas recevoir des leaders issus de coups d’état et/ou d’élections truquées,

-          reconnaître l’échec de Mr. Ouattara trois mois après sa prise illégale du pouvoir,

-          demander la fin immédiate du système des deux administrations douanières et fiscales, aux pillages et exactions des forces pro-Ouattara, et à la répression contre la presse,

-          demander la mise en liberté de Mr. Laurent Gbagbo, son épouse Simone Gbagbo et tous les prisonniers politiques, pour faciliter la réconciliation et la reconstruction de la Cote d’Ivoire.

Eric Edi, PhD.

President – Pennsylvannia                                                    Contact : Email : eedi@adddafrica.org

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Le Sénateur Inhofe dénonce la présence de Ouattara à la Maison Blanche


WASHINGTON, DC – le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a dénoncé vendredi, dans une déclaration filmée, l’audience accordée par le Président Obama à Ouattara.

Documents photographiques à l’appui pour illustrer ses propos, le Sénateur de l’Oklahoma s’est insurgé : « Et maintenant, au moment même où nous parlons, le Président Obama accorde une audience au chef rebelle et potentiel criminel de guerre, Alassane Ouattara (…) un homme responsable de la mort d’au moins 3.000 personnes. »
Décrivant les circonstances de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, le Sénateur américain a rappelé que « l’année dernière Ouattara a gagné frauduleusement les élections présidentielles en Côte d’Ivoire ; et, lorsque le Président Gbagbo a révélé les fraudes, l’armée rebelle a écarté son gouvernement par la violence avec le soutien des militaires français ».

Le Sénateur Inhofe a, par la suite, cité le dernier rapport d’Amnesty international sur la Côte d’Ivoire qui fait état d’un demi million d’ivoiriens déplacés par les violences post-électorales mais également privés de retourner chez eux en raison d’un climat de peur qui continue de régner sur le pays. « Le rapport d’Amnesty international signale de manière spécifique, poursuit le sénateur, que les milices de Ouattara composées de militaires et de Dozos continuent de prendre pour cibles les groupes ethniques jugés pro-Gbagbo ».

Le Sénateur Inhofe a enfin rappelé les massacres perpétrés à Duékoué (Ouest) par les hommes de Ouattara et qui ont été dénoncés tant par l’Onu, la croix rouge que par une frange importante de la société civile internationale.
Ces violences et abus incluent, selon les rapports cités par le Sénateur américain, des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des tortures, des détentions arbitraires ainsi que diverses violations des lois internationales et des droit humains.

Parlant de Ouattara, le Sénateur Jim Inhofe a conclu en assenant : « Il ne méritait pas une invitation à notre Maison-Blanche ou une audience avec notre Président dans le Bureau Ovale ».

suivez la vidéo du sénateur Inhofe 

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Menace de déstabilisation – Le Gal Mangou et des éléments du FRCI cités


l’INTER-2/08/2011:

Le Gal Mangou et des éléments du FRCI cités 

Le vigile du maire de la ville d’Abengourou, un militant actif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp) dans la cité royale, connu sous le pseudonyme de ‘’Guizo’’, a été mis aux arrêts le jeudi 28 juillet dernier par les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). L’information émane d’une source militaire bien introduite. Qui note que cet agent de sécurité qui veillait jusque-là sur la personne du maire Nicolas Akon Yao et ses biens, disait détenir des informations sur un prétendu coup d’Etat qui était en préparation et dont les meneurs avaient choisi la ville d’Abengourou comme base. L’informateur détenait même, selon nos sources, un plan d’attaque qui dévoile des caches d’armes et surtout la liste de 53 militaires, présumés commanditaires et acteurs du coup. Sur cette liste, figure en bonne place le nom du Général Philippe Mangou, ex-chef d’Etat-major de l’armée, et de nombreux éléments des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds) toujours en fonction à Abengourou. La liste porte également des noms d’éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et même ceux de certains chefs traditionnels de la région de l’Indénié. Prise très au sérieux par les autorités militaires locales, cette information va donner lieu à des dispositions particulières de sécurité, qui ont d’ailleurs secoué toute la région d’Abengourou pendant la semaine écoulée. Des chars et avions de l’Onuci n’ont à cet effet pas cessé de patrouiller dans la ville d’Abengourou, et de mener des enquêtes. Les éléments des FRCI, sûrs des informations qu’ils détenaient concernant des caches d’armes, ont fait des descentes musclées dans plusieurs localités, notamment à Niablé, dans la résidence du richissime planteur de cacao, Sansan Kouao en exil au Ghana, et surtout dans le village d’Abronamué, dans la sous-préfecture de Niablé, où la descente des hommes en armes aurait été particulièrement traumatisante pour les populations. L’aérodrome de la ville n’a pas été épargné. Il a été passé au peigne fin par les militaires ivoiriens et Onusiens dont les efforts sont cependant restés vains. Selon nos sources, la situation devenait agaçante et la colère montait au sein des populations. Pour garder leur crédibilité vis-à-vis de la hiérarchie et des autorités nationales, et pressés par certains de leurs amis qui avaient appris que leurs noms figuraient sur la liste des acteurs, les responsables locaux des Frci décident de procéder à une confrontation entre l’informateur « Guizo », et les soldats mis en cause. A l’exception du Gal Mangou qui n’a pu effectuer le déplacement ce jeudi, tous les autres militaires dont les noms figuraient sur la liste ont été entendus dans les locaux du commissariat de police, en présence de ‘’Guizo’’. Ce dernier disait détenir beaucoup plus de preuves à même de confondre ces ex-Fds qui soutenaient être objets de calomnies et de jalousies. Finalement, la forte pression de l’interrogatoire va faire craquer l’homme du maire, qui reconnaîtra finalement qu’il a menti. « J’ai fait ça pour qu’on me connaisse et pour que je devienne un vrai militaire », a-t-il lâché pour justifier son acte. En attendant de répondre de cet acte devant les tribunaux, il a été mis aux arrêts et se trouve dans les liens des FRCI à Abengourou

Blaise BONSIE

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CHAVEZ, MBEKI….ET LES AUTRES ?


AU DELÀ DU DRAME LIBYEN ET IVOIRIEN SE PROFILE UNE GUERRE ENTRE SUPERPUISSANCES

Le  monde est reste silencieux devant le drame libyen aussi bien ceux qui parmi les états africains ont bénéficié des largesses de Kadhafi, que ceux qui ont engrangés des milliards de dollars de contrats d’armement.

Mais au-delà de ce drame se profile une guerre, peut-être la troisième guerre mondiale, car dans le viseur des économies occidentales en déclin, se trouve la Chine, deuxième puissance économique mondiale au grand dam de l’Europe. Cette perspective n’est pas à écarter en effet, selon les analystes de prospective économique, ce géant n’a plus des pieds d’argile. Son taux de croissance actuel le place en tête des économies les plus dynamiques du monde. La Chine a vu son produit intérieur brut bondir de 11,9 % entre janvier et mars 2010 selon le Bureau national des statistiques (BNS).Selon les estimations de l’Institut de Londres, le budget chinois atteindrait vraisemblablement les 100 milliards de dollars en 2007.Cette croissance des dépenses militaires de la chine, inquiète les occidentaux qui ne croient pas au seul argument de protection des frontières et à la revendication de l’ile de Taiwan. le challenge imminent demeure les donc les sources d’approvisionnement. Le tableau est dressé.

Le Président du Venezuela, Hugo Chavez, a renouvelé lundi 1er Aout, son soutien au colonel Mouammar Kadhafi et a dénié toute légitimité au Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne. « Non seulement nous ne reconnaissons pas, mais nous rejetons catégoriquement cette pantomime d’un Conseil national de transition et la mise en scène hypocrite de ces pays européens et des autres pays qui ont reconnu un groupe de terroristes (…) et leur apportent une légitimité, Le comportement des pays qui reconnaissent le CNT comme représentant du peuple libyen et veulent que le colonel Kadhafi quitte le pouvoir, détruit les bases du droit international C’est très dangereux, on peut faire la même chose à d’autres présidents, demain cela peut être n’importe lequel d’entre nous et Cela ne peut être toléré  », a déclaré M. Chavez.

Cette nouvelle déclaration chaleureuse de soutien intervient alors que les Etats-Unis ont appelé lundi M. Chavez à user de son influence auprès de Mouammar Kadhafi pour le pousser à quitter le pouvoir.

Ce soutien de taille de la « bête noire » des Etats Unis vient comme un écho aux récentes déclarations de

Thabo Mbeki qui s’est  s’indigné  du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Pour lui le « combat de libération du continent » est plus que jamais d’actualité « Où en est le processus qui a abouti sur l’indépendance du continent africain et sur la fin de l’apartheid ? Où en sommes-nous aujourd’hui et où en serons-nous demain ?» Thabo Mbeki a appelé les gouvernements à condamner  l’interventionnisme occidental et appelé à la réflexion et à l’action. «En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est  pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre», a-t-il dénoncé.  «Nous ne pouvons pas dire que nous sommes incapables d’empêcher ces pouvoirs occidentaux d’agir comme ils agissent parce qu’ils agiront de cette manière demain. Je pense que nous pouvons, pourvu que nous agissions et qu’ils voient que s’ils continuent ce type d’actions, ils rencontreront la résistance de tout le continent africain. Mais malheureusement, notre voix est trop faible et nous devons faire quelque chose pour la rendre plus forte et pour revendiquer clairement le droit des Africains de décider de leur propre avenir.» Il est certain que cette prise de conscience de ce leader africain, mis en adéquation avec la situation géostratégique actuelle du monde, ne manquera pas de provoquer des vagues. Il a enfin dit haut et fort ce que bien de chefs d’Etats ruminent en silence. Ils ont peur, trop petits, peu fortunés, dépendants a tous points de vues du carré des colons d’hier, ils ne veulent pas se risquer. Le monde arabe qui n’a jamais su assurer sa cohésion comme leurs frères africains, préfère s’en tenir- du moins officiellement- au statut quo. Les actions terroristes des extrémistes ont porté un coup sérieux à leur crédibilité  auprès des occidentaux à qui ils veulent aussi plaire au mieux, faiblesse militaire oblige.

Les africains ne sont pas les seuls concernés en en croire les récentes déclarations de Hugo Chavez. Peut-on espérer qu’un jour un débat franc soit engagé aux Nations Unies afin de crever l’abcès et de mettre un terme à ce qu’on a appelé le « droit d’ingérence humanitaire », très rapidement devenu le droit d’ingérence tout court. Il est grand temps que les africains et tous les peuples qui souffrent de l’oppression occidentale se réveillent pour résister a cette nouvelle forme de conquête coloniale. Cela prendra le temps qu’il faut mais le terme arrivera tôt ou tard.

Katakro

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LE CAS MAMADOU KOULIBALY DE L’AUTRE CÔTÉ DES APPARENCES


Par Marcel Amondji

“Nous sommes là où nous sommes parce que la France a opéré un coup d’Etat au profit de Ouattara », (…) Si nous ne reprenons pas courageusement le combat, ils vont nous exterminer. Il faut arriver à vaincre la peur ; il faut sortir pour s’organiser.”Justin Koua, secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi).

La démission surprise de Mamadou Koulibaly de la présidence du Fpi qu’il occupait de facto depuis la déportation de Pascal Affi N’Guessan, a été l’objet de commentaires très contrastés, et même contradictoires souvent. Mais, chose étonnante – pour moi du moins –, tous ces commentaires convergeaient pour dresser le portrait d’un personnage universellement estimé. Pour les uns, qui semblent avoir toujours su que Mamadou Koulibaly n’était pas à sa vraie place dans ce parti-là, sa démission était à prévoir et par conséquent elle ne constitue pas une vraie surprise. Pour d’autres, c’est une trahison, ce qui suppose que jusqu’alors Mamadou Koulibaly était à leurs yeux un militant Fpi discipliné et absolument fiable. Pour d’autres encore, non seulement cette défection, qui enlevait au Fpi le meilleur dirigeant qu’il ait jamais eu – le plus intelligent, le plus honnête, le plus moderne, le plus consensuel, bref, le plus rassembleur –, sonne le glas de ce parti et de ce qu’ils appellent « le camp Gbagbo », mais elle marque aussi la fin de toute résistance face à ce gouvernement de naçarafôtigui[1], comme les gens de Kong appelaient, vers 1895, les premiers d’entre eux qui se mirent volontairement au service des conquérants français.

La principale image qui se dégageait de ces commentaires, c’était celle d’un Mamadou Koulibaly idéalisé au point d’apparaître, à lui tout seul, comme la seule alternative possible au parti moribond qu’il voulait sauver. Que dis-je ? Qu’il aurait certainement sauvé, si ses anciens et bien indignes camarades ne l’en avaient pas empêché ! En tout cas, pas un seul de ses commentateurs ne lui soupçonne de desseins cachés, de mobiles, sinon que le noble souci de jouer, de la plus citoyenne façon possible, sa partition dans le triste concert politique du moment !

[LIRE A SUITE DANS FORUM- AFRIKARENA]


[1] – De « naçara », chrétien en arabe, « fo », appeler et « tigui », homme : « naçarafotigui », celui ou ceux qui appelle(nt) [ou qui attire(nt)] les chrétiens, qui travaille(nt) à favoriser leurs entreprises.

 

 

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DON MELLO Ahoua:MA PART DE VERITE


3/08/2011: Don Melo Ahoua

Dans ses différentes chutes de papier? l’Agence France presse dans son style de tous les jours continue de presenter Laurent Gabgbo comme l’ homme, qui ayant perdu les élections a refusé de céder le pouvoir .Toute chose  qui serait à la base de la crise post électorale en Côte d’Ivoire .Comme on le  constate ,LE DEBAT SUR LE CONTENTIEUX ELECTORAL EN COTE D’IVOIRE EST LOIN  D’ETRE CLOS . AHOUA DON MELLO PORTE PAROLE DU GOVERNEMENT AKE N’GBO DONNE SA PART DE VÉRITÉ ;

La vérité des urnes

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets

La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission  Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d’une élection présidentielle au quartier général de campagne d’un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010. Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C’est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu’elle détient et quela SAGEM oula CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse.

Les procès verbaux qui m’ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

Les procès verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :

-       PV originaux remis parla CEIau représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables)

-       PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires)

-       PV annoncés publiquement parla CEIpour l’étranger (60 PV supplémentaires)

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis àla CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis parla CEI :

-       Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles dela CEI ;

-       Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

-       Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;

-       les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;

-       Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie parla CEIne tolère pour chaque bureau de vote qu’un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d’inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

-       Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

-       Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

-       Nombre de PV fictifs : 2 090

-       Nombre de PV sans sticker : 1 320

-       Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

-       Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votant : 66

-       PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix

J’ai considéré comme valides les PV dont l’un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles dela CEI.

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

-       Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

-       GBAGBO Laurent               2 132 229      soit 52,45%

-       OUATTARA Alassane       1 933 033      soit 47,55%

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires dela CEIresponsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.

Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.

En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d’Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d’organisation des élections, il faudra d’abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

 

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en cote d’ivoire,  le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU s’en est excusé auprès du peuple haïtien.  Monsieur Michel MARTELY est, aujourd’hui, le Président de la république de Haïti.

Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d’un revers de main par le secrétaire général de l’ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l’insistance du Président  Laurent GBAGBO auprès de l’Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de mêmela Côted’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d’état.

Les ponts d’une réconciliation durable

Carter III Ambassadeur des USA en 2010

 

Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui dela Franceen première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria,la Côted’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation dela Francequi a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors jeu en dernière minute.

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2em tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile dela Francecontrela Côted’Ivoire.

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts dela Légionétrangère  et du matériel de guerre après avoir braqué  l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N’GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter d’avantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.

Aujourd’hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO,  l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.

Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010  n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’est été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis. Selon Africa mining intelligence n°251 du 01/067/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.

Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi  ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

Ahoua DON MELLO

Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées

Ex Directeur Général du BNETD

Ministre de l’équipement et d’assainissement, porte parole du gouvernement AKE NGBO

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Ouattara affecte des chefs de la rébellion à des unités de l’armée


Abidjan 4 Aout -Correspondance particulière-

L’IMPUNITÉ AUX CALENDES GRECQUES:  OUATTARA FAIT LA

PROMOTION DES TUEURS

Alors que le dernier rapport d’Amnesty International  dénonce sans ménagement les chefs de guerre - appelés ” Com Zone”, Le President Ouattara officialise leur emploi dans l’Armee régulière de l’Etat, faisant fi des lourdes presomptions qui pesent sur eux.

FOFIE KOUAKOU

le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR),  s’est insurgé vendredi dernier  contre l’audience accordée par le Président Obama  au “chef rebelle et potentiel criminel de guerre” selon ses termes, Alassane Ouattara (…) un homme responsable de la mort d’au moins 3.000 personnes.” Il a de même  rappelé les massacres perpétrés à Duékoué (Ouest) par les hommes de Ouattara et qui ont été dénoncés tant par l’Onu, la croix rouge que par une frange importante de la société civile internationale.

Aujourd’hui, Ouattara se reconcilie avec les rebelles des FN apres les menaces a peine voilees de destabilisation, en faisant la promotion le l’impunite qu’il declarait a hue et à dia. Ainsi,  Issiaka Ouattara, dit « Wattao » commandant de la zone de Séguéla (centre-ouest), l’un des plus connus des « com-zone » le traficant de diamants de Seguela, devient commandant en second de la Garde républicaine. Ousmane Chérif le maître des Guépards de Bouake, sanguinaire tortionnaire des gendarmes , reconnu plus proche de Ouattara, devient commandant en second du Groupe de sécurité de la présidence de la République. Martin Fofié Kouakou, celui qui a fait mourir de nombreux fonctionnaires et militaires dans les conteneurs de Khorogo,  depuis 2006 sous sanctions de l’ONU, devient commandant de la Compagnie territoriale de la ville de Khorogo(nord) ou il règne en maître.

Amnesty avait pourtant recommande  de :“Mettre un terme à l’impunité  en  relevant immédiatement de leurs  fonctions, dans l’attente d’une enquête, toute personne en position d’autorité qui est soupçonnée d’avoir commis des violations des droits humains ou du droit international humanitaire depuis la tentative de coup d’État de 2002″.

LES FORCES DE SORO

Selon des sources proches de l’Élysée, cette décision destinée a faire baisser la pression du camp Soro” n’est pas de nature a rassurer les opérateurs français en territoire ivoirien qui craignent une recrudescence des pratiques mafieuses déjà  dénoncées depuis l’avènement des Com-Zone à Abidjan”. C’est une bombe à retardement  dans les pantoufles du pouvoir” – a déclaré un officier ayant requis l’anonymat, “il y a de quoi vomir ses tripes” a t-il lancé.

Irie Zu

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Mel Théodore : « On a vu venir la crise gros comme un sabot dans la gueule ….»


Source : L’Inter : Dernière Mise à jour : 05/08/2011

Il compte parmi les admirateurs de l`ex-président déchu, Laurent Gbagbo. Cette admiration, Théodore Mel Eg ne le nie aucunement, même si le régime de l`homme sous lequel il aura servi à de hautes fonctions de l`Etat a basculé au moment où, lui, se trouvait en mission à l`extérieur. Toujours à l`étranger, l`ancien ministre d`Etat, dont le dernier portefeuille au gouvernement aura été les Sports et la Salubrité urbaine, a accepté de se prêter à nos questions. Dans cet entretien, il parle, sans détour, de tout, depuis la crise post-électorale jusqu`à la réconciliation prônée par le nouveau régime.

THODORE MEL PRESIDENT DE L'UDCY

Monsieur le ministre, depuis l`éclatement de la crise post-électorale, l`on n`a plus de nouvelle de vous. Où êtes-vous et que devenez-vous?

Je vais bien, je suis en bonne santé, je tiens d`abord à vous remercier de l`opportunité que vous m`offrez, pour saluer mes frères. Militants et sympathisants, mes amis, s`il en reste encore, et tout le peuple de Côte d`Ivoire avec qui nous continuons de souffrir mais également d`espérer que la raison habitera ceux qui ont aujourd`hui en charge la destinée du pays. Je continue de penser qu`il n`était pas utile de montrer autant de rancœur, d`animosité et de férocité envers des amis, voire des «frères» à moins que notre cohabitation et la compétition politique, telles que nous l`avions vécues pendant ces dernières années, ne nous aient enseigné que l`hypocrisie et la haine.

Vous étiez un proche de Laurent Gbagbo, auriez-vous subi des menaces?

Je refuse de considérer comme une tare, le fait d`être un proche de Laurent Gbagbo. C`est un homme courageux, digne et généreux, un homme de vision. Je ne regrette pas d`avoir servi à ses cotés. Je n`ai subi aucune menace, aucune intimidation ou du moins directement, car les Ivoiriens et ceux qui sont au pouvoir le savent parfaitement, je ne suis pas un « va-t-en guerre », je demeure un homme de vérité et de conviction. Rien ne pouvait justifier la furie qui s`est élevée contre moi, mon parti, mes proches et leurs biens. J`ai servi ce pays dès l`âge de 27 ans et bien que je ne me sois pas fait que des amis dans mon parcours d`homme d`affaires et d`homme politique, je considère que les faits actuels restent injustifiables et inadmissibles.

Pourquoi avez-vous choisi l`exil, avez-vous des reproches à vous faire?

Je n`ai pas choisi l`exil, j`étais comme bien d`autres en mission à l`extérieur lorsque les évènements sont survenus. Je ne pouvais que marquer un temps d`observation avant de reprendre mon chemin, car il était important pour moi d`être sur place et de me réorganiser et de faire face à cette nouvelle donne. Mais hélas, la dégradation du climat social ne s`y prêtait pas. Vous parlez de reproches, je n`en ai pas à me faire. Etre loyal n`est pas un crime contre l`humanité, à ce que je sache. Je suis resté loyal à Bédié après le coup d`Etat de 1999, et j`ai quitté le PDCI parce que je ne voulais pas me soumettre à la forfaiture d`alors. Cela a déplu à beaucoup mais ce n`était pas un crime.

Comment avez-vous appréhendé la crise post-électorale?

Evitons de remuer le couteau dans la plaie, le débat n`est plus à la crise électorale, mais au fonctionnement de la justice et de l`Etat de droit, à la constitutionnalité des actes administratifs, à la réconciliation des Ivoiriens, au libre exercice de la compétition politique assortie des garanties sur l`intégrité physique et morale des citoyens…

Pouvait-on éviter cette crise ?

Vous savez, nul n`est prophète chez les siens et l`écho finit par s`estomper, mais à chaque cercle, il laisse son signal. Cette crise était inévitable et nous l`avons vu arriver gros comme un sabot dans la « gueule ». Et dans ce cas de figure on l`affronte ou on l`esquisse, mais nous l`avons subie passivement, certes pour des raisons que seul le chef de bord savait.

Pour qui connait Mel Théodore, c`est son franc-parler. Pouvez-vous revenir un peu sur l`épisode des résultats du scrutin du 28 novembre et la suite ?

Toute crise est la résultante d`un désaccord profond dans la résolution d`un processus. Quand il y a un désaccord en matière électorale, la solution et les procédures y afférentes sont dictées par la Constitution; elle peut et devait dans notre cas s`accompagner d`une résolution politique forte. N`oublions pas que nous essayions de sortir de «la crise de 2002» par des élections. Les multinationales avaient leurs choix, c`était le pot de terre contre le vase de fer!
On dit souvent qu`«un mauvais arrangement vaut mieux qu`un bon procès ».Nous voici aujourd`hui dans une situation indescriptible : on ne parle plus de rébellion, le pays est «occupé» par une armée étrangère et livré à des hordes de dozos etc. bien plus qu`avant les élections.

Comment appréciez-vous la manière dont les nouvelles autorités sont arrivées au pouvoir ?

Il est constant que toute accession au pouvoir par la force des armes est inacceptable. La Côte d`Ivoire n`est pas une exception, quelle que soit la justification que l`on puisse en donner car la Constitution du pays est formelle sur le mode d`accession et d`exercice du pouvoir. J`aurais été favorable à une reprise du comptage ou des élections sur l`ensemble du territoire. Les motivations de ce coup de force sont maintenant connues, elles sont exogènes et dominatrices contre la volonté du peuple qui détient le mandat de la souveraineté. Mais le vin étant tiré, faut-il le boire jusqu`à la lie ? Nul ne peut y être contraint. Cependant un constat peut être dressé à la lecture du bilan des quatre derniers mois; il n`est pas reluisant. Administrations fiscale et territoriale parallèles, forces régulières désarmées humiliées et démobilisées au profit de bandes armées incontrôlables, plus de 2 millions de personnes encore réfugiées ou déplacées, les populations vivent encore dans un effroi sans borne, les cadres Lmp toujours traqués et débarqués, etc. C`est trop et trop long.

Les premiers mots du président Alassane Ouattara, dès son arrivée, c`est la réconciliation des Ivoiriens. A quelle(s) condition(s) cette réconciliation serait-elle vraie ? Y croyez-vous ?

Le slogan du président Ouattara était « vivre ensemble », je ne suis donc pas étonné qu`il mette en avant la réconciliation. Nous attendons de voir la volonté politique qui l`accompagne or la volonté politique ne peut être fondée que sur des actes. La réconciliation est un long processus qui demande un dépassement de soi par l`extinction des passions et des intérêts personnels. En l`occurrence, il s`agit de rassurer les Ivoiriens et de leur offrir une perspective de restauration dans leur dignité. La libération des prisonniers politiques dont le président Laurent Gbagbo, les mesures de clémence etc. sont des signaux forts qui touchent le cœur des gens et montrent la grandeur et la magnanimité d`un chef. Je crains que les différents cercles d`influence autour du Président Ouattara ne soient contraires à cette démarche. La réconciliation passe aussi par les feux de la vérité et je ne suis pas sûr que toutes soient bonnes à dire à entendre ou qu`elles ne soient que plus blessantes comme ce fut le cas pendant les auditions de la Commission Diarra Seydou. Ceci dit, je demeure persuadé que la réconciliation reste possible. Le plus dur sera de panser les plaies intérieures. Mais le président Houphouët a eu le mérite de l`entreprendre après les «prétendus complots».

Que pensez-vous de la personnalité qui incarne la Commission Dialogue-Vérité et réconciliation.

Le président de la Commission est un bon négociateur. Il ne fait pas l`unanimité, je pense qu`il n`a pas les coudées franches; je doute qu`il obtienne de faire appliquer avec liberté certaines initiatives.

Réconciliation et poursuite judiciaire, votre avis sur ces procédures ?

Je ne suis pas surpris, il fallait s`y attendre. Ce qui est surréaliste, ce sont les procédures. Je m`étonne que d`éminents juristes dont le ministre Ahoussou, d`habitude très conciliant, aient pu se laisser emporter par le tourment au lieu de la sérénité. Quelle justice et quel droit applique-t-on? Ayant été serviteur de l`Etat, membre de l`Exécutif, je crois que la sagesse doit nous guider et nous devons être les premiers à affronter le courroux du chef qui souvent attend de nous d`être pertinents et modérés. Je crois que mes amis du PDCI doivent garder la lucidité qui sied en pareille occasion. Ils sont détenteurs des leviers de la justice et de la réconciliation nationale, ils ont l`expérience des graves crises et l`époque d`Houphouët-Boigny, ils ont vécu le témoignage de Yacé Philippe, Commissaire du Gouvernement alors… Attention à qui porte le chapeau et qui tient le gourdin…

Votre avis sur la détention des cadres dits Lmp et les mandats d`arrêts lancés contre certains?

Toute détention à caractère politique est par définition arbitraire et forcément inacceptable; alors je m`élève contre ces arrestations et tous les excès qui s`ensuivent.

Ne craignez-vous pas d`être aussi visé par ces mesures?

Je suis un citoyen comme tout autre, et je ne saurais me soustraire de la justice si elle a des charges à mon encontre. A contrario, il reste entendu que les garanties constitutionnelles soient appliquées à tous. Je suis un ancien ministre d`Etat, et des dispositions légales existent pour de pareils cas. Si dans l`exercice de nos charges nous avons failli, il appartient à la Haute cour de justice d`engager les poursuites à la requête du gouvernement. Il ne tient qu`au gouvernement de la mettre en œuvre. Je suis député ivoirien, je suis couvert par une immunité parlementaire à moins qu`on nous dise qu`à compter de maintenant, il n`y a plus d`immunité. Alors je conviendrais avec d`autres, que la République est vraiment par terre. Mais j`ai foi en la Constitution de mon pays et j`appelle celui qui est chargé de la protéger à y veiller malgré le désastre politique et social que nous traversons.

D`abord que devient l`Udcy en votre absence?

L`Udcy a été paralysée par les conséquences des évènements et nous n`avons pas été épargnés par les effets collatéraux. Je voudrais exprimer à tous ma très profonde consternation pour les pertes en vies humaines, la destruction et la spoliation de leurs biens. Notre siège est démoli et des squatters s`y sont installés au mépris du principe de la constitutionnalité de la protection des personnes et des biens. Le ministre de la Sécurité a instruit les personnes en charge de la question sur la libération des lieux, nous attendons la suite.

Pourquoi ne fait-elle plus d`activité?

Les réunions se tiennent ailleurs, nous faisons actuellement l`inventaire de la situation et bientôt une déclaration de politique générale annoncera nos perspectives pour les années à venir. L`intérim de la Présidence est assuré par Monsieur Akossi Akossi Jacques et les membres du conseil Exécutif présents à Abidjan se réunissent régulièrement. Je profite de l`occasion pour appeler tous les militants à rester vigilants et mobilisés pour continuer selon notre crédo : Dieu, la nation et le citoyen.
Auriez-vous posé vos préoccupations aux nouvelles autorités ?

Je pense y avoir répondu précédemment.

Les nouvelles autorités prévoient les législatives d`ici à la fin de l`année. Pensez-vous que cela soit possible?

Il est souhaitable de les tenir au plutôt car les institutions doivent pouvoir fonctionner normalement, mais les conditions ne sont pas réunies.

A quelle(s) condition (s) entrevoyez-vous ce scrutin?

La liberté de circuler et de contribuer à la formation de l`opinion nationale sont un devoir des partis politiques et c`est un minimum qui malheureusement à l`allure ou vont les choses, n`est pas en mesure d`être réalisé.

Votre parti prendra-t-il part à ce scrutin?

Bien sûr.

Comment entendez-vous alors le préparer dans le climat actuel?

Nous aviserons le moment venu, mais nous n`ignorons pas que la stratégie de nos adversaires politiques est de nous priver de voix à l`Assemblée nationale et cela ne saurait se réaliser selon leurs vœux.

En votre absence, votre allié principal, le Fpi, traverse d`énormes difficultés notamment après le départ du Pr Mamadou Koulibaly, son dauphin président. Que dites-vous de ce départ? Une trahison, un acte de courage politique, une instabilité chez l`homme?

Ce sont des affaires intérieures à un parti politique et encore une fois, la liberté démocratique exige certaines attitudes. Et le Fpi montre que ses militants sont les premiers bénéficiaires de cette conquête de liberté, ils n`en font pas une maladie, c`est tant mieux.

Comment avez-vous appréhendé la création par lui, d`un parti politique?

Plus il y a de fous et plus on s`amuse (rires) Soyons sérieux, c`est la preuve que si la liberté d`expression n`est pas bafouée, le paysage politique changera dans ce pays.

A quand votre retour au pays et sous quelles conditions?

Il fait trop froid au pôle sud, alors j`arrive. Voyez-vous, malgré les dommages de tous ordures que j`ai subis, malgré la satisfaction des jaloux et l`illusion des incompétents, je suis bien déterminé à rentrer et cela ne saurait tarder. Il n`y a aucune condition. C`est sans acrimonie et sans regret, je n`ai que servi mon pays. Je n`étais plus ministre, bref, j`ai toujours accepté les sacrifices pour la paix dans ce pays depuis dix ans et je ne m`y soustrairai pas. Dieu veille et nous gardons la foi. Qu`il nous pardonne et nous aide à accepter le sort qui est le nôtre. Qu`il nous bénisse tous.

Entretien réalisé par Félix D.BONY

 

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Côte d’Ivoire – Indépendance : le désordre sécuritaire


Quatre mois après la chute de Laurent Gbagbo, la question sécuritaire en Côte d’Ivoire reste pour les nouvelles autorités une épreuve. La situation ne s’améliore que très lentement depuis la fin de la crise postélectorale.

Essentiellement composée de soldats des Forces Armées des Forces Nouvelles (Fafn), la nouvelle armée peine à trouver ses lettres de noblesse. L’insécurité règne toujours : braquages, agressions, vols, viols persistent à certains endroits. Même si à tous les coins de rue, l’on aperçoit des hommes en arme aux treillis défraîchis qui se pavanent sans qu’on ne sache à quoi ils servent véritablement. Les nouvelles autorités tentent par tous les moyens de résorber ce problème qui plombe le redécollage des activités. Des efforts sont certes consentis mais la situation sur le terrain n’est guère reluisante. Les populations ne savent plus à quels saints se vouer. Dans le souci de trouver un début de solution, le ministre de l’Intérieur a exigé le retour des policiers, gendarmes et militaires à regagner leurs postes respectifs. Le hic, c’est que les policiers professionnels à qui revient le maintien de l’ordre sont comme isolés dans des commissariats. Plus d’intervention. Et s’ils en avaient la volonté, de quels moyens disposent-ils. Ils ne possèdent plus aucune arme. 
Ils doivent être nombreux à regretter les éléments des ex-Forces de Défense et de Sécurité (Fds). Et en particulier les policiers dont la mission était d’assurer la sécurité des populations sans exclusive. Chassés des Commissariats, ces policiers y sont revenus au terme de la crise postélectorale à la demande des nouvelles autorités. Qui ont en point de mire la réorganisation de l’armée ivoirienne. Désormais, ils doivent cohabiter avec ceux qui leur ont fait la guerre. Sacrifice oblige. Mais le hic, c’est qu’ils sont désormais réduits à de simple agent de sécurité, voire même des agents administratifs. Leur rôle se résume aujourd’hui à enregistrer les plaintes des populations. Pendant ce temps, leurs compagnons disposent de toutes les armes qu’ils ont héritées de la guerre qui a eu cours pendant la crise postélectorale.
Les Frci, pas des anges gardiens
C’est le Président de la République, Alassane Ouattara qui a signé au mois de mars dernier une ordonnance portant création des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Une fusion des ex-Forces de Défense et de Sécurité (Fds) et des ex-Forces Armées des Forces Nouvelles (Fafn). Pour donner naissance à une armée nouvelle. Une armée dont la mission est d’assurer la sécurité des populations et des Institutions de la République. Cette armée à forte concentration de soldats ex-Fafn suscite plus de peur que de confiance. Pour sans doute son manque de professionnalisme mais aussi pour son indiscipline.
«Nous sommes là pour votre protection» disent-ils aux populations. Depuis la fin de la crise postélectorale, ils inondent les villes du pays. Une image que ne partagent pas les populations qui souffrent le martyre. Ceux qui prétendent être les protecteurs n’ont d’yeux que pour eux et certains de leurs amis. D’une arrogance déconcertante, ils ne respectent personne. Imposent leur diktat aux populations qu’ils soumettent très souvent à des rançonnages. Malgré la menace faite par le Président de la République de ne plus voir d’homme en arme en ville, ces soldats demeurent armés. Ils perquisitionnent les domiciles au sens propre comme figuré du terme. Procèdent à des arrestations et des emprisonnements d’individus sous prétexte de leur appartenance à une milice. Ou encore, pour avoir pris des armes au plus fort de la crise. Une situation qui est assez préoccupante. Parce que tous continuent d’être apeurés même si le Gouvernement affiche une volonté d’assurer la sécurité des populations.afreekelection.com

Dimanche 7 Août 2011
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Bernard Dadié: La guerre aux Sans-culottes


Source : Telediaspora.net. 08/08/2011

Dernier rempart de la conscience patriotique africaine en Côte d’Ivoire, Bernard Dadié éclaire la jeune opinion ivoirienne sur les relents racistes de l’intervention militaire et économique de la France dans ses rapports en Côte d’Ivoire et au-delà, en Afrique.

N’est-il pas temps de cesser de jouer avec la vie des peuples ? Ascension, honneur ; certes, mais qui a-t-il jamais parlé des nuits sans sommeil ? Des cauchemars ? La guerre pour la domination, nous la connaissons, nous la vivons et dans la lutte pour l’égalité des hommes, les Amis des Noirs furent toujours présents. La traite cessa et les colonies virent le jour. Dans certaines, furent transférées les méthodes de travail de Saint Domingue. Notamment le travail forcé. Mépris de l’homme noir.

On nous parla de paix, d’égalité, souvent de fraternité. La cellule africaine logée à l’Elysée, permettait aux Français de s’occuper de leurs affaires. Gorée, Assinie devinrent des portés d’amitié.

Bernard B Dadie Président du CNRD

Verdier, Treich-Laplène, Binger furent suivis par des hommes de guerre qui ne cessent de brûler des pays peuplés de Sans-culottes. Ces amis qu’on impose au mépris de tous les droits que la France respecte, droits qui dans les colonies servent de décoration.

Lors de guerre de 1939 – 1945, l’Allemagne fit des prisonniers qu’elle remit à Paris pour un retour au pays, l’Afrique. Nous eûmes les morts de Thiaroye ; pour commencer et revivre les prouesses des frères de la côte, Côte d’Ivoire, Rwanda, morts, Burundi, morts, Zaïre, morts, Angola, morts, Togo, morts, Bénin, morts, Guinée, morts, Gabon, Tchad, morts, Centre Afrique, Somalie, morts.

Opération Turquoise, mort, opération Requin, des morts, des morts en RCA, le président, ancien tirailleur naturalisé Français pour excellents services rendus à la patrie, fut nommé président à vie, ensuite interdit de séjour à la France.  Nommé empereur par l’Elysée, il fut chassé du trône, ses domaines pillés. Ses diamants ? Hum ! N’avait-on pas oublié que la monogamie est de rigueur pour tout gaulois ? Il mourut moine. Cas que n’avait pas prévu la cellule africaine de l’Elysée.

Aussi le corps repose-t-il encore dans la brousse africaine, en attendant une décision du club Massiac dont les agents nuit et jour veillent sur le domaine privé qu’est l’Afrique noire. Moumier, compagnon du camerounais Um Nyombé ne fut-il pas empoisonné par un de ces agents spéciaux ? Bouaflé, morts, Dimbokro, morts, Dabou, Abidjan, Séguéla, morts, morts, Biafra, à la conquête du pétrole dont il faut priver certains pays en Afrique pour en faire demain des clients soumis. Les bibliothèques de la cellule ne seraient-elles pas pleines d’ouvrages relatant les prouesses des Frères de la côte ? Dont les avions nuit et jour ne cessent de nous tenir éveillés ?

Aussi des néophytes sortent-ils de ces lieux en hurlant  “même au prix de cent mille morts”, il nous faut le pouvoir.

Vedette, tapis rouge, gruman, applaudissements de la foule. A l’école ne nous a-t-on pas parlé de Las Casas, Marmontel, Abbé Raynal et de tous ceux qui ont lutté pour l’égalité des hommes ? Mais le club Massiac ne se promène-il pas avec des ‘‘fonds adéquat’’, la plus dangereuse des drogues et des armes ? Le président N’Krumah en voyage ne retrouva plus son siège. ‘‘La meilleure arme politique est la terreur. Tout ce qui relève de la cruauté impose le respect’’ a dit Himmler. Et que vivons-nous depuis 1944 ? Avons nous finit de compter les morts ? De voir nos maisons s’écrouler ? De voir des amis tombés à nos côtés ? De voir des quartiers s’enflammer parce que tel est le plaisir d’un individu qui se veut gouverneur ? Forêt classée, déclassée, peut-on énumérer tous les cas que chaque jour nous apporte ?

On parla d’indépendance et Sékou Touré eu des problèmes pour nous dire de rayer ce mot du vocabulaire. Le Syndicat des planteurs pris la tête de la lutte. Les morts jonchèrent les rues des villages qui brulaient et les prisons pleines, surpeuplées. Nous avions un député dont l’élection fut très difficile parce que les Frères de la côte déchainés voulaient les deux sièges. Nous nous approchions de l’époque où l’école nous fournissait trois ou quatre bacheliers par an et dansions à la barbe des Etats généraux de la colonisation. Et les femmes dans leur marche de protestation disaient ‘‘oui camarade, toutes les misères que l’on nous fait subir actuellement, c’est à cause de l’argent que les colonialistes tirent de notre pays. C’est pour cela que l’on emprisonne nos maris, nos frères et nos enfants, c’est pour cela que l’on nous impose de façon exorbitante’’.

Les Etats-Unis livraient la chasse au régime du kuklux klan et le président Obama ne peut que suivre cette voie lumineuse du respect de l’homme, même si l’Italie dans sa lutte contre l’Albyssinie reçut l’aide de la Société des Nations.

A la suite d’une conférence organisée par des serviteurs du pouvoir, Ekra Mathieu et ces amis furent arrêtés. Condamnés à mort avant d’avoir été jugés, qui sont-ils ceux qui à l’Elysée trônent dans la cellule africaine et ignorent que le monde évolue ?

Enfin, l’indépendance, une indépendance surveillée ; qui allait ranger les armes ?  Sanwi, pour les essayer et que dire de ce jeune homme qui vint de Paris pour dit-il appliquer une république républicaine à la place de la république monarchique, la république qui applique les idées d’un homme ? ‘‘Je fais ma politique’’ aveu qui rompit la confiance et mit à mort certains vieux syndicalistes. Doit-on penser au roi de Sikasso qui pour sauver sa liberté et sa dignité préféra mourir face aux troupes occidentales affamés de poudre et de soleil ?

‘‘Les gendarmes européens les forçaient à danser à la cadence des coups qu’ils recevaient’’, on nous jeta dans un fourgon à bestiaux arrosé de piment en poudre (rapport Damas). C’était une marche vers le pouvoir, ce vaste océan aux remous parfois imprévus et ceux qui disent et prédisent l’avenir ne sauraient être toujours à-jour. Ce qui est certain, c’est que le premier Septembre 1939, le coup de canon des Blancs rompit les chaines des Sans-culottes noirs. N’emportait-il pas l’ère du mépris et des injustices ?

Un matin, nous eûmes un président dont l’élection ne plut pas à tous. Dix ans de palabres. Ce président mit la main sur une banque, une banque qui même les hordes hitlériennes dans leur folie d’invasion respectèrent.

Longtemps contenue, la colère parisienne éclata, tel un volcan en éruption. Vaisseaux de guerre, sur l’océan, le ciel plein d’avions de guerre, les villes pleines de soldats, les bombardements vinrent de partout. Le pont De Gaulle avait ces morts, le pont Houphouët Boigny avait ces morts, des morts qui furent balayés telles des ordures ;  le palais présidentiel fut bombardé, la résidence fut bombardée, tous les résidents arrêtés, emprisonnés. Combien sont-ils les présidents de république traités comme des voyous ? ‘‘La France et ses tirailleurs’’ (Charles Onana) oh le beau titre. Dès les premières attaques de l’armé Allemande, ce sont encore les tirailleurs africains qui vont au feu pour défendre le territoire français contre l’invasion des S.S. ‘‘Les boches tiraient partout, les feuilles des arbres dégringolaient partout autour de nous’’. Les Allemands déploient leurs forces de frappe dans toute la région lyonnaise. Ils sont plutôt bien reçus par les tirailleurs sénégalais. (Onana)

Oui, un coup de poing, un coup de pied, une gifle donnée à un président de république africain est un affront pour tous, même pour les occupants brandissant le drapeau tricolore. Peut-on respecter des hommes quand on détruit même des monuments aux morts ? Quel avenir aura un pays soumis à des destructions, à des incendies d’archives, de documents à l’arrivé d’un autre président ? Ah ! Mon Dieu finira-t-on avec les arrestations pour marquer le droit de maître ? ‘‘A peine était-il sortit qu’un aide de camp du Général Leclerc entra, accompagné d’un très grand nombre de grenadiers qui m’environnèrent et s’accaparèrent de moi, me garrotèrent comme un criminel et me conduisirent à bord de la frégate la Créole’’ (Toussaint in J.P. Biondi) C’était à Saint Domingue, Paris se souvient-il ? ‘‘Nous travaillons pour les générations futures, lançons la liberté dans les colonies’’ disait Danton en 1794. Au port, dans les rues, à l’aéroport, dans les airs, des occupants, des envahisseurs aux ordres de Paris.

Faire de notre pays un bagne pour le peuple qui parle de liberté. Une pléiade de serviteurs importés de Paris pour veiller sur le bagne aux habitants nuit et jour dépouillés, ‘‘la France que je combats écrit Théophile Kouamouo, cet Africain né à Charleville-Mézières’’. France libre reste avec nous, malgré ces pluies de bombes semées avec vif plaisir sur ces nègres descendant d’anciens tirailleurs qui parlent de dignité, ces enfants qui par ruées coururent vers les centres de recrutements en Septembre 1939.

08 Mai 1945 ! Fin de la guerre avec le parent allemand et début de celle avec les ‘‘Sans-culottes’’ africains, l’Afrique grand marché, et mine d’or d’où partaient les tirailleurs pour les isles, rébellion en mer, rébellion sur les chantiers, rébellion dans les villes, recherche de liberté et de dignités pour lesquelles le roi de Sikasso préféra perdre la vie face aux Troupes venues des bords de la Seine. Les Frères de la côte rangeront-ils jamais leurs barques ? Un président étant arrêté, battu, des domiciles fouillés, des richesses emportées, des hommes aussi, des documents déchirés, assaillants armés en colère circulant parmi des hommes désarmés.

Un matin, sur ordre du gouvernement, disent-ils, ils firent irruption chez moi, des FRCI, ils emportèrent bijoux et argent de mon épouse et la voiture de l’époux parce qu’il était président du CNRD. Prisonnier à Grand-Bassam ; Abidjan et autres ennuis, des temps qu’ils n’ont pas vécu.

Ordre du gouvernement. L’histoire, c’est l’histoire du wagon dans la forêt dans lequel furent signés des traités d’amnistice, l’histoire, c’est Hitler qui accepte de mourir et Mussolini pendu par les pieds. Le pouvoir, ils sont nombreux qui l’ont exercé et l’ont aussi abandonné. Les événements depuis 2002, des murs ; des coeurs et des corps en portent encore des traces, des balles des envahisseurs qui sèment la mort sur leur trajet. Des envahisseurs qui veulent éclairer leur voie à la lueur des mosquées et des églises. FRCI ! L’Europe industrielle a-t-elle encore besoin de bucher, de bois d’ébène ?

Maître du jour, mais pas du temps, au terme de mon séjour que vos armes se reposent. Je ne suis pas sûr qu’un coup ne parte d’une arme affamée. Epargnez moi cet affront.

Les morts d’hier et les morts d’aujourdhui, des rues, des maisons et des prisons vous saluent.

Bernard B. Dadié

-Grand prix de l’Afrique noire
-Grand prix de la Légion d’honneur
-Grand croix

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Les démocraties africaines de Barack Obama


Le président américain a reçu le 29 juillet quatre chefs d’Etat africains qui doivent, selon lui, servir de modèles démocratiques au continent. Une déclaration qui manque de prudence.

Slateafrique-9/0/2011

Le président américain Barack Obama a reçu le 29 juillet quatre chefs d’Etat africains à la Maison Blanche. Il s’agit des présidents Boni Yayi du Bénin, Mahamadou Issoufou duNiger, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Alpha Condé de la Guinée.

Dans une déclaration à l’occasion de cette rencontre, il a dit notamment que «tous ces dirigeants ont été élus lors d’élections libres et justes». En soulignant aussi qu’«ils sont arrivés au pouvoir en étant soutenus par la volonté légitime de leurs peuples, et en tant que tels, ils peuvent servir de modèle au continent tout entier», il leur a promis que les Etats-Unis continueraient d’être des partenaires inconditionnels dans ce processus de démocratisation et de développement.

L’Afrique doit se démocratiser

Youssoufou, Yayi,Konde et Ouattara invites chez Obama

Lors de sa mémorable visite au Ghana peu après son élection, Barack Obama avait fait connaître le fond de sa pensée sur la démocratie en Afrique, en prônant des institutions fortes plutôt que des hommes forts.

La démocratisation en Afrique est en effet chaotique depuis le début des années 90. Aux espoirs de changement ont succédé les grandes déceptions à l’épreuve de l’apprentissage démocratique. Dans ces conditions, on comprend la démarche du président américain: vouloir encourager les dirigeants des pays africains qui font des efforts sur la voie de la démocratie et du développement. Car l’Afrique doit se démocratiser.

Cependant, pour être plus en phase avec sa pensée, il eût fallu d’abord montrer de façon probante la mesure réelle de l’évolution desdits pays dans les domaines susmentionnés, avant d’auréoler ses dirigeants. D’autant que, pour servir de «modèle démocratique», au continent, il faut bien plus que des élections. Et encore faudrait-il que celles-ci soient véritablement «libres et justes», comme l’affirme Barack Obama.

C’est un secret de polichinelle: les Etats-Unis ont besoin de prendre pied dans le Golfe de Guinée, qui aiguise bien des appétits géopolitiques et stratégiques. Le choix des chefs d’Etat ne semble donc pas le fait du hasard. En outre, ils viennent tous d’être élus —à l’exception de Boni Yayi, qui vient lui d’être réélu… mais dans quelles conditions?

En Afrique, il faut la prudence du caméléon. Le président américain s’est donc bien trop avancé.

Obama s’avance trop

Dans les quatre pays des dirigeants africains que Barack Obama veut promouvoir, les élections qui ont eu lieu cette année ne sont pas exemptes de critiques —loin s’en faut—, à la notableexception du Niger. Preuve s’il en faut: nul n’a contesté le résultat du scrutin, pas même son malheureux rival.

En revanche, le Bénin lui a connu ses pires élections depuis 20 ans. Jadis qualifié de «laboratoire de la démocratie en Afrique» après la chute du régime marxiste-léniniste, le pays connaît aujourd’hui une régression démocratique. Cela ne tient pas seulement au triste spectacle des élections passées, où plus d’un million d’électeurs ont été laissés en rade, aux cafouillages de la Commission électorale nationale autonome (Cena) et de la Cour constitutionnelle. Cela tient surtout au fonctionnement des institutions de la République, qui laisse à désirer et mérite d’être revu et corrigé.

Les élections atypiques que la Guinée a vécues n’ont pas encore livré le fin mot de leur histoire. Jamais l’Afrique n’avait connu pareil bricolage électoral avec des interférences étrangères dans le processus, au gré des situations. Rien d’étonnant que des conflits plus ou moins graves aient surgi au lendemain même de l’avènement au pouvoir d’Alpha Condé. La tentative d’assassinat à laquelle il a échappé récemment montre combien il vaut mieux être prudent sur la nouvelle expérience guinéenne.

Concernant la Côte d’Ivoire, le scrutin du 28 novembre 2010 a déclaré vainqueur Alassane Dramane Ouattara à travers la mission de l’ONU dans le pays. La proclamation des résultats contraires par la Cour constitutionnelle au profit du président déchu, Laurent Gbagbo a conduit à la guerre dont on a connu l’épilogue. Pour autant, il s’avère difficile de dire de façon formelle que les élections ont été «libres et justes» dans le contexte de la crise ivoirienne de l’époque.

Les institutions, clé de la démocratie

La démocratie ne se mesure certes pas à l’aune d’une élection. En supposant même que tous ces pays aient organisé les élections les plus transparentes au monde, cela ne fait pas des démocrates ipso facto les dirigeants élus, tant qu’ils n’en ont pas apporté la preuve dans l’exercice du pouvoir et le respect du fonctionnement des institutions.

Barack Obama a pleinement raison d’insister sur la mise en place d’institutions fortes, puisque c’est d’elles que dépendent le bon fonctionnement de la démocratie. Mais il fait erreur en mettant des chefs d’Etat en vedette au lieu des institutions qui le méritent.

Car ce sont en effet ces dernières qui constituent le maillon faible de la démocratie en Afrique. Et pour cause; il suffit de les corrompre pour être élu président de la République.

Alors comment faire pour que l’Etat demeure éternellement à travers le bon fonctionnement de ses institutions, et que les hommes qui le dirigent soient de simples serviteurs au profit de leur peuple?  

Marcus Boni Teiga

 

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Koné Katinan, porte parole de Gbagbo répond à Ouattara


Le Nouveau Courrier-11/8/2011

Porte-parole officiel du président Laurent Gbagbo, Koné Katinan revient sur les propos d’Alassane Ouattara le 6 août dernier, notamment au sujet de son appel au retour des exilés et de ses allusions à la souveraineté de la Côte d’Ivoire, maltraitée ces derniers mois. Il évoque également la question de la santé du FPI.

Vous avez suivi, sans doute avec beaucoup d’attention, le discours du 6 Août d’Alassane Ouattara. En tant que porte parole du président Gbagbo, en contact par divers moyens avec lui, quelles sont vos observations à la suite de cette allocution ?

Ma première observation, c’est que je me rends compte qu’après plusieurs hésitations, le président Ouattara se rend compte que la Côte d’Ivoire a vraiment besoin de réconciliation. Il rejoint en cela le président Gbagbo qui a dit, dès lors qu’il a été arrêté par l’armée française, que nous abordions désormais la partie civile de la résolution de la crise ivoirienne. En demandant aux exilés de revenir, M. Ouattara admet qu’en dépit de tout ce qu’on peut dire, le problème ivoirien n’est pas réglé. Et il faut le régler.

On constate toutefois qu’entre ce que le président Ouattara dit et ce qui a cours dans les faits, il y a un vrai décalage. Et c’est ce décalage qui brouille la lecture de ses propos et qui fait qu’on peut être amené à douter de leur sincérité. Je n’irai pas jusque là mais je constate tout simplement que la veille de la diffusion de son discours, c’est-à-dire le 6 août, les personnes qui étaient détenues à Katiola et à Bouna ont été formellement inculpées.

Dont le président du parti, Pascal Affi N’Guessan. Quand le président du parti est inculpé, le président Gbagbo qui a assumé les fonctions de chef d’Etat est lui-même arrêté, au moment où l’on s’attendait à des actes forts de réconciliation de la part des nouvelles autorités, admettez qu’on est en droit d’avoir des inquiétudes sur les discours d’Alassane Ouattara.

Je remarque aussi qu’on fait des efforts inutiles, des dépenses d’énergie énorme, à vouloir réconcilier les Ivoiriens sans Laurent Gbagbo. Pourtant, pour moi, c’est un préalable absolu. Il y a eu une élection en Côte d’Ivoire, et deux personnes qui ont été proclamées élues, des investitures de part et d’autre. Il y a eu une énorme cassure.

On ne peut pas passer tout ça par pertes et profits et faire une réconciliation en dehors du président Gbagbo. Cela me paraît impossible, c’est même contre le bon sens. La main tendue dont il parle doit être tendue vers le président Gbagbo. On aurait été convaincu s’il disait qu’il prenait l’engagement d’entamer le dialogue avec celui qu’il aime bien appeler « mon frère Laurent » pour trouver des solutions à la crise ivoirienne. J’ai attendu cette annonce en vain. Ce qui fait que je reste sur ma faim. Ceux qui sont en exil le sont parce qu’ils se reconnaissent en quelqu’un qui est en prison ! S’il est libéré, il sera tout à fait évident que les autres rentrent ! Ne tournons pas autour du pot. L’essentiel est que Ouattara a absolument besoin d’engager un dialogue franc avec Gbagbo.

Dans son adresse à la nation diffusée par voie de presse, Laurent Gbagbo a beaucoup parlé de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara a également évoqué cette notion. Quel sens avez vous donné à cette sorte de “réplique” de Ouattara à Gbagbo?

Sur la souveraineté, Gbagbo a donné la profondeur de ce qu’il entend par ce concept. On ne peut pas dire aujourd’hui qu’on est pour la souveraineté d’un Etat, lorsque dans la réalité des faits, la présence trop forte de la France apparaît comme dérangeante. Nous sommes tout de même au XXIè siècle, à 51 ans d’indépendance.

On ne peut pas parler de la souveraineté de la Côte d’Ivoire en confiant l’essentiel de sa vie à un autre pays. Si le président Ouattara a repris ce thème, c’est qu’il sait que le débat sur la souveraineté de la Côte d’Ivoire est réel. Mais on ne peut pas le régler en négociant de nouveaux accords de coopération militaire avec la France, quand des conseillers militaires français sont au Palais présidentiel, quand l’armée française assume des missions de police à Abidjan, ce qui est tout de même un des devoirs régaliens de l’Etat ! C’est cela qui perturbe l’esprit.

Je souhaite que le discours de Ouattara soit suivi d’actes allant dans le sens de la réaffirmation de la souveraineté de notre pays. De l’extérieur, nous sommes mal vus. Comment un pays qui a fait des efforts des années durant pour sortir de la vassalisation puisse aujourd’hui donner tous les signes de ralliement à cette puissance- là ? Ce n’est pas un problème de Gbagbo ou de Ouattara, c’est un problème de la Côte d’Ivoire. Vous trouverez des gens pro-Ouattara qui le pensent mais qui ne peuvent pas le dire. Comme vous trouverez des pro-Gbagbo qui le pensent.

Très peu d’Ivoiriens admettent que leur pays soit soumis à une nouvelle forme de recolonisation. Je suis heureux que le président Ouattara soit revenu sur la question.

En tant que porte-parole du président Gbagbo, que pensez vous des nominations récentes au sein de l’armée qui ont été critiquées par les organisations de défense des droits de l’homme dans la mesure ou elles faisaient la part belle aux anciens Comzones ?

Cela traduit le paradoxe de la réconciliation dont on parle. J’aurais été à la place de M. Ouattara, qui a une grande responsabilité dans la construction de l’unité nationale, je n’aurais pas fait comme lui. Car l’armée a des règles ! Il y a des officiers anciens, qui ont été formés pour exercer ce métier ! De plus, ces nominations violent les accords de Ouagadougou.

Ces personnes qui ont été nommées sont des Ivoiriens, et je n’ai rien contre elles, mais les accords de Ouaga, qui ont fondé le processus électoral, disaient qu’à la suite des élections, tous ces Comzones devaient être admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Dans la pratique, ce n’est pas cela. Ces Comzones ont été confirmés ! C’est dans ce contexte que le président Gbagbo a dit que les militaires FDS ne doivent pas nourrir le complexe d’une armée vaincue. En effet, ils ont mené des combats difficiles, dans des conditions difficiles, face à une coalition d’armées étrangères. Aujourd’hui, celui qui est chef d’Etat, pour des raisons qui lui sont propres, fait ces nominations. Il a sans doute ses raisons, mais personnellement j’aurais procédé autrement. On peut penser que ces nominations sont une prime à la violence contre l’Etat.

Le tragique accident du bus 19 a malheureusement été l »occasion d’interprétations politiciennes. La presse proche du nouveau pouvoir accuse le président Gbagbo d’avoir acheté des bus qui n’étaient pas de bonne qualité…

S’il vous plaît… Des personnes, des Ivoiriens sont décédées dans des conditions dramatiques. Il faut avoir la décence de ne pas donner des explications politiciennes à des drames aussi graves. Cela nous discrédite, discrédite la Côte d’Ivoire vis-à-vis de l’extérieur. On peut haïr quelqu’un mais il y a des limites à ne pas franchir. C’est indécent et injurieux pour les personnes décédées. Je préfère ne pas m’attarder là-dessus. Au nom du président Gbagbo, je viens de faire un message de condoléances, de compassion aux populations. Restons humains. Même dans l’adversité, restons humains. Et respectons la mémoire de ceux qui sont décédés.

La presse ivoirienne est touchée en plein coeur. Avec l’incarcération d’Hermann Aboa, qui vient s’ajouter à d’autres confrères comme Frank Anderson Kouassi, Gnahoua Zibrabi, Serge Boguhet et Germain Guézé. Tous incarcérés. Sana oublier l’assassinat de Sylvain Gagnétaud…

Il n’est pas bon qu’un pouvoir politique emprisonne des journalistes. Ces actes ne rassurent pas et ne donnent pas de bons signaux aux Ivoiriens et à la communauté internationale. Toutes ces personnes qui sont arrêtées doivent être libérées. Les Ivoiriens ont besoin de réconciliation.

Dans sa déclaration, le président Gbagbo a demandé de libérer tous les prisonniers politiques. Et affirmé que c’est lui et lui seul qui doit répondre du mandat que les Ivoiriens lui ont confié. Hermann Aboa est un jeune, un père de famille. Il n’a fait que son devoir professionnel…

Le FPI est désormais dirigé par Sylvain Miaka Oureto, président par intérim. Certaines personnes considèrent que les initiatives du parti en Côte d’Ivoire sont assez molles. Le FPI «de l’intérieur » ne demanderait pas assez clairement la libération des personnes incarcérées et tarderait à reprendre sa place sur l’échiquier national. Qu’en dites vous ?

Nous ne devons pas oublier que nous traversons une période d’exception, une situation difficile. Le parti est en pleine tempête. La violence avec laquelle le parti a été attaqué est extrême : le président du parti est en prison, le fondateur et les deux vice-présidents du parti aussi. L’ancien secrétariat général est en prison ou en exil. Je comprends les difficultés qu’éprouvent les camarades sur le terrain, dans un climat de terreur. Je leur tire mon chapeau. En même temps, je voudrais dire que le FPI est un parti de combat. Quelle que soit l’adversité, nous devrons garder cela à l’esprit. Nous sommes porteurs d’une espérance. Il ne faut pas que nous faiblissions devant l’adversité. Il faut que nous retrouvions le FPI que nous avons connu : un parti de combat, qui ne recule pas devant l’adversité.

La direction du FPI en exil est elle en contact avec les exilés disséminés dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et dont la situation humanitaire semple assez préoccupante ?

Bien sûr. La direction du parti en exil a fait une tournée dans les camps de réfugiés. J’en ferai autant au nom du président Gbagbo. Nous sommes en contact permanent avec ces personnes. Nous devons oeuvrer pour leur apporter notre compassion, notre solidarité, face à la situation humanitaire difficile qu’ils traversent. Quand vous voyez les camps de réfugiés où vivent les Ivoiriens, quelle que soit votre force, vous laissez échapper quelques larmes. Nous essayons de les aider dans la limite de nos moyens. Et de préparer leur retour au pays. La direction du FPI en exil le fait déjà très bien.

En tant que porte-parole du président Gbagbo, comment jugez vous le retour en Côte d’Ivoire d’officiers en exil, notamment le colonel-major Boniface Konan ?

Le président Gbagbo a rendu un vibrant hommage aux militaires lors de sa dernière déclaration. A ces personnes qui ont combattu pour la liberté et la souveraineté de notre pays. Dans des conditions très difficiles. Ils n’ont pas été vaincus par l’ennemi officiel, mais par une coalition de puissances étrangères qui ne s’est pas déclarée officiellement ennemie. Si un militaire estime que les conditions sont réunies pour qu’il rejoigne sa famille, le président Gbagbo, qui était leur chef, n’a rien à lui reprocher. Pourvu que ceux qui rentrent retrouvent leur unité, participent au rétablissement de la cohésion sociale. Ils doivent le faire, mais sans avoir le comportement d’une armée vaincue. Ils doivent participer à la construction de la Côte d’Ivoire la tête haute. Et non le profil bas.

Communiqué de presse

Nous avons pris connaissance de la mise en vente de timbres postaux à l’effigie du Président Laurent GBAGBO et de son épouse qui sont apposés sur des cartes postales pré-imprimées et adressées au Président SARKOZY, émanant d’une association dite Côte d’Ivoire Coalition, Inc., se réclamant proche du Président Laurent GBAGBO et qui militerait pour sa libération.

Le Porte-parole du Président Laurent GBAGBO, Monsieur le Ministre KONE Katinan Justin, tient à rappeler que ni le Président ni son Porte-parole n’ont donné mandat à une quelconque organisation pour collecter des fonds pour sa cause. Le Porte-parole du Président Laurent GBAGBO déplore l’exploitation à des fins mercantiles que certaines personnes tentent de faire du noble combat du Président Laurent GBAGBO. Le Porte-parole fait remarquer que le Président Laurent GBAGBO a été arrêté en qualité de
Chef d’Etat. Il invite par conséquent toutes les personnes qui voudraient souscrire à son combat d’observer un grand respect à son égard.

La vente des timbres à son effigie constitue une méprise grave à son endroit. C’est pourquoi le Porte-parole se réserve le droit de traduire les promoteurs de cette honteuse entreprise devant les tribunaux compétents. Le combat du Président Laurent GBAGBO a besoin de l’adhésion d’hommes et de femmes d’honneur.

Le Porte-parole invite l’ensemble des combattants pour la liberté du monde entier, qui se
sont engagés aux côtés du Président Laurent GBAGBO, à demeurer vigilants pour éviter d’être victimes d’actes d’escroquerie et d’abus de confiance.

Fait à Abidjan, le 9 août 2011.

Le ministre Kone Katinan Justin
Porte-parole du Président Laurent Gbagbo

Théophile Kouamouo

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26 exécutions sommaires en un mois, les forces pro-Ouattara mises en cause (ONU)


Afreekelection11/08/2011

Vingt-six exécutions sommaires ont eu lieu en un mois en Côte d’Ivoire, a affirmé jeudi l’ONU, soulignant que les nombreuses exactions commises ont impliqué «principalement» des éléments identifiés comme membres de la nouvelle armée créée par le président Alassane Ouattara.

Soro Guillaume,SG des FN, Ministre de la Defense

 Du 11 juillet au 10 août, «26 cas d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires» et «85 cas d’arrestations arbitraires et de détentions illégales» ont été relevés, a annoncé lors d’un point presse Guillaume Ngefa, en charge des droits de l’Homme au sein de la mission de l’ONU (Onuci). Les «nombreuses violations des droits de l’Homme» ont impliqué «principalement» des éléments identifiés par des habitants et victimes comme appartenant aux Forces républicaines (FRCI), a-t-il poursuivi.

Les 26 personnes exécutées, parmi lesquelles un enfant de 17 mois, ont été tuées notamment dans des villages proches d’Abidjan, de Duékoué (ouest, théâtre de tueries en mars) et de Daloa (centre-ouest), des régions peuplées de nombreux partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo. Ces exécutions ont été attribuées «aux éléments des FRCI, aux membres de la confrérie des Dozos (chasseurs traditionnels)” qui les appuient et “aux miliciens gueré» pro-Gbagbo, a précisé M. Ngefa. «Huit fosses communes ont été découvertes aux alentours de trois établissements scolaires» à Abidjan dans le quartier de Yopougon (ouest, fief de M. Gbagbo), a-t-il encore déclaré, sans pouvoir préciser le nombre de corps enterrés.

Composées alors essentiellement d’ex-rebelles nordistes, les FRCI ont, avec l’aide de la France, arrêté Laurent Gbagbo le 11 avril après quatre mois de crise post-électorale et deux semaines de guerre. Les Forces républicaines sont désormais le nom de la nouvelle armée où les ex-belligérants sont en cours d’unification.

La situation sécuritaire s’est nettement améliorée ces derniers mois, en particulier dans la capitale économique Abidjan, mais les FRCI sont régulièrement accusées d’exactions, exécutions, violences ou pillages. La crise née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010 a fait au moins 3.000 morts.

Source, Afp

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ALERTE…LE PIÈGE DE OUATTARA: Le Colonel-major Boniface Konan, Henri-César Sama et d’autres ex-Fds inculpés


Selon l’AFP: 11/08/2011

57 officiers et sous-officiers des ex-Forces de Défense et de

le patron des Fusillers marins le Col. Maj Konan B.

Sécurité (Fds) dont le Colonel-major Boniface Konan, Henri César Sama, Vagba Faussignaux et le commandant Jean Noël Abehi ont été inculpés par le Tribunal militaire ce jeudi. Ils sont poursuivis pour différents chefs d’accusation dont obéissance à des ordres illégaux, détournement de biens publics, arrestations illégales et séquestration, achat d’armes donc violation de l’embargo, détention illégale d’armes etc…

L’annonce a été faite par le Commissaire du Gouvernement, Ange Kessi Kouamé ce jeudi au cours d’une conférence de presse.

Le Colonel-major Boniface Konan est arrivé a Abidjan le 28 juillet dernier en compagnie des ministres Koffi Koffi Paul de la Défense, Adama Bictogo de l’intégration africaine, du général Michel Gueu et du commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, au moment où des rumeurs de coup d’Etat bruissent dans la capitale ivoirienne.

De nombreux observateurs s’interrogeaient sur l’éventuelle  allégeance à Alassane Ouattara, alors en visite de travail aux USA à l’invitation de Barack Obama.

En effet, certaines sources faisaient état de “solides garanties” obtenues par Konan Boniface et ses éléments pour accepter de retourner au pays, Il est a craindre que le Col Konan et ses hommes ne soient  tombés dans un traquenard  au nom de la “réconciliation nationale”

La main tendue de Ouattara dans son discours du 7 Aout 2011 n’ est -elle pas un piège pour tous ceux qui ont choisi l’exil a la suite de sa prise de pouvoir par les forces armées françaises et l’ONUCI?

Katakro

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GABGBO 4 MOIS DE PRIVATIONS


Le Président Gbagbo, un otage maltraité

Source : Telediaspora.net  : 11/08/2011

Le 11 août 2011, cela fera quatre mois que le Président Gbagbo aura été fait prisonnier par les commandos français et remis aux forces rebelles ivoiriennes.

Depuis lors, le Président Gbagbo, son fils, ses proches se voient interdire toute communication avec l’extérieur.

Le Président reste enfermé 24 heures sur 24 dans une chambre close, à peine éclairée, aux fenêtres bouchées. Il n’est autorisé à en sortir que lors de repas frugaux qu’il prend avec son médecin, lui aussi détenu au secret. Il ne dispose pas d’affaires personnelles et il lui est interdit d’en faire venir. Au contraire, la volonté systématique d’humiliation de ses geôliers se manifeste dans le fait que depuis quatre mois, il est forcé à porter les mêmes vêtements et de dormir dans les mêmes draps; il lui est interdit aussi de se faire couper les cheveux.

LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO ET LE MINISTRE DE LA JUSTICE AHOUSSOU

Le Président n’a pu rencontrer certains de ses Avocats qu’en deux (2) brèves occasions et ne peut téléphoner à aucun d’entre eux ni recevoir aucun appel téléphonique.

De nouvelles tentatives du collectif d’Avocats pour rencontrer le Président échouent régulièrement malgré les promesses des Autorités Ivoiriennes et en particulier du Ministre de la Justice.

Les raisons de la détention au secret du Président lui sont toujours cachées: Il n’est officiellement accusé de rien, aucune procédure à son encontre n’a été ouverte. Par conséquent, sa détention s’analyse en une détention arbitraire.

Les droits de la défense et le premier d’entre eux, le droit à un Avocat, fondement de toute réelle défense et par conséquent de tout procès équitable, sont bafoués.

Les dispositions de la Loi Ivoirienne et des Conventions Internationales auxquelles la Côte d’Ivoire est partie sont violées.

Depuis quatre mois, le Président ne peut préparer de quelconque défense, il n’est pas informé de ses droits, est laissé seul et surtout soumis à des pressions psychologiques et physiques.

Un tel traitement s’analyse en une forme de torture. Le Président est aujourd’hui dans un état de grande faiblesse.

Le Président Gbagbo se trouve entre les mains d’un chef de guerre qui fait face à de graves accusations concernant son comportement pendant les années de guerre civile.

Ses Avocats ont cherché de l’aide auprès des responsables de l’ONUCI mais se sont heurtés à une fin de non-recevoir.

Or, la question des droits de l’Homme et du respect de la Loi est un enjeu essentiel du processus de paix auquel l’ONUCI est partie prenante.
Il s’agit de contribuer au rétablissement de la confiance entre les forces en présence, faire la promotion du processus de paix et assurer la protection des institutions et des civils.

Il s’agit aussi au plan politique de mettre en place les conditions de la réconciliation nationale.

Il s’agit enfin d’oeuvrer à la pré-éminence de la règle de Droit sur les considérations d’ordre politique. Ce serait, croyons-nous, de l’intérêt de toutes les parties que les dispositions de la Loi ivoirienne et des Conventions Internationales auxquelles la Côte d’Ivoire est partie soient dorénavant respectées. Ce serait en outre un signe encourageant adressé à la Communauté internationale.

Ce serait l’affirmation du refus de la vengeance et un premier pas vers la réconciliation.

Voilà pourquoi, il nous paraît à nous, Avocats et représentants du Président Gbagbo et de ses proches, être de l’intérêt de tous les protagonistes que les droits des prisonniers soient enfin respectés: la justice est une, indivisible. Elle élève et rend respectables ceux qui la respectent.

C’est pourquoi nous prions à nouveau les nouvelles Autorités Ivoiriennes de respecter les dispositions légales et les droits des prisonniers et notamment de leur assurer la possibilité de rencontrer de façon continue leurs Avocats dans des conditions de confidentialité absolue.

Pour éviter les pressions s’exerçant sur le Président Gbagbo, nous demandons aux Autorités Ivoiriennes de l’assigner à résidence dans sa maison de Mama (Gagnoa). Rappelons que le Président Gbagbo est détenu sans décret d’assignation à résidence, inculpation et sans mandat.

Enfin, pour garantir sa sécurité, nous en appelons à la Communauté Internationale pour qu’il soit placé sous la protection directe de l’ONUCI, ce qui lui avait été promis par Y. Choi, le Représentant du Secrétaire-Général lors de l’arrestation du Président.

Nous en appelons à la Communauté Internationale et notamment aux responsables de l’ONU et aux responsables du gouvernement français – dont le rôle sur le terrain demeure primordial – pour cesser toute aide au nouveau gouvernement Ivoirien tant que la règle de Droit sera bafouée.

Fait à Paris, le 10 août 2011

Maître Emmanuel ALTIT
Avocat à la Cour
Avocat du Président Gbagbo
Avocat inscrit à la Cour Pénale Internationale

Contact :
Jennifer NAOURI
95, rue de Courcelles
75017 Paris
06.14.68.46.91
naourij@yahoo.fr

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Sans vergogne…


Lu sur Alternatives&Coherences-1/08/2011

Jusqu’où  Alassane Dramane Ouattara abaissera la fonction présidentielle?  Jusqu’où cet homme prêt à tout, notamment au sacrifice de citoyens du pays qu’il prétend vouloir gouverner, ira-t-il  pour justifier son exercice du pouvoir ?
Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, il a affirmé, à l’occasion d’un entretien  accordé à l’Associated Press, qu’il ne savait rien des exactions contre les partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d’autres ONG accusent ses forces. Par cette déclaration, Alassane Ouattara marque ce qu’il est, un homme sans moralité, indigne de la fonction qu’il occupe, la caricature ultime de cette Afrique  de De Gaulle que nous ne voulons plus voir. Le fauteuil présidentiel souillé du sang d’ivoiriens, sur lequel il siège depuis ce funeste mois d’avril  2011, il ne le mérite pas, il le rabaisse et le dévalorise.

Ouattara Alassane et son mentor Sarkozy

Lui qui était présent  à l’hôtel du Golf, alors que l’on malmenait, torturait et assassinait ses adversaires politiques, ose prétendre qu’il  est ignorant de ces violations des droits des personnes. Alors que de France, malgré le black-out de médias inconséquents et complices, nous parviennent quasi-quotidiennement les nouvelles des crimes de ses milices. Le missi dominici de la finance mondialisée sacrifie en toute impunité  les libertés publiques de ses concitoyens, et pour quelle finalité ?
Assurer le relèvement de la Côte d’Ivoire ? Instaurer la démocratie ? Moderniser le pays ?
Que nenni ! Cet homme, parangon du nègre blanc, de l’indigène complexé, n’a été placé là que dans le but unique de fluidifier le pillage de son pays. Seuls les maîtres du monde et leurs féaux nègres peuvent reconnaître à cet homme la qualité de chef d’Etat. Le titre de «préfet-sident» reconnu par la communauté internationale est évocateur de ce qu’il est véritablement, un lieutenant de cette famille mafieuse dictant ses quatre volontés aux peuples des pays du Sud.
Quel africain, quel ivoirien n’est pas documenté sur les crimes contre l’humanité, les assassinats politiques, les exactions contre les populations civiles dont est responsable la soldatesque de M. Ouattara ? Lui qui gouverne à l’exclusion de tout principe démocratique ce pays moteur de l’Afrique de l’Ouest serait non-informé des actions de ses complices criminels ? Qui peut décemment le croire ? Qui peut décemment le soutenir ? Nulle personne sensée et surement pas nous!
Venu au pays de l’oncle Barack chercher une légitimité qu’il n’acquerra jamais dans son pays et sur le continent africain, Ouattara démontre son peu de maîtrise de la situation catastrophique qu’il a engendrée et qui lui a permis d’accéder à la présidence ivoirienne.
Nier l’évidence est-ce une façon d’assumer la responsabilité suprême d’un pays ? Oui si l’on est un dictateur, non si l’on est un homme droit et un démocrate, ce que Alassane Ouattara n’est pas, à l’évidence. La responsabilité des médias occidentaux dans leur grande majorité et celle des médias français en particulier est,  au regard de cette situation, plus qu’accablante. Rien ne nous a été épargné avant, pendant et après la crise politique ivoirienne. Le mensonge et le déni érigé en principe directeur ont permis au système mafieux international d’imposer et de légitimer cet homme vil à la tête de l’Etat ivoirien. Persistant dans sa mauvaise foi, Alassane Ouattara affirme également lors de cet entretien que tous ceux qui seront reconnus coupables d’atrocités seront punis, quels qu’ils soient, ” Je suis contre l’impunité” conclut-il. Devons-nous rire ou pleurer devant tant de cynisme ? Les larmes dans l’encre, nous ne pouvons que souligner que celui qui se prétend être contre l’impunité devrait se livrer, ainsi que son premier ministre Guillaume Soro, aux autorités judiciaires de son pays, voire internationales dirigées par le guignol Ocampo, afin de démontrer sa bonne foi.
Répondant à une question d’un journaliste faisant état d’un rapport Human Rights Watch daté de juin qui accuse ses forces d’avoir tué 149 partisans présumés de Gbagbo depuis son arrestation le 11 avril et pointe le rôle de Chérif Ousmane, chef de guerre dans la région de Bouaké, ancien pilier de la rébellion ivoirienne, ayant ordonné l’exécution de 29 personnes, le simplet d’Abidjan se contente de répondre “Ca ne peut pas être vrai (…) Chérif Ousmane est l’un de nos meilleurs soldats”.  De la dénégation comme talisman …
Malheureusement ceci est vrai, et indiscutable. Les chiffres avancés par des ONG magnanimes, sont en-dessous de la réalité, Ouattara se baigne quotidiennement dans le sang de ses compatriotes et lui seul peut le nier. Voilà ce que la communauté internationale a voulu pour les ivoiriens, un  criminel irresponsable et inconséquent pour chef d’Etat. Au-delà de tout parti pris sur la situation interne ivoirienne, une évidence s’impose : Alassane Ouattara est dangereux. Le portrait de cet homme dressé par les médias visant à lui donner une image lisse et un profil acceptable pour amadouer et endormir les opinions publiques occidentales, est une escroquerie et un leurre. La position française durant la crise post-électorale demeurera une tache indélébile sur l’action de Nicolas Sarkozy. L’histoire qui a son propre rythme et ne transige pas, dira que le président français a menti à son peuple, sali les principes de la république française et a par son action accolé une nouvelle fois, celle de trop, le nom de la France à celui d’un criminel au regard du droit international.
Rien ne sauvera M. Ouattara, sur cette terre où dans un autre monde, les consciences africaines éveillées ne sont plus enclines à l’intoxication venue de médias et de dirigeants occidentaux perpétuant une vision racialiste de l’homme noir, le confinant aux recoins les plus sombres de l’humanité. La geste de cet homme sans morale est sans équivoque, elle est celle d’un criminel. Son entourage politique composé de bandits sans foi ni loi, de coupeurs de route, de politiciens à la petite semaine et de démocrates de pacotille ne mérite qu’une seule chose : l’élimination de la scène politique ivoirienne et internationale. Nous exhortons l’Afrique et les ivoiriens à se purger de ce poison. La communauté internationale et son leader en tête, le nobélisé à tort Barack Obama, ferait bien de se désolidariser de cet ersatz de démocrate à brève échéance. L’Afrique qui a payé plus que son tribut au fonctionnement de cet ordre mondial amoral et corrompu mérite des dirigeants d’une autre trempe, de véritables hommes de valeur plaçant au-dessus de tout le respect des droits de l’homme. Aussi aucun principe ne justifie la prise de pouvoir violente et l’exercice de celui-ci selon l’arithmétique de la kalachnikov du criminel «préfet-sident» Ouattara.
Le droit des peuples à un gouvernement respectueux des valeurs intangibles des droits de l’homme commande à l’insurrection contre la tyrannie.  Nul doute que l’impunité de fait mise en place par l’exécutif ivoirien ne fera que renforcer  la détermination de ses adversaires politiques et à terme mobiliser massivement une population qui est non seulement informée des exactions commises par les soudards des forces républicaines, mais qui les subit. Ne souhaitant que le meilleur pour le peuple ivoirien, nous ne pouvons qu’espérer un exercice de la fonction présidentielle du fait de M. Ouattara des plus courts possible.
Ahouansou Séyivé
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Gbagbo dans la ligne de mire


Laurent Gbagbo, soumis à un régime d’isolement, devrait être jugé à la fois par la justice ivoirienne et par la Cour pénale internationale. A la demande du président Alassane Ouattara.

L’AUTEUR Sabine Cessou SlateAfrique

Arrestation de Gbagbo- lechef de guerre Vecho et un soldat Licorne-11/04/2011

Arrêté le 11 avril dernier puis transféré à l’Hôtel du Golf, le quartier général d’Alassane Ouattara, Gbagbo a ensuite été emmené par voie aérienne à Korhogo, une ville du nord de la Côte d’Ivoire, sous escorte onusienne. Assigné à résidence dans une villa de l’Etat, il subit un régime de résidence surveillée qui n’est pas conforme aux normes internationales. Il est privé du droit de visite et de toute communication avec l’extérieur.

[à lire dans:LE TOP DE LA SEMAINE ]

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GBAGBO VOICI VENU LE TEMPS DE LA REPENTANCE


La Chronique de Hassane Magued
La Révolution Permanente N°0057/08/11

Vôtre Excellence, je ne sais pas dans quel état de santé cette correspondance officielle de la Révolution Permanente va vous trouver. Mais vous connaissant, je reste tout même convaincu que malgré les tortures que l’on vous inflige, vous restez solidement à la barre comme vous aimez à la dire.
Hier, avant de me coucher, je me suis demandé si vous avez pu avaler quelque chose. Parce que vos nouvelles qui nous parviennent sont toujours aussi alarmantes les unes que les autres. Mais le Peuple de Côte d’Ivoire qui vous a fait, prie continuellement pour vous. Il a foi que même dans la vallée de l’ombre de la mort, vous ne craignez rien, car Dieu est avec vous.

Laurent GBAGBO élu Président et déchu par la France

Comme vous le devinerez sans aucun doute, l’heure de votre libération n’est plus loin. Et c’est pour cette raison qu’avant votre retour glorieux à Abidjan, j’ai décidé de vous parler en toute honnêteté comme un fils bien éduqué parle à un père. Sans faux-fuyant ni malice. Vous le voyez en filigrane de mes propos, je suis de ceux qui vous regardent dans les yeux et vous disent la vérité, parce que mes engagements sont toujours sincères et je n’ai point besoin de faire la courbette dans l’hypocrisie pour gagner mon pain ; je suis ainsi parce que Dieu m’a tout donné pour vivre dans la dignité. Alors permettez-moi de vous parler de repentance, au moment où la Révolution Permanente prépare activement votre retour dans la vie active.
Pour l’homme de culture que vous êtes, le mot repentance a tout un sens. Il implique une humiliation volontaire et personnelle. Il implique un engagement devant Dieu. Il induit la vérité envers soi, envers son prochain et envers Dieu. La repentance que je vous demande n’est point une action introduite en procès contre vous, mais elle vise à vous accompagner dans la voie de l’élévation que Dieu est en train de vous tracer.
Dans l’histoire de la foi chrétienne, le Roi David, un serviteur de Dieu, pourtant bien aimé de Lui, a eu plusieurs fois à se repentir dans l’humiliation, de ses fautes. Parce qu’en tant qu’être humain, nous en commettons beaucoup, et tous les jours. Dieu Lui-même le dit si bien : Car tous ont péché et sont privés de la Gloire de Dieu.
La repentance que je vous demande n’est pas non plus une justification de vos actes devant d’autres pécheurs que nous sommes. Mais elle vise à provoquer l’édification de vos frères et sœurs ivoiriens, puis de vos amis dont le nombre croît chaque jour, dans la dynamique du combat panafricaniste que nous menons.
Excellence Monsieur le Président de la République, beaucoup de choses sont dites de vous. Des bons comme des mauvais témoignages. Et ces mauvais témoignages rendus grossièrement, ont aidé à cristalliser la haine provoquée contre vous par Monsieur Dramane OUATTARA, la France et leurs alliés de race noire comme blanche.
Alors, Vôtre Excellence, permettez-moi de vous suggérer de vous incliner devant Dieu, pour réclamer sa clémence à votre égard, à cause de l’aide que vous avez accordée à cet étranger, en vous alliant à lui pour former le Front Républicain dont les résultats sont présentés comme étant le boycott actif de 1995 et le coup d’Etat contre BEDIE Konan en 1999. Je vous demande de demander pardon à Dieu pour cet acte parce que vous avez collaboré avec un étranger, qui a bénéficié de votre légitimité citoyenne, pour se bâtir une “légitimité” d’imposture dont les résultats sont amèrement vécus par tous les Ivoiriens aujourd’hui.
Après cette étape basique, je vous prie, Excellence Monsieur le Président, de demander pardon à Dieu, pour vos faiblesses en tant que homme. Aujourd’hui, certains de vos farouches ennemis, parfois sortis du FPI (Front Populaire Ivoirien), vous accusent à tort ou à raison, d’avoir commis l’adultère avec leurs femmes ou leurs filles. Je ne cherche pas à savoir si cela est vrai. Mais Dieu nous enseigne de ne point être la cause de la chute d’autrui. Si par vos élans amuseurs ou par vos comportements, ou même par pure faiblesse, vous êtes tombé comme le Roi David, je vous prie de vous humilier sincèrement devant Dieu. Il vous accordera son pardon.
Ceux qui vous haïssent vertement justifient pour partie, leur haine en soutenant que vous auriez entretenu un escadron de la mort qui aurait tué des personnes du camp de l’imposteur. J’ai déjà répondu à ceux-là en disant que OUATTARA est un criminel qui fait le ménage lui-même dans sa boucherie. De Kass en passant par Ibrahim Coulibaly, ceux qui en doutaient ont compris que si tu n’es pas dans la même vision que OUATTARA, quels que soient vos liens, il te fera assassiner. Mais il est bon, que je soulève ce grief et vous demande de demander la clémence de Dieu pour ceux qui vous accusent, mais aussi pour vous, qui aviez été involontairement, la cause du péché d’autres personnes.
Je ne connais pas votre vie familiale. Mais dans toute vie familiale, il y a des hauts et des bas. Vu l’attachement de vos enfants à votre personne ; leur capacité à braver la mort à vos côtés, filles comme garçons, je reste convaincu que vous n’êtes pas un mauvais père. Mais il y a votre femme Simone. Je vous prie de demander à Dieu de vous pardonner tous les torts que vous lui auriez causés par vos faiblesses d’homme ou du fait de vos lourdes charges de Chef politique et de Chef d’Etat.
Votre Excellence, j’en arrive enfin à cette histoire qui vous vaut la haine d’une partie du peuple Baoulé. Ceux-là vous reprochent d’avoir humilié Houphouët Boigny, tout simplement parce que vous rêviez d’occuper son poste. Vous avez toujours rigolé de ce grief en disant que c’était un jeu politique. Mais vous voyez aujourd’hui, jusqu’où l’ancienne génération qui a voué un culte à Houphouët est prête à aller, afin de vous faire laver cet affront que vous refuseriez de confesser. Je vous dis que l’heure est à la repentance dans la solitude, mais aussi, elle devra se poursuivre au grand jour avec vos frères ivoiriens. Demandez pardon à Dieu pour les erreurs de jugements et de jeunesse que vous avez pu commettre avec Houphouët, en partant de vos actes de défiance au symbole qu’il constituait pour aboutir à l’affaire Kragbé Gnagbé. Avec la Rébellion de Dramane OUATTARA, vous devez comprendre aujourd’hui les raisons profondes des choix qu’Houpouët a été obligé de faire avec votre frère du Guébié.
Puis enfin la Côte d’Ivoire. Son peuple vous a fait confiance. Il vous a demandé de présider à sa destinée. Mais votre paternalisme et votre simplicité auraient pris le dessus. Vous auriez été trop attentiste devant des actes posés par certains de vos camarades de lutte qui ont vite fait de verser dans les péchés d’orgueil et de ne pas fixer une limite entre ce qui était à eux et ce qui était à l’Etat. La folie des grandeurs qui a caractérisé certains, a été pour beaucoup dans les opportunités que les ennemis de la Côte d’Ivoire se sont offertes, en vue d’organiser la razzia de ce pays. Même au sein de la Majorité Présidentielle, certains pensent que vous avez joué avec le pouvoir d’Etat parce que vous vous êtes amusé avec Dramane OUATTARA et consorts. Je sais, vous étiez de bonne foi. Vous croyiez que vous aviez affaire à un homme qui peut avoir un peu d’égard pour les lois. Vous avez pensez qu’il y a des limites qu’il n’aurait pas osé franchir. Aujourd’hui, vous-même, vos proches, vos camarades et plusieurs cadres de la Côte d’Ivoire découvrent l’individu en grandeur nature criminelle. Priez pour vous-même, pour la Côte d’Ivoire qui paie le lourd tribut de vos erreurs de jugement et aussi pour Dramane OUATTARA. Cette prière sera comme des braises ardentes dans sa vie. C’est Dieu lui-même qui le dit ainsi. Priez pour vos ennemis.
Pour terminer, je vous prie Excellence Monsieur le Président de prêter une attention particulière à cette dernière recommandation dont je vous saurais gré de m’en accorder l’opportunité. Le Dieu d’Abraham que je vous demande de prier est un Dieu Jaloux. Il a en aversion, la souillure du corps, mais aussi celle de l’esprit. Il ne tolère pas qu’une autre divinité partage sa Gloire et Ses Victoires. J’ai appris que vous auriez un cheval blanc à Mama, comme celui de feu le Général Guéi. Ce cheval blanc serait d’origine burkinabée et aurait des attaches spirituelles. Je suis convaincu qu’il est sorti de votre vie depuis votre conversion. Mais pour les liens spirituels, je n’en sais rien. Si ces liens n’ont pas encore été brisés, il faut le faire de là où vous êtes, dès aujourd’hui. Puis au-delà de ce cheval supposé ou réel, il faut vous détourner de toutes les voies spirituelles qui constitueraient un obstacle à l’action de Dieu pour la restauration de la Côte d’Ivoire.
Excellence Monsieur le Président, j’ai été un peu long avec vous. Mais le moment est d’une importance cruciale pour votre peuple, le peuple de Côte d’Ivoire. Alors, je m’en serais voulu, si j’avais été lapidaire sur la question de la repentance qui doit intervenir comme la voix du Chef qui s’élève vers Dieu pour demander sa clémence afin qu’Il apporte la Libération.
Quant à l’imposteur que la France a intronisé dans le sang des Ivoiriens, je voudrais, Excellence, vous donner quelques nouvelles fraîches de lui. Depuis quelques temps, ses militants ne l’appellent plus ni ADO Solutions ni ADO Pissanci. Ils ont compris qu’il ne vous arrive pas à la cheville et qu’il n’est qu’un menteur sans foi ni loi. Ils l’appellent désormais ADO Babiè. De notre côté, du côté de la Révolution Permanente, nous nous occupons de lui. Et de la plus belle des manières. Notre ambition pour cet imposteur sera réalisée dans quelques jours seulement. C’est pourquoi il m’est apparu bon, d’avoir l’assurance que vous avez scellé une Alliance nouvelle avec Dieu pour la libération du peuple souverain de Côte d’Ivoire qui subit le joug de l’imposture colonialiste.
Nous, Patriotes de Côte d’Ivoire et d’Afrique, vous aimons tous, Excellence. Nous prions pour vous. Et dans la vallée de l’ombre de la mort, ne craignez point, car Dieu est avec vous. Soyez béni et je vous prie de recevoir nos salutations combattantes.

A très bientôt.

Hassane Magued

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DSK : le rapport médical de Diallo conclut à un viol


L’Express a pu se procurer le rapport médical de l’hôpital ayant pris en charge Nafissatou Diallo après son agression présumée. Le document confirme l’existence de violences sexuelles.

Lu dans Le Figaro.fr16/08/2011

Depuis le début de l’affaire DSK, l’avocat new-yorkais Kenneth Thompson le brandit comme la preuve irréfutable que sa cliente, Nafissatou Diallo, a bien été violée par l’ancien patron du FMI. Ce mardi, l’hebdomadaire l’Expressaffirme avoir pu lire le fameux rapport médical établi par le service des urgences de l’hôpital St Luke’s Roosevelt de Manhattan le 14 mai, après l’examen médical de la femme de chambre de l’hôtel Sofitel.

Ce rapport, qui inclut le récit de l’agression présumée fait par Nafissatou Diallo aux médecins, indique de manière extrêmement précise l’existence d’un traumatisme au niveau du vagin de la jeune femme. Dans son récit de son agression présumée, la plaignante affirme que Dominique Strauss-Kahn lui aurait déchiré ses collants, puis saisi «la partie extérieure de sa zone vaginale», avant de la «saisir par les cheveux» pour lui forcer à lui prodiguer une fellation.

Le rapport note également l’existence d’une douleur dans l’épaule gauche. Selon l’Express, «un scanner ultérieur révélera une rupture de ligament.» La conclusion du document médical est lapidaire : «Diagnostic : agression. Cause des blessures : agression. Viol.»

Cette publication n’a pas été du goût des avocats de DSK, qui dénoncent l’utilisation «trompeuse et malhonnête» du rapport médical par les avocats de la plaignante. «La conclusion du rapport de l’hôpital est basée presque exclusivement sur les propos» de la victime présumée, «qui a prouvé de manière répétée qu’elle n’était pas crédible», expliquent-ils dans un communiqué. «Les descriptions physiques de la plaignante dans le rapport médical ne sont pas du tout des blessures et peuvent avoir été provoquées par de nombreuses autres causes qu’une agression sexuelle, y compris un rapport sexuel consenti plusieurs jours avant l’incident».

Bataille médiatique autour du rapport médical

Le contenu du dossier médical de Nafissatou Diallo fait en effet l’objet d’une bataille médiatique entre l’accusation et la défense. Si Kenneth Thompson argue que le document prouve qu’il y a bien eu une agression violente, William Taylor, l’un des deux avocats de DSK, affirmait mi-juillet devant des journalistes français que «le rapport médical ne rapporte aucune preuve physique de violence. Pas de blessure à l’épaule, pas de marques de violences, pas de bleus.» Une dizaine de jours plus tard, David Koubbi, l’avocat de Tristane Banon, expliquait à Libération avoir pu consulter ce dossier médical. «Il n’est pas vide. Les avocats de DSK mentent lorsqu’ils l’affirment.»

Le New York Times avait également affirmé début juillet avoir eu accès à un rapport de l’hôpital St Luke’s Roosevelt transmis à la défense et à l’accusation. Si le quotidien américain notait au détour d’une phrase que «le rapport évoque une agression sexuelle»,il se concentrait sur les contradictions du récit de Nafissatou Diallo entre ses déclarations à l’hôpital et celles faites devant le grand jury du tribunal de New York. Des contradictions «sur lesquelles la défense pourrait se concentrer», selon leNew York Times. La prochaine audience du dossier DSK aura lieu le 23 août.

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Politique ivoirienne : Pour Juppé, tout baigne !


Alain Juppe Ministre français des Affaires Etrangère

“Globalement la sécurité s’est considérablement améliorée”

« S’agissant de la Côte-d’Ivoire, je ne peux pas laisser dire qu’il y règne un grand désordre. Il reste certes des poches de résistance à Abidjan, mais, globalement, la sécurité s’est considérablement améliorée (…) ». En revanche, on peut laisser faire ou fermer les yeux sur la sanglante épuration qui a suivi l’arrestation de Laurent Gbagbo.

D’après l’ONG Human Rights Watch (HRW), au moins 149 partisans, réels ou supposés, de l’ex-président ont été tués par les forces d’Alassane Ouattara depuis leur prise d’Abidjan tandis que les miliciens pro- Gbagbo ont tué au moins 220 personnes dans les jours ayant immédiatement précédé et suivi l’arrestation de Gbagbo, le 11 avril. Au sujet des exactions commises par les Forces républicaines (FRCI) d’Alassane Ouattara, HRW fait état de « 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux ».

L’organisation demande au nouveau régime de faire cesser immédiatement les meurtres, tortures et traitements inhumains et appelle aussi à « immédiatement suspendre les commandants responsables de ces terribles exactions et à ouvrir des enquêtes sur eux », notamment Chérif Ousmane, l’un des quatre anciens Com’zones, aujourd’hui intégrés aux FRCI et qui se sont partagés la capitale ivoirienne comme ils l’avaient fait dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Quant aux milices pro-Gbagbo, au lendemain de la chute de leur leader, « elles se sont déchaînées dans plusieurs zones de Yopougon, tuant plus de 80 personnes originaires du nord de la Côte d’Ivoire et des pays voisins d’Afrique occidentale en raison de leur soutien présumé à Ouattara » indique HRW.

Le dernier rapport d’Amnesty Inter­ national est d’ailleurs accablant pour les deux camps sur les violences post-électorales. Il épingle aussi les militaires français, restés impassibles alors que l’entourage de Gbagbo était bastonné, sous leurs yeux, par les partisans de Ouattara au moment de son arrestation.

Le rapport d’Amnesty dénonce aussi la passivité de l’ONU à Duekoué, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, théâtre de massacres massifs, où le détachement onusien est resté sagement dans son casernement.

On ne peut donc pas laisser dire à Alain Juppé que « globalement la sécurité s’est considérablement améliorée. »

Source : Suivie.org

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MADAGASCAR:Rajoelina échappe encore à un attentat


Rajoelina échappe encore à un attentat

Le Président Malgache Andry Rajelina

Madagascar-Tribune mercredi 17 août 201

L’instabilité persiste sur l’île de Madagascar. La Direction de la sécurité du territoire (DST) affirmait mardi 16 août avoir déjoué un projet d’assassinat qui visait le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) Andry Rajoelina, à la tête du pays depuis qu’il a chassé du pouvoir le président élu Marc Ravalomanana en mars 2009.

Surprise cet après-midi du mardi 16 août dans les bureaux de la Direction de la sécurité du territoire (DST) à Ambohitsorohitra pour la presse. Le responsable de la DST l’a conviée pour un point de presse au cours duquel le commissaire responsable a présenté des armes et des munitions découvertes à Moramanga à l’issue d’une perquisition menée dans les règles de l’art, comme dirait l’autre, au domicile d’un grand opérateur. Tout l’attirail (5 fusils et un pistolet 7,65 et des lots de munitions au nombre de 850 pièces) aurait été destiné à abattre le président de la HAT, Andry Rajoelina et le président du Congrès de la transition (CT), Raharinaivo Andrianatoandro, le moment venu de la signature de la feuille de route, a-t-on appris, soit avant, soit après la cérémonie.Les attirails destinés à abattre le président de la HAT et le président du Congrès de la transition (CT)…..[suite page AFRIQUE]

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SIMONE GBAGBO SERAIT INCULPÉE DEPUIS HIER


17/08/2011 Selon regardscroises.ivoire-blog.com

Simone Gbagbo Heivet Premiere Dame de Cote d'Ivoire

L’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, vient d’être inculpée par le sixième cabinet du juge d’instruction d’Abidjan, présidée par la magistrate Delphine Makouéni Cissé. Nous avons reçu l’information hier, très tard dans la nuit, de l’un des avocats membres du Collectif des avocats nationaux des pro-Gbagbo. Pour l’instant, la nouvelle reste à confirmer auprès de la présidente du sixième cabinet, qui n’a pas encore notifié la décision aux conseils juridiques de l’ex-Première Dame. Selon notre source, l’épouse de l’ancien chef de l’Etat ivoirien a été inculpée sur place à Odienné, lieu de sa détention depuis quatre mois, par le juge d’instruction de la section du Tribunal de Première Instance d’Odienné ; agissant aux bons soins de sa patronne à Abidjan qui l’a saisi d’une commission rogatoire qu’il a exécutée. En clair, la présidente Makouéni Cissé ne s’est pas déplacée dans la capitale du Denguélé pour écrouer en personne Mme Gbagbo. Elle a confié la « sale besogne » au juge d’instruction siégeant sur place à Odienné.

L’ex-Première Dame de l’Etat de Côte d’Ivoire, inculpée principalement pour délits économiques, est poursuivie pour sept chefs d’accusation portant sur les infractions suivantes : vols en réunion, vols à mains armées commis avec violence et effraction, détournements de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie publique, pillages et complicité des infractions sus-citées.

Pour l’heure, on peut dire que Simone Ehivet Gbagbo est « vernie », comparativement aux autres déportés de Bouna, Katiola et Korhogo (hormis le Président Laurent Gbagbo, qui n’a pas encore été formellement inculpé par Alassane Ouattara). En effet, les Premiers ministres Pascal Affi N’Guessan et Gilbert-Marie Aké N’Gbo, Michel Gbagbo, le fils de l’ancien chef de l’Etat et toutes les autres personnalités en détention dans les goulags du nord du pays et récemment inculpés, sont poursuivis pour 19 chefs d’accusation : 12 délivrés par le 3ème cabinet du juge d’instruction à Abidjan, et sept autres par le sixième cabinet.

Après l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire, il ne reste plus que le Président Laurent Gbagbo pour que la folie justicière du régime ouattariste soit bouclée.

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(LIBYE) WASHINGTON TENTE DE VOLER 1,5MILLIARD DE DOLLARS POUR PAYER SES SALARIÉS DU CNT


Les États-Unis ont tenté de s’emparer lundi dernier d’1 500 000 000 de dollars appartenant à l’État libyen, mais en ont été empêchés in extremis par l’Afrique du Sud.

Les documents produits lors de cet épisode, et que révèle le Réseau Voltaire, attestent que les membres du CNT et leurs fonctionnaires sont directement salariés par un organe US. Mardi 9 août 2011, Sana Khan, secrétaire du Comité des sanctions mis en place par la résolution 1970 du Conseil de sécurité, a transmis aux membres du Comité un avis émanant de l’ambassadrice Susan Rice, représentante permanente des États-Unis à l’ONU.

Dans cette missive, dont le Réseau Voltaire s’est procuré une copie [document téléchargeable au bas de cette page], Washington informe le Comité de son intention de dégeler 1 500 000 000 de dollars appartenant à la Banque centrale de Libye, à l’Autorité libyenne d’investissement, à la Banque étrangère de Libye, au Portefeuille d’investissement libyen en Afrique et à la Compagnie nationale libyenne du pétrole. Arguant que ce dégel est légal lorsque les fonds sont destinés à des fins humanitaires ou civiles (article 19 de la Résolution 1970 ), Washington indique qu’il affectera unilatéralement cette somme comme suit :

-500 000 000 de dollars à des organisations humanitaires de son choix « pour répondre aux besoins humanitaires actuels et à ceux que l’on peut anticiper, dans la ligne de l’appel des Nations Unies et de ses mises à jour prévisibles » ;

-500 000 000 de dollars à « des sociétés d’approvisionnement en fuel et en biens humanitaires nécessaires » ;

-500 000 000 de dollars au Temporary Financial Mechanism (TFM) pour « payer les salaires et les dépenses de fonctionnement des fonctionnaires libyens, des dépenses alimentaires, de l’électricité et d’autres achats humanitaires ». Sur cette somme, 100 000 000 de dollars seront provisionnées afin d’être ultérieurement affectés aux besoins humanitaires des Libyens dans les zones non contrôlées par le Conseil de transition nationale (CNT) lorsque celui-ci aura établi « un mécanisme crédible, transparent et effectif » pour les leur transmettre.

En clair, les États-Unis ont informé le Comité des sanctions de leur intention de s’emparer 1,5 milliard de dollars qu’ils attribueraient pour un tiers à leurs propres services humanitaires (USAID…), pour un second tiers à leurs propres multinationales (Exxon, Halliburton etc.), et pour le restant au TFM, un bureau du LIEM, lequel n’est qu’un organe officieux créé par Washington et avalisé par le Groupe de contact pour administrer la Libye. Washington a fait savoir qu’il considérerait avoir l’accord tacite du Comité des sanctions dans les cinq jours suivant la réception de sa notification.

Malheureusement, la Libye ne pouvait pas s’opposer à ce vol, car elle n’est pas représentée à ce Comité. En effet, son ancien ambassadeur a fait défection, et -en violation de l’Accord de siège le Département d’État n’a toujours pas délivré de visa à son nouvel ambassadeur. Washington entendait bien profiter de cette absence forcée pour s’emparer du butin. Au demeurant, la France a déjà ouvert une brèche en volant 128 millions de dollars dans les mêmes conditions.

C’est en définitive le représentant permanent de l’Afrique du Sud, l’ambassadeur Baso Sangqu, qui a fait obstacle à la manœuvre.  Outre la rapacité des États-Unis, cet invraisemblable épisode confirme que l’auto-proclamée « Libye libre » de Benghazi et Misrata n’est pas gouvernée par le Conseil national de transition (CNT). Celui-ci n’est qu’une façade, au demeurant fort lézardée. L’Est de la Libye, contrôlé par l’OTAN, est administré par le Libyan Information Exchange Mechanism (LIEM), un organe informel, sans personnalité juridique, mis en place à Naples par les seuls États-Unis, même si certains de ses employés sont des Italiens.

Les fonds que l’on présente comme attribués au CNT sont en réalités remis au LIEM qui les utilise pour salarier les membres du CNT et leurs fonctionnaires. La différence est de taille : le Conseil national de transition n’a pas de politique propre, il se contente d’exécuter la politique des États-Unis. Et c’est bien normal lorsque l’on sait que le CNT n’a pas été formé lors des événements de Benghazi, mais plusieurs années avant à Londres comme un gouvernement provisoire en exil.

Par conséquent, l’action militaire des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN ou du Conseil de coopération du Golfe n’a pas pour objectif de mettre en œuvre la protection des civils prévue par la résolution 1973, et encore moins la « libération des Libyens », mais bien la colonisation du pays.

Thierry Meyssan

Réseau Voltaire
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Côte d’Ivoire – L’ex-président Gbagbo inculpé de “crimes économiques”


AFREEKELECTION.COML’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son épouse Simone, en résidence surveillée dans le nord du pays depuis avril, ont été inculpés et placés en détention préventive pour «crimes économiques», a annoncé jeudi le procureur de la République d’Abidjan.

LAURENT ET SIMONE GBAGBO

 Assigné à Korhogo (nord), M. Gbagbo a été inculpé jeudi soir de «crimes économiques», notamment «vol aggravé, atteinte à l’économie nationale, détournement de deniers publics, pillage», a déclaré devant la presse Simplice Kouadio Koffi. En résidence surveillée à Odienné (nord-ouest), l’ex-Première dame a été inculpée mardi et placée en détention préventive pour «crimes économiques», notamment «concussion», a-t-il indiqué un peu plus tôt.

L’ex-couple présidentiel a été arrêté le 11 avril par les forces du chef d’Etat Alassane Ouattara, appuyées par la France, après deux semaines de guerre qui ont conclu une crise née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010. La crise a fait au moins 3.000 morts. Quarante-et-une personnalités civiles du camp Gbagbo, dont Laurent et Simone Gbagbo et une bonne partie de l’ancien gouvernement, sont désormais en détention dans le nord, inculpées d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou de «crimes économiques». Une soixantaine de militaires ont été aussi inculpés, dont 40 sont détenus dans des camps militaires à Korhogo et Abidjan.

Le gouvernement d’Alassane Ouattara espère que la Cour pénale internationale (CPI), qui n’a pas encore officiellement ouvert une enquête sur la crise post-électorale, inculpera et transférera à La Haye l’ancien couple présidentiel.

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En attendant Gbagbo : Réponse à Venance Konan .


Telediaspora.net 19/08/2011

Monsieur Konan Vénance , la lecture de votre éditorial du Jeudi, 11 Août 2011 dans FratMat m’a emmené à poser un regard rétrospectif sur la vie de la nation ivoirienne. Et je voudrais partager avec vous, ce que j’ai découvert .La méthode consistera à vous rappeler ce que vous avez écrit et ensuite, exposer ce que j’ai découvert à ce sujet.

VOICI CEUX QUI GOUVERNAIENT DE 1990 A 1999

Bientôt, la Sorbonne reprendra sa place au Plateau, les agoras et “parlements” aussi dans tous les quartiers, et tous les vendeurs de films pornos et religieux sur le même étal, les vendeurs de médicaments et de films piratés, les vendeurs d’illusions et d’idiotiesMonsieur Konan,je voudrais savoir à quand date la naissance de la Sorbonne ? Est-elle antérieure ou postérieure à l’arrivée au pouvoir des refondateurs ?
Ensuite, Il me semble que dans les années 90, il a été fait cas d’un scandale de pédophilie qui aurait secoué le gouvernement d’alors. Les mauvaises langues racontaient qu’un ministre était lié à ce scandale. Pouvez-vous m’éclairer là dessus. L’émission satirique « Faut pas fâcher » en a fait allusion dans un de ses épisodes avec pour titre « Club rouge »Le supposé scandale avait même enrichi le vocabulaire ivoirien d’un nouveau mot : Aké… Je vous laisse le soin de terminer le mot. Alors je suis surpris que ce soit maintenant que vous constatez l’état de dégradation morale de notre société.
Monsieur, vous connaissez Adjamé Roxi ? C’est la foire aux médicaments de contrebande. Il m’est arrivé en 1996 d’y aller pour acheter des médicaments afin de guérir d’un accès palustre. Je ne me souviens pas d’avoir connaissance en ce moment du terme refondation. Je crois même que l’expression à la mode d’alors était « éléphant d’Afrique ».

… les semeurs de haine et de division seront réhabilités.Il est dit que les paroles s’envolent ,mais les écrits restent. Je voudrais en toute humilité vous faire partager les écrits que voici : “Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établi, certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ?” “Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998″
Renseignements pris, il semble que vous êtes l’auteur de ces lignes. Je présume que vous n’aviez aucunement l’intention de semer la haine et la division dans la conscience des ivoiriens. J’ai appris aussi que c’est de votre laboratoire, qu’est sortie l’Ivoirité, cet isotope radioactif de l’exclusion. Vous avez même été le commercial en charge de la promotion de ce tout dernier produit Hi-tech, un véritable concentré de technologie : l’ivoirité. Grâce à votre talent de commercial qui faisait d’ailleurs pâlir d’envie tous les marketeurs, vous avez amené les ivoiriens à acheter le produit. Savez vous que les clients que nous sommes pouvons vous traîner devant les tribunaux pour publicité mensongère ? Mais ce serait peine perdu ; vous êtes aujourd’hui intouchable.

…ils attendent ce jour où ils reprendront le contrôle des cités universitaires d’où ils semaient la terreur, rackettaient, violaient et tuaient en toute tranquillité. Ils étaient les maîtres du pays. Rien ne pouvait se décider, concernant l’école qu’ils avaient désertée depuis des lustres, sans leur avis. Ils ne comprenaient de toutes les façons rien à l’école. Qu’avaient-ils d’ailleurs à y comprendre ? Quel besoin avait-on de l’école lorsqu’il suffisait d’être un bon patriote, de savoir bien manier la machette ou la terreur pour se retrouver haut cadre dans l’administration ? Le maréchal n’est-il pas devenu grand chef des affaires maritimes à peine sorti de l’université d’où il n’avait glané aucun diplôme ? On fait quoi même avec un diplôme ? Blé la Machette en a-t-il eu besoin pour être général et idole des jeunes et des moins jeunes, surtout ceux à qui les mots travail et mérite donnent de l’urticaire ? On fait quoi avec un diplôme quand Tapé Doh était un grand type dans ce pays ? Frères, on est ensemble.Mais dites moi, vous souvenez-vous de Thierry Zébié ? Il a été le premier étudiant armé de l’université d’Abidjan. Il fut, avec son gang, le bras séculier du pouvoir d’alors. Ils semaient la terreur, rackettaient, violaient et tuaient sous le regard bienveillant du pouvoir.

Je souscris tout comme vous à la thèse selon laquelle on ne doit pas célébrer la médiocrité, quoique moi-même très médiocre (je suis issu de cette génération des machettes).Mais monsieur Konan, savez vous que par la force des armes, il y des gens qui sont devenus ministres dans ce pays sans même le CEPE. Vous devez sûrement les connaître puisque ce sont vos nouveaux copains (Tout nouveau, tout beau).
Aujourd’hui vous célébrez avec faste le retour des valeurs telle que la compétence,l’expérience,le parcours professionnel,le niveau intellectuel ,le travail et bien encore. Alors je vous invite à un jeu : Sur la base des qualités énumérées ci-dessus, pouvez-vous identifier les intrus dans ,notre gouvernement actuel, nos corps d’armées, nos directions centrales ? Je vous sais très observateur. Vous trouverez donc facilement les intrus. Vous voulez des indices ? Ah ça non, ce serait encourager la médiocrité.

Oui, les usurpateurs et les impies ont osé raser la rue ” Princesse “, cette rue si symbolique de notre république refondée et déréglée, cette rue où nos enfants à peine ou pas du tout sortis de l’enfance se prostituaient pour nourrir leurs parents jetés à la rue par notre refondation, mais contents d’y être, cette rue où nous recevions nos hôtes de marque, surtout les frères socialistes de France, cette rue que nous voulions ériger en patrimoine mondial de l’humanité. Qui peut citer le nom d’une seule rue dans ce monde où il y avait autant de bruits et de vices et qui peut cependant se targuer d’avoir reçu la visite et les hommages d’un chef d’Etat, accompagné, qui plus est, d’un ancien ministre et d’un député socialistes français ? Oui vous avez raison. Gbagbo Laurent et ces compagnons, en voulant refonder, ont tout déréglé. Gbagbo a été très mal inspiré de recevoir ses hôtes de marque dans ce « Sodome et Gomor ».Monsieur Konan, il y un proverbe qui dit que ,quand la mère vache rumine, ces petits la regarde. Peut être que Gbagbo voulait faire comme le gouvernement de « l’éléphant d’Afrique » qui ,en son temps, s’est déplacé en entier dans cette rue pendant les fêtes de fin d’années . Vous souvenez vous ? Je peux vous dire qu’entre le passage du gouvernement qui voulait entreprendre les douze travaux d’hercule ; pardon de l’éléphant d’afrique et la visite des socialistes, la rue n’a pas perdu une seule ride.
Et maintenant que nos enfants n’ont plus d’endroits ou se prostituer pour nourrir leur parents jetés à la rue par notre refondation, je vous serez gré d’intercéder pour que « la solution » leur trouve une solution, afin que leur situation ne s’empire pas. Ils vous seront reconnaissant toute leur vie.

Mais le Dieu que nous adorons, qui n’est peut-être pas le vôtre, est grand et il veillera à rétablir tous les tricheurs, médiocres, assassins, voleurs, violeurs, pilleurs et autres bandits de grand chemin qui festoyaient à la table du prince dans leur droit.
Oui, bientôt il reviendra, et la gabegie reprendra,
En octobre 1997, les ivoiriens découvraient les fameuses « DENO », les Dépenses non ordonnancées ; les manipulations extra-budgétaires de centaine de milliards de francs CFA.
Les refondateurs n’étaient pas encore au pouvoir. Et le spécialiste des deno est aujourd’hui à la tête d’une Institution de la République. Je suppose que vous savez qui c’est.

1998 : détournement des 18 milliards FCFA de l’Union européenne, sous l’éléphant d’afrique. C’est à l’éclatement de ce scandale que les ivoiriens ont su que un « Klaba » vendu chez la femme « anango » du coin coûtait 25 000Fcfa.Les refondateurs n’étaient pas au pouvoir .
Je vous rappelle aussi que c’est sous l’éléphant d’afrique qu’on a entendu cette célèbre phrase : « Je n’ai pas d’amis, je n’ai que des suiveurs ». Alors je crois que vous vous trompez de prince.

Mrs Konan, je voudrai porter à votre connaissance qu’en 1999 Alpha Blondy, dans son album,Elohim ,écrivait une chanson intitulée : « Les voleurs de la république ».je vous rappelle ici quelque vers car c’est un véritable poème, qui traduisait l’état de la société dans laquelle nous vivions sous l’éléphant d’afrique:
SOS, SOS, les voleurs de la république
SOS, SOS, ils volent les deniers publics
Ali baba et les 40 voleurs, sont de retour.

Les lèches bottes ont baissé leurs pantalons.
Et ils s’érigent en donneurs de leçons.
Le complot du silence persévère.
La langue de bois exaspère
Ce triste constat me désespère

Pardonnez moi si mes vers sont à l’envers,
Parce que tout est arbitraire,
Le règne de l’arbitraire
Tout est arbitraire,
Et le peuple se fait traire

Par ces dangereux béni oui-oui
Ces voleurs de la république.

No comment

Pour le reste , je crois que l’histoire de la Côte d’ivoire ces 10 dernières années est assez éloquente. On pourra aisément interroger un élève du secondaire premier cycle pour nous la conter avec exactitude. Ses neurones sont encore en bon état.

…bientôt ce sera la sarabande des maîtresses aux RAV 4, des maisons construites n’importe comment et nous fermerons définitivement la lagune Au cours de la décennie 80, une artiste ivoirienne a chanté une chanson dans laquelle, elle disait qu’elle voulait son « groto » afin qu’il lui achète « villa et voiture ». Elle s’appelle Dan log. Les refondateurs n’étaient même pas officiellement constitués en parti politique.
Big sat et l’orchestre de l’OUA ont chanté « Campus » Je vous laisse le soins de réécouter la chanson.

Tant qu’il y aura dans ce pays, des femmes et des hommes, insensibles aux déchets toxiques, aux ordures dans les rues, aux enfants contraints de se vendre pour des cacahuètes à de vieux lubriques, insensibles à l’école en lambeaux, à l’impunité érigée en règle de conduite des affaires de l’Etat, tant qu’il y aura des imbéciles pour croire aux âneries de Malachie, LG reviendra, reviendra, reviendra. (Librement inspiré de feu Roger Fulgence Kassy.)

Et moi je répond: tant qu’il aura dans ce pays, des femmes et des hommes, insensibles à la quête légitime du droit à l’autodétermination de tout un peuple,et capables de brader leur pays au capital financier international,le peuple souffrira,souffrira,souffrira.
Et enfin,
Tant qu’il y aura dans ce pays, deux camps ; d’un coté celui dont le territoire et la nation se confondent pour la défense de ce que nous sommes et de l’autre, celui pour lequel, ni la nation, ni le territoire, encore moins la République que nous tentons de bâtir n’a de sens, encore moins de valeur, le peuple ivoirien portera tout son espoir sur son combattant de la liberté Gbagbo Laurent,et le réclamera,le réclamera, le réclamera.

DJANWE Honorat
djanwehonorat@yahoo.fr
http://benian.ivoire-blog.com

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Règlement de comptes au sein des FRCI/Des éléments tués, plusieurs ex-combattants en fuite


L’Expression-18/8/2011

la guerre est finie, et nous?

C’est un truisme de le dire. L’atmosphère est pourrie dans certains commandements des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). L’idéal pour lequel des milliers des jeunes ont pris les armes pour libérer leur pays a fait place à une vague de règlements de comptes. Dans la capitale économique, des éléments de plusieurs unités se sont déclarés la guerre et se font de petits meurtres entres amis comme dans le Far West. A Abidjan Sud où la situation est plus que préoccupante, les différends se règlent désormais avec des RP7, des DCA et, au mieux, à la kalachnikov. Des volontaires qui ont pris les armes avant l’arrivée des Frci à Abidjan vivent désormais en cavale. Le constat que nous avons fait dans certains commissariats de Koumassi, Marcory et Zone 4 annonce des jours sombres entre frères d’armes. La situation est explosive et peut péter à tout moment dans la mesure où des ‘‘commandants’’ lourdement armés ont pris la poudre d’escampette, ils sont dans la nature. Nos sources révèlent que les jeunes qui occupaient les commissariats et brigades avant la grande bataille d’Abidjan sont aujourd’hui mis à l’écart dans le plan de sécurisation des grandes entreprises. Alors beaucoup parmi eux ont décidé de se prendre en charge de la plus mauvaise des manières. « Certains de nos amis avec qui nous avons combattu les mercenaires et miliciens de Laurent Gbagbo se sont lancé dans le braquage. Malheureusement, quand nous les prenons, nous sommes obligés, au nom de la fraternité d’arme, de taire l’affaire. Aujourd’hui, ces derniers nous voient comme l’obstacle à leur bonheur. Sous le prétexte de libération des commissariats, ils font des descentes musclées avec des armes de guerre, les RPG7 et les DCA », regrette un ‘‘commandant Frci’’ sous le couvert de l’anonymat. Les éléments qui pourchassent leurs camarades dans les commissariats disent agir avec l’onction de la hiérarchie militaire pour libérer les brigades et commissariats. Qui dit vrai ? Dans le fond, les amis d’hier se tirent dessus pour des questions de leadership, de copinage et de gros sous. Ces règlements de comptes se terminent parfois dans le sang. Dans la nuit du lundi au mardi, deux éléments ont été criblés de balles. Le premier, Coulibaly Moussa, alias chef Assalé Tout contrôle a été abattu à Marcory, non loin du rond point de la Solibra. La seconde victime surnommée ‘‘Billy’’ a été tuée dans la commune de Port Bouët et jetée derrière les rails au quartier Ancien Koumassi. Par peur de représailles, les commissariats de Koumassi, Marcory et de la Zone 4 se sont vidés. A Koumassi, les occupants ont déserté le 6ème, 20ème, 32ème et 36ème arrondissement. Idem pour le 9ème, 26ème et 31ème arrondissement de Marcory. « Ils sont rentrés en brousse », a reconnu un élément rencontré au grand carrefour de Koumassi et qui a jeté son treillis. Un agent de police que rencontré dans le périmètre du 31ème arrondissement, dans les encablures de l’hôtel Pergola, a manifesté son inquiétude. « La situation est plus compliquée que vous ne le croyez. Aujourd’hui, il y a à Abidjan Sud une opposition entre soldats venus de Bouaké et les bénévoles qui ont mené la résistance avant la bataille d’Abidjan. Les seconds estiment que les chefs de guerre venus des ex-zones Cno (Centre, nord, ouest) font la part belle à leurs éléments. Ceux qui sont dans la nature sont en possession d’armes de guerre. Par peur des effets collatéraux, nous évitons de rester au poste pendant la nuit. La hiérarchie doit prendre des décisions courageuses pour régler dans les plus brefs délais cette affaire, sinon je vous assure que ce qui se profile à l’horizon n’est pas du tout bon », a avertit cet officier de la police nationale. Soumaïla Bakayoko, chef d’Etat major général, doit prendre les taureaux par les cornes pour mettre un terme à ce qui s’apparente à des règlements de comptes entre ex-combattants. Pour ne pas compromettre la normalisation de la situation socio-politique en cours.

Axelle Goba

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OUATTARA: LE GRAND BLUFF


Sans vergogne…

 ALTERNATIVES ET COHERENCE/1/08/2011

Jusqu’où  Alassane Dramane Ouattara abaissera la fonction présidentielle?  Jusqu’où cet homme prêt à tout, notamment au sacrifice de citoyens du pays qu’il prétend vouloir gouverner, ira-t-il  pour justifier son exercice du pouvoir ?

MERCI A CHOI-LE GRAND ALCHIMISTE

Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, il a affirmé, à l’occasion d’un entretien  accordé à l’Associated Press, qu’il ne savait rien des exactions contre les partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d’autres ONG accusent ses forces. Par cette déclaration, Alassane Ouattara marque ce qu’il est, un homme sans moralité, indigne de la fonction qu’il occupe, la caricature ultime de cette Afrique  de De Gaulle que nous ne voulons plus voir. Le fauteuil présidentiel souillé du sang d’ivoiriens, sur lequel il siège depuis ce funeste mois d’avril  2011, il ne le mérite pas, il le rabaisse et le dévalorise.
Lui qui était présent  à l’hôtel du Golf, alors que l’on malmenait, torturait et assassinait ses adversaires politiques, ose prétendre qu’il  est ignorant de ces violations des droits des personnes. Alors que de France, malgré le black-out de médias inconséquents et complices, nous parviennent quasi-quotidiennement les nouvelles des crimes de ses milices. Le missi dominici de la finance mondialisée sacrifie en toute impunité  les libertés publiques de ses concitoyens, et pour quelle finalité ?
Assurer le relèvement de la Côte d’Ivoire ? Instaurer la démocratie ? Moderniser le pays ?
Que nenni ! Cet homme, parangon du nègre blanc, de l’indigène complexé, n’a été placé là que dans le but unique de fluidifier le pillage de son pays. Seuls les maîtres du monde et leurs féaux nègres peuvent reconnaître à cet homme la qualité de chef d’Etat. Le titre de «préfet-sident» reconnu par la communauté internationale est évocateur de ce qu’il est véritablement, un lieutenant de cette famille mafieuse dictant ses quatre volontés aux peuples des pays du Sud.
[LIRE LA SUITE DANS LE TOP DE LA SEMAINE]
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Tripoli: la bataille finale?


COMME GBAGBO KHADAFI VICTIME DU COMPLOT OCCIDENTAL

La bataille de Tripoli a commencé. Fins connaisseurs du dossier libyen, les Tunisiens viennent de reconnaître le CNT. Kadhafi doit préparer sa sortie.

SLATEAFRIQUE-20/08/2011

COMME GBAGBO KHADAFI VICTIME DU COMPLOT OCCIDENTAL

Kadhafi, la fin ? Enfin ? Fin juillet, les représentants du Conseil national de transition (CNT) avaient annoncé que Kadhafi ne serait plus au pouvoir à la fin du ramadan, c’est-à-dire à la fin août. A l’époque, cette affirmation n’avait guère été prise au sérieux tant les observateurs s’étaient habitués aux déclarations aussi belliqueuses que péremptoires des rebelles libyens.

En effet, dès la mi-mars, ces derniers n’ont jamais cessé de prédire la chute imminente du Guide suprême. Des prédictions qui, pour l’instant, se sont toujours avérées fausses et qui ont contribué à lasser et décourager les alliés occidentaux et arabes du CNT et à renforcer la thèse selon laquelle la rébellion aurait du mal à s’imposer sans une intervention massive, et donc terrestre, de l’Otan.

Mais depuis le 19 août la donne semble avoir changé. Le CNT a annoncé le lancement de l’assaut final contre Tripolidans le but d’accélérer la capitulation et le départ de Kadhafi. Baptisée « opération sirène », l’offensive concerne à la fois les troupes du CNT, l’aviation de l’Otan mais aussi des insurgés et des manifestants au sein-même de la ville libyenne. «Cette opération se déroule en coordination entre le Conseil national de transition et les combattants rebelles dans et autour de Tripoli», a indiqué Ahmed Jibril, porte-parole du CNT.

Selon plusieurs informations de presse, des détonations et des échanges d’armes automatiques sont entendues dans la ville libyenne depuis vendredi soir. Le régime de Kadhafi a lui-même reconnu l’existence de cette bataille tout en affirmant avoir réduit les assaillants. La télévision libyenne qui a cessé d’émettre quelques heures avant de reprendre ses programmes proclame elle-aussi l’échec de l’offensive des rebelles.

La Tunisie a reconnu le CNT

Deux éléments laissent à penser toutefois que les événements s’accélèrent et que le piège se referme sur Kadhafi. D’abord, il y a le fait que l’ancien numéro deux du régime libyen Abdessalem Jalloud a fui Tripoli vendredi 19 août et a appelé la tribu du colonel Mouammar Kadhafi à le renier.

« Vous êtes une tribu honorable (…). Vous devez préservez votre histoire et votre honneur (…). Reniez ce tyran car il va partir et vous aurez à supporter son héritage », a déclaré sur Al-Jazeera celui qui fut jusqu’en 1993 l’un des personnes les plus influents du régime à l’adresse de la tribu des Guedadfa.

Ensuite, il y a la décision du gouvernement tunisien de reconnaître le Conseil national transitoire comme représentant légitime du peuple libyen.

«La concordance entre l’offensive des rebelles sur Tripoli et la décision tunisienne n’est pas une coïncidence. Le gouvernement tunisien est l’un des mieux informés de la situation en Libye et il est donc convaincu que le rapport de force penche pour les rebelles», explique à SlateAfrique un ancien diplomate algérien qui pense que son pays pourrait en faire de même «si le régime de Kadhafi vacille».

Il faut rappeler que la Tunisie post-Ben Ali a observé une neutralité prudente vis-à-vis du conflit libyen, acceptant de recevoir sur son sol 700.000 réfugiés fuyant les combats et soignant les blessés des deux camps.

Il reste à savoir désormais quand la chute de Kadhafi va intervenir. Les rebelles annoncent qu’il leur faudra encore «quelques jours». Peut-être le temps pour que le leader libyen puisse trouver un point de chute. A l’heure actuelle, ses possibilités de repli ne sont pas nombreuses.

Il peut se réfugier dans les zones où les Guedadfa sont majoritaires – notamment au sud de Syrte – mais rien ne dit qu’il sera en sécurité. A l’étranger, les pays voisins sont tous des possibilités mais aucune ne paraît évidente.

L’Egypte a d’autres soucis et préférerait ne pas s’encombrer d’un tel fardeau à l’heure où le procès Moubarak et la tension avec Israël font craindre de nouvelles manifestations populaires. De même, on voit mal la Tunisie accueillir Kadhafi après avoir reconnu le CNT.

Reste enfin l’Algérie qui reste, à ce jour, l’un des derniers alliés de fait du régime libyen. «Accueillir Kadhafi en exil sera une source de problèmes politiques et diplomatiques» estime tout de même un officiel algérien. Resterait alors la piste africaine notamment le Zimbabwe ou sud-américaine avec le Venezuela. Cela étant dit, il faudrait encore que la chute de Kadhafi se confirme et que les rebelles du CNT gagnent enfin la bataille de Tripoli…

Akram Belkaïd

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Libération de trois officiers français arrêtés par les Frci


22/08/2011-

Le troisième ancien militaire français arrêté arbitrairement par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) samedi 20 août à Abidjan en Côte d’Ivoire a été libéré dimanche 21 août dans la journée.

FRCI- FORCES REBELLES DE COTE D'IVOIRE

Les deux autres anciens officiers violemment arrêtés samedi avaient été libérés dans la nuit. L’un d’eux, ancien colonel de la gendarmerie, aurait porté plainte pour “arrestation arbitraire”, “mauvais traitement” et “vol de numéraire”. Le troisième ancien militaire français arrêté arbitrairement par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) samedi 20 août à Abidjan en Côte d’Ivoire a été libéré dimanche 21 août dans la journée, selon une information obtenue par FranceSoir.fr. Les deux autres anciens officiers violemment arrêtés samedi avaient été libéré dans la nuit. L’un d’eux, ancien colonel de la gendarmerie, aurait porté plainte dimanche pour“arrestation arbitraire”, “mauvais traitement” et “vol de numéraire”.

 Contacté à 13H30 (heure française), l’adjoint à l’attaché de la Défense de l’ambassade de France à Abidjan avait confirmé la libération des deux premiers officiers en refusant d’apporter plus de précision quant aux conditions d’arrestation, de détention et de libération.

FranceSoir.fr a pu prendre contact avec l’un d’eux vers 14 heures (heure française). Celui-ci a confirmé sa libération  tout en refusant de confier les circonstances de sa détention. “Ce n’est rien, il ne s’est rien passé de grave”, a-t-il tenu à préciser.

Pourtant, selon nos informations, l’arrestation dans la journée de samedi des deux Français dans le quartier de Biétry à Abidjan par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, dirigées par Issiaka Ouattara, dit Wattao, se serait déroulée violemment. Refusant de se laisser interpeller par les forces de sécurité l’un des deux hommes aurait été  “brutalisé” alors qu’il tentait de se défendre, selon un témoignage.

Confirmant cette version des faits, l’officier concerné par l’agression des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire se serait rendu auprès des services de police pour faire enregistrer dimanche 21 août une plainte pour “arrestation arbitraire”, “mauvais traitement” et “vol de numéraire”.

“Atteinte à la sûreté de l’Etat” ou arrestation arbitraire ?

SORO GUILLAUME PRMIER MINISTRE ET SG DES FRCI

Les motifs de l’arrestation par les FRCI sont troubles. Les deux anciens officiers auraient été arrêtés pour“atteinte à la sûreté de l’Etat” par l’armée ivoirienne au domicile d’un Français alors qu’ils étaient en train de faire visiter ce domicile. Emmenés de force à la Garde Républicaine ils n’en sont sortis libres que plusieurs heures plus tard après d’intenses tractations entre l’ambassade de France et le gouvernement d’Alassane Ouattara. Aucun motif d’inculpation n’a été retenu contre eux. Il s’agirait selon un journaliste sur place d’une “détention arbitraire comme les FRCI ont coutume de les multiplier ces temps-ci”.

Le troisième, un ancien adjudant de la Légion, aurait été interpellé pour les mêmes motifs par les forces de sécurité tenues par le commandant Wattao au sortir de l’aéroport international Houphouët-Boigny à Abidjan en fin d’après-midi. Il est sorti libre dimanche 21 août sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui, à l’instar des deux autres.

Les trois hommes experts en sécurité et responsables de sociétés travaillaient pour un Français installé sur place. Les deux  officiers libérés auraient été porteurs d’une importante somme d’argent qui n’aurait pas été restituée à leur libération comme le confirmerait le troisième motif de la plainte.

Depuis plusieurs semaines, l’ONU et différentes ONG comme Human Rights Watch, Amnesty International et International Crisis Group ne cessent d’alarmer la communauté internationale et le pouvoir ivoirien au sujet de la poursuite d’exactions en Côte d’Ivoire.

Source : francesoir.fr

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INCULPATION DE GBAGBO- L’EMBARRAS-


Maître Ciré Clédor LY

OUATTARA ET SA BEQUILLE

Le 25 juillet 2011, le Greffe de la Cour de Justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a enregistré des plaintes de SEM le Président Laurent GBAGBO, de son épouse Mme Simone Ehivet GBAGBO et de l’Universitaire Michel GBAGBO, lesquelles sont dirigées contre l’Etat de Côte d’ivoire et SEM Alassane OUATTARA.

Les plaintes ont été officiellement portées à la connaissance de l’Etat de Côte d’ivoire par le Conseil de la famille par voie d’Huissier depuis le 03 août 2011, et par la Haute Juridiction Communautaire elle-même le 08 août 2011 conformément à son Règlement.

L’Etat de Côte d’ivoire étant obligé de produire ses moyens de défense dans le délai imparti par le règlement de procédure de la Juridiction communautaire et de venir justifier devant les juges les raisons de l’enlèvement et de la séquestration du couple GBAGBO auquel il fait subir depuis le 11 avril 2011 un traitement inhumain et dégradant, méprisant tous leurs droits y compris le droit élémentaire de visite de leurs propres enfants, n’a trouvé mieux que de se pré-fabriquer une fausse base légale de détention avec des inculpations en violation des immunités et  privilèges consacrés par le droit interne de côte d’ivoire et le droit international.

Les autorités de Côte d’ivoire se savaient coincées par les plaintes car il n’y a jamais eu un quelconque  décret d’assignation à résidence, pour la simple raison que c’était juridiquement impossible SEM Laurent GBAGBO étant le 12 avril 2011 seul investi Président de la République de Côte d’ivoire par le Conseil Constitutionnel, organe ayant compétence exclusive pour la proclamation définitive des résultats.

Acculé par la défense et les échéances procédurales devant la Cour de Justice de la CEDEAO, l’Etat de Côte d’ivoire a finalement jeté le masque.

Les inculpations  viennent ainsi prouver que SEM le Président Laurent GBAGBO, sa famille et ses collaborateurs étaient bien détenus sans titre administratif ou judiciaire, et que la mesure d’assignation à résidence que la défense dénonçait comme une grave  mesure de séquestration, était un leurre illégal et sans support matériel.

Les nations unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Organisations des droits de l’homme le savaient pertinemment. Elles savaient que des personnes étaient maintenues sous la torture parce que arrêtées et détenues sans titre administratif ou judicaire, et en violation manifeste de tous leurs droits de l’homme, du principe élémentaire de la présomption d’innocence et du droit à l’exercice d’un recours effectif consacrés par les Conventions, Traités, Accords et normes internationales ratifiés par l’Etat de Côte d’ivoire.

Sans les plaintes déposées devant la Juridiction communautaire, cette situation d’une extrême illégalité et de pure barbarie aurait pu encore durer une éternité, sans choquer, et sans dénonciation par ceux-là mêmes qui font croire à l’humanité être investis de la mission divine d’assurer la promotion et la protection des droits de l’homme sur terre.

Dénoncée par toutes les formes de communications (Transmissions de courriels, communiqués, interviews, lettres ouvertes..), les organisations ou institutions de Droits de l’Homme se sont bouchées  les orifices auditifs, même lorsque ce n’était que les enfants qui sollicitaient leur appui pour exercer un tout petit droit de visite à leurs parents.

Les inculpations ne semblent  choquer ni les juristes de ces organisations ou institutions, encore moins les champions de la défense des droits de l’homme prompts à diaboliser les Chefs d’Etats Africains indexés par l’occident, à savoir qu’un Chef d’Etat soit inculpé par absurdité et arrogance pour vol à mains armées, parce que c’est un Africain.

Que les médecins du couple présidentiel requis pour simple assistance finissent par être inculpés parce qu’ils avaient au début du mois d’août 2011dénoncé auprès du Ministère chargé des Droits de l’homme de Côte d’ivoire les violations des droits élémentaires de l’Homme dont ils étaient victimes, notamment le droit de téléphoner à leurs familles et à leur ordre professionnel, ne choquer ait aussi personne.

Ce qui est inimaginable en Europe est entrain de se passer en Afrique.
La victime du jour, c’est la famille du Président Laurent GBAGBO.  Quelle famille de Chef d’Etat Africain sera la prochaine victime ?
Dakar, le 20 août 2011
Maître Ciré Clédor LY
Avocat du Président Laurent GBAGBO, de L’Honorable
Députée Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO

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Afrique, le retour de la France


SLATEAFRIQUE.COM

Alors que la France est présentée comme une puissance sur le déclin en Afrique, les dossiers libyen et ivoirien lui permettent de faire un retour en force sur le continent.

Des drapeaux français qui flottent sur la Libye. Un reggaeman ivoirien, Alpha Blondy qui rend hommage à l’armée française après avoir réclamé, en chanson, pendant des années son départ d’Abidjan.

«Un drôle de vent tricolore semble souffler sur l’Afrique, alors même que tout le monde annonçait le déclin de la France sur le continent», s’étonne Assane, un étudiant sénégalais.

Alors que partout dans les médias les discours déclinistes fleurissent sur le thème: la France n’a plus d’influence sur le continent, les événements des derniers mois viennent de démontrer le contraire.

L’intervention française en faveur de Ouattara

Sans le soutien de la France, Alassane Ouattara aurait eu bien du mal à devenir président de la Côte d’Ivoire en avril 2011. Certes la communauté internationale avait reconnu sa victoire lors de la présidentielle de novembre 2011. Mais dès lors que Laurent Gbagbo campait sur ses positions et dans son palais présidentiel, il était particulièrement difficile de lui forcer la main. Sa victoire était reconnue par le Conseil constitutionnel ivoirien, le président sortant était bien décidé à rester dans son fauteuil pendant cinq années supplémentaires.

La France a pesé de tout son poids diplomatique pour que les Etats-Unis et le Nigeria soutiennent Alassane Ouattara, le vainqueur reconnu par la communauté internationale. Laurent Gbagbo bénéficiait d’un soutien conséquent, celui de l’Afrique du Sud, la première puissance économique du continent. Pourtant là aussi, la France a réussi à faire changer de cap Jacob Zuma, le président sud-africain.

Au paroxysme de la crise, le rôle des militaires français a été déterminant pour déloger Laurent Gbagbo, réfugié dans son bunker présidentiel. L’armée française a aussi protégé des civils lors des affrontements entre partisans de Ouattara et de Gbagbo au cours des mois d’affrontements politiques qui ont suivi le scrutin. Nombre d’Ivoiriens considèrent que l’armée française leur a sauvé la vie, à l’image du chanteur Alpha Blondy ou des écrivains Venance Konan et Tiburce Koffi.

Les partisans de Laurent Gbagbo affirment que sans l’action de la France leur «champion» serait toujours au pouvoir. Et ils ont sans doute en partie raison. L’Afrique a connu des dizaines de «hold-ups» électoraux passés comme une lettre à la poste au cours des dernières décennies. Ainsi Robert Mugabe, qui dirige le Zimbabwe depuis 1980, occupe toujours le pouvoir malgré des victoires électorales particulièrement sujettes à caution en 2008.

Paris aux côtés des rebelles libyens

Combien de dirigeants ont réellement été élus démocratiquement sur le continent?

Moins de la moitié sans doute. Et en général, la «communauté internationale» n’intervient pas pour faire respecter le verdict des urnes. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, il semble bien que Nicolas Sarkozy en ait fait une «affaire personnelle».

En décembre, au lendemain de la publication des résultats du scrutin, n’avait-il pas donné 48 heures à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir? Face au «boulanger Gbagbo», habitué à rouler ses adversaires dans la farine, la France avait adopté un ton beaucoup plus incisif que les autres puissances.

En Libye, la France a joué un rôle tout aussi cardinal. Elle a été le premier pays à reconnaître dès février 2011 le CNT (Conseil national de transition). La France est également parvenue àentraîner l’Otan dans son sillage. Il n’allait pas de soi que les Occidentaux se lancent dans une opération d’une pareille envergure. Six mois plus tard, le colonel Kadhafi a perdu le pouvoir.Tripoli est tombé aux mains du CNT le 23 août. Là encore, sans la détermination de la France, il est peu probable que le régime libyen se soit écroulé de cette manière.

La France s’est dite prête le 23 août à organiser une «conférence internationale de soutien à la Libye». Paris évoque une feuille de route pour l’après-Kadhafi.

Sans préjuger du destin que va connaître la Libye post-Kadhafi, il est évident que Paris a joué les premiers rôles dans une partie de l’Afrique où son influence était jusqu’alors marginale. La chute de Kadhafi montre le poids de Paris. Et elle permet aussi de renforcer considérablement l’influence de la France dans toute la région, du Maghreb à l’Afrique de l’ouest en passant par le Sahel.

En 42 ans de règne, le colonel Kadhafi était devenu un acteur incontournable en Afrique subsaharienne. A l’aide de ses pétrodollars, il était parvenu à s’acheter des allégeances dans toute la région. Son régime était particulièrement actif au Mali, au Burkina Faso, au Niger et jusqu’à la façade atlantique. A coup de billets verts, il s’était fait de nombreux amis jusqu’à Cotonou et Lomé. Même l’Afrique australe n’échappait pas à ses appétits financiers et politiques: le régime avait même investi jusqu’au lointain Malawi.

La France contribue à faire tomber des régimes

Dans sa quête d’influence en Afrique de l’Ouest, il était en concurrence directe avec la France. La chute du Guide va de facto renforcer l’influence française dans la région. Surtout, si un «régime ami de Paris», le CNT, s’impose durablement en Libye.

Un autre grand rival de la France sort très affaibli diplomatiquement des crises des derniers mois. L’Afrique du Sud, qui rêve de devenir la grande puissance du continent a montré les limites de sa diplomatie. Elle a soutenu jusqu’au bout le régime de Kadhafi.

L’action de la France en Libye et en Côte d’Ivoire est loin de faire l’unanimité sur le continent.

«C’est du néocolonialisme. Il faut que la France comprenne que l’Afrique aspire à la véritable indépendance», estime Michel, un enseignant ivoirien, favorable à Laurent Gbagbo. Un point de vue partagé par nombre d’Africains.

Reste que la France a montré en six mois qu’elle a toujours une grande influence dans la région. D’Abidjan à Tripoli, d’avril à août, elle a contribué à changer le cours de l’histoire.

A ceux qui accusent Paris de néocolonialisme, la France peut répondre qu’elle est intervenue militairement pour aider à «défendre la démocratie». Un argument qui ne convaincra pas toute l’opinion publique africaine, tant les intérêts financiers de la France sont grands en Libye et en Côte d’Ivoire —Paris demeure le premier partenaire économique d’Abidjan.

Mais cet argument pourra être utilisé de façon plus convaincante que dans le passé. La France a fréquemment été accusée de soutenir coûte que coûte des vieux régimes autoritaires —notamment celui d’Eyadéma au Togo ou de Bongo au Gabon— et de s’opposer aux aspirations à la démocratie. Même dans un passé très récent, elle n’a pas toujours fait bonne figure. Jusqu’au dernier jour du règne de Zine el-Abidine Ben Ali, le 14 janvier 2011, la France a donné l’impression de soutenir une «dictature amie». Au risque de laisser passer le vent de l’histoire.

D’Abidjan à Tripoli, Paris donne l’impression d’avoir tiré des leçons du fiasco tunisien.

Pierre Cherruau


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Zones d’ombre autour de la santé de Ouattara


LE PRESIDENT OUATTARA

IVOIRIAN.NET-25/08/2011

La presse nationale a été alertée avant-hier mardi en fin de soirée, par une dépêche de l’Agence France Presse (Afp) sur l’hospitalisation du chef de l’Etat ivoirien en France.

En dépit des assurances données par les journaux proches du régime sur ce « court passage » d’Alassane Ouattara à l’hôpital militaire de Toulon pour des « examens médicaux », des zones d’ombre subsistent sur l’état de santé du chef de l’Etat. Et relance le débat sur le danger institutionnel que fait planer ce type de situation sur la Côte d’Ivoire.

Alassane Dramane Ouattara, en vacances en France depuis le 12 août dernier, « a été admis dans la matinée (du mardi 23 aout) à l’hôpital militaire Sainte-Anne (de Toulon) pour subir des examens médicaux », a-t-on appris mardi d’une dépêche de l’Afp, qui cite une « source proche du dossier ». La presse nationale s’est faite l’écho de cette hospitalisation du chef de l’Etat ivoirien en France, et chacun y est allé de son commentaire.

Ainsi, les journaux pro-Ouattara, avec à leur tête Fraternité Matin, se sont montré assez rassurants sur l’état de forme de notre vacancier de chef d’Etat. « Bilan de santé annuel du chef de l’Etat, hier en France : Tout va très bien », a barré à sa Une le quotidien gouvernemental, illustrée d’une photo où Ouattara est tout sourire. « Comme il en a l’habitude chaque année, le chef de l’Etat a mis à profit son séjour privé en France, dans le cadre des vacances du gouvernement, pour faire ce check-up que son entourage qualifie de bilan de santé classique. Le bilan est très bon et le Président rentre en fin de semaine. Il est en pleine forme », a écrit hier Fraternité Matin en page 9, qui dit avoir joint au téléphone un membre du cabinet présidentiel. De son côté, la presse de l’opposition s’est voulue très circonspecte sur la santé du chef de l’Etat. Selon Notre Voie, « on lui a fait faire (à Ouattara) une biopsie pour analyser son cœur et permettre une circulation plus aisée du sang ».

Au fait, Alassane Ouattara a-t-il des ennuis de santé ? Même si en l’état actuel des informations disponibles sur son passage, aussi bref soit-il, à l’hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon, on ne peut pas répondre de façon précise à cette interrogation. Car des zones d’ombre subsistent sur l’état de santé du chef de l’Etat. En effet s’il s’agissait vraiment d’un banal check-up (contrôle) annuel de routine « comme d’habitude », pourquoi en fait-on tout un plat et tente-t-on par tous les moyens de rassurer l’opinion, au point de se fendre d’un laconique « tout va très bien », alors qu’on n’en sait rien sur le fameux bilan de santé du chef de l’Etat ? Et puis, pourquoi le chef de l’Etat fait-il son contrôle de routine de santé en France, alors qu’il y a des hôpitaux et de bons médecins dans son pays pour faire son bilan de santé ?

Le danger institutionnel qui guette la Côte d’Ivoire

On serait aujourd’hui à l’abri de toutes ces supputations autour de la santé d’Alassane Dramane Ouattara, si les procédures constitutionnelles de validation des candidatures à l’élection présidentielle avaient été respectées. En effet, l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er août 2000 prescrit que « (…) le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l’Ordre des Médecins». Ce verrou constitutionnel a été sauté par les arrangements de Marcoussis – les signataires de cet accord ont été admis de facto à postuler pour le fauteuil présidentiel même s’ils ne remplissaient pas ces formalités –, ce qui n’a pas permis de se fixer sur « l’état complet de bien-être physique et mental » des principaux candidats à l’élection présidentielle.

Cela dit, si la nouvelle de la brève hospitalisation du chef de l’Etat en France fait grand bruit aux abords de la lagune Ebrié et alimente les discussions dans les chaumières, c’est parce que les Ivoiriens sont inquiets de se retrouver dans un vide constitutionnel. En cas de grand malheur (touchons du bois) au sommet de l’Etat, la voie serait tout ouverte pour une telle aventure. En effet, aux termes de l’article 40 de la loi fondamentale – la constitution ivoirienne n’a pas encore été abrogée ni révisée ni dissoute malgré les velléités du régime d’exception instauré par Alassane Ouattara –, « en cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l’intérim du Président de la République est assuré par le Président de l’Assemblée nationale pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l’élection du nouveau Président de la République (…). En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu du Président de l’Assemblée nationale, alors que survient la vacance de la République, l’intérim du Président de la République est assuré, dans les mêmes conditions, par le Premier Vice- Président de l’Assemblée Nationale ».

Or, depuis la prise de pouvoir d’ Alassane Dramane Ouattara, l’Assemblée nationale a été dissoute de fait. Les députés ne siègent plus et ne perçoivent plus leurs indemnités depuis plus de quatre mois, malgré les cris d’orfraie poussés par le Président du Parlement ivoirien Mamadou Koulibaly. Et les juristes du chef de l’Etat font preuve d’un juridisme de mauvais aloi pour justifier que le mandat de l’Assemblée nationale a pris fin depuis fin 2005 par un acte pourtant illégal du défunt Groupe de travail international (Gti). Dans ces conditions, comment se ferait la succession en cas de vacance du pouvoir au sommet de l’Etat dans un pays qui serait alors sans Président et vice-président de l’Assemblée nationale ? Surtout que nulle part dans ses dispositions, la Constitution ivoirienne ne prévoit que le Premier ministre succède au Président de la République en cas d’empêchement de celui-ci.

Anassé Anassé

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FRANCE: UNE « CELLULE SPÉCIALE » À PARIS POUR DIRIGER LA COTE D’IVOIRE


Souverainete Africaine-29/8/2011

DEPUISPARIS SARKO VEILLE

L’Elysée aurait tancé Ouattara pour l’incapacité avérée de son régime à tenir le pari. Non sans dire sa déception quant à un gouvernement de “Ministres nommés par complaisance pour satisfaire les alliances politiques” et qui sont payés à ne rien apporter de concret. En révélant que le Trésor français est obligé de supporter les salaires des fonctionnaires ivoiriens, à un moment où la France, à l’instar des pays européens et les Etats-Unis, se cherche au milieu des gros déficits économiques, Fillon donnait un avertissement.

Des sources crédibles indiquent que les deux hommes (Sarkozy et Ouattara) ont eu des “entretiens serrés” à ce sujet. Aussi, Ouattara pourrait ne plus avoir de marge de manœuvre dans la gestion courante de la Côte d’Ivoire. Il se murmure qu’une sorte de “Cellule spéciale pour les affaires ivoiriennes” a été mise en place à l’Elysée qui ferait office de gouvernement à distance pour la Côte d’Ivoire. Car, “on ne peut pas compter sur eux”, s’affligent les colonisateurs aujourd’hui confrontés aux limites de leurs hommes de main.

On imagine donc qu’au retour des vacances, les ministres adopteront un profil plus petit que par le passé. Ils seront toujours là, certes, mais, pour la forme. (…) Et la France, après son coup d’Etat contre Laurent Gbagbo, est obligée de palier les carences de ses affidés, dans la mesure où l’échec de Ouattara sera la plus grande honte de la France. Ce que Sarkozy tente d’éviter à tout prix (…).

K. Kouassi Maurice

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La chute de Kadhafi rend la démocratisation algérienne inéluctable


SLATEAFRIQUE-28/08/2011

KHADAFI ET BOUTEFLIKA

                                    Le politologue Hasni Abidi, spécialiste de la Libye et auteur du «Manifeste des arabes», explique pourquoi le départ de Kadhafi va contraindre le régime algérien à la démocratie. Interview.

 

SlateAfrique – Les islamistes libyens vont-ils accepter l’autorité du Conseil national de transition (CNT)?

Hasni Abidi - C’est un problème épineux pour la transition libyenne. Nous avons des mouvements djihadistes, des mouvements salafistes et des Frères musulmans très influents. D’anciens chefs militaires de Kadhafi ont rejoint l’opposition et ont joué un rôle très important. Mais la force la plus déterminée ce sont les islamistes.

SlateAfrique – Plus le conflit dure, plus se renforce le risque de marginalisation de l’aile politique?

H.A - Tout à fait. Entre la légitimité de l’intérieur et la légitimité à l’international il y a un fossé. Le CNT a intégré beaucoup d’éléments de l’extérieur mais a également su prendre en compte les enjeux internes.

Pour que cette double légitimité ne soit pas fatale à l’avenir de la Libye, il est urgent d’organiser des élections. Mais le problème c’est que la Libye n’est pas prête pour ces élections. Ce n’est pas le même terrain, ni les mêmes pratiques politiques que la Tunisie ou l’Egypte: un savoir-faire, des classes moyennes.

En Libye tout est à construire. Il n’y a pas d’opposition, les partis politiques ce sont des mouvements de personnes et pas des partis qui peuvent dire qu’ils représentent plusieurs milliers de personnes. Voilà la difficulté: le risque de voir un conflit entre cette légitimité interne et externe. Et ce, avec des anciens de Kadhafi qui ont rejoint l’opposition.

Vitesse ou précipitation?

SlateAfrique – Est-il possible d’organiser des élections dans huit mois?

H.A - Ça me paraît très ambitieux. Il est difficile de respecter ce calendrier. Cette feuille de route n’est pas sacrée. Elle a un double objectif: rassurer les Libyens, et surtout, rassurer la communauté internationale. Dans huit mois, dans l’état actuel des choses et la situation sécuritaire du pays, c’est très difficile de penser à des élections et à la préparation des listes électorales. Plusieurs questions se posent: quel système électoral adopter? Faut-il un recensement des Libyens? Sur quel critère va s’effectuer le vote des Libyens? Critère politique? Peut-on arriver à un débat politique contradictoire en huit mois? Est-ce que l’on va voter selon son appartenance tribale? Son appartenance régionale?

SlateAfrique – La compétition électorale ne risque-t-elle pas de renforcer les antagonismes tribaux?

H.A - Les appartenances tribales et régionales peuvent prendre le dessus sur les appartenances politiques. Ce n’est pas un problème. Au début on va d’abord voter selon ses intérêts, sa famille, selon son clan. Mais l’essentiel, c’est de pouvoir voter et dialoguer politiquement. Il ne faut pas qu’il y ait de frustration, il ne faut pas qu’il ait d’injustice. Kadhafi a très bien joué sur cette réalité sociale. C’est ça qui lui a permis de rester au pouvoir pendant 42 ans. Là, ça va être difficile pour un Conseil national qui aspire à la démocratie. Il y aura forcément des perdants et des gagnants. Il faut absolument qu’il y ait au début «ni vainqueur, ni vaincu». Même si pour cela il faut faire une exception à la règle démocratique.

SlateAfrique – Quel est le poids des islamistes?

H.A - Il est difficile de le mesurer. Les islamistes ne découvrent pas l’insurrection. Ils ne découvrent pas la guerre contre Kadhafi. Mais ils ne sont pas les seuls. Seif al Islam avait libéré une grande partie des islamistes détenus en Libye. Pour engager ce qu’il a appelé un débat des réformes. Il a amnistié les islamistes à l’étranger. Il est allé jusqu’à Londres et dans les villes européennes pour dialoguer avec les Frères musulmans. Mais aussi certains membres proches d’al-Qaida qui étaient en Afghanistan.

Cette mouvance islamiste est importante. Elle est à l’avant-garde des combats. Quel est son poids politique? Quel est son poids électoral? Personne ne pourra vous répondre.

Les élections doivent définir leur importance. Les valeurs sûres aujourd’hui, ce sont les valeurs familiales et tribales qui sont mesurables. Le reste à mon avis ce ne sont que des calculs et des pronostics qui risquent d’être démentis par l’actualité.

SlateAfrique – Le processus électoral peut-il amener une «vague verte» comme en Algérielors des législatives de 1991?

H.A - Il y a moins de crainte pour la Libye de par sa composition sociale. C’est une société foncièrement tribale. Les tribus ne sont pas limitées géographiquement. Elles ont des liens entre elles. Les islamistes ne peuvent que se greffer sur cette réalité sociale. En attendant que les appartenances tribales deviennent des appartenances idéologiques.

C’est là que les islamistes auront leur mot à dire dans cette nouvelle configuration politique. Il est trop tôt pour parler d’une catégorisation de la société libyenne: pour dire quel serait le poids des différentes composantes des laïcs, des monarchistes et des islamistes.

SlateAfrique – La chute de Kadhafi peut-elle entraîner une relance du printemps arabe?

H.A - Bien sûr, c’était le morceau le plus dur. On a commencé par le plus facile: la Tunisie, puis on a fait le plus dur, la Libye. Le premier message c’est en direction de la Syrie. Mais arriver à chasser un homme qui est resté 42 ans au pouvoir et qui dispose d’un matelas de devise unique au monde, qui bénéficie d’un soutien de l’Occident et qui n’a pas de problèmes à ses frontières, je crois que c’est vraiment une expérience inédite qui ne peut que renforcer la détermination d’autres pays arabes à pousser au changement de régime.

Mais cela dit, la Libye ne peut pas se permettre de ne pas apaiser ses relations avec des pays importants, je pense notamment à l’Algérie. L’Algérie a des soucis à se faire en cas de période de transition. De même que le Maroc qui commence une mutation lente, pédagogique. La situation est délicate pour l’Algérie. Délicate parce qu’elle a déjà entamé un processus qui n’a pas marché, qui n’a pas réussi. Surtout que l’Algérie, maintenant, va perdre un peu de sa brillance, de son attractivité. Ses atouts: le pétrole, le gaz, sa proximité avec l’Europe, on peut les trouver aussi en Libye, un pays désormais ami. L’Algérie est exposée. Voilà pourquoi elle a beaucoup de soucis à se faire.

L’Algérie, la prochaine étape du printemps arabe?

SlateAfrique – L’Algérie va-t-elle mener des réformes?

H.A - D’abord, sa première décision sera de reconnaître le CNT. Les dirigeants algériens attendent juste de

SARKO ET SON "AMI"KHADAFI

trouver la bonne mise en scène et comment l’orchestrer. Accélérer le mouvement des réformes qui a été annoncé par le président Abdelaziz Bouteflika. Le pouvoir algérien va insister sur la singularité de la voie algérienne pour ne pas être montré du doigt et laisser dire que l’Algérie reste atypique. C’est un mauvais départ pour l’Algérie.

SlateAfrique – Peut-on s’attendre à des manifestations de la jeunesse algérienne?

H.A – Toutes les conditions économiques et sociales sont réunies en Algérie même si le régime a anticipé cette fronde sociale. Mais vouloir acheter la paix sociale en dépensant des milliards est une solution provisoire. Seul un changement dans le personnel politique peut permettre une réelle réforme. L’Algérie possède le personnel politique le plus périmé dans le monde.

Il faut un changement politique. C’est-à-dire un changement constitutionnel. On ne peut pas confier la réforme à des gens du passé. La classe dirigeante ne peut pas compter indéfiniment surses soutiens à l’étranger.

SlateAfrique – Au-delà du rajeunissement des dirigeants, quels changements de fond sont envisageables?

H.A - Les généraux ont commencé à lâcher du pouvoir. Les généraux connus ne sont plus là. Le problème, c’est que le régime a réussi à se régénérer. Ce qu’il faudrait c’est un changement réel pour que les scrutins ne soient pas des élections de cooptation. Il faut des hommes hors sérail. L’Algérie a besoin d’un véritable changement. Et que l’armée redevienne véritablement professionnelle. Que ce ne soit plus celle qui dépose, qui fait et défait les chefs d’Etat et de gouvernement.

Le partage des richesses n’est pas suffisant. Il peut servir à quelques personnes mais est-ce quela population algérienne le souhaite? Le seul partage acceptable, c’est à travers les urnes. La seule réponse satisfaisante c’est une démocratisation. Cela ne veut pas dire que l’on va prendre le même chemin que la Tunisie ou que l’Egypte. Chaque pays est tout à fait différent. C’est très important d’insister sur l’approche différente de chaque pays. L’essentiel c’est de commencer ce processus.

Donc l’Algérie doit absolument se mettre à l’œuvre et chercher sa voie propre dans le vrai changement. Ce n’est plus simplement une question de partage des richesses, mais de changement de cap. Je crois que les Algériens ne vont pas accepter que le prochain candidat à la présidentielle soit imposé par l’armée ou qu’il lui soit redevable.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

 

 

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WADE ET SA RÉBELLION EN CASAMANCE


Sénégal – La rébellion casamançaise veut faire «perdre la présidentielle de 2012» à Abdoulaye Wade

Dans un entretien accordé au confrère jeuneafrique ce lundi, Mamadou Nkrumah Sané, le Secrétaire général autoproclamé de la rébellion casamançaise revient sur les raisons qui sous-tendent la lutte de son mouvement contre Dakar. Et explique la détermination du mouvement rebelle à faire perdre la prochaine présidentielle au Président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature reste très controversée.

Selon, Mamadou Nkrumah Sané, le leader autoproclamé du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (Mfdc), cette région, objet de discorde avec Dakar «est indépendante depuis le référendum de 1958, visant la création de la Communauté française. Le ‘’non’’ l’avait emporté mais les voix casamançaises ont été diluées dans l’ensemble sénégalais».  Le Mfdc, qui estime la Casamance indépendante exige du régime en place à Dakar de la reconnaître comme telle.

Concernant la recrudescence des accrochages ces derniers jours entre le mouvement rebelle et les forces sénégalaises, Mamadou Nkrumah Sané explique que cela est dû au fait que de plus en plus de «jeunes rejoignent le maquis, excédés» par l’attitude du Gouvernement sénégalais. Précisant que cela vise à faire perdre la prochaine présidentielle de 2012 au chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade. « Wade perdra à cause de nous en 2012, comme Diouf a perdu à cause de nous en 2000», a-t-il déclaré.

Les dissensions observées à la tête du mouvement rebelles ces dernières années sont «le résultat de la politique du Gouvernement», a expliqué le leader autoproclamé du Mfdc. Qui dit, par ailleurs, ne reconnaître que le groupe armé dirigé par Ousmane Niantang Diatta. Indiquant que ceux dirigés par Salif Sadio et César Atoute Badiate ne font plus partie du Mfdc, pour avoir «désobéi à l’abbé et à (lui)».

Mamadou Nkrumah Sané a accusé les gouvernements successifs d’Abdou Diouf à Abdoulaye Wade, de «ne pas comprendre le peuple» de Casamance, en décidant d’organiser par eux-mêmes des assises en vue d’un dialogue sur les préoccupations du mouvement rebelle. «C’est nous qui devons organiser ces assises, pas eux», a martelé le leader autoproclamé de la rébellion casamançaise.

Il a cependant confié s’être entretenu trois jours durant en 2005 avec un émissaire d’Abdoulaye Wade autour de la restitution de ses documents saisis par la police française et la libération de l’abbé Diamacoune, le défunt chef emblématique du mouvement séparatiste en Casamance décédé à l’âge de 78 ans. Mamadou Nkrumah Sané a déploré qu’«au final Wade a refusé».

Il a annoncé la préparation d’une « grande offensive contre les occupants», parlant des forces sénégalaise déployées dans la région. Réfugié en France depuis plusieurs années, Mamadou Nkrumah Sané fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice sénégalaise.

L’armée renforce sa présence en Casamance

Suite à une série de braquages en Casamance, l’armée sénégalaise a décidé de renforcer sa présence dans la région. Le déploiement des soldats sénégalais pour la sécurisation des villages casamançais frontaliers de la Guinée Bissau, en proie à plusieurs agressions armées, a commencé le week-end dernier.

«Nous avons constaté depuis samedi la présence de militaires dans nos villages pour sécuriser les populations et leurs biens. C’est une forte présence de militaires dont une centaine est arrivée», a affirmé sous couvert de l’anonymat, un élu local de Yaran, l’une des deux villes principales de la Casamance.

Les autorités militaires sénégalaises par ce «renforcement du dispositif de sécurité dans la zone» répondent ainsi au ras-le-bol exprimé par les populations de la région. Le 26 août dernier, elles avaient empêché la circulation des heures durant, et marché dans le village de Goudomp. Protestant contre des braquages répétées, qui seraient le fait de présumés rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (Mfdc).

La stabilité de la Casamance, située au sud du Sénégal, est minée depuis 1982 par le Mfdc qui réclame son indépendance.

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Sûreté de l’Etat, Des Français ont-ils armé Gbagbo ?


Source: Nord-Sud-29-08-2011

Au-delà de la question des 41.000 dollars (environ 30 millions F. Cfa) qui leur ont été subtilisés par des éléments appartenant aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), les trois barbouzes français ne seraient pas aussi blancs qu’ils tentent de le faire croire, aujourd’hui.

Quand l’ombre de Robert Montoya plane sur l’affaire des trois barbouzes français arrêtés, le 20 août dernier ! Contrairement à l’image de victimes de vol qu’ils tentent, aujourd’hui, de donner d’eux, Jean-Grégoire Charaux et ses compagnons pourraient, en effet, être les hommes de main du marchand d’armes, Robert Montoya, qui essaie de faire fortune dans le trafic d’armes en Côte d’Ivoire, depuis 2003. Ce sont les propres déclarations de Jean-Grégoire Charaux qui ont trahi le groupe. « J’ai connu les événements de 2004 et là, honnêtement j’ai cru que je voyais les mêmes hommes. J’ai eu peur que l’on me retrouve dans une forêt avec une balle dans la tête », révèle l’officier de gendarmerie à la retraite. Que pouvait-il faire en terre ivoirienne en cette année-là qui a marqué une période charnière dans la crise ivoirienne ? C’est que, selon une source bien introduite à l’Agence nationale de stratégie et de l’intelligence (Ansi), Jean-Grégoire Charaux était déjà en relation d’affaires avec Robert Montoya. Sentant sans doute la mission devenir trop délicate, notamment après le bombardement de la base militaire française de Bouaké en novembre 2004 (qui a fait 9 morts), l’officier se serait éclipsé dans la sous-région, probablement à Lomé. C’est d’ailleurs ce lien avec la capitale togolaise qui permet à notre informateur d’avoir une forte présomption de connexion entre Robert Montoya et la bande à Jean-Grégoire Charaux. Pour rappel, après que les Sukkoi et les Mi-24 fournis par Montoya au régime de Laurent Gbagbo ont bombardé la base militaire française de Bouaké, c’est vers Lomé que les pilotes ukrainiens des appareils ont été exfiltrés. Robert Montoya qui y a sa ‘’base’’ à l’aéroport de Lomé, aurait également, par la suite, transféré les hélicoptères de combats dans la capitale togolaise, pour réparation. Toujours selon notre source, pour continuer à faire tourner ses affaires en Côte d’Ivoire, Robert Montoya, ancien gendarme français, habitué des services secrets, aurait décidé de recruter son compatriote, Frédéric Laffont. Sous le couvert de ses sociétés de gardiennage, Risk et Bgsp, M. Laffont aurait repris en main les business de Robert Montoya, essentiellement le commerce d’armes pour le compte du régime Gbagbo. Finalement, Frédéric se brûlera aussi les ailes lors de la crise post-électorale. Placé sur la liste noire de l’Union européenne, le bras droit de M. Montoya n’aura d’autre choix que de regagner l’Hexagone. Il rentre dans son pays après avoir servi de relais au réarmement du clan Gbagbo par Robert Montoya. C’est d’ailleurs avec ces armes que l’ancien dirigeant ivoirien espérait se maintenir au pouvoir, au terme du scrutin présidentiel de l’année dernière. Elles auraient transité aussi bien par le Libéria que par le Ghana ou le Togo. Pour remplacer Frédéric Laffont à Abidjan, assure notre informateur, Robert Montoya aurait décidé de recruter d’autres gendarmes français, de surcroît expérimentés dans le mercenariat militaire. L’affaire des trois Français appréhendés le 20 août dernier, ne serait pas aussi étrangère au scabreux et juteux business de Montoya. Loin d’être des hommes d’affaires intègres, Jean-Grégoire Charaux et ses deux autres compagnons seraient donc les nouveaux barbouzes choisis par Robert Montoya pour reprendre ses affaires en Côte d’Ivoire. D’ailleurs, selon une source bien introduite au sein des services de renseignements, les colonels à la retraite, Jean-Grégoire Charaux, Jean-Marie Fontaine et l’adjudant à la retraite, Laurent Alvès, ne seraient pas les premiers mercenaires arrêtés par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire. En juillet dernier, le nommé Jean-Philippe Marc Lenadier aurait été appréhendé par les hommes du commandant Wattao qui trouvaient ses va-et -vient au Ghana, suspects. A l’époque, c’est grâce à l’intervention de la force française Licorne et de l’ambassade de France que M. Lenadier recouvra la liberté. Ce qui se dégage comme enseignement dans toute cette affaire, c’est que les Frci tiennent à ne rien négliger dans les velléités de déstabilisation du nouveau régime en place à Abidjan. Et, les barbouzes français ayant réussi à déjouer la vigilance de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci), en charge de la surveillance de l’embargo sur les armes, c’est presque normalement que la nouvelle armée ivoirienne a choisi de traquer Robert Montoya et ses amis, vendeurs d’armes en Côte d’Ivoire, quels qu’ils soient.

Kouakou Liza

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La dette de sang du maitre du monde


IVOIREBUSINESS.NET

Le 30 août 2011 par Correspondance particulière -

Je reviens de l’Afrique du sud où j’étais en mission. A la fin de la mission, je suis allé dans un autre pays, sur un autre continent rencontrer un sage. Je ne vous dirai pas le nom du pays pour des raisons que vous savez. J’ai rencontré le sage pour qu’il m’explique le pourquoi du chaos en Côte d’Ivoire. Parce que moi, j’y ai perdu mon latin. Et voici son récit.

VICTIMES EN SURSIS

En 1939, avant la deuxième guerre mondiale, Hitler, le Führer est allé rencontrer les prêtres tibétains afin que ceux-ci le mettent en contact avec le maître du monde (*) lui-même. La porte de la demeure du maitre du monde se trouve sur le toit du monde (les territoires du Tibet, du Bhoutan, de l’Inde-du-nord et du Népal). Hitler était allé lui demander la victoire sur les alliés. Le maître du monde accéda à la demande d’Hitler. Il revint en Allemagne avec certains prêtres tibétains : ceux qu’il utilisait comme courroie de transmission entre lui et le maitre du monde.
Rapidement, Hitler pris le dessus sur les alliés (la France, la Grande-Bretagne…). Mais dans le contrat avec le maître du monde, Hitler devait lui fournir plusieurs dizaines de millions de victimes en faisant des massacres de grande ampleur. La livraison des victimes par vague mensuelle fut quantifiée et définie. A cet effet le maître du monde avait pris toutes les dispositions utiles pour recueillir le sang (le sang est le siège de l’âme) des victimes.
Mais dans l’entendement du maître du monde, une guerre reste une guerre. Et personne ne doit en tirer profit sauf lui seul. Parce que lui, le maître, il déclenche la guerre pour la guerre et non pour arranger quelqu’un. Les projets d’après guerre ne le concernent pas. Dans l’exécution du contrat avec le maître du monde, Hitler se trouva incapable de fournir dans le délai, le nombre de victimes qu’il avait promises, malgré l’holocauste du peuple juif.
Alors le maître du monde décida de récupérer le manque à fournir dans le camp d’Hitler. Ce qui lui causa d’énormes pertes sur le territoire de l’ex-URSS. La neige et le froid décimèrent une bonne partie de l’armée d’Hitler. Un bon nombre fut tué aux combats et beaucoup furent faits prisonniers. Staline lança une vaste contre-offensive qui le mena aux portes de Berlin. Sur les autres fronts, les troupes d’Hitler commencèrent à prendre de l’eau de toutes parts.
Hitler s’étant rendu compte que le maître du monde était en train de récupérer son dû, il fit appeler les prêtres tibétains qui se trouvaient en Allemagne et les fit exécuter tous. Afin que la dette du maître du monde ne subsiste pas à lui après sa mort qu’il savait imminente. Bien sûre, l’Allemagne aurait continué à payer cette dette du sang même après la mort d’Hitler si les fameux prêtres de satan restaient dans le pays. Le problème de la Côte d’Ivoire est schématiquement le même que celui de l’Allemagne.
Ouattara, son épouse Folleroux et Sarkozy ont délégué des prêtres français pour prendre contact avec les prêtres tibétains afin que le maître du monde leur donne la victoire sur les chrétiens ivoiriens. Pour Sarkozy, c’est le combat le plus important de son quinquennat. Pour rien au monde, il ne devra perdre la face dans ce combat contre Laurent GBAGBO. Il ne souhaitait pas connaître le même sort que son prédécesseur Jacques Chirac. Ou on ne dira pas que la France a perdu son pré-carré ivoirien sous le mandat de Sarkozy.

UN REGARD QUI EN DIT LONG

Ainsi, le trio infernal a promis au maître du monde le sang de 100.000 ivoiriens au minimum, sinon 200.000 au plus. Comme argumentation pour soutenir les chiffres annoncés devant le maître du monde, ils ont dit que vu le nombre important de patriotes et le niveau de leur engagement, Laurent GBAGBO et les jeunes patriotes avec l’armée ivoirienne allaient leur opposer une farouche résistance. Ils allaient en profiter pour remplir leur contrat en massacrant un maximum.
Pour ceux qui ont connaissance d’une déclaration de Mme Ouattara dans un journal américain, elle a dit : « s’il faut tuer 100.000 personnes pour prendre le pouvoir, nous le ferons ». Sinon, elle aurait pu dire : « s’il faut tuer des milliers de personnes,…». Elle a bien quantifié le nombre de morts. Maintenant vous connaissez le pourquoi.
Ainsi, en pleine exécution du contrat, les prêtres transmettent un bon de livraison de Ouattara au maître du monde (satan) sur lequel il est marqué livraison partielle : 24.066 tués tous les camps confondus. Vu le nombre dérisoire de la première livraison de Ouattara, le maître du monde contient sa colère parce que le délai n’a pas encore expiré. C’est également la raison de son inaction envers lui. En tenant compte du nombre de patriotes et de l’armée ivoirienne, Ouattara et Sarkozy ont projeté que les combats allaient durer au moins 6 mois.
A leur grande surprise, les soldats ivoiriens ont abandonné leurs positions de l’intérieur du pays et se sont repliés sur Abidjan. Les combats n’ont duré que deux semaines. Le nombre de victimes est dérisoire pour le maître du monde qui attend fermement le solde de la livraison qui devra avoir lieu avant début octobre 2011. A contrario, le dernier trimestre de l’année 2011 risque d’être chaotique pour le pouvoir de Ouattara et de sa femme Folleroux.
Vous comprenez maintenant pourquoi les sbires de Ouattara et de Sarkozy tuent pour un oui ou pour un non. Même pour un bonjour mal prononcé. Ouattara a de gros soucis à se faire. Le contrat signé avec le maitre du monde (satan) est fait uniquement à sa charge.
Les prêtres français ont dit au maitre du monde que c’est Ouattara le bénéficiaire du contrat. Le cas de force majeur est inopérant avec le maitre du monde (satan). A l’expiration du délai, les prêtres français et tibétains vont s’en laver les mains. Ouattara et sa femme seront tous seuls face à leur destin.
C’est la procédure habituelle. Tous les prêtres du maître du monde le savent. Ils ne le disent jamais au client. Tout compte fait, personne ne gagne au lotto avec lui. Toutes les ONGs, ses alliés d’hier commencent maintenant à crier sur tous les toits alors que Ouattara n’a même pas encore soldé la livraison de sang ivoirien au maître du monde (satan).
Les prêtres servant le maître du monde (satan) sont actuellement en Côte d’Ivoire pour veiller au respect strict du contrat. Ouattara, son épouse Folleroux et Sarkozy savent que si la livraison reste partielle, le solde sera pris dans leur camp et chacun d’eux risque de connaître une fin tragique.
Et le sage continue et il dit : « la Côte d’Ivoire doit beaucoup à M. Laurent GBAGBO. Il a été informé du deal des trois compères avec le maître du monde dans le mois de janvier 2011. Afin de les empêcher de remplir leur contrat vis-à-vis du maître du monde, il a décidé de ne pas livrer combat malgré la puissance de feu qu’il possédait ». La stratégie de GBAGBO va-t-elle payer ? Sarkozy, Ouattara et sa femme Folleroux pourront-ils honorer leur engagement avec le maître du monde (satan) ? Wait and see.

Le mystique patriote

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“Quand Sarkozy a quelqu’un dans le nez, il l’élimine”


L’EXPRESS.FR-Par , publié le 31/08/2011

Dans leur ouvrage “Sarkozy m’a tuer”, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet ont recueilli les témoignages et les accusations de 27 victimes du sarkozysme.

IL N'AIME PAS CA

Le président de la République n’aime pas qu’on se mette en travers de son chemin. Comme, avant lui, Jacques Chirac et François Mitterrand, son ascension est semée d’adversaires éliminés, de partisans sacrifiés ou de simples Français embarqués par accident dans une histoire trop grande pour eux. Mais, avec Nicolas Sarkozy, la machine à évincer s’est dotée de deux rouages supplémentaires: d’abord, la cause de l’élimination d’un “gêneur” peut être une simple exigence de communication ; ensuite, l’humiliation est couramment pratiquée, parce qu’elle permet de faire savoir que le clan présidentiel, une fois de plus, a été le plus fort. Dans leur livre, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, grands reporters au Monde, sont allés à la rencontre de 27 victimes du sarkozysme. Leur ouvrage est une bombe lancée dans la présidentielle.

Y a-t-il une “méthode Sarkozy” pour éliminer quelqu’un?

Fabrice Lhomme : La volonté est récurrente, le processus change: on ne s’y prend pas de la même façon pour la petite comptable de l’affaire Bettencourt, Claire Thibout, qui dénonce un financement politique, ou pour Patrick Devedjian, qui s’oppose à Isabelle Balkany. Le système Sarkozy est très sensible aux rapports de forces: on écrase directement le faible, on procède de manière plus fine, voire perverse, avec le fort.

Gérard Davet: Un point commun cependant: la volonté d’humiliation. Nous citons la phrase fétiche de Nicolas Sarkozy, évoquée par Dominique de Villepin dans notre ouvrage: “Et pourquoi je me gênerais ?” Il n’aime pas qu’on se mette en travers de sa route et utilise tous les moyens à sa disposition.

Quel est son degré d’implication personnelle?

F. L. : Il y a ses colères: il a quelqu’un dans le nez, il faut l’éliminer. Et puis il y a les phénomènes de cour, avec des collaborateurs zélés qui vont au-devant des désirs du prince. Plusieurs victimes ont été frappées par une fatwa qui ne venait pas directement de lui, mais qu’il avait au moins avalisée.

Il a quelqu’un dans le nez, il faut l’éliminer.

UNE VICTIME DU SARKOZISME

G. D. : Depuis 2002 et son arrivée à l’Intérieur, il est constamment à la manoeuvre. En direct, comme pour le préfet de la Manche, viré à cause de sifflets subis à Saint-Lô, ou avec plus de distance, comme dans l’affaire Julien Dray, où il feint de ne pas être au courant. En revanche, dans l’affaire Claire Thibout, le lien entre Nicolas Sarkozy et le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, est évident. Il dispose aussi des leviers médiatiques : après plusieurs charges publiques contre Daniel Bouton [NDLR : PDG de la Société générale au moment de l'affaire Kerviel], il finit par le faire craquer.

F. L.: La logique du bouc émissaire est emblématique de la pratique sarkozyste. Plusieurs victimes nous ont dit: “Il n’avait rien de personnel contre moi, mais il fallait un coupable.”

N’est-ce pas cela, la politique?

F. L. : C’est plutôt une dérive populiste inquiétante. On ne résout pas des problèmes complexes en coupant quelques têtes.

G. D. : Et, dommage collatéral, cela casse les corps de l’Etat. La haute administration, admirative au début à l’égard de Sarkozy, le rejette désormais.

N’est-il pas normal de sanctionner des fonctionnaires défaillants?

G. D. : Ce qui est contestable, c’est la volonté de casser. Un meeting en Corse se passe mal en 2003 – en grande partie de la faute de Sarkozy et de son cabinet, d’ailleurs – et on limoge le préfet. En outre, pourquoi le cabinet du ministre se sent-il obligé de faire circuler des photos ridicules du fonctionnaire ?

L’humiliation, en la rendant visible par l’opinion, n’est-elle pas indispensable pour donner une force politique à la sanction?

F. L. : C’est infliger une double peine. Sous Jacques Chirac et François Mitterrand, il n’y avait pas cette obsession de dégrader. Souvent, avec Sarkozy, les gens ne paient pas pour des fautes graves qu’ils auraient commises, mais parce que le président a été vexé ou parce qu’il se sent menacé. Ainsi, Dominique Rossi [NDLR : coordinateur des forces de sécurité en Corse] est limogé parce qu’une poignée de manifestants a envahi la pelouse de Christian Clavier, un ami du chef de l’Etat. Le responsable policier a bien géré l’incident, évité l’embrasement, mais il est viré!

Qui, dans le système Sarkozy, est à la manoeuvre?

G. D. : De hauts responsables de la police et de la justice:Bernard Squarcini, Philippe Courroye, Patrick Ouart, Michel Gaudin, Claude Guéant… Tous compétents, reconnus dans le sérail et en lien direct avec le président, qui peut leur demander ce qu’il veut sans s’exposer à la contestation.

F. L. : On a parlé de “cabinet noir” à l’Elysée sous Chirac. Ce qui est différent avec Sarkozy, c’est que tout est transparent, les hommes du président ont pignon sur rue et s’expriment dans la presse. C’est un “cabinet blanc”.

Peu de politiques?

F. L. : Les politiques mettent en musique les décisions prises: comme Dominique Paillé, Frédéric Lefebvre, Nadine Morano, Xavier Bertrand, Brice Hortefeux.

G. D. : Ceux-là montent au créneau avec des mots très durs. D’autres sont à la lisière du politique, comme Pierre Charon, très important avant sa disgrâce pour monter des cabales.

Plusieurs ont pris du champ. Le système se délite-t-il avec la fin du mandat?

F. L. : Au contraire, il se resserre. Ils sont allés très loin, ont fait des erreurs et cela s’est vu. Il y a une volonté de prudence, mais aussi un durcissement, car la réélection du président est menacée.

Il y a un durcissement car la réélection est menacée

G. D. : Ils gardent un sentiment d’impunité. Dans toute démocratie mature, Philippe Courroye aurait dû faire l’objet d’une enquête interne et être sanctionné. La Direction centrale du renseignement intérieur aussi.

Nicolas Sarkozy a-t-il, selon vous, commis des choses illégales?

F. L. : Il faudrait regarder ce qu’ont fait les services secrets, en matière d’écoutes notamment.

G. D. : Ce système n’est pas forcément illégal, mais il est très souvent amoral.

F. L. : Montrer à quelques journalistes amis un rapport de police évoquant le fait qu’une députée socialiste aurait été violentée par son conjoint, n’est-ce pas indigne ?

Réélu, Sarkozy changerait-il de méthode?

F. L. : Je pense au contraire que cela s’aggraverait. Les victimes décrivent un homme rancunier, qui ne pardonne pas. Dans le livre, nos “bannis du sarkozysme” le disent: s’opposer à lui, c’est s’exposer à des représailles.

Les “victimes” n’en font-elles pas beaucoup ? Facile de se déclarer martyr de Sarkozy…

Ce système n’est pas forcément illégal mais très souvent amoral.

G. D. : C’est une posture commode, en effet, pour certains d’entre eux. Beaucoup ne sont pas exempts de reproches, comme Yves Bertrand. Mais tous sont frappés par une vindicte personnelle du président et le ressentent comme une injustice. Victime de Sarkozy, on devient vulnérable, sans vraie résilience. Sauf pour Patrick Devedjian, que les électeurs ont confirmé contre le système Sarkozy.

F. L. : La plupart ne s’attendaient pas à un tel traitement et ont été traumatisés d’avoir été visés, parfois publiquement, par le président de la République.

Les victimes lui en veulent-elles personnellement?

F. L. : Oui. Elles ont développé une véritable haine.

G. D. : Elles nous ont révélé des choses parfois incroyables, qu’elles n’auraient jamais confiées si elles avaient été mieux traitées, plus discrètement.

Et pourtant, elles pourraient voter à nouveau Sarkozy…

G. D. : Ce n’est valable que pour les politiques, opportunistes par nature, qui pourraient même revenir dans le système si le président le leur proposait. Les fonctionnaires, non : ils ne sont pas armés, et ils ont trop souffert.

Certaines victimes font partie des médias : quelle vision avez-vous des journalistes politiques ? Serviles ou courageux?

G. D. : Difficile de généraliser. Mais, à l’étranger, on considère que le journalisme politique français doit se régénérer: c’est vrai, les interviews du président sont souvent complaisantes, les milieux politiques et médiatiques sont poreux. Sans compter les liens incestueux entre le président et les propriétaires de grands médias.

Nos téléphones ont été surveillés par les services secret

F. L. : Ceux qui osent sont sanctionnés. Nicolas Sarkozy a humilié plus d’un journaliste coupable d’avoir posé une question gênante, comme le faisait Mitterrand. Sarkozy, de ce point de vue, s’inscrit dans la pire tradition de la Ve République.

Avez-vous été inquiétés durant ce travail?

G. D. : Ce fut un livre compliqué à faire : pas de mails échangés entre nous, peu de conversations téléphoniques, des rencontres discrètes. En un an, nos téléphones ont été surveillés par les services secrets, nos appartements ont été cambriolés… Cela crée un climat pesant.

F. L. : Nous avons été frappés par un sentiment qui se dégageait de nos interlocuteurs: la peur.

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GARDER LA FOI, PARDONNER ET ALLER DE L’AVANT


DIEU vous élèvera

4/09/2011

Les larmes sont pour les bébés … Les soucis sont pour des imbéciles …
Quand un homme vous élève, c’est certainement à la hauteur de ses mains, mais quand Dieu vous élève c’est sans limite.
Cherche le maintenant et abandonne tout le reste et monte à jamais!
Parle-moi de la loi de la pesanteur qui stipule que «tout ce qui monte doit redescendre” et je vais te présenter la loi de l’aérodynamique qui stipule que «il est possible que quelque chose monte haut et y reste” …
Avant la fin de cette année, tu te trouveras quelque part d’où tu ne pourras même pas redescendre.
Tes bénédictions ne descendrons jamais, tu ne pourras jamais échouer, la loi de la pesanteur ne marchera jamais dans tes finances, ni dans tes affaires, ni dans ta famille, encore moins dans tous les autres domaines de ta vie.
Le diable est un menteur. Tu pourrais passer des temps difficile en ce moment mais Dieu se prépare à te bénir d’une manière que seul lui il peut. Garde la foi.
L’amour de Dieu est comme l’océan, tu peux voir le début, mais pas la fin.

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“NOUS NE SOMMES PAS DES FEMMES” : KADHAFI


kadhafi et son tombeur sarkosy

TRIPOLI (Reuters) – Mouammar Kadhafi, qui n’a plus été vu en public depuis la prise de Tripoli par les insurgés libyens, a appelé jeudi ses partisans à poursuivre le combat et a promis une longue lutte qui “embrasera la Libye”.

Selon un chef militaire des autorités provisoires à Tripoli, le dirigeant libyen se trouverait à Bani Walid, ville du désert à 150 km au sud-est de Tripoli.

Quarante-deux ans jour pour jour après l’arrivée au pouvoir du “guide”, une conférence internationale de soutien à la Libye nouvelle s’est ouverte à Paris en présence des dirigeants de l’insurrection, qui contrôle la majeure partie du territoire libyen après six mois de guerre civile.

Sur le front, le Conseil national de transition (CNT) a repoussé d’une semaine, jusqu’au 10 septembre, l’ultimatum lancé aux soldats et partisans de Kadhafi, notamment ceux qui défendent sa ville natale, Syrte, à 450 km à l’est de la capitale. Le CNT leur laisse ce délai pour déposer les armes, faute de quoi l’assaut sera lancé contre leurs positions.

Dans une déclaration diffusée sous forme écrite par la chaîne satellitaire syrienne Arraï, Mouammar Kadhafi assure que les tribus qui lui sont restées fidèles à Syrte, sur la côte méditerranéenne, et à Bani Walid, à l’intérieur des terres, sont armées et qu’elles ne seront pas vaincues.

“NOUS NE SOMMES PAS DES FEMMES”

Affirmant que les forces de ses ennemis sont divisées, il demande à ses partisans de continuer à se battre même s’ils ne peuvent entendre sa voix. “Nous n’abandonnerons pas, nous ne sommes pas des femmes. Nous continuerons à nous battre”, lance-t-il dans cette déclaration.

La chaîne Arraï précise qu’elle diffusera plus tard un message audio de Kadhafi.

Mercredi soir, l’un de ses fils, Saadi, déclarait pourtant à la chaîne de télévision Al Arabia qu’il avait été mandaté par son père pour négocier avec le CNT afin de mettre un terme aux affrontements.

Le chef du conseil militaire installé à Tripoli, Abdoul Hakim Belhadj, a confirmé à Reuters avoir parlé au téléphone avec Saadi Kadhafi et lui avoir promis qu’il serait correctement traité s’il se rendait.

Mais un autre fils du “guide”, Saïf al Islam, affirmant parler d’un faubourg de la capitale, a juré de poursuivre le combat et de libérer Tripoli.

Selon Abdel Madjid Mlegta, coordinateur des opérations militaires au CNT, Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam et le chef des services de renseignements Abdallah al Senoussi ont gagné Bani Walid, ville d’environ 50.000 habitants, trois jours après la chute de Tripoli la semaine dernière.

Tous trois sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes contre l’humanité.

Les combattants du CNT ont déclaré mardi qu’ils ne se trouvaient qu’à une trentaine de kilomètres de Bani Walid.

Des poches de résistance demeurent et les pro-Kadhafi tiennent également, outre Syrte et Bani Walid, l’oasis de Sebha, dans le centre-ouest du pays.

DÉBLOCAGE D’AVOIRS LIBYENS

Mercredi, l’Otan a mené des raids aériens contre des batteries lance-roquettes près de Syrte. L’Alliance a également visé un dépôt de munitions et un centre de commandement près de Bani Walid, a annoncé un porte-parole à Bruxelles.

Selon le journal algérien El Watan, le dirigeant libyen déchu se trouverait dans la ville de Ghadamès, à la frontière de l’Algérie, qui a accueilli une partie de sa famille, et il aurait vainement demandé au président Abdelaziz Bouteflika de l’accueillir.

Sur le plan diplomatique, la Russie a finalement reconnu le CNT, juste avant l’ouverture de la conférence de Paris.

L’Union européenne a décidé pour sa part de mettre un terme à ses sanctions visant six ports libyens et plusieurs sociétés pétrolières et bancaires.

L'INGERENCE OCCIDENTALE FETEE A PARIS

A Paris, la France et la Grande-Bretagne, fers de lance de l’opération qui a permis aux opposants libyens de renverser Kadhafi, sont parvenus à réunir les représentants d’une soixantaine de pays et d’organisations internationales.

L’aide d’urgence à un pays ravagé par les combats depuis six mois est au menu de la conférence, de même que la transition politique, Paris et Londres étant soucieux d’éviter en Libye les erreurs commises en Irak après la chute de Saddam Hussein.

Mais la reconstruction d’un pays riche en pétrole et gaz et en manque d’infrastructures est aussi dans tous les esprits.

La France a obtenu l’autorisation de débloquer 1,5 milliard d’euros d’avoirs libyens gelés afin que le CNT puisse engager la reconstruction, a annoncé Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères.

Avec Mohammed Abbas à Tripoli, Maria Golovnina à Misrata, Emma Farge, Robert Birsel et Alex Dziadosz à Benghazi, Richard Valdmanis et Alastair Macdonald à Tunis, Justyna Pawlak à Bruxelles et Yann le Guernigou à Paris, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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Gestion de ses nouveaux militaires : Frci, un os dans la gorge de Ouattara


Notre Voie -1-09-2011

LES POPULATIONS SONT ENCORE POURCHASSEES

Alassane Ouattara a proclamé la fin de la belligérance et demandé la fin des exactions des Frci sur les populations. En sa qualité de chef suprême des armées, Ouattara a ordonné depuis longtemps, le retour des Frci dans les casernes. Depuis qu’il a fait cette déclaration, rien n’a encore véritablement changé.

A Abidjan, des hommes vêtus de treillis et toujours en armes occupent des coins de rue, des stations d’essence. On les trouve devant des super-marchés et continuent de dormir dans des maisons et hôtels qui ne leur appartiennent pas et qui ne sont pas des baux administratifs réservés aux forces de l’ordre. Ces hommes armés se disputent même la sécurité des privés avec les vigiles dont c’est le travail de veiller sur les sociétés légalement constituées. Ce ne sont pas des exemples qui font défaut. A Yopougon, du Palais de justice au nouveau pont qui relie la Sideci à Niangon, ces groupes armés de kalach, vêtus de treillis et coiffés de bérets rouges sont disposés ça et là. A l’hôtel Timotel, au carrefour Azito, toujours à Niangon, ces détachements de bandes armées sont dans les rues et dans des locaux qui ne leur sont pas destinés. A Yopougon-Camp militaire, non loin du terminus des bus, au carrefour Gandhi, on trouve les mêmes éléments comme en face de la Coopec de Yopougon- Selmer. Dans ce quartier, des soldats sont en permanence à un poste sans que les résidents ne sachent pourquoi. Et dès que la nuit tombe, quelques éléments de ces hommes se déportent devant la Coopec pour se constituer en vigile alors que deux sociétés de sécurité privée y sont déjà. La cour de la mairie de Yopougon est abandonnée à ces soldats qui font des prisonniers, bastonnent et exigent des sommes d’argent avant de remettre en liberté leurs détenus. Le siège du Cojep, organisation de Charles Blé Goudé à Yopougon-Toits rouges, est transformé en caserne militaire. Les hôtels Apoa, Assonvon, Kimi, Timotel à Yopougon, l’hôtel Lagune à M’Pouto et beaucoup d’autres sont illégalement occupés aux frais des propriétaires qui sont obligés de faire face aux règlements des factures Cie et Sodeci. Des résidences d’honnêtes citoyens sont, elles aussi, occupées par ces forces qui se réclament des Frci.

Hors d’Abidjan, les villes et villages de l’intérieur sont assiégés. Dans les villages, pour circuler, des paysans sont soumis à des rançons. Dans les villes, ces éléments dorment paisiblement dans des maisons des cadres et imposent au quotidien de grosses sommes d’argent aux commerçants et transporteurs. Malgré le timide redéploiement de la police et de la gendarmerie, les Frci demeurent une force incontournable qui se met au-dessus des préfets, commissaires de police et commandants de brigade de gendarmerie. Les litiges fonciers sont réglés par ces soldats de Ouattara. Toutes les plaintes nées de divers conflits sont adressées aux éléments des Frci. Même les conflits dans les foyers se règlent chez eux. A côté de ces éléments dont la plupart ne savent pas s’exprimer en français, il y a des dozos et des ressortissants de la Cedeao qui ont pour leur part investi villages et hameaux en s’y implantant contre le gré des populations hôtes. Cette force traditionnelle qui n’exerçait que dans le Nord de la Côte d’Ivoire, s’est redéployée sur toute l’étendue du territoire à la faveur de la crise armée. Des dozos qui sont en réalité une milice, procèdent au contrôle routier, font des patrouilles dans les villages et s’érigent en juges dans le règlement des contentieux.

Cet état de fait n’est pas ignoré par Ouattara. Les dozos et les Frci qui ont combattu pour lui, refusent de s’effacer au profit de la police et la gendarmerie. Ces deux forces ne sont ni en caserne ni désarmées. Elles continuent de sévir sans se soumettre aux injonctions de leur patron, Alassane Ouattara. Qui reste impuissant et montre tous les jours son incapacité à mettre de l’ordre dans la gestion des bandes armées qui ont lutté pour son avènement au pouvoir.

Certaines langues disent que ces combattants attendent l’argent qui leur a été promis par leur employeur Ouattara, avant de se retirer de la scène. Combien Ouattara leur a-t-il promis et qu’est-ce qu’il attend pour les satisfaire afin qu’ils laissent les Ivoiriens et les opérateurs économiques vaquer librement à leurs occupations ?

Si l’on tient compte de cette requête des Frci et dozos, on peut dire que Alassane Ouattara se trouve pris en otage par sa propre armée. Les Frci et dozos sont un os dans sa gorge. Il ne sait pas comment s’en débarrasser. Ces forces ne sont ni payées ni logées. Elles sont donc obligées de racketter, rançonner et occuper illégalement les maisons des citoyens. Ouattara avait demandé la fin des exactions, mais ses soldats continuent de commettre graves exactions.

Benjamin Koré
benjaminkore@yahoo.fr

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le trio infernal a promis au maître du monde le sang de 100.000 ivoiriens au minimum


[ivoirebusiness.net] A LIRE ABSOLUMENT

…Ainsi, le trio infernal a promis au maître du monde le sang de 100.000 ivoiriens au minimum, sinon 200.000 au plus. Comme argumentation pour soutenir les chiffres annoncés devant le maître du monde, ils ont dit que vu le nombre important de patriotes et le niveau de leur engagement, Laurent GBAGBO et les jeunes patriotes avec l’armée ivoirienne allaient leur opposer une farouche résistance. Ils allaient en profiter pour remplir leur contrat en massacrant un maximum.
Pour ceux qui ont connaissance d’une déclaration de Mme Ouattara dans un journal américain, elle a dit : « s’il faut tuer 100.000 personnes pour prendre le pouvoir, nous le ferons ». Sinon, elle aurait pu dire : « s’il faut tuer des milliers de personnes,…». Elle a bien quantifié le nombre de morts. Maintenant vous connaissez le pourquoi.
Ainsi, en pleine exécution du contrat, les prêtres transmettent un bon de livraison de Ouattara au maître du monde (satan) sur lequel il est marqué livraison partielle : 24.066 tués tous les camps confondus. Vu le nombre dérisoire de la première livraison de Ouattara, le maître du monde contient sa colère parce que le délai n’a pas encore expiré. C’est également la raison de son inaction envers lui. En tenant compte du nombre de patriotes et de l’armée ivoirienne, Ouattara et Sarkozy ont projeté que les combats allaient durer au moins 6 mois.

GBAGBO AURAIT-IL EPARGNE LA VIE DES IVOIRIENS?

A leur grande surprise, les soldats ivoiriens ont abandonné leurs positions de l’intérieur du pays et se sont repliés sur Abidjan. Les combats n’ont duré que deux semaines. Le nombre de victimes est dérisoire pour le maître du monde qui attend fermement le solde de la livraison qui devra avoir lieu avant début octobre 2011. A contrario, le dernier trimestre de l’année 2011 risque d’être chaotique pour le pouvoir de Ouattara et de sa femme Folleroux.
Vous comprenez maintenant pourquoi les sbires de Ouattara et de Sarkozy tuent pour un oui ou pour un non. Même pour un bonjour mal prononcé. Ouattara a de gros soucis à se faire. Le contrat signé avec le maitre du monde (satan) est fait uniquement à sa charge.
Les prêtres français ont dit au maitre du monde que c’est Ouattara le bénéficiaire du contrat. Le cas de force majeur est inopérant avec le maitre du monde (satan). A l’expiration du délai, les prêtres français et tibétains vont s’en laver les mains. Ouattara et sa femme seront tous seuls face à leur destin….

[Lire la suite: http://parolesnegres.net/2011/08/31/la-dette-de-sang-du-maitre-du-monde/]

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LA COLERE DE VLADMIR POUTINE


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LES LANGUES SE DELIENT


Albert Bourgi

Proche ami de Laurent Gbagbo dont il a épousé le rêve quand il était dans l’opposition, professeur de sciences politiques à l’université de Reims, Albert Bourgi connait Alassane Ouattara depuis longtemps. Fin analyste de la situation politique sur le continent, longtemps éditorialiste-vedette à Jeune Afrique, il livre une analyse pertinente et savoureuse.

Cela fait bientôt cinq mois que le président Laurent Gbagbo est prisonnier dans le nord de la Côte d’Ivoire et qu’Alassane Ouattara exerce de facto le pouvoir. Les cent premiers jours d’état de grâce “classique” passés, quel est le regard que vous portez sur les évolutions politiques de ces derniers mois en Côte d’Ivoire?

J’ai envie de dire avant toute chose que lorsque l’on connaît les conditions d’organisation des élections de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, on ne peut absolument pas parler d’état de grâce. Il faut plutôt parler de l’état d’adversité qui a découlé des résultats de ce scrutin tels qu’ils ont été proclamés par les Nations unies. Il est clair qu’on ne peut nier l’état de fait : Ouattara est aujourd’hui à la tête de la Côte d’Ivoire. Mais il est important de revenir sur ses conditions d’accession au pouvoir. Je travaille sur les questions électorales depuis un certain nombre d’années, mais je ne connais pas beaucoup de scrutins dont les résultats ont été proclamés dans des conditions comparables à ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire.
Il y avait des institutions ivoiriennes : une Commission électorale indépendante (Cei), un Conseil constitutionnel… Au-delà des institutions ivoiriennes, il y avait bien évidemment les Nations unies, qui n’avaient pas le pouvoir d’organiser en tant que tel, mais qui étaient censées apporter une certification. Cette notion de certification n’avait jamais été appliquée par les Nations unies dans d’autres opérations de maintien de la paix en Afrique. Une notion complètement floue donc. Aussi floue que les résultats officiels du scrutin : ni vous ni moi ni nul autre observateur ou chercheur voulant travailler sur ces élections ne les connaît dans le détail. On ne connait pas les résultats bureau de vote par bureau de vote…
Le taux d’abstention est un mystère. Dès la clôture des bureaux de vote, des pourcentages au sujet de la participation des électeurs lors de ce scrutin ont été rendus publics par des responsables nationaux et internationaux. Des pourcentages qui n’ont absolument rien à voir avec ce qui a été dit au final par les Nations unies. Je reviens sur ces éléments pour dire qu’on ne peut parler d’état de grâce que lorsqu’il y a une élection qui se déroule dans la normalité institutionnelle, constitutionnelle et politique. Ce qui n’a bien évidemment pas été le cas en Côte d’Ivoire.
Il n’y a donc pas eu d’état de grâce. Ce que l’on peut dire en revanche, c’est qu’après plus de cent jours, Ouattara se cherche. Il est président de la République, mais dans une sorte de grand conglomérat partisan, tactique et institutionnel. Il y a certes le RHDP qui est censé avoir gagné en tant que coalitionde partis politiques. A côté de ces partis, il y a aussi des hommes politiques qui s’étaient présentés de manière indépendante. Il y a cette alliance de la carpe et du lapin, absolument contre-nature, entre Ouattara et Bédié, qui n’avait qu’un seul but politique : faire dégager Gbagbo avec l’aide de l’extérieur, et singulièrement du gouvernement français.
On assiste à une espèce de flou politique. Il y a un chef d’Etat, il y a des institutions. Mais plutôt que des expressions politiques, l’on assiste à des expressions judiciaires. Il n’y a pas un jour sans qu’il y ait un procureur, un vice-procureur ou un juge d’instruction qui parle d’inculpation de tel ou tel membre de l’ancien régime, histoire d’intimider l’opposition, si tant est que cette opposition puisse même s’exprimer. L’on est en face d’un grand magma politique qui explique cette atmosphère d’incertitudes. Tout le monde s’exprime dans la galaxie autour de Ouattara, mais on ne peut pas dire qu’il existe une vraie direction politique claire en Côte d’Ivoire.

Quand vous parlez, il ya un mot qui vient à l’esprit: légitimité. Est-ce que toutes ces incertitudes, cette absence de direction claire ne sont pas liées à la question de légitimité? Ouattara n’a-t-il pas, aujourd’hui, un problème de légitimité?

Mais il a un gros problème de légitimité ! Censée être fournie par le suffrage universel, cette légitimité a été pour le moins tronquée. Ce qui fait que quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, Ouattara souffrira toujours d’être perçu comme quelqu’un qui est arrivé au pouvoir dans les fourgons de l’armée française. Et même pas dans les fourgons de ce qu’on appelle la communauté internationale.  N’oublions jamais que la force Licorne était attenante à l’ONUCI, elle n’était pas intégrée à l’ONUCI. Elle était chargée de soutenir l’action de l’ONUCI, qui n’était pas une action militaire, qui n’était pas tournée vers l’usage de la force. Le principe des opérations de maintien de la paix des Nations unies, c’est de ne pas recourir à l’usage de la force, sauf cas exceptionnel, sauf cas de légitime défense. Ce qui n’était pas le cas évidemment lorsqu’il s’est agi d’assiéger la résidence dans laquelle se trouvait Laurent Gbagbo et de le capturer. Disons que l’armée française l’a donné comme en offrande à ses adversaires de dix ans, c’est-à-dire aux rebelles. On assistait ainsi à une évolution bizarroïde en Côte d’Ivoire : Gbagbo a surmonté un coup d’Etat militaire qui n’a pas réussi et une rébellion armée. Il a réussi à vaincre tous les obstacles militaires et politiques mis sur son chemin. Jusqu’à ce qu’on lui tende le piège de cette fameuse élection. Et ce qui est vrai est que le piège électoral s’est refermé sur lui. Ma conviction est qu’il n’aurait jamais dû accepter la tenue des élections dans des conditions pareilles… Je parle de piège électoral parce que le désarmement n’était pas terminé. Toutes les conditions qui devaient prévaloir pour que le scrutin se tienne n’étaient pas réunies du point de vue de la réinsertion des rebelles, de la libre circulation. Une bonne partie du territoire n’était pas accessible ! C’est de notoriété publique ! Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont tout simplement les rapports qui ont été établis par de grandes organisations non gouvernementales. Si l’on va dans le détail de ces rapports, on voit bien que bien souvent, il est question de contraintes qui pesaient sur les électeurs et surtout de méthodes de dissuasion des électeurs considérés comme favorables à l’un des deux candidats.

Qui a tendu le piège électoral à Gbagbo?

Ceux qui étaient en charge de cette élection ! Ce piège avait plusieurs auteurs. Certains sur le plan national, sur le plan régional – à travers la médiation –, sur le plan international… Je pense, et je le dis de la manière la plus directe, que Gbagbo a trop fait confiance à tous ceux qui lui promettaient la tenue d’une élection propre et régulière… Et c’est pour cela que le piège s’est refermé. Sur Gbagbo, et peut-être aussi sur les Ivoiriens !

Un des avocats de Laurent Gbagbo a parlé de lui en disant qu’il était un “otage maltraité”. Est-ce qu’il est allé trop loin?

Sans parler d’otage, il est évident que l’enfermement de Laurent Gbagbo est instrumentalisé. On l’enferme, on le ferre, lui et ses compagnons, histoire d’intimider les Ivoiriens qui lui sont favorables et de les dissuader de réagir, de se révolter. Cet enfermement de Gbagbo et de ses compagnons dans des régions réputées favorables à Ouattara est une sorte de provocation. Il s’agit de créer un climat de terreur de nature à empêcher quiconque de bouger.
Mais les techniques de ce type ne fonctionnent qu’un moment ! L’armée française ne sera pas toujours en Côte d’Ivoire. Les choses peuvent changer politiquement en France. Déjà, des candidats disent que dès les élections, il faudra que les militaires reviennent. L’armée française n’a pas vocation à protéger un régime qui, en principe, est déjà légitimé par le suffrage universel. Si cette élection a eu lieu de manière démocratique, qu’on laisse donc les institutions ivoiriennes protéger cette fameuse légitimité. Pourquoi recourir uniquement à des forces extérieures ?

A vous entendre, il y a une sorte d’impasse politique en Côte d’Ivoire. Comment en sortir?

Ouattara doit avoir le courage de voir la situation telle qu’elle est. Et non telle qu’il voudrait qu’elle se présente, ou que ses partisans voudraient qu’elle soit. C’est-à-dire une situation trouble. Si sa volonté de normaliser la situation, de réconcilier les Ivoiriens, après une période dont la violence restera dans les annales de l’histoire de l’Afrique subsaharienne, est réelle, s’il veut vraiment tourner la page, c’est sa responsabilité de trouver des solutions politiques, et pas seulement des solutions judiciaires, juridictionnelles, tournées vers des menaces de traduction devant telle ou telle juridiction, des inculpations farfelues – il faut le dire.
Ouattara devrait avoir le courage de se dire : «Voyons avec celui qu’on a arrêté quelles peuvent être les conditions d’installation d’un climat politique tout autre, d’une esquisse de réconciliation nationale». Il n’y aura pas de paix et de normalisation en Côte d’Ivoire sans solution politique. Il faut qu’il ait le courage de dire à ses partisans qu’il est nécessaire d’aller vers celui qui représente toujours quelque chose pour des millions d’Ivoiriens, et sans qui il ne peut y avoir de paix des braves…

Cela nous emène à vous demander s’il peut y avoir une réconciliation en Côte d’Ivoire sans Laurent Gbagbo…

Il ne peut pas y avoir de réconciliation en dehors de Laurent Gbagbo. C’est une farce ! Voilà un homme qui a marqué la vie politique ivoirienne pendant vingt ans. Je voudrais faire remarquer à Alassane Ouattara que sa légitimité politique en Côte d’Ivoire, il la doit en partie à Gbagbo. Laurent Gbagbo est un ami, je connais Ouattara depuis longtemps… Sans le soutien politique que Gbagbo lui a apporté depuis 1995, Ouattara n’aurait jamais pu faire de carrière politique. C’est lui qui a légitimé d’une certaine manière le positionnement politique et partisan de Ouattara, et qui a même conforté le RDR. Il ne faut jamais l’oublier : le mandat d’arrêt international lancé par Bédié contre Ouattara aurait eu toute sa force si Gbagbo s’était mis du côté de Bédié. Or il s’est précisément opposé à ce mandat d’arrêt international…
Ouattara doit avoir du courage politique. Il se laisse griser – or, il ne devrait pas – par un entourage comme il y en a toujours autour des chefs d’Etat. Un entourage plutôt enclin à l’isoler. Il faut accepter les réalités politiques en Côte d’Ivoire. Gbagbo n’a pas eu 1%, 2%, 5% des suffrages… Un Ivoirien sur deux se reconnaît en lui !

Mais la France de Nicolas Sarkozy n’encourage-t-elle pas Ouattara dans une perception dépassée de la politique africaine, marquée par la politique du gros bâton? Autement dit, tant que tu es fort, profites-en…

Sarkozy peut dire ça à Ouattara… mais la politique du bâton ne marche pas chez lui-même, puisqu’il est en ce moment minoritaire. Vous savez, la politique va et vient. Sarkozy ne sera pas là éternellement. La politique du bâton a ses limites. On ne gouverne plus en Afrique aujourd’hui comme hier : la répression, la politique du bâton, l’autoritarisme, le chef qui décide et tout le monde se tait. Aujourd’hui, vous avez des formes de démocratie directe à travers les réseaux sociaux, Internet, les nouveaux modes de communication. Il suffit de voir autour de nous. Tout a commencé sur Facebook. Et le régime de Ben Ali qui était plus solide et plus solidement allié à la France que l’est celui de Ouattara a sauté ! Le couvercle a sauté ! Regardez en Egypte !

Vous pensez que Ouattara a plus à craindre d’une révolution que d’une rébellion?

Gbagbo n’a jamais été pour les rébellions. Il s’est toujours opposé à la lutte armée pour le pouvoir. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il va proposer à son camp un retour au pouvoir par une rébellion… Lorsque la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny participait au lancement de la rébellion de Taylor, sous l’initiative du gouvernement français de l’époque, le seul à s’opposer à cette initiative c’était Laurent Gbagbo. Gbagbo n’est jamais sorti de la légalité…
En revanche, à force de serrer l’étreinte, de verrouiller, Ouattara créera des frustrations, des tentations de contestation civile ou armée. Une révolution, ça arrive vite ! Cinq mille personnes descendent dans la rue, bravent l’autorité, y compris les FRCI, les hommes de tous les dangers. Comment faire à ce moment ? Mater la révolte ? Avoir des morts et des réactions à travers le monde ? Ouattara doit savoir qu’il a bénéficié d’une espèce de complicité active de l’extérieur, activement soutenue par Sarkozy. Mais il ne bénéficiera pas toujours de l’indulgence. Et on commence à le voir aujourd’hui… Il est au pouvoir. Et quand on est au pouvoir, on est inévitablement l’objet de toutes les critiques. Les responsabilités ne pèsent pas sur les épaules de l’opposition, mais sur celles du pouvoir en
place. Les accusations aussi.

Les organisations de défense des droits de l’homme sont très dure envers Ouattara et son incapacité à rétablir la paix civile. Ses proches estiment que ce sont les “réseaux socialistes” de Gbagbo qui sont à l’œuvre. Qu’en pensez-vous?

Ce sont des fantasmes qui traduisent la peur qui s’est emparée du pouvoir en place. Parce que, précisément, il sait qu’il agit mal, qu’il enfreint toutes les règles de la légalité. Les organisations de défense des droits de l’homme n’ont fait que des constats. Si on alignait les chiffres des victimes des FRCI, des dozos et que sais-je encore, on serait étonné de voir que c’est plus élevé que les morts causés directement par la contestation postélectorale. Règlements de compte, exactions, charniers sont aujourd’hui visibles et une grande part de responsabilité est imputée aux forces ouattaristes… Ouattara doit avoir le courage d’affronter une situation qui est vouée à demeurer dans l’incertitude tant qu’il n’aura pas accepté de dialoguer.
Justement, il a nommé Charles Konan Banny comme président de la Commission dialogue , vérité et réconciliation. Mais il nous revient que ce dernier n’a absolument pas les moyens financiers et politiques de sa mission… S’il y a une volonté politique sérieuse – ce dont je doute aujourd’hui – de parvenir à cette réconciliation nationale, Charles Konan Banny doit impérativement être renforcé. Si Ouattara veut s’en sortir, il doit laisser une grande latitude à Banny et lui donner les moyens. C’est l’octroi de ces moyens qui constituera la preuve de sa volonté de ressouder la Côte d’Ivoire…

Au point de vue de la politique internationale, quelle sont les conséquences en Afrique de cette affaire ivoirienne?

L’action militaire violente de la France, qui a non seulement consisté à installer quelqu’un au pouvoir mais aussi à humilier son adversaire, n’est que l’aboutissement d’une politique mise en oeuvre à partir de 2002 ! On ne peut pas comprendre tout cela sans revenir en arrière. Et observer comment la France a, à travers le cas ivoirien, inauguré une nouvelle forme d’interventionnisme. On fait ce qu’on faisait avant mais en s’abritant derrière les dispositifs internationaux de règlement des conflits. On s’abrite derrière la légalité internationale pour, au fond, arriver à des objectifs de politique nationale. Cela aura des incidences plutôt négatives pour la diplomatie française. Si la crainte d’une action de la France existe partout, il y a une atmosphère de suspicion qui entoure la politique française. Certains croient en France que l’activisme de Nicolas Sarkozy va renforcer l’influence de la France et de ses entreprises. Mais je pense plutôt que cela est en train de provoquer une espèce de méfiance généralisée envers la politique française et le gouvernement français. Il suffit d’observer l’attentisme, le regard méfiant qui est jeté sur ce qui se passe en Libye. Il y a quelque chose qui est en train de bouger. A force de vouloir montrer que la France a les moyens d’orienter les politiques nationales et de faire élire tel ou tel, il peut y avoir, un jour ou l’autre, un retour de bâton…

Le spectre de la Cour pénale internationale est aujourd’hui agité par les adversaires de Laurent Gbagbo. La menace est-elle sérieuse?

Elle fait en tout cas partie des méthodes d’intimidation utilisées. C’est une forme d’épouvantail. Quand on parle de Cour pénale, c’est le grand effroi. Or la CPI ne peut pas être saisie dans n’importe quelle condition. Il aurait fallu qu’il y ait une enquête. Il n’y en a pas eu. Il y a eu simplement un contact entre certaines autorités ivoiriennes et des responsables de la Cour pénale internationale. Et on oublie de dire que la CPI a ses propres moyens d’investigation. Et qu’elle s’appuie notamment sur des rapports. Qui, dans le cas d’espèce, sont accablants pour les proches de Ouattara. Si l’on veut lancer une enquête sur des faits imputés à Gbagbo, il faudra également le faire pour Ouattara et ses proches. Duékoué, Abidjan, Yopougon… N’oublions pas que des enquêtes ont été menées après 2002 et ont été gelées, en quelque sorte. La CPI a donc une mémoire instructive. Et le jour où elle se lancera, elle n’en aura pas seulement après Gbagbo. Il y a d’autres acteurs politiques éminents : le chef de l’Etat actuel, le Premier ministre, des chefs de guerre dont celui qui a la charge de Gbagbo à Korhogo, etc.

Peut-on dire aujord’hui, après la prise de Tripoli par les rebelles, que la question libyenne est reglée?

En Libye, il y a toujours eu, même sous le roi Idriss, des pouvoirs locaux autonomes. Même s’ils se reconnaissaient à travers la monarchie. Et Kadhafi l’avait compris. C’est pour cela qu’arrivé au pouvoir sans grande résistance, il a plaqué sur la société libyenne des comités populaires qui avaient infiltré des pouvoirs locaux. Des pouvoirs locaux au-dessus desquels trônait un Guide omnipotent…
Aujourd’hui, la question fondamentale en Libye est celle des dividendes de l’intervention militaire de l’OTAN. Qui sera sans doute remboursée par les dizaines de milliards de dollars d’avoirs libyens gelés et qui dorment dans les banques occidentales. C’est aussi le paradoxe des dictateurs africains. Leur argent est placé ailleurs. Et un jour ou l’autre, il tombe dans l’escarcelle des pouvoirs occidentaux. Bien entendu, personne ne surveillera l’usage qui sera fait de ces avoirs gelés. Il y aura également des dividendes en contrats pétroliers et gaziers. Du reste, Sarkozy ne s’en cache pas…

Au Sénégal, des élections auront lieu en février prochain, dans un contexte assez particulier. Wade peut-il survivre?

Politiquement, non. Wade a atteint un niveau d’impopularité qu’on n’a jamais connue au Sénégal. Même en 2000, lors de la sanction électorale historique qui a permis l’alternance et l’arrivée au pouvoir de Wade. Il y a aujourd’hui un rejet de Wade qui n’est pas d’ailleurs toujours rationnel. Au-delà de son bilan, c’est sa personnalité qui est rejetée. Et sa famille aussi. Cette forme de rejet personnalisé, qui vise le président et sa famille, est finalement assez rare.
Wade, qui est quelqu’un de rusé, sait que ce rejet existe. Et il ne cesse de chercher des parades clientélistes, d’arroser des «grands électeurs», en particulier dans les zones rurales. Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait un défilé de clients électoraux qui viennent prendre leurs prébendes et font miroiter à Abdoulaye Wade des milliers de voix à la présidentielle. Mais je crois que cela n’aboutira nulle part. L’histoire électorale du Sénégal est très ancienne. Les Sénégalais, lorsqu’ils votent, le font en connaissance de cause. Ils l’ont montré en 2000. Et les élections qui viennent s’annoncent comme une sanction de l’ère Wade. Un Wade dont la candidature n’est de toute façon pas fondée juridiquement.
Je ne sais pas quelle parade il trouvera. Toujours est-il que le futur président de la République ne sera ni Wade ni quelqu’un de son écurie.

Théphile Kouamouo

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“Nicolas Sarkozy est dans une situation pire que celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1980″


Le Point – Publié le 01/09/2011 à 09:55

2012. Brice Teinturier pointe les trois handicaps de Sarkozy. Et ses quelques atouts.

Une impopularité historique

C’est la difficulté la plus grande pour Nicolas Sarkozy. Avec 35 % de jugements favorables, la cote du président reste encalminée dans les basses eaux : elle n’a pas dépassé ce seuil de 35 % depuis quinze mois, avec un niveau d’hostilité particulièrement élevé : 61 % de jugements défavorables, dont 30 % de “très défavorables” – alors qu’à l’inverse les “très favorables” ne sont que 4 %. Nicolas Sarkozy ne dispose pas dans l’opposition du matelas d’indulgence traditionnellement accordé au président en exercice par une fraction de citoyens ne se réclamant pas de sa famille politique : seuls 18 % des sympathisants de gauche émettent ainsi un jugement favorable et, par exemple, 27 % seulement des catégories populaires. Enfin, les indicateurs de vote, même relatifs à huit mois du scrutin, ne sont guère brillants : au premier tour, Nicolas Sarkozy oscille entre 20 et 24 % et, au second tour, il est systématiquement donné perdant dans des proportions certes peu réalistes par leur ampleur (près de 58 %), mais révélatrices du rejet. Cette crise de confiance est avant tout une crise du résultat, tant l’espérance suscitée par la campagne de 2006-2007 a été grande. Elle s’est ensuite doublée d’une crispation à l’égard de la personne et de son exercice de la fonction présidentielle.

Une concurrence intense à droite

Au-delà de l’impopularité, Nicolas Sarkozy se trouve aussi confronté à une extrême droite qu’il avait réussi à réduire en 2007 à moins de 11 % et à laquelle Marine Le Pen a su redonner des couleurs. Au centre droit également, l’hypothèse d’une candidature Borloo ajoute à la difficulté, même si, pour l’instant, ce dernier reste au-dessous de la barre des 10 %. Non seulement ces candidats pompent une partie de l’électorat UMP, mais ils compliquent la ligne stratégique du candidat Sarkozy.

Une crise sans précédent

Elle lamine le bilan, fragmente la cohérence du projet initial en obligeant à des retournements fondamentaux et accroît le scepticisme et la défiance des Français. Elle constitue la troisième grande difficulté pour Nicolas Sarkozy. Certes, le président aura aussi prouvé à cette occasion qu’il sait “tenir la barre”, comme le disent ses supporters. Mais, pour un sortant et quoi qu’on en dise, une crise économique apporte davantage d’inconvénients que d’avantages.

Enfin, Nicolas Sarkozy doit faire face à une opposition qui progressivement se structure et qui est en passe, s’agissant du PS, de se doter d’un leader après avoir accouché d’une plate-forme programmatique.

Le bonus de l’expérience

Pour autant, on aurait tort d’imaginer que le scrutin est joué, et le président conserve des atouts. À ce jour tout d’abord, la primaire constitue une inconnue : elle peut être une formidable rampe de lancement pour le PS… ou produire des déchirements internes délétères. La crise, enfin, a certes des inconvénients majeurs, mais elle concentre le débat sur les deux principaux partis de gouvernement et rend inaudibles, au moins provisoirement, les autres. Ajoutée au massacre perpétré en Norvège, elle peut pénaliser le FN. Le bilan du président, même s’il est contesté, comporte par ailleurs suffisamment d’éléments et d’aspérités pour lui permettre de s’affirmer comme un président véritablement réformateur. Le socle UMP, même affaibli, existe et solidifie le premier tour. Enfin, tous les candidats qui se présentent en 2012 le font pour la première fois… à l’exception de deux d’entre eux – sauf si Ségolène Royal était investie -, François Bayrou et Nicolas Sarkozy ! Or c’est là un capital d’expérience sans doute considérable.

Sur le papier, donc, Nicolas Sarkozy est dans une situation pire que celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1980. Mais nous ne saurons qu’en avril si cette élection s’est jouée bien en amont et dès les premiers mois du quinquennat ou si la campagne sera son moment de vérité, avec tout ce que cela comporte comme inconnues et possibilités de rebond.

Par Brice Teinturier

Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France. Pour “Le Point”, il livre son diagnostic sur les chances de Sarkozy en 2012.

Cote en berne

Selon notre baromètre (Le Point du 25 août), 61 % des Français portent un jugement défavorable, comme en juillet, sur l’action du président de la République.

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SORO AGACE PAR LES BLANCS DE OUATTARA


CORRESPONDANCE PARTICULIERE

Qui des deux sortira vainqueur de ce duel? Le temps nous le dira.

JE T'AIME MOI NON PLUS

L’entourage du Chef de l’Etat fortement composé de Français à tous les postes stratégiques irrite le premier ministre Guillaume Soro.Si l’on en croit les confidences de La Lettre du Continent, feuille confidentielle spécialisée sur l’Afrique basée à Paris, les relations entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro ne sont pas un long fleuve tranquille. «D’ordinaire flegmatique, le Premier ministre Guillaume Soro a piqué une grosse colère le 7 août, allant jusqu’à menacer le chef de l’Etat de démissionner. En cause, l’emprise des Français nommés à la présidence, chargés de gérer des domaines aussi stratégiques que le budget et les projets d’infrastructures», écrit La Lettre du Continent.
Qui révèle que l’homme qui irrite le plus Soro est Philippe Serey-Eiffel, ingénieur des Ponts et Chaussées [ANCIEN DG DES GRANDS TRAVAUX]  qui jouerait le rôle d’un vice-président omniprésent. Soro serait allé jusqu’à écrire une note à ses conseillers les sommant de désobéir à ses injonctions. Ambiance. Eiffel n’est pas le seul. Claude Réglat, ancien patron des Forces françaises au Gabon, règne sur le domaine sécuritaire, et gère notamment le dossier délicat de l’insertion des hommes des Forces nouvelles au sein de la nouvelle armée. Tandis que la Direction du renseignement militaire (DRM) française gère directement les écoutes téléphoniques d’un régime accusé de très graves violations des droits de l’homme… «Concernant les réformes de l’administration et de la justice, Nicolas Sarkozy recherche actuellement la personnalité idoine pour remplir le job», écrit La Lettre du Continent. On croit rêver… Jusqu’où la recolonisation de la Côte d’Ivoire va-t-elle aller ?
Soro pense-t-il que les «sorciers blancs» de Ouattara sont là pour préparer un éventuel conflit ouvert avec lui, voire pour le liquider politiquement après avoir, par l’art du renseignement, bien pénétré le système dont il verrouille une partie pour demeurer indispensable aux yeux de Ouattara? Sans doute. Moins sérieusement, on remarquera tout de même que le chef de l’Etat se méfie définitivement des Ivoiriens. Alors qu’on raconte que son premier cercle sécuritaire est composé de «coopérants» burkinabé, La Lettre du Continent nous apprend que l’alimentation d’Alassane Ouattara – le sujet est très sensible pour les chefs – sera l’affaire d’un Français du nom d’Olivier Payet, patron du restaurant de l’hôtel Tiama, que Dominique Ouattara voudrait recruter. Car c’est elle qui gère directement les recrutements. Alors que l’on nous avait assurés, en avril dernier, qu’elle «ne se mêlerait pas de tout» comme la trop politique Simone Gbagbo, mais qu’elle s’occuperait tranquillement de sa Fondation. Les promesses, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient…

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CONGRES AFRICAIN POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE ET LA SOUVERAINETE (CADDS-USA)


Comprendre la résistance

« L’indépendance est une notion forte, qui renvoie à un mouvement de rupture. » Laurent Gbagbo

ERIC EDHI- Porte Parole

Le 51ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été une occasion pour le  Président Laurent Gbagbo d’adresser aux Ivoiriens un message authentifié par son porte-parole Mr. Bernard Houdin et qui arrive au moment où les Patriotes, Souverainistes, et membres de la Majorité Présidentielle se posent diverses questions sur les fondements, les dimensions, les objectifs, les moyens, les figures, et les symboles de la résistance. En quittant la Côte d’Ivoire le 30 Août 2011, Young Choi, le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies a dit sur RFI avoir atteint ses objectifs. Mais, les évènements tragiques que le pays connaît depuis la fin de l’élection présidentielle de 2010 et surtout depuis le 11 avril 2011 soulèvent des interrogations sur la mission de Choi. Des réponses précises à ces questions se trouvent dans le message du Président Gbagbo qui est en fait une pensée politique dans laquelle les contradictions qui ont valu la guerre à la Cote d’Ivoire sont identifiées et analysées et dans laquelle un idéal de nation est proposé.

Une pensée politique est une réflexion sur les phénomènes politiques, une esquisse de leur compréhension et un débat sur leur sens. Une pensée politique indique l’ordre politique idéal normatif pour une société. Les plus grands discours politiques sont les œuvres de prisonniers ou d’exilés politiques (Machiavel, Hobbes, Nelson Mandela, Dennis Brutus, Ken Saro Wiwa, Ngugi, Winnie Mandela, etc.,) parce que c’est dans les crises, lorsque les fondements existentiels d’un peuple, d’une nation, ou d’un état sont menacés que les pensées naissent, souvent comme signe précurseur de révolution. Le message du Président Gbagbo n’échappe pas à cette règle. D’ailleurs, il dit lui-même que sa « réflexion est un exercice de prospection de nous-mêmes qui s’impose … surtout dans le contexte actuel de grands traumatismes causés à notre peuple, qui n’aspire qu’à vivre sa souveraineté en tant qu’acteur et sujet de l’humanité, et non pas comme simple objet ou simple spectateur de la construction de sa propre histoire. »

Le message du 6 Août 2011 est la suite du message écrit le 4 décembre 2010, le jour où le Conseil Constitutionnel a proclamé et investi Laurent Gbagbo président de la République. A cette investiture, la bataille pour la souveraineté de la Cote d’Ivoire a commencé quand, avec une mine patibulaire, le Président Gbagbo a fustigé l’ingérence gravissime des forces étrangères dans le débat électoral national. Le message du 6 Août est aussi l’extension de la décision du Président Gbagbo de rester à la résidence présidentielle avec sa famille alors que la Licorne et l’ONU lâchaient leurs bombes assassines. Ce pour dire qu’une indépendance se conquiert même au prix de la mort. Dans cette décision diversement interprétée, se lit la posture d’un souverainiste, jaloux de sa personnalité ivoirienne, pour qui la mort n’est pas un obstacle à l’idéal de liberté d’un peuple résolu. C’est en fonction de cette posture que le Président Gbagbo dit : « il m’appartient à moi, et à moi seul, de rendre compte au peuple souverain de Côte d’Ivoire du mandat qu’il a bien voulu me confier depuis octobre 2000. » L’acceptation de la souffrance et l’humiliation a confirmé le Président Gbagbo dans le cercle des figures des mouvements de libération comme Martin Luther King, Jr., Georges Washington, Ghandi, Nelson Mandela, Oliver Tambo, Soundjata Keita, Yaa Asantewa, etc.

C’est vrai qu’il faut vivre pour conduire ou participer à une révolution. Mais avoir peur de la mort est nuisible à la lutte d’émancipation. C’est à cause de la peur de la mort que les Mobutu, les Compaoré, et les Mamadou Koulibaly sont plus nombreux que les Lumumba, les Sankara, et les Gbagbo. Mais, même en minorité les Gbagbo réclament la vérité des urnes, rejettent la dictée de l’occident-éternel-colonisateur, dénudent les insuffisances de la CEDEAO et de l’Union Africaine, la traitrise de l’ONU, et l’hégémonie de l’OTAN sur l’Afrique, et re/donnent espoir à la  Renaissance de l’Afrique. Si les Gbagbo et les Rawlings n’existaient pas alors il aurait fallu les créer ou simplement servir de marches-pieds volontairement à Sarkozy, Obama et Cameron.

Le vrai enjeu pour la Côte d’Ivoire selon le Président Gbagbo, c’est l’aspiration du peuple ivoirien à « vivre sa souveraineté en tant qu’acteur et sujet de l’humanité, et non pas comme simple objet ou simple spectateur de la construction de sa propre histoire. » Ce verdict contient les fondements et les objectifs de la RESISTANCE permanente : l’indépendance, l’affirmation de soi, l’agence, et l’humanisation du peuple ivoirien. S’engager à jouer sa partition au théâtre des civilisations humaines dénote l’existence des puissances nucléaires qui s’arrogent le privilège de faire l’Histoire et de faire les autres par cette Histoire. Puisque Nicolas Sarkozy disait à Dakar en 2007 que l’Afrique n’était pas suffisamment entrée dans l’histoire, les bombes et les missiles que l‘OTAN largue sur la Cote d’Ivoire et la Libye sont les rites de passage à la civilisation. Accepter cette nouvelle doctrine de l’OTAN signifie rejeter la rupture, c’est à dire refuser la responsabilité et accepter l’infantilisation. Gbagbo refuse de refuser la responsabilité sinon il validerait l’idée hégélienne que les africains ne peuvent pas se prendre en charge. Malheureusement, Ouattara, Bédié, les rebelles, et leurs suppôts veulent forcer la Cote d’Ivoire à se déculotter alors qu’elle est déjà sans culottes selon Bernard Dadié.

Dans son message, le Président Gbagbo définit la résistance hors du cadre du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de la Majorité Présidentielle (LMP), c’est-à-dire hors de la course à l’électorat contre le PDCI et le RDR. Les élections sont terminées, mais les résultats continuent de fuir parce que les dieux cachés ont décidé que l’Abidjanaise ne vaut pas la Marseillaise française ou la Star-Spangled Banner américaine. Voici Gbagbo veut voir la Côte d’Ivoire cotée à la bourse de l’humanité, voilà Bédié ne voit que la Refondation et les Refondateurs qu’il accuse piteusement d’avoir mené à la Cote d’Ivoire au désastre. Manque de hauteur pas surprenante pour un homme d’état qui a manqué les rendez-vous du multipartisme, de la démocratie, et de la souveraineté. Voici Gbagbo qui de son lieu de détention transcende les intrigues domestiques et pense que les liens (néo) coloniaux sont les vrais facteurs de l’amaigrissement des Eléphants; voilà Bédié et son petit frère d’un jour, Ouattara, qui se convainquent que les Accords sexagénaires de coopération avec la France sont le seul gage de développement. Pourtant, 50 ans sont passés et les indices de développement sont loin des objectifs du millénaire. Les colloques organisés en 2010 à l’occasion des cinquantenaires des indépendances de 17 pays africaines ont montré que l’Afrique ne s’est pas encore affranchie du système colonial. De toutes les façons Mitterrand l’a dit à la Baule en 1990 : « le colonialisme n’est pas mort. » Il ne s’agit pas donc dans cette résistance d’une lutte des classes mais d’une révolution nationale et démocratique et de la recherche de l’égalité et du respect des autres malgré le voile noir qui enveloppe nos corps.

Dans la philosophie sociale et politique de Gbagbo, l’égalité des peuples et le respect des autres sont les conditions indiscutables et inchangeables pour une société de bonheur des Ivoiriens. Leur quête repose sur : la sacralisation de la constitution, la rupture des Accords de Défense avec la France, la construction d’une armée forte, la fermeture du 43ème BIMA, la réduction de la dette et l’autosatisfaction budgétaire, l’auto-centrisme, le contrôle et la gestion des richesses naturelles et agricoles, la conscientisation du peuple, le patriotisme, la formation de la nation, et le règlement pacifique de crises domestiques par les Africains. La recherche de l’égalité et du respect repose aussi sur la volonté de notre génération de ne pas se « dérober à ses devoirs de solidarité et à ne pas rester ‘définitivement débitrice de celles qui la suivent, pour ne pas dire de l’humanité toute entière. » L’appel ressemble bien à celui que Frantz Fanon, l’auteur des Damnés de la terre, a lancé aux révolutionnaires algériens : « chaque génération devrait identifier le combat qui s’impose à elle et le mener ou le trahir. »

Enfin, le message du Président Gbagbo célèbre l’importance du binôme pensée – action. La cohésion entre esprit et œuvre, idée et action, pensée et acte, attitude et comportement est l’arme qui assure à l’homme le respect d’autrui. Le déphasage entre ces deux notions garantit l’échec de la lutte de libération. Depuis le 11 avril 2011, les acteurs de la Renaissance africaine, comme Mbeki, Jammeh, Kaddaffi, Rawlings, saluent le Président Gbagbo parce qu’il a donné un nouveau corps à la lutte anticoloniale. Si être souverain est un état, c’est la résistance qui accomplit cet état.

Pour le CADDS.USA

Eric Edi, PhD.

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L’AFRIQUE CAISSE NOIRE DES PRESIDENTS FRANCAIS


12|09|2011

Or donc Chirac a bien “mangé” l’argent de

L'argent des noirs n'est pas sale

Gbagbo! Robert Bourgi persiste et signe.

(Reuters) – L’avocat Robert Bourgi a de nouveau mis en cause lundi plusieurs ex-présidents et ministres de la Ve République qui auraient, selon lui, reçu directement ou indirectement pendant des décennies des fonds occultes de chefs d’Etat africains.

” le JDD : Vous dites que Laurent Gbagbo aussi a financé la campagne de Jacques Chirac en 2002…
R. B. – Oui. Il m’avait demandé combien donnait Omar Bongo, et j’avais dit 3 millions de dollars. Laurent Gbagbo m’a dit : “On donnera pareil alors.” Il est venu à Paris avec l’argent. Nous nous sommes retrouvés dans sa suite du Plaza Athénée. Nous ne savions pas où mettre les billets. J’ai eu l’idée de les emballer dans une affiche publicitaire d’Austin Cooper. Et je suis allé remettre le tout à Villepin, à l’Élysée, en compagnie d’Eugène Allou, alors directeur du protocole de Laurent Gbagbo. Devant nous, Villepin a soigneusement déplié l’affiche avant de prendre les billets. Quand on sait comment le même Villepin a ensuite traité Gbagbo, cela peut donner à réfléchir…”

Ses déclarations, qui devraient lui valoir plusieurs plaintes en diffamation, ont déclenché un tollé dans la classe politique à sept mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle.

Après avoir accusé, dans le Journal du Dimanche, Jacques Chirac et Dominique de Villepin d’avoir reçu pendant dix ans par son intermédiaire plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds occultes, Robert Bourgi a affirmé lundi sur Europe 1 lundi que ces pratiques remontaient aux années 1960.

“M. (Jacques) Foccart (longtemps conseiller aux affaires africaines de l’Elysée aujourd’hui décédé) m’a dit, à moi, que ces pratiques existaient même du temps de M. Pompidou, même du temps de M. Giscard d’Estaing et même du temps de M. Mitterrand”, a-t-il déclaré.

Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont annoncé dimanche à tour de rôle qu’ils allaient déposer plainte en diffamation. L’ancien Premier ministre a qualifié de “fariboles” les allégations de l’avocat.

Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP) a évoqué dimanche la possibilité de saisir une commission d’enquête parlementaire sur les “affirmations sans le moindre début de commencement de preuve”, de Robert Bourgi.

Ce dernier a reconnu qu’il n’avait aucun élément à fournir à l’appui de ses accusations.

“Je n’ai aucune preuve. Dans ce domaine-là, il n’y a aucune preuve, aucune trace”, a-t-il dit sur Europe 1. “Et tout le monde le sait, à commencer par ceux à la disposition desquels je vais me mettre, c’est-à-dire les magistrats”.

L’OPPOSITION EN APPELLE À LA JUSTICE

L’ouverture d’une information judiciaire a de nouveau été réclamée lundi par l’opposition.

“Il n’y a qu’une manière de faire la lumière: la justice. La justice et rapidement”, a dit l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius sur RTL.

“Ce qui est sûr, c’est que si ces faits sont avérés, c’est le plus grand scandale de la droite depuis des décennies”, a-t-il ajouté.

Robert Bourgi assure que les pratiques occultes auxquelles il a collaboré ont cessé après l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

A gauche comme au Front national, l’opposition croit voir derrière les révélations de Robert Bourgi la volonté de Nicolas Sarkozy de nuire à Dominique de Villepin, qui n’exclut pas une candidature à la présidentielle.

“Je ne roule pour personne. J’entends dire que je suis conseiller officieux, officiel, du président Sarkozy, c’est faux. Je ne suis le conseiller de personne “, a répliqué Robert Bourgi avant d’ajouter: “Mes avis sont sollicités.”

Pour Marine Le Pen, la présidente du FN, l’affaire est pourtant bien liée aux dissensions au sein de l’UMP.

“Je pense qu’au bénéfice de règlements de comptes entre M. de Villepin et M. Sarkozy, on finit par apprendre la vérité”, a-t-elle dit sur France Info.

“C’est ça qui me paraît très suspect en l’occurrence: c’est que M. Bourgi est très, très proche de Nicolas Sarkozy, il fait partie du premier cercle du PR, du cercle de la famille, des amis proches”, a-t-elle ajouté.

“Croyez-moi, je pense que les Français, d’ici quelques mois, en apprendront aussi sur la manière dont le président de la République est dans la continuité en la matière.”

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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LA BCEAO N’A PAS ETE PILLEE PAR GBAGBO


Contribution 129\2011

OU SONT LES MILLIARDS?

Plus de 5 mois après la prise du pouvoir par la force par Ouattara en Côte d’Ivoire, les solutions économiques du grand économiste tardent à se faire voir et sentir, et la « pluie de milliards » annoncée tarde à se concrétiser.

Conséquence, le paiement des salaires des fonctionnaires est toujours irréguliers et incomplet, les budgets des administrations sont amputés et se mettent en place difficilement. C’est à ce moment qu’un débat malsain s’est installé en Côte d’Ivoire par rapport à une prétendue sortie de 340 milliards par le trésor des caisses de la banque centrale, qui priverait le gouvernement de moyens adéquats pour faire face à ses besoins. On laisse entendre que cette somme serait sortie de la banque centrale sans contre partie, ce qui expliquerait les difficultés financières du gouvernement, notamment dans le paiement des salaires, et la mise en circulation de billets de banque totalement usés.

La présente réflexion vise à éclairer le public sur les relations entre la banque centrale, les banques, le trésor et l’Etat pour que chacun puisse se faire une opinion sur le rôle de la banque centrale et les difficultés actuelles du trésor ivoirien.

1-    Le rôle de la banque central dans le système monétaire et financier d’un pays

La banque centrale est la clé de voûte du système monétaire et financier de tous les pays. C’est la banque des banques et la banque de l’Etat ou des Etats lorsqu’ils se mettent ensemble. Elle tient les comptes des banques (comptes courants ordinaires et comptes de règlement). En particulier, la banque centrale approvisionne les banques en espèces (billets et pièces), reçoit leurs versements en espèces, organise la compensation les opérations des banques sur les autres valeurs (chèques, virements et autres effets), procède à l’exécution des transferts et rapatriements de fonds avec l’étranger pour le compte des banques. Les dépôts des banques leurs appartiennent et leurs retraits (ou plus généralement les débits sur leurs comptes) se font dans les limites des fonds dont elles disposent à la banque centrale.

Les relations avec le trésor sont similaires avec celles que la banque centrale entretient avec les banques. Le trésor dépose des espèces, des chèques, des ordres de virement, des billets à ordre à la banque centrale, et honore ses chèques, ordres de virement, titres ou autres valeurs du trésor arrivés à échéance et présentés à la compensation. Dans la pratique la présentation des valeurs du trésor à la compensation se fait actuellement par la banque centrale dans les pays de l’UMOA. En d’autres termes, le trésor ne peut retirer des fonds à la banque centrale que dans la limite de ses dépôts et des crédits sur ces différents comptes.

2-    La banque centrale et les comptes du trésor sous le dernier gouvernement de Gbagbo

C’est le lieu de dire que les affirmations selon lesquelles le dernier gouvernement de Gbagbo dirigé par le Prof Aké N’gbo aurait sorti plus de 340 milliards des coffres de la banque centrale est une fable, sauf à considérer ces chiffres comme se rapportant aux différents retraits effectués sur les comptes du trésor à la banque centrale sur cette période. Si tel est le cas ces retraits n’ont pu être effectués que sur la base des ressources que le trésor y a déposées. Est-il besoin de rappeler que les dépenses de l’Etat de Côte d’Ivoire dépassent largement les 100 milliards de F.CFA par mois. Rien que les dépenses de personnel y compris les salaires des EPN, des ambassades, des structures autonomes, et les pensions se montent à plus de 95 milliards. Si on y ajoute le service de la dette et les dépenses de fonctionnement on est bien au-delà de 100 milliards. Cela ferait au bas mot 400 milliards sur les 4 mois qui vont de décembre 2010 à mars 2011. Pour faire face à ses dépenses l’Etat  de Côte d’Ivoire, comme tous les Etats au monde du reste, utilise les ressources qu’il garde au trésor ou à la banque centrale, qui est sa banque. C’est ce que les gouvernements Gbagbo, y compris celui dirigé par le premier ministre Aké N’Gbo, ont toujours fait. D’ailleurs, le rapport de gestion de la direction générale du trésor (sous la direction de Djédjé Mama) a été jugé satisfaisant (ayant obtenu le quitus) lors de la passation des charges avec l’actuel directeur général.

Si l’actuel gouvernement a des difficultés pour faire face à ses dépenses, si le trésor a des difficultés pour effectuer des tirages sur ses comptes à la BCEAO aujourd’hui, il faut rechercher les causes réelles ailleurs. Tout d’abord quel est le rythme des dépôts à la banque centrale (versements quotidiens, hebdomadaires et mensuels d’espèces et d’autres valeurs par les régies financières) ? Entre décembre 2010 et mars 2011 malgré les sanctions  de l’Union Européenne sur l’instigation de Ouattara : embargo sur les ports ivoiriens, embargo sur le cacao ivoirien,  gel des avoirs des entreprises publiques y compris les banques, malgré le désordre et les perturbations créées par les manifestations de l’opposition et la violence de la rébellion, notamment à travers le « commando invisible », avec le pays toujours coupé en deux, les régies financières (la DGD et la DGI) ont pu effectuer chacune des versements hebdomadaires moyens compris entre 10 et 15 milliards de FCFA. Aujourd’hui les versements de ces régies sont bien en dessous de ces niveaux comme cela semble être le cas du fait du pillage des régies par les rebelles, de la démotivation et surtout des caisses parallèles tenues par les chefs rebelles. Ceci, même à Abidjan et dans les villes de l’intérieur du pays Zone CNO et hors zones CNO comprises. Ce n’est donc pas étonnant que les caisses du trésor soient vides et ses comptes à la BCEAO à sec. Ensuite, on peut se demander quel est le rythme des paiements au titre du service de la dette extérieure (multilatérale, bilatérale et vis-à-vis du club de Londres), ainsi que la régularisation de la situation avec la BCEAO ? En l’absence de « la pluie des milliards » tous ces paiements ne peuvent qu’obérer la trésorerie disponible pour les autres dépenses (dépenses de personnel, dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement).

3-     Les relations entre la banque centrale et l’Etat

Les relations avec l’Etat portent à la fois sur les opérations du trésor décrites ci-dessus et les autres opérations qu’il convient de présenter à présent. Il s’agit de la gestion des disponibilités et de la gestion des réserves. La banque centrale est également chargée de l’application de la réglementation bancaire.

Relativement à la gestion des disponibilités, la production et la distribution des signes monétaires dans toute économie moderne est du ressort de l’Etat. Comme la monnaie n’est pas un bien privé c’est de la responsabilité de l’Etat de garantir cela. Ce dernier en confie la réalisation technique à la banque centrale. C’est la raison pour laquelle le seigneuriage revient à l’Etat, généralement à travers le résultat net de la banque centrale. Ainsi, la banque centrale produit les signes monétaires (billets et pièces), assure leur garde et organise leur mise à disposition aux opérateurs économiques et au public. S’il arrive que ce processus soit bloqué, le responsable en dernier ressort c’est l’Etat.  C’est une question d’intérêt général. Dans ces conditions si la banque centrale refuse délibérément et sans raison valable de remplir la mission technique qui lui a été confiée, l’Etat est en droit de prendre toutes les dispositions pour y pallier.

Au niveau des réserves, la constitution et la gestion des réserves (à la fois en devises et en monnaie nationale) est de la responsabilité de l’Etat,  car c’est à lui qu’incombe la gestion des relations avec l’extérieur. Ici aussi, l’Etat concède généralement l’essentielle de cette responsabilité à la banque centrale qui gère ses principaux « comptes de transfert ». Les opérations avec l’extérieur s’effectuent sur ces derniers. Le dénouement des exportations/importations, des opérations d’investissements étrangers et à l’étranger, des transferts de/vers l’étranger transitent pour l’essentiel par la banque centrale.

C’est également à la banque centrale qu’est confiée par délégation  l’application de la réglementation bancaire. C’est elle qui instruit les dossiers de demandes et de retraits d’agréments,  organise la supervision des banques et établissements financiers, et fait respecter les ratios prudentiels.

A partir de tous les éléments présentés ci-dessus, on voit bien le rôle central que joue la banque centrale dans la vie économique d’un  pays. Aucun pays au monde ne peut vivre économiquement sans banque centrale. Dans le cas spécifique d’une union monétaire, il y a une mutualisation des charges. Aussi, en plus des besoins des Etats membres la banque centrale doit veiller à l’équilibre de l’union dans son ensemble.

Mais en aucun cas ceci ne signifie que l’union monétaire peut étouffer impunément un Etat membre  sans aucun fondement et en se référant à ses missions qui sont avant tout techniques. C’est ce qui s’est passé pendant la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire en novembre/décembre 2010. Quand l’union monétaire s’est invitée dans le débat politique en Côte d’Ivoire pour dire qui a été élu, et sur cette base a engagé un bras de fer avec le Président en exercice d’alors, elle a poussé la banque centrale hors de son champ d’action normal. Cette dernière a alors posé des actes iniques et inédites pour une banque centrale : déni de la signature des personnes nommées par le président légal, tentative de fermeture et isolement informatique de la direction nationale et des agences de la banque centrale en Côte d’Ivoire, manœuvres pour amener les banques privées à fermer leurs bureaux en Côte d’Ivoire, suspension du RTGS et de toutes les plates-formes informatiques communautaires en Côte d’Ivoire, fermeture des démembrements de la banque centrale (Commission bancaire, Commission régionale des valeurs mobilières et bourse régionale des valeurs mobilières).

On n’a jamais vu une union s’acharner autant contre un Etat membre, pour imposer un dirigeant à la tête de ce dernier. Manifestement l’union et la banque centrale commune se sont éloignées fortement de leurs missions pour agir comme le bras avancé de la coalition qui voulait abattre à tout prix le Président en exercice de cette période Laurent Gbagbo.

C’est entre autres pour éviter une telle situation que l’indépendance de la banque centrale est souvent adoptée par les pays. L’autre raison est d’éloigner le spectre de la planche à billets, tentation toujours présente là où la banque centrale est totalement inféodée au pouvoir politique. L’indépendance de la banque centrale est un principe de gestion moderne adopté par de nombreux pays, y compris ceux de l’UMOA. Elle vise à protéger la banque centrale des manipulations politiques et permet à l’institution de jouer pleinement son rôle de conseiller du pouvoir politique. Nonobstant le principe sacro saint de cette indépendance, les banques centrales des pays en développement peuvent jouer une plus grande mission de développement

Conclusion

Comme on peut l’observer, les relations entre le trésor et la banque centrale sont claires. Quand ce dernier y a déposé des fonds il peut faire tous les tirages dans les limites des fonds disponibles. Si le trésor ne dispose pas de fonds sur ses comptes à la banque centrale il ne peut y effectuer des tirages. Exactement comme un particulier qui ne peut faire de retraits ou tirer un chèque sur son compte à la banque s’il n’y a pas de provision.  J’espère que ces éléments auront permis de mettre fin à cette confusion de genres qui tente maladroitement de masquer l’incapacité, voir l’incompétence du gouvernement à apporter des réponses aux défis économiques actuels de la Côte d’Ivoire. J’espère également que la présentation de l’importance cruciale de la banque centrale pour le fonctionnement normal de toute économie aura permis de comprendre la mesure de réquisition prise par le Président Gbagbo quand la BCEAO s’est écartée de son rôle technique pour s’inviter dans le débat politique lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Cette mesure était indispensable pour assurer la continuité des services de la banque centrale, et partant des activités économiques dans le pays.

Abidjan 12 Septembre 201                                                                                                 Jean Charles Tiemele

Economiste Financier

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L’organisation terroriste CNT, alliée de l’OTAN, pratique le génocide contre les populations noires en Libye.


Communiqué de presse de ACTUS/prpe -Tchad

Depuis l’insurrection réactionnaire armée du 17 février 2011 de Benghazi

nouamar el gadhafi

contre le régime du Guide libyen Mouammar Kadhafi, la prétendue communauté internationale est devenue aveugle et aphone face au génocide des populations libyennes et africaines noires par le CNT. Cette organisation terroriste mène une politique d’épuration raciale où plusieurs milliers d’africains ou libyens à la peau noire, furent systématiquement tués.

L’odeur du pétrole libyen inhiberait-elle les réflexes de défense des droits de l’homme en Libye car le Conseil National de Transition (CNT) allié de l’OTAN est auteur de ces crimes contre l’humanité ?

L’intervention humanitaire de l’OTAN serait en complète harmonie avec les massacres commis par le CNT. Diminuer le nombre de ces noirs potentiels migrants vers l’Europe, ne serait-il pas consciemment ou inconsciemment une mesure préventive couverte par les puissances impérialistes afin de réduire le flux migratoire vers l’Europe ?

Ces crimes contre l’humanité sont pourtant dénoncés par certaines organisations humanitaires non gouvernementales. Une liste non exhaustive de ces derniers, permettrait de confirmer le vrai visage de la coalition criminelle OTAN-CNT contre le peuple libyen et les migrants noirs subsahariens :

Human Rights Watch (HWR) a accusé dans son rapport du 13 juillet 2011 les rebelles libyens du CNT, d’incendies, de pillages et de mauvais traitements sur des civils lors de leur offensive sur Tripoli à partir du djebel Nafousa. « Dans quatre villages capturés par les rebelles dans les monts Nafousa ces derniers mois, les combattants rebelles et leurs sympathisants ont saccagé des biens, brûlé certaines habitations, pillé des hôpitaux, des maisons et des commerces, et frappé certaines personnes soupçonnées de soutenir les forces gouvernementales ».

Susan Lindauer ex-correspondante américaine pour la Libye aux Nations unies a écrit dans un article intitulé « De plus en plus voyou : Les crimes de guerre de l’OTAN en Libye » du 03.06.2011, les atrocités suivantes commises par la horde de Benghazi : « des rebelles de l’OTAN sont passés de maisons en maisons à Misurata, demandant aux familles s’ils soutiennent l’OTAN. Si les familles répondent par la négative, elles sont tuées sur place.(…) En embarquant les femmes et les adolescentes dans des camions, les soldats jettent ces femmes dans des séances de viols collectifs par des rebelles de l’OTAN – ou bien les violent devant leurs maris ou leurs pères. Quand des rebelles de l’OTAN finissent leur sport de viol, ils tranchent les gorges des femmes. Selon des rapports de réfugiés, les viols sont désormais des actes de guerre courants dans les villes tenues par les rebelles, et font partie d’une stratégie militaire organisée»

Le président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), M. Biram Ould Dah Ould Abeid a dénoncé le 03 septembre 2011 sur BBC Afrique « la politique criminelle et raciste du CNT à l’égard des noirs africains vivant en Libye. Ses dirigeants devraient aussi être jugés pour crimes contre l’humanité»

Le Washington Post a publié samedi un article important intitulé, « Les meurtres par vengeance se multiplient en Libye : la nouvelle liberté assombrie par les attaques extrajudiciaires rebelles ».

Patrick Cockburn de l’Independent britannique a décrit la même scène dimanche, sous le titre, « Les rebelles se vengent sur les hommes du dictateur ». Il a écrit : « Les corps en décomposition de 30 hommes, presque tous noirs et plusieurs menottés, abattus tandis qu’ils étaient étendus sur des civières et même dans une ambulance au centre de Tripoli, offrent un avant-goût inquiétant de ce que sera l’avenir de la Libye. Le nouveau régime fait des déclarations pieuses en disant ne pas vouloir se venger sur les forces pro-Kadhafi, mais cela ne va pas jusqu’à vouloir protéger ceux

qui pourraient être qualifiés de mercenaires. Tout Libyen ayant la peau noire accusé de combattre pour l’ancien régime a une faible chance de survie ». Amnistie internationale a confirmé que plusieurs des centaines de milliers de travailleurs migrants de l’Afrique subsaharienne ont été étiquetés « mercenaires » par les forces du CNT, en vertu de leur couleur de peau, et ont été victimes d’emprisonnement, de torture et d’exécutions sommaires.

Face à ces crimes contre l’humanité commis par le CNT ou la 5ème colonne de l’OTAN contre les populations libyennes et immigrées de peau noire, notre Parti, ACTUS/prpe exprime :

- sa vive réprobation et condamne avec force les crimes racistes commis à l’encontre des citoyens libyens noirs et des populations africaines subsahariennes des états suivants : Tchad, Niger, Mali, Ghana,Nigeria, Somalie, Soudan, Cameroun, RD Congo, Sénégal, Burkina…

- son exigence d’un arrêt immédiat et inconditionnel de ce génocide des populations noires et la libération de tous les détenus.

- son exigence au CNT, qui doit exprimer publiquement sa repentance aux familles, états africains concernés et à l’Union africaine.

- sa solidarité militante, fraternelle, panafricaine et anti impérialiste à la résistance du peuple libyen dirigée par le Colonel Mouammar Kadhafi

 

Le CNT qui a livré la Libye à la prédation des puissances impérialistes occidentales, causant ainsi des drames humains et économiques pour les états et des millions d’africains subsahariens travailleurs immigrés, doit dommages et intérêts aux victimes. A cet effet, notre parti ACTUS/prpe demande :

- à l’Union africaine (UA) de ne pas reconnaître le CNT, une organisation terroriste que voudraient imposer les puissances impérialistes à notre Continent. Ces dernières ont humilié l’Afrique en écartant l’UA et sa feuille de route pour une solution pacifique.

- à l’UA d’exiger de l’ONU, le rétablissement de la légalité constitutionnelle, celui du Guide Kadhafi.

- à l’UA de continuer à reconnaître le pouvoir légitime du Colonel Kadhafi, victime d’un coup d’état militaire impérialiste OTAN-CNT

- à l’UA de rejeter la solution des impérialistes en mettant tout en oeuvre afin d’appliquer sa feuille de route pour une solution pacifique de ce conflit exporté par l’OTAN.

- aux états concernés de créer une commission africaine chargée d’imposer au CNT l’indemnisation juste de toutes les familles des travailleurs immigrés victimes et de beuiller scrupuleusement aux rapatriements vers leurs pays respectifs ou aux retours de ceux qui décideraient volontairement reprendre le travail en Libye.

- à l’UA de relever le défit de cette humiliation infligée à l’Afrique de la Côte d’Ivoire en Libye en exigeant les rétablissements des légalités constitutionnelles respectives et d’exiger des puissances impérialistes des réparations de leurs crimes de guerre.

 

Le 03 Septembre 2011

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SUR RFI BOURGI ENFONCE LE CLOU


13|09|2011

BOURGI JETTE LE PAVE QUI ECLABOUSSE

Dans une interview sur Radio France International, Bourgi va plus loin. TRANSCRIPT-

RFI : Pourquoi ne pas avoir fait vos révélations à la justice plutôt qu’à la presse

Robert Bourgi : Je ne l’ai pas dit à la justice mais je me tiens à sa disposition. Deuxièmement, je me suis décidé à parler parce que ma conscience me taraudait et je me disais qu’il était temps de mettre fin à ces pratiques inacceptables et mettre fin aussi au côté obscur de la « Françafrique ».
RFI : Si vous voulez y mettre fin, cela signifie que ces pratiques continuent toujours ?
R.B. : Non, franchement non.
RFI : Michel de Bonnecorse, un ancien conseiller Afrique de Jacques Chirac, affirme que le système a également profité à Nicolas Sarkozy ?
R.B. : C’est moi qui ai vu le président, à l’époque ministre candidat, lorsqu’il y a eu le clash entre Dominique de Villepin et moi en septembre 2005. Je suis allé le voir et lui ai dit « voilà ce qui vient de se passer entre Dominique de Villepin et moi ». Il m’a répondu « ils t’ont humilié comme ils l’ont fait avec moi mais rassure-toi, nous les aurons. J’ai besoin de ton expertise, de ta grande connaissance de l’Afrique et des Africains, mais j’ai une chose à te dire – puisque je lui avais parlé d’argent -, ces pratiques-là, je ne les veux pas ». Et quand monsieur de Bonnecorse raconte ce qu’il raconte, j’ai envie de rire.
RFI : Comment se fait-il que Nicolas Sarkozy pouvait se passer de cette manne ?
R.B. : Il y avait le financement par l’Etat des campagnes présidentielles, l’UMP [Union pour un mouvement populaire] était riche. Ils avaient des fonds, c’était le premier parti de France. Je vous assure qu’en 2005, c’est exactement ce que m’a dit le ministre candidat à la présidence : « Je ne veux pas de ces pratiques, Robert ».
RFI : Et il n’y en a pas eu pour 2007 ?
R.B. : Michel de Bonnecorse raconte des histoires. Comment moi qui travaille dans le secret absolu, vous pensez que moi si j’avais fait quelque chose, Michel de Bonnecorse l’aurait su ? Mais quand j’étais avec Jacques Chirac à la mairie de Paris, seul avec lui, ou avec Dominique de Villepin, vous pensez que Bonnecorse était au courant ? Vous plaisantez ?
RFI : Jacques Chirac et Dominique de Villepin annoncent déposer plainte pour diffamation…
R.B. : Mais je m’en réjouis ! Jacques Chirac souffre d’anosognosie pour les emplois fictifs, mais il retrouve toute sa lucidité pour cette affaire. Mais je m’en réjouis et j’attends Dominique de Villepin de pied ferme. Mais alors de pied ferme ! Vous avez entendu la déclaration du numéro deux de Laurent Gbagbo, [président déchu de Côte d’Ivoire, NDLR].
RFI : Par ailleurs, au Burkina Faso, en Guinée équatoriale…
R.B. : Peu importe, madame.
RFI : Le fait de nier ne remet en rien…
R.B. : Absolument pas. Aujourd’hui, je dis ce que tous les journalistes souhaitaient que je dise depuis un quart de siècle.
RFI : Vous le dites aujourd’hui, dans un contexte pré électoral, dans un contexte où vous ciblez deux personnalités clairement, Messieurs Jacques Chirac et Dominique de Villepin. C’est vrai que tout le monde se dit “il y a de la manipulation politique derrière”.
R.B. : Lorsque j’ai fait cette interview, personne n’était au courant et lorsque Laurent Valdiguié du Journal du Dimanche est venu me voir, il ne savait même pas ce que j’allais dire. Je l’ai décidé. Deux, il n’y a aucun lien avec la campagne présidentielle qui s’annonce, il n’y a aucun lien avec l’affaire Clearstream, rien du tout. Il n’y a aucun choix de calendrier.
RFI : Quelles sont vos véritables intentions en choisissant de faire de telles révélations maintenant ?
R.B. : Je veux une France propre. Je veux une relation avec l’Afrique assainie, dans le droit fil de ce que le président de la République a décidé : la rupture. Il y a une certaine forme de rupture, c’est-à-dire le soutien à des chefs d’Etat qui sont des potentats, et qui sont rejetés par leur peuple, qui n’appliquent aucune des règles de la démocratie. Je veux aider le président dans sa politique de rupture. Ce n’est pas l’homme à encourager les chefs d’État qui restent 30, 35 ans, 40 ans au pouvoir, comme ceux d’ailleurs qui viennent de démentir Robert Bourgi : Blaise Compaoré au Burkina Faso, 30 ans de pouvoir. Vous savez très bien que les mains sont loin d’être propres ! Obiang Nguema en Guinée équatoriale 35 ou 40 ans de pouvoir… Abdoulaye Wade au Sénégal qui a 87 ans et qui se dit assez jeune pour postuler un autre mandat de 7 ans ? Je dis stop ! Et vous savez ce que je retiens dans tout cela, tous les dons d’Omar Bongo du Gabon, de Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, d’Obiang Nguema, de Wade, tous les démentis importent peu. Le plus important, dans le contexte des relations épouvantables qu’avait la Côte d’Ivoire avec notre pays, c’est que Laurent Gbagbo confirme ce qu’a dit Robert Bourgi.
RFI : Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui confirme…
R.B. : C’est le numéro deux, Mamadou Koulibaly, qui a assisté lui aussi à la livraison, préparation du colis (rires).
RFI : Combien ?
R.B. : Trois millions de dollars. Je l’ai dit et ça a été confirmé par Mamadou Koulibaly. C’est ça qu’il faut retenir et le fait que le Gabon n’ait pas démenti. Toute la classe journalistique sait que ce que je dis est la réalité. Pourquoi parlez-vous de la « Françafrique » ? Pourquoi parlez-vous de Robert Bourgi ? J’ai assisté Jacques Foccart dans cette partie que je qualifie de côté obscur de la « Françafrique », je l’ai assisté jusqu’à son départ en 1997. Et quand il est parti, de 1997 à 2005, j’ai géré moi-même ce côté obscur de la « Françafrique ». Et bien Robert Bourgi a servi sur le plateau à l’opinion publique française, à la classe politique française, ce que tous les journalistes cherchent à savoir depuis 25 ans.
RFI : Robert Bourgi, vous êtes donc un repenti ?
R.B. : Je suis un repenti, oui. Je bats ma coulpe. Je veux des relations entre la France et l’Afrique assainies et aider le président de la République dans sa volonté de rompre avec la politique du passé.
RFI : Que promettait la France à tous ces chefs d’Etat en échange de tout cet argent ?
R.B. : Mensonges, mensonges, mensonges, promesses non tenues, promesses non tenues… C’est-à-dire que la France fermait les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique. Aujourd’hui le président Nicolas Sarkozy, aidé du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé avec lequel je n’ai pas que des relations exquises mais je dois rendre hommage à Alain Juppé, veulent aujourd’hui des régimes sains, acceptés par le peuple. Vous savez très bien quelle est la position de notre pays vis-à-vis du Burkina Faso. Blaise Compaoré est tenté par un cinquième ou sixième mandat. On lui a fait comprendre qu’il était temps de penser à partir. Pareil pour la Guinée équatoriale, pareil pour d’autres pays. Le président Sarkozy veut assainir, renforcé par un poids lourd qui est Alain Juppé, et je l’aide en faisant ce que j’ai fait aujourd’hui. Je veux l’aider parce que le président Sarkozy, vous imaginez bien que je le vois assez régulièrement, me demandait « qu’est-ce que tu penses de tel pays ? ». Je lui disais « Cela fait trop longtemps que le président est en place. On ne peut pas accepter cela. S’il y a eu un «printemps arabe», il va y avoir un «printemps africain». Ça va être redoutable ». « Qu’est-ce que tu penses du Sénégal ? ». Je lui ai donné ma façon de penser. « Qu’est-ce que tu penses du Burkina Faso ? ». Je lui ai dit ce que je pensais du Burkina. J’ai parlé avec le président de la République il y a quatre jours.
RFI : Vous lui avez parlé de ce projet de tout balancer ?
R.B. : Non, pas du tout.
RFI : Comment faut-il vous présenter ? Vous êtes le conseiller Afrique du président de la République ?
R.B. : Je ne suis ni le conseiller officiel, ni le conseiller officieux. Je m’honore de l’amitié du président de la République. Je m’honore de l’amitié et de la confiance de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur. Je m’honore de l’amitié et de la confiance de François Fillon, Premier ministre, et d’autres membres du gouvernement. Je ne suis conseiller ni officiel, ni officieux.
RFI : Mais un homme influent ?
R.B. : Je me rappelle une phrase de mon maître, Jacques Foccart. Il m’avait pris de côté et m’avait dit : « Robert, il vaut mieux être un homme d’influence qu’un homme de pouvoir ». Il avait raison. Et vous avez raison, je suis peut-être un homme d’influence. Je sais que le président Nicolas Sarkozy, ainsi qu’Alain Juppé, seront intraitables quel que soit le chef de l’Etat africain s’il y a atteinte aux règles de la démocratie et au bon fonctionnement de l’Etat. Ils seront intraitables.

Ivoirebusiness.net -Propos retranscris par Catherine Balineau

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L’INGRATITUDE DU BURKINA FASO


FRERES DE SANG

Ce n’est qu’une question de temps. Compaoré le sait. Les dignes fils de la Côte d’Ivoire le savent. Il y aura une explication d’homme à homme entre ces deux pays. Et la Côte d’Ivoire libre et restaurée entend s’en donner les moyens. La raison, la voici.

L’ingratitude du Burkina Faso

Jamais de mémoire d’homme, une ingratitude comme celle du Burkina Faso envers la Côte d’Ivoire n’a existé. Ce pays ne vit que grâce à la Côte d’Ivoire qui lui offre gracieusement ses Ports dont celui d’Abidjan qui reste un Port gros porteurs avec des infrastructures ultramodernes. Les marchandises en partance pour Ouagadougou passent en franchise douanière dans les deux Ports ivoiriens.

Pour avoir travaillé dans les plantations d’Houphouët, tous les Burkinabés du gros village de Garango dans le département de Bouaflé ont été naturalisés. La Côte d’Ivoire accueille sur son sol, plus de 3 millions de Burkinabés dont plus de 90% ont été accueillis dans les régions de l’Ouest de la Côte d’Ivoire dont les originaires (Bétés, Guérés, Gouros, Didas, etc.) leur ont offert parfois contre une bouteille symbolique de boisson alcoolisée, des superficies variant entre 10 et 50 hectares de terrains pour cultiver qui du cacaoyer, qui du caféier.

Dans le cadre de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire autorise le transfert de fonds vers le Burkina Faso sans aucune restriction.

La diaspora burkinabée en Côte d’Ivoire représente à n’en point douter, plus de 60% de la force économique de ce pays.

Et c’est ce Burkina Faso, à qui la Côte d’Ivoire aura tout donné, qui a organisé la razzia de ce beau pays dont tous ses ressortissants rêvent d’en détenir la Nationalité.

Pour rappel, et selon les dires d’Ibrahim Coulibaly alias IB avant sa mort, c’est le “grand frère Blaise”, qui a logé, nourri, fait former et armer la rébellion qui a endeuillé et continue d’endeuiller la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il compte environ 5 000 soldats déguisés en militaires de l’ONUCI, de la Garde Républicaine et de la CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) de Côte d’Ivoire, pour assurer la sécurité du frère burkinabé Dramane Ouattara.

Mieux, avec la complicité de Burkinabés d’origine, naturalisés ou se faisant passer pour des Ivoiriens et dirigeant la rébellion ivoirienne de 2002 à ce jour, j’ai nommé les sieurs Dramane Ouattara et Zakaria Koné, le Burkina Faso, devant le silence coupable de ses commanditaires blancs, est devenu au plan international, Exportateur de Café et de Cacao grâce au trafic illicite organisé vers ce pays par les ressortissants burkinabés cultivant ces produits en Côte d’Ivoire et utilisant les canaux illicites créés par Zakaria et son patron Ouattara.

Mais un affront, ça se lave

Je ne connais ni le jour, ni l’année, mais j’ai une certitude : il y aura une explication d’homme à homme entre ce pays désormais ennemi et la Côte d’Ivoire. Quand ce moment viendra, que personne ne parle de xénophobie. Car ce n’est point de cela qu’il s’agira. Tout simplement, il s’agira de laver un affront et de demander réparation du tort fait à la paisible Côte d’Ivoire, agressée sauvagement par un petit pays traité en ami mais qui a délibérément décidé sur demande de la France, d’organiser la déstabilisation et le pillage de la Côte d’Ivoire son bienfaiteur.

Pour l’histoire, je tiens à insister qu’il ne s’agira pas de xénophobie. Mais d’une explication d’homme à homme, entre deux pays devenus ennemis par suite d’agressions perpétrées par l’un contre l’autre.

Jamais une aiguille sortie de la Côte d’Ivoire lors de l’agression burkinabée de 2002 à ce jour, ne sera laissée dans ce pays. Tous les biens volés et gardés dans ce pays qui est devenu le plus gros receleur de biens volés en Côte d’Ivoire seront répertoriés, ramenés ou détruits.

Ce n’est qu’une question de temps. Qui vivra verra!

A très bientôt.

Hassane Magued – La Révolution Permanente N°0082/09/11

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Laurent Gbagbo porte plainte contre Nicolas Sarkozy


le président Laurent Gbagbo a décidé de porter plainte contre Nicolas Sarkozy par la voix de son porte-parole, le ministre Koné Katinan Justin.

La lettre à Sarkozy

À
Son Excellence M. Nicolas Sarkozy,
Président de la République Française

UN REGARD QUI EN DIT LONG

Excellence Monsieur le Président,
Le 31 août 2011, lors de la Conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris
composée de diplomates du monde accrédités près la France, vous avez mis
un point d’honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France.
Certainement pris de remords, de tourments et d’une gêne bien visible, vous vous êtes cru obligé, sur un ton répétitif, de justifier l’intervention illégale de votre « puissante armée» en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-même difficilement, tant elles paraissent absurdes. Vous justifiez en effet l’intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye, par un nouveau concept; celui « de la responsabilité de protéger». Monsieur le Président de la République! ce qui paraît une trouvaille pour vous, n’est qu’une variante des idéologies impérialistes déjà développées par vos illustres prédécesseurs.
Les Africains sont peut-être de grands enfants pour vous, mais ils ont au moins de la mémoire. Ils se rappellent donc que chaque action prédatrice de votre cher peuple occidental en Afrique a toujours été justifiée par votre soi-disant humanisme. C’est bien au nom de cet humanisme que vous avez justifié la colonisation en Afrique après l’avoir soumise au joug de l’esclavage. Le Président Laurent Gbagbo, suffisamment instruit de l’histoire du peuple africain, fait partie hélas de ceux qui trouvent votre amour pour les peuples africains trop suspect pour être sincère. Il vous soupçonne de vouloir corrompre le droit international humanitaire en Afrique pour des raisons qui relèvent de vos intérêts personnels qui du reste, se détachent des grandes valeurs que la France a léguées à l’humanité. Votre regard condescendant sur l’Afrique traduit tout au moins le mépris que vous avez pour ce continent qui ne serait pas, suivant votre échelle à vous, entré dans l’Histoire. Ce regard condescendant manque donc d’honnêteté. C’est pourquoi vous avez du mal à comprendre et à admettre qu’un pays souverain ne puisse avoir, du seul fait qu’il soit africain, les moyens de réguler ses contradictions internes.
Monsieur le Président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d’Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d’Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s’est dotée d’organes de gestion de l’Etat pour réguler les rapports sociaux à l’image de ce qui se passe en France. Le Président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur d’une élection qui s’est déroulée sur le sol ivoirien conformément aux règles et procédures que le peuple ivoirien s’est souverainement données. Il tient à rappeler solennellement qu’il demeure le Président légitime et légal de la Côte d’Ivoire parce qu’il a gagné l’élection présidentielle. Son arrestation arbitraire et sa détention tout aussi illégale n’entament en rien cette réalité.
Monsieur le Président de la République, au cas où vous ne le sauriez pas, votre
homologue, le Président Laurent Gbagbo, a porté une plainte auprès du tribunal
aux armées de Paris contre l’armée française pour assassinat et tentative
d’assassinat. La plainte régulièrement formulée a été introduite par les soins de ses avocats le 5 juillet 2011. D’autres actions sont en cours auprès des tribunaux
nationaux français et internationaux. Elles vous visent directement pour votre action illégale en Côte d’Ivoire. Il est bon de rappeler qu’aucune disposition légale ni du droit interne français ni du droit international ne vous a donné mandat pour agir en Côte d’Ivoire comme vous l’avez fait. La résolution 1975 de l’ONU ne vous a jamais donné mandat pour arrêter le Président Gbagbo et le remettre à l’ennemi.
Le Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l’armée française que c’est dans la
douleur qu’il a été contraint d’engager ces poursuites contre elle. Il est tout
simplement à la recherche de la vérité. Il tient à ce que le monde entier sache que c’est bien lui qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire. Il n’a aucune animosité personnelle contre l’armée française, lui, fils du sergent Chef Koudou Paul dans l’armée française, qui a combattu sans regret pour restaurer la grandeur perdue de la France dans les Ardennes. Un lien fort l’unit à cette grande armée. Ceux qui, ni eux, ni leurs ascendants, n’ont jamais pu connaître l’armée française de façon aussi intime, ne peuvent comprendre ces liens. Il est malheureux de constater que l’armée française, dont les souvenirs ont souvent occupé les conversations de son père, soit obligée de combattre aux côtés de mouvements rebelles pour défendre des causes qui sont aux antipodes de la grande espérance que la révolution française et la déclaration de 1789 qui en a suivi, ont apporté à l’humanité tout entière.
Les mobiles de l’intervention de l’Etat français en Côte d’Ivoire restent totalement étrangers aux intérêts du peuple français. Il s’agit de la manifestation des appétits exagérés de réseaux pervers qui tentent de soumettre le monde et particulièrement l’Afrique à leurs intérêts égoïstes. Le Président Gbagbo en est conscient. C’est pourquoi il refuse l’amalgame que l’on tente de faire à dessein en le présentant comme étant l’ennemi des Français. Le Président Gbagbo réaffirme son attachement au peuple français à qui des raisons affectives le lient solidement. Il y a fait une partie de ses études et a bénéficié de ce fait de l’hospitalité de nombreux Français. Cela constitue une attache solide qui ne peut se défaire aussi facilement à coups de campagnes de dénigrement par ceux qui méconnaissent l’Histoire du grand peuple qu’ils sont censés diriger.
Cependant, le Président Gbagbo reste inflexible sur sa détermination à défendre et à préserver la souveraineté du Peuple africain. Cette détermination est l’axe majeur de son combat politique vieux de plus d’un demi-siècle. Ce ne sont donc ni les bombes, encore moins les campagnes de dénigrement, qui sauraient le détourner de son combat.
C’est au nom de ce principe essentiel de sa vie qu’il a refusé que son armée aille
défiler sur les Champs Élysées le 14 Juillet 2010, alors que le gouvernement ivoirien attendait du gouvernement français un début de réparation des tueries perpétrées sur les civils en 2004 par l’armée française et qui ont fait plus de 60 morts. C’est pour cette même raison qu’il a refusé de se rendre aux assises Franca-Afrique de Nice 2010.
Monsieur le Président de la République, vous aurez du mal à convaincre le monde que vous n’avez pas trouvé intolérable cet affront venant de surcroît, d’un Président Africain. Le monde aura compris alors votre haine vis-à-vis du Président Laurent Gbagbo.
Aucune peine n’est trop grande pour qui se bat pour la grandeur de son peuple.
Monsieur le Président de la République, le pays que vous dirigez en donne plusieurs exemples. Le plus récent reste le cas du Général de Gaulle. Peut-être que si vous appreniez à mieux connaître son amour pour le peuple français, vous comprendriez certainement mieux, avec un peu de bonne foi, l’amour du Président Gbagbo pour le sien.
Le Président Laurent Gbagbo vous informe par ailleurs qu’il a instruit ses avocats à l’effet de demander une enquête internationale sur les tueries d’Abobo dont vous l’accablez. Il reste convaincu que cette enquête vous révèlera des surprises désagréables. Il espère que l’ONU sera assez courageuse pour accepter d’ouvrir cette enquête. Le monde entier a besoin de connaître la vérité sur tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. Tout comme le monde aussi a besoin de savoir pourquoi l’on a préféré une guerre qui a semé tant de désolation, à une simple opération de recomptage de voix, déjà expérimentée quelques mois auparavant en République d’Haïti. Cette vérité est essentielle et ne saurait être occultée du simple fait de l’arrestation et de la détention arbitraire du Président Laurent Gbagbo et de ses principaux collaborateurs. Pour vous en convaincre, je vous prie de faire analyser le document joint en annexe, dressé par un homme qui s’est attelé à faire le travail de recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo, et que vous avez rejeté du revers de la main au profit d’une opération militaire. Au terme de ce travail scientifique, c’est bien le Président Laurent Gbagbo qui a emporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. L’auteur de ce travail de recherche a mis deux mois pour le faire seul. C’est dire qu’une commission aurait moins de deux semaines. Vous auriez pu faire l’économie de cette guerre à tous points de vue inutile, et affecter ainsi l’argent des contribuables français à d’autres fins que celle « de protéger » des Africains en larguant-suprême paradoxe-sur leurs têtes, des bombes.
Dans l’attente que cette vérité soit enfin sue, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très Haute considération.

Le Ministre Koné Katinan
Représentant et Porte-parole du Président Laurent Gbagbo

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Une centaine de manifestants contre “la Françafrique” à Paris


Afrikelection 14-09-2011

les comperes:des corrompus

Une centaine de personnes, essentiellement issues de diasporas africaines, ont manifesté mercredi à Paris “contre la corruption” de gouvernements africains et pour dénoncer la persistance des réseaux opaques de “la Françafrique”, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants, originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, s’étaient rassemblés non loin du siège parisien de l’Unesco, où étaient réunis les présidents ivoirien Alassane Ouattara, sénégalais Abdoulaye Wade et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, à l’occasion de la remise d’un prix.

 ”J’aime la France, j’aime l’Afrique, mais je n’aime pas la France-à-fric”, “A bas la Françafrique!”, “Wade assassin! Ouattara assassin! Abdel Aziz assassin!”, ont scandé les manifestants.
 L’avocat Robert Bourgi, un conseiller de l’ombre de l’Elysée pour les affaires africaines, a brisé dimanche le silence entourant habituellement ses activités et évoqué des mallettes de billets remises par des chefs d’Etat africains à l’ancien président français Jacques Chirac.
 Il a notamment affirmé que pour la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002, “cinq chefs d’Etat africains — Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) — ont versé environ 10 millions de dollars”.
“Heureusement que des hommes comme Bourgi parlent. Le roi est nu aujourd’hui. Wade doit partir. Et emmener son fils (Karim Wade, qui détient 5 portefeuilles ministériels) avec lui”, a déclaré à l’AFP Cheikhna Camara, représentant du Parti socialiste sénégalais en France.
 ”Wade a donné 5 milliards de francs CFA (environ 7,6 millions d’euros) à Chirac. Avec cet argent, il aurait pu régler les problèmes d’inondations et d’alimentation en électricité de tout Dakar”, a affirmé pour sa part Zaccaria Coulibali, représentant du parti d’opposition de l’Alliance pour la République.
 Le porte-parole de la présidence sénégalais avait qualifié dimanche de “faux” et “archi-faux” les propos de Robert Bourgi, né à Dakar.

De leur côté, les opposants mauritaniens ont dénoncé la “politique raciste” du régime du président Ould Abdel Aziz, dénonçant les conditions de l’organisation d’un recensement de la population qui vise, selon eux, “à priver de leur citoyenneté les Mauritaniens noirs”.

© 1994-2011 Agence France-Presse

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« Les gens n’aiment pas les gens, mais les gens aiment l’argent des gens ! »


Africelection 14-09-2011

« Les gens n’aiment pas les gens, mais les gens aiment l’argent des gens ! » disent les Ivoiriens. Ils sont sans scrupules et d’une cupidité maladive ces politiciens français. Ils « ne connaissent pas la honte » comme on dit chez nous, mais ils osent nous donner des leçons de morale et de droiture.

Et kadhafi combien a son tombeur sarkosy?

On peut douter de la crédibilité des propos de ce personnage qui lui même joue depuis toujours les « démarcheurs » auprès des chefs d’Etat africains pour le compte de la France. Mais il faut admettre qu’il y aurait une part de vérité dans le déballage auquel s’adonne ad libitum, depuis 24 heures, l’avocat français Robert Bourgi. Ainsi « Papa » Chirac détestait profondément Laurent Gbagbo mais adorait « son » argent, tant qu’il pouvait contribuer à financer sa campagne électorale. Ainsi Jean Marie Le Pen vomit les Noirs mais n’hésitait pas à recevoir des mains de la négraille, cet « argent au noir » qui du coup n’a plus de couleur. Tous pourris ! On comprend maintenant pourquoi ils s’entendent à merveille avec ceux qui nous dirigent : tous pareils. Mais en fait, ce n’est pas nouveau ce genre de pratiques. C’est à ce prix que les dictatures ont été maintenues en Afrique par la France : « tu nous files ton fric ou nous te faisons dégager ! »… Blessé dans ce qu’il lui reste encore de son amour-propre, Jacques Chirac veut attaquer en justice Bourgi. Mon oeil! Subito, il retrouve sa mémoire et sa lucidité. Il ne souffre plus d’anosognosie ! Ah quel comédien, ce malade imaginaire…

Encore plus décevant est l’attitude de Laurent Gbagbo, le « panafricaniste », grand pourfendeur devant l’Eternel de la françafrique et de ses méthodes. Dire qu’il a combattu Houphouët-Boigny et une fois au pouvoir, s’adonnait aussi au sulfureux principes d’un système qui nous pourrit la vie depuis que notre chemin a croisé celui de la France, dans l’histoire des nations … C’est simplement honteux. Malgré cela, les valises d’argent pour financer la campagne de Chirac, n’ont pas épargné à Gbagbo, la haine qu’éprouvait le Président français pour lui et son entourage. La France nous déçoit. Sa classe politique encore plus. Nous qui croyions que Chirac était un honnête homme, et sincère quand affectueusement nous l’appelions, « l’ami de l’Afrique». Cet ami est dangereux parce qu’il a contribué à enraciner sur ce continent, la culture de la corruption, de la magouille au sommet de certains de nos Etats. Les politiques n’ont pas d’amis mais que des intérêts. A l’image de leurs Etats.
Les mains sales
Le parti socialiste français s’en étonne et exige l’ouverture d’enquêtes judiciaires. Mais de qui se moque-t-on ? Même les socialistes ne sont pas saints en la matière. Ah si les murs et les couloirs de l’Elysée, du Qai d’Orsay et de Matignon pouvaient parler… Les déclarations de Robert Bourgi – qui ne dit pas lui-même ce qu’il touchait en commission sur chaque livraison -, nous interpellent. Un surnom lui irait bien ici : « Bourgi le rat » ! L’avocat français ne parle que de Chirac et de Villepin. Il faudra bien qu’il ait le courage de lever un coin du voile sur ce que sont encore aujourd’hui, les affaires de la françafrique sous Sarkozy, son ami. Robert Bourgi dit vouloir témoigner pour rendre service à l’Afrique et que ces pratiques cessent. Merci Maître! Alors allez au bout de vos révélations. Et que la justice française, s’il lui reste encore un peu de crédibilité et de courage, remonte à De Gaulle pour révéler à l’Histoire, le sale dessous des relations qu’entretenait la France avec l’Afrique depuis des décennies. J’ai dit ce matin à mes filles après notre prière matinale (parce que nous sommes de bons colonisés) que la France pille depuis longtemps nos matières premières; et comme si cela ne lui suffisait pas, elle nous fait aussi les poches avec la complicité de nos dirigeants. Une chose me rassure : les enfants eux, n’oublient pas ces confidences-là…
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Le pape visé par une plainte pour crime contre l’humanité


le JDD -13-09-201

Une plainte a été déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le pape et d’autres responsables de l’Eglise catholique pour “crime contre l’humanité”. cette action en justice est l’oeuvre de victimes de prêtres pédophiles qui accuse l’Eglise d’”avoir toléré et rendu possible le camouflage systématique et largement répandu de viols et crimes sexuels contre des enfants dans le monde entier”.

Le pape Benoît XVI et trois cardinaux exerçant ou ayant exercé des responsabilités de premier plan dans la Curie – le secrétaire d’Etat et numéro deux du Saint-Siège, l’Italien Tarcisio Bertone, son prédécesseur Angelo Sodano, également Italien, et le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l’Américain William Levada – sont visés par une plainte pour “crime contre l’humanité”. Cette action en justice a été initiée par l’association d’anciennes victimes de prêtres pédophiles SNAP, a annoncé cette dernière mardi.

Des dirigeants de SNAP, assistés par des avocats de l’ONG américaine “Center for constitutional rights” (CCR), ont présenté une “requête de déclaration de compétence juridictionnelle” auprès de la CPI, selon un communiqué de l’association. Ils accusent ces responsables du Vatican d’”avoir toléré et rendu possible le camouflage systématique et largement répandu de viols et crimes sexuels contre des enfants dans le monde entier”. A leur plainte, ils ont adjoint 10.000 pages qui documentent les affaires de pédophilie, a précisé le communiqué de l’association basée aux Etats-Unis.

“Tous les chemins mènent à Rome”

Des membres de SNAP venant d’Allemagne, des Etats-Unis, des Pays-Bas et de Belgique – quatre pays touchés par le scandale pédophile dans l’Eglise – sont allés à La Haye demander que ces poursuites soient ouvertes contre le pape et les trois autres hauts responsables de l’Eglise catholique “pour leur responsabilité directe en tant que supérieurs hiérarchiques”. “Des crimes contre des dizaines de milliers de victimes, pour la plupart des enfants, ont été camouflés par les responsables au plus haut niveau du Vatican. Dans ce cas, tous les chemins mènent à Rome”, a affirmé l’avocate du CCR, Pamela Spees, citée par le communiqué de SNAP.

Dans le passé, des évêques, et, dans certains cas, le Vatican, ont rejeté ou négligé de nombreuses plaintes déposées par des victimes de prêtres et religieux pédophiles, mutant les coupables ou les protégeant. Le scandale a discrédité l’Eglise dans plusieurs pays d’Europe, même si une petite minorité de prêtres était coupable. Le pape Benoît XVI a déjà exprimé sa honte et demandé pardon, prônant la tolérance zéro à l’égard des pédophiles. Il a demandé aux évêques du monde entier, qui ont la première responsabilité de leurs prêtres, une pleine collaboration avec les instances judiciaires pénales.

SNAP ne croit pas à cette volonté de transparence et de justice, et n’a pas modéré ses accusations. L’organisation a entrepris mardi une tournée d’information qui la conduira à Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Paris, Vienne, Londres, Dublin, Varsovie, Madrid et Rome, pour y “porter sa plainte aux portes du Vatican”.

V.V. (avec AFP) – leJDD.fr


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LAISSEZ BONGO EN PAIX


15-09-2011

Le Gabon demande “de laisser reposer en paix” le défunt président Omar Bongo Ondimba, décédé en juin 2009, qui a été accusé par l’avocat Robert Bourgi de financements occultes avec d’autres dirigeants africains à des dirigeants politiques français, a annoncé à l’AFP la porte-parole de la présidence mercredi 

Bongo est-il en paix?

“Le peuple gabonais réitère son voeu de voir les Français et les amis du Gabon laisser reposer en paix le président défunt”, a déclaré Clémence Mezui Me Mboulou, appelant à respecter “les traditions gabonaises qui veulent qu’on laisse en paix les baobabs qui se sont couchés pour l’éternité”.

Par ailleurs, “le président de la république gabonaise (Ali Bongo Ondimba) estime que c’est une affaire franco-française dans laquelle le Gabon n’est en aucune sorte mêlé”, a-t-elle affirmé.

“Notre présidence date de 2009, on répond des faits à partir de là”, avait déclaré dès la publication dans la presse des accusations de Me Bourgi dimanche une source à la présidence sous couvert de l’anonymat, ajoutant “nous ne nous sentons pas concernés par conséquent”.

“Les auteurs de ces propos savent pourquoi ils les ont tenus (…) en période d’élection (en France) (…) cela ne regarde en aucun cas le peuple gabonais et son chef”, a poursuivi Mme Mezui.

Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, a été élu le 30 août 2009 lors d’une présidentielle anticipée à tour unique contestée par l’opposition et les accusations de Me Bourgi portent sur une période antérieure.

Interrogée sur l’éventualité que la famille Bongo dépose plainte pour “diffamation”, à l’image de Karim Wade, le fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, la porte-parole a répondu: “Je puis vous dire que la famille Bongo est beaucoup plus occupée par le travail du président de la République”.

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour entendre Me Bourgi qui a notamment accusé l’ancien président Jacques Chirac, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin et l’ex dirigeant du parti d’extrême droite Front National Jean-Marie Le Pen, d’avoir reçu des fonds occultes de chefs d’Etat africains, en particulier d’Omar Bongo.

© 1994-2011 Agence France-Presse

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L’ALGERIE APRES LA LIBYE?


Jeudi, 15 Septembre 2011

Algérie – Alger accuse des “parties étrangères” de vouloir provoquer des troubles.

APRES KHADAFI , BOUTEFLIKA?

Le ministre algérien de l’Intérieur Dahou Ould Kablia a accusé “des parties étrangères” de vouloir provoquer des troubles en Algérie le 17 septembre après des appels à manifester relayés par Facebook, dans des déclarations publiées jeudi par le journal Ennahar. Un appel à une “révolution algérienne du 17 septembre 2O11″ circule sur Facebook depuis fin août, appelant les jeunes à descendre dans les rues contre le régime de Abdelaziz Bouteflika.

“Si c’était des gens de l’intérieur, nous les aurions démasqué et arrêtés, mais les indices nous orientent vers des parties étrangères en relation avec l’entité sioniste”, a affirmé le ministre sans donner davantage de précisions au quotidien qui publie ces informations en Une.

Selon le journal, M. Ould Kablia en veut pour “preuve” la date choisie: la signature des accords de Camp David entre l’Egypte et Israël a eu lieu le 17 septembre 1978 et les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila ont été perpétrés les 16 et 17 septembre 1982.

Le ministre algérien s’est déclaré confiant qu’il ne se passera rien ce jour-là car selon une enquête menée par les autorités il y a “réticence générale quant à ces appels malveillants”.

“Ces appels ne trouvent aucun écho et il n’y aura ni manifestations ni troubles à cette date”, a encore déclaré le ministre algérien.
© 1994-2011 Agence France-Presse

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MALI: ATTENTION DANGER LES ARMES FRANCAISES AUX MAINS DES REBELLES TOUAREG


Des Touareg maliens rentrés au Mali après avoir combattu pour Mouammar Kadhafi sont en possession d’armes parachutées par la France aux rebelles libyens dans l’ouest de la Libye, a appris l’AFP mardi de sources concordantes depuis Bamako.

“Des armes larguées à l’époque aux rebelles du CNT (Conseil national de transition, organe politique pour les insurgés libyens) par la France sont tombées entre les mains des combattants touareg, qui sont revenus dans le désert malien avec armes et bagages”, a déclaré une source sécuritaire malienne sous couvert d’anonymat.

Jointe à Gao (nord du Mali), une source consulaire a confirmé cette information. “Nous avons des indices sûrs qui (la) confirment”, a-t-elle dit.

Aucune des sources n’a fourni d’indication sur la quantité et la nature de ces armes, et le nombre d’anciens combattants qui les détiendraient.

Fin juin, la France avait reconnu des informations de presse révélant qu’elle avait parachuté des armes aux rebelles libyens dans le Djebel Nefoussa (ouest de la Libye).

Selon Paris, il s’agissait d’armes légères larguées à l’occasion d’opérations d’aide humanitaire en faveur de populations sous la menace des troupes du dirigeant libyen, le colonel Kadhafi, dans cette région montagneuse à quelques dizaines de kilomètres de Tripoli.

Il s’agissait d’armes pouvant “être maniées par des civils, de l’armement léger d’infanterie de type fusil”, avait alors expliqué le porte-parole de l’état-major français, le colonel Thierry Burkhard.

 Le quotidien français Le Figaro avait évoqué notamment des lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan.

Selon diverses sources au Mali, les ex-combattants pro-Kadhafi ayant regagné récemment le Nord du Mali comprennent des hommes qui avaient été recrutés au déclenchement, mi-février, de la rébellion libyenne, mais également des Libyens d’origine malienne installés de longue date en Libye et qui avaient intégré l’armée régulière de Libye.

Jusqu’à mardi soir, aucune estimation n’était disponible sur le nombre de ces ex-combattants pro-Kadhafi.

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Affaire « Gbagbo a financé la campagne de Chirac » : Les dessous de la position de Ouattara


Source :  Soir Info :  16/09/2011  Armand B. Depeyla

Le silence est d’or et la parole est d’argent :

voilà comment se résume l’attitude du président de la République, Alassane Ouattara, suite à la sortie fracassante de Robert Bourgi, qui a repris en main le nébuleux réseau de la Françafrique, révélant que Laurent Gbagbo, ancien chef de l’Etat ivoirien (octobre 2000- avril 2011), a puisé environ 2 milliards de Fcfa dans les caisses du trésor public ivoirien, pour financer la campagne de l’ex-président français, Jacques Chirac. Alassane Ouattara n’a ni confirmé, ni infirmé ces allégations de Robert Bourgi, prenant plutôt ses distances vis-à-vis d’elles. Le chef de l’Etat, d’un plateau de télévision à un organe de presse, a marché, comme sur des œufs, se gardant de prendre à son compte, les révélations de cet héritier du réseau Jacques Foccart. A Tf1, où il a été invité, en marge de la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche et la paix, Alassane Ouattara a indiqué que de sa position d’opposant hier, il ne disposait pas d’élément formel pouvant l’amener à dire, si oui ou non, il s’est effectué un tel transfert de fonds au profit de Jacques Chirac. « J’étais opposant. Je n’avais pas accès à ces informations. Je ne sais pas si elles sont vérifiées… Quel dommage pour la Côte d’Ivoire si c’était vrai » a-t-il indiqué. Mais mieux, Alassane Ouattara, qui a longtemps été aux affaires avant de devenir président de la République, émet de sérieux doutes quant à la matérialité des faits évoqués par Robert Bourgi. « Je pense qu’il y a beaucoup de rumeurs, mais je n’ai aucun élément » a-t-il déclaré à Radio France Internationale ( Rfi). Au journal Figaro, Ado a encore joué d’équilibrisme au sujet de cette sombre affaire. « Je suis surpris parce que Laurent Gbagbo disait être un nationaliste soucieux de l’utilisation des deniers publics dans l’intérêt des Ivoiriens. Je note cependant que les chefs d’Etat cités ont tous démenti et que le président Chirac et M. Devillepin vont porter plainte. C’est une affaire qui ne me concerne pas », a dit Ado. Alors qu’on a pensé, à juste raison d’ailleurs, vu l’enjeu politique, juridique et l’environnement dans laquelle ces révélations interviennent, que le chef de l’Etat allait se saisir des déclarations du « porteur des valises de l’Elysée » pour dresser, sur la tête de Laurent Gbagbo, « une couronne d’épines ». L’on a cru qu’il allait tirer des dividendes politiques en annonçant, par exemple, la saisine de la justice ivoirienne pour l’ouverture d’une enquête, de sorte à sceller, une fois pour toutes, le sort de Gbagbo face à la justice ivoirienne, qui l’a inculpé pour « crimes économiques ». Mais, Alassane Ouattara a plutôt opté pour la circonspection, face à ces révélations plus ou moins « ésotériques » de celui qu’on présente comme un obscur avocat franco-libanais. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette attitude du chef de l’Etat ? D’abord, elle peut s’expliquer par le fait qu’il n’accorde aucun crédit à ces allégations qui sentent, à plein nez, la manipulation politique visant à nuire à un candidat déclaré à l’élection présidentielle en France, en l’occurrence ici, Dominique Devillepin. Ouattara ne veut donc pas se mêler des affaires franco-françaises qui donnent « une image peu respectable de la France». Ensuite, l’on peut voir derrière les déclarations du président de la République, une volonté de ne pas se brouiller avec ses amis légendaires français. Alassane Ouattara, dont le parti le Rassemblement des républicains ( Rdr) est d’obédience libérale, on le sait, a des liens politiques et même économiques très forts avec la Droite française. Il ne veut donc pas peser, de quelque manière que se soit, sur la course à la présidentielle en France pour ne pas affaiblir ses « alliés » politiques de l’Ump ( Union pour la majorité présidentielle) au pouvoir en France.

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Kweku Adoboli, un trader bosseur, fêtard et généreux


16-09-2011 le Figaro.fr

L’homme qui a fait perdre 1,5 milliard d’euros à UBS, immigré africain, a suivi un parcours sans faute de la méritocratie à l’anglaise. Il va rester en prison jusqu’au 22 septembre.

intelligent cupide

C’est lui-même qui, en désespoir de cause, aurait alerté sa hiérarchie de sa perte. Le «miracle» qu’il avait appelé de ses vœux sur sa page Facebook huit jours auparavant n’étant pas arrivé, Kweku Adoboli, le trader d’UBS n’a pu qu’avouer une «paume», comme on dit dans la finance, de 1,5 milliard d’euros avant d’être arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi par la police de la City de Londres. A 31 ans, ce Ghanéen d’origine avait jusque là affiché un parcours sans faute, bel exemple de méritocratie dans la haute finance. Fils d’un employé des Nations Unies, il a grandi près d’Accra avant de suivre son père au gré de ses postes en Israël, en Syrie et en Irak. Pour ses études secondaires, il est envoyé dans un chic pensionnat privé d’Angleterre, où il a laissé le souvenir d’un élève travailleur et sociable. Il ne suit pas la voie royale des universités prestigieuses comme Oxford ou Cambridge mais obtient un diplôme en informatique à l’université de Nottingham.

Jeune diplômé, Kweku Adoboli entre chez UBS à Londres en 2006 comme stagiaire puis est embauché au back office, où il acquiert la connaissance de l’architecture des deals financiers. Il est ensuite transféré à un desk de trading, Delta One, spécialisé sur les ETF (exchange traded funds), des produits dérivés sophistiqués spéculant sur l’évolution des marchés. Avec son salaire à six chiffres, l’immigré africain ayant réussi cumulait à la fois les clichés habituels des golden boys et une personnalité particulière. Sur ses photos, en jean et sweat-shirt à capuche, on aurait pu le confondre avec un émeutier juvénile des quartiers défavorisés de Londres.

Première fraude présumée en 2008

Le trader habitait dans un quartier tendance de l’East End, non loin du siège de sa banque près de Liverpool Street. Jusqu’à l’an dernier, il louait un loft de 300 mètres carrés pour 5000 euros par mois, où il donnait régulièrement des soirées mémorables avec DJ et alcools à profusion, avant de déménager pour un appartement encore plus grand avec vue sur la City. Fêtard, amateur de jolies filles, de vins fins argentins et passionné de foot, c’est aussi aux dires de ses amis, collègues ou voisins, un garçon très élégant, attentionné et généreux. Gros bosseur, il rentrait rarement chez lui avant minuit ces dernières semaines de tempête sur les marchés. Il avait prêté récemment à l’un de ses amis financier le roman Le loup de Wall Street, où l’ex-trader américain Jordan Belfort raconte comment il a détourné 200 millions de dollars avant de finir en prison. A la nouvelle de son arrestation, son père, John Adoboli, a déclaré que la famille «vivant dans la crainte de Dieu» avait le «cœur brisé car la fraude n’est pas dans nos valeurs».

Le tribunal londonien a décidé, à l’issue d’une première audience, de maintenir en détention Kweku Adoboli, inculpé «d’abus de position et fraude comptable». Il va donc rester en prison jusqu’à sa prochaine comparution devant la justice le 22 septembre. D’après l’acte d’accusation dévoilé à l’audience, la première fraude présumée remonterait à 2008.

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Déstabilisation de l’Afrique francophone par les pouvoirs français : Burkina, Sénégal, Cameroun, Guinée Equatoriale, Tchad et Congo, dans le viseur


Ceux qui sont à la base du printemps arabe, qui ont financé la révolution égyptienne et la rébellion libyenne, sont en réalité les mêmes qui décident de s’attaquer aux derniers bastions de la dictature sur le continent noir, en fonction bien entendu de leurs intérêts. Les peuples africains n’ont pas leurs mots à dire dans la marche de leurs pays respectifs. Ce qui compte, c’est ce qui fait l’affaire de la France. Cela a d’ailleurs été ainsi depuis l’ère coloniale et ce n’est pas aujourd’hui que les choses changeraient. N’en déplaise à ceux qui croient naïvement aux discours de Nicolas Sarkozy prononcé, l’un au Cap en Afrique du Sud, l’autre à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar au Sénégal. Encore moins, le discours du président américain Barack Obama à Accra au Ghana. Fouillez dans l’accouchement de l’avocat franco libanais Robert Bourgi, vous y trouverez à boire et à manger. Bourgi avait soif après trente ans de bouche cousue. D’où cette explosion inattendue dont l’onde de choc fait déjà dégât. D’abord dans Le Journal Du Dimanche ensuite la radio française Rfi, et depuis un moment l’avocat s’est métamorphosé en présentateur télé radio, ses apparitions médiatisées ne sont plus comptées. Mais là n’est pas le problème. Le hic, c’est que Robert Bourgi, non seulement frappe dans le mile en écorchant au passage les pères de la nation et leurs héritiers, mais il a le mérite de livrer des informations jusque-là gardées secrètes – et trente ans que ça dure -, dans les dédalles des palais africains et de l’Elysée. Il a beau se présenter comme «repenti», l’homme ne demeure pas moins une ténébreuse Vip transformée en banal transporteur de «mallettes, des djembés, des sacs … bourrés d’argent» dans un ballet, Palais présidentiels d’Afrique – salon doré de l’Elysée. Que promettait la France à tous ces chefs d’Etat en échange de tout cet argent ? Questionne Rfi. La réponse du «dénonciateur» n’est pas rassurante pour les régimes trentenaires d’Afrique francophone. Mise en bouche : «Mensonges, mensonges, mensonges, promesses non tenues, promesses non tenues». Ce qui n’est pas … faux ! …  Eh hop ! «C’est-à-dire que la France fermait les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique. Aujourd’hui le président Nicolas Sarkozy, aidé du ministre des Affaires étrangères (…) Alain Juppé, veulent aujourd’hui des régimes sains, acceptés par le peuple. Vous savez très bien la position de notre pays vis-à-vis du Burkina Faso. Blaise Compaoré est tenté par un cinquième ou sixième mandat. On lui a fait comprendre qu’il était temps de penser à partir. Pareil pour la Guinée équatoriale, pareil pour d’autres pays (…) Je veux l’aider parce que le président Sarkozy, vous imaginez bien que je le vois assez régulièrement, me demandait «qu’est-ce que tu penses de tel pays?». Je lui disais «Cela fait trop longtemps que le président est en place. On ne peut pas accepter cela. S’il y a eu un «printemps arabe», il va y avoir un «printemps africain». Ça va être redoutable». «Qu’est ce que tu penses du Sénégal ?». Je lui ai donné ma façon de penser. «Qu’est-ce que tu penses du Burkina Faso ?». Je lui ai dit ce que je pensais du Burkina».
Wade et Compaoré sont prévenus !
Ça va barder les mois à venir dans les protectorats français. Beaucoup de chefs d’Etat sont de ce point de vue dans le viseur de «l’effaceur» Nicolas Sarkozy. Il s’agit de Dénis Sassou N’Guesso du Congo Brazzaville, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Abdoulaye Wade du Sénégal, Théodoro Obiang N’Guema M’bassogo de Guinée Equatoriale, Idriss Déby Itno du Tchad, Paul Biya du Cameroun … La France s’en va en guerre, bientôt, contre ses dictatures choyées d’Afrique. Que s’est-il donc passé pour que la puissance coloniale décide d’abandonner ses complices d’hier ? Rien !  Simple question de réadaptation des stratégies. Le monde change et du coup il s’impose une mutation à ceux qui espèrent faire partir du jeu. Le système reste en place, seules les équipes dirigeantes changent, par endroits on y injecte du sang neuf. Le nouvel ordre mondial version française. Ceux qui sont à la base du printemps arabe, qui le financent, sont en réalité les mêmes qui décident de s’attaquer aux derniers bastions de la dictature sur le continent noir, en fonction bien entendu de leurs intérêts.
Bertina Soro

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LE DECLIN DES USA


 Michel Collon                     

D ans son livre, Brzezinski proposait une stratégie agressive et machiavélique pour sauver l’Empire US.

Mais lui-même, croit-il que ça marchera? Aussi surprenant que ça paraisse, la réponse est: Non. «A long terme, la politique globale est vouée à devenir de moins en moins propice à la concentration d’un pouvoir hégémonique dans les mains d’un seul Etat.

L’Amérique n’est donc pas seulement la première super-puissance globale, ce sera très probablement la dernière». (p.267). La raison tient dans l’évolution de l’économie : «Le pouvoir économique risque aussi de se disperser. Dans les prochaines années, aucun pays ne sera susceptible d’atteindre 30% environ du Pib mondial, chiffre que les Etats-Unis ont maintenu pendant la plus grande partie du 20e siècle, sans parler de la barre des 50% qu’ils ont atteinte en 1945.

Selon certaines estimations, l’Amérique pourrait encore détenir 20% du Pib mondial à la fin de cette décennie pour retomber à 10-15% d’ici l’an 2020, tandis que les chiffres d’autres puissances – l’Europe, la Chine, le Japon – augmenteraient pour égaler approximativement le niveau des Etats-Unis. (…) Une fois que le déclin du leadership américain sera amorcé, la suprématie dont jouit aujourd’hui l’Amérique ne pourra être assurée par aucun Etat isolé». (p. 267-8) «Une fois que le déclin du leadership américain sera amorcé». Brzezinski ne parle donc pas d’une possibilité, mais d’une certitude. Il écrit cela en 1997.

Michel Collon infodabidjan 18-9-2011

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Retour sur la bataille d’Abidjan. Comment les Généraux ont lâché Gbagbo


Le Nouveau Courrier -21/09/2011

Cinq mois après l’arrestation du président Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises, un proche d’un Général d’armée des Fds livre les secrets de ce qui peut être considéré comme «la trahison des Généraux».

Generaux de paille

Comme se plaît à le répéter les partisans du président Laurent Gbagbo, malgré les pressions internationales de toutes sortes et les coups de canon qui tonnaient ça et là, la République dans son ensemble est restée unie autour du chef de l’Etat. Aucune institution n’a apporté son soutien à Ouattara, encore retranché au Golf Hôtel, pas même les grands commandements de l’armée. C’est le 30 mars 2011 que l’ex-commandant des forces terrestres, aujourd’hui chef d’Etat-major adjoint, le Général Detho Letho a «déserté» pour se retrouver dans le camp Ouattara. Les Généraux ont-ils lâché ou non Gbagbo dans ce bras de fer politicomilitaire, pudiquement appelé crise postélectorale ? Les révélations d’un proche d’un Général des ex-Fds vient situer plus d’un sur le rôle joué par les patrons des Fds au plus fort de la récente crise politico-militaire.

Alors que Gbagbo était acculé au plan diplomatique, les Généraux ont voulu prendre leurs «responsabilités», en déposant le pouvoir Gbagbo. Pour l’exercer ou le remettre à Ouattara ? Mystère et boule de gomme. Toujours est-il qu’ils ont suggéré au président Gbagbo de démissionner afin qu’eux les Généraux, prennent leurs responsabilités, révèle l’homme de main d’un Officier supérieur des ex-Fds.

Les intentions claires-obscures des officiers supérieurs ont occasionné une suspicion légitime en leur sein. Et une partie des officiers généraux a décidé de mener le combat jusqu’au bout, quand d’autres se sont effacés. «Pendant que certains Généraux se sont engagés au combat, les autres informés sur l’opération Sahel qui était censée tuer tous ceux qui vont résister à l’installation de Ouattara ont pris leurs distances. Ces généraux savaient déjà que le combat (des résistants, ndlr) ne pouvait pas aboutir. Parce que la décision avait déjà été prise au niveau de la France, des Etats-Unis, de faire en sorte que Gbagbo tombe. Et on a dit la vérité à ces Généraux-là», détaille
l’homme de main.

Selon ses dires, des officiers américains et français avaient clairement démontré à ces officiers supérieurs ivoiriens (au parfum de l’opération Sahel, ndlr) la chute du régime Gbagbo. «Ils leur ont dit qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de se rallier. Parce que dans tous les cas de figure, Gbagbo allait tomber. Par la suite, le Général Detho Letho a été le premier à basculer officiellement. Il a fait un travail de fond de telle sorte que l’armée soit déstabilisée», explique-t-il. Les Ivoiriens ont-ils donc eu raison de voir en Mangou, Kassaraté et bien d’autres des traîtres ? Oui et non, rétorque notre interlocuteur.

«Ces généraux n’avaient pas de choix. Parce que eux, ils avaient des informations plus claires leur indiquant que le combat était perdu d’avance. Et ils (les généraux, ndlr) ont mis une stratégie en place afin de limiter les conséquences. Parce que si on avait décidé de combattre réellement, il y aurait eu beaucoup plus de morts. Les Blancs devraient être sans pitié, donc les Généraux avaient le dos au mur», indique ce proche d’un Général des ex-Fds. Selon lui, les Blancs avaient voulu utiliser un système simple.

«Emprunter le tunnel de la résidence du président et mettre la main sur lui et ses proches. Ces Blancs ont été tous tués, parce que nos éléments savaient qu’ils  utiliseraient forcément ce tunnel. C’est ce qui a énervé la France qui a envoyé un renfort impressionnant en Côte d’Ivoire. Et ils ont bloqué l’aéroport, et ils contrôlaient la base aérienne. C’était donc scellé. Par la suite, ils agissaient maintenant à visage découvert», avoue-t-il.

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Palestine – Les Palestiniens aspirent à leur “Printemps” mais craignent des sanctions


afreeknews.com avec l’Afp   24 Septembre 2011

La plupart des Palestiniens veulent croire à leur “Printemps”, au lendemain de leur démarche historique aux Nations unies, mais ils redoutent également un retour de flamme de la part d’Israël et des Etats-Unis.

le President de lAutorite Palestinienne

 A Ramallah, capitale politique de la Cisjordanie, on se félicitait de la détermination et la pugnacité du président Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU malgré les incertitudes, les pressions et les divisions internes qui entourent la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien.
“La Palestine est ressuscitée”, résumait samedi le quotidien Al-Ayyam, avec le dessin d’un aigle, symbolisant “l’Etat de Palestine”, prenant son envol.
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées vendredi soir dans les villes autonomes de Cisjordanie pour acclamer le chef palestinien qui annonçait avoir remis “la demande d’adhésion de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale” au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
Ces rassemblements se sont déroulés sans violences, dans une ambiance de fête, les dirigeants palestiniens ayant appelé à des manifestations pacifiques, à l’intérieur des villes, et disant avoir appris les leçons de l’échec de la deuxième Intifada armée qui fit reculer leur cause sur la scène internationale.
Dans la bande de Gaza, en revanche, le discours “historique” à l’ONU n’a reçu guère d’écho dans la rue, le Hamas, au pouvoir dans cette enclave, et le parti rival du Fatah de M. Abbas, ayant décidé d’un commun accord de renoncer à tout meeting pour ne pas accentuer leurs divisions.
Le mouvement islamiste palestinien a jugé le discours du président Abbas “sans substance”.
Dans les rues de Gaza, pourtant, les opinions étaient plus nuancées entre la satisfaction discrète, pour nombre de Gazaouis et les partisans du Fatah, et l’indifférence pour les autres.
De fait, Mahmoud Abbas jouit d’un vif regain de popularité depuis qu’il a tenu tête à l’administration Obama qui a tenté jusqu’à la dernière minute de le dissuader de saisir le Conseil de sécurité.
“Abou Mazen (le nom de guerre de Mahmoud Abbas) a prononcé un discours important et courageux à tous égards, en qualité de leader du mouvement de libération, de président du peuple arabe palestinien et d’homme d’Etat”, soulignait Adel Abdelrahmane, l’éditorialiste du journal de l’Autorité palestinienne, Al-Hayat Al-Jadida.
“C’est l’heure du Printemps palestinien… L’heure de l’indépendance”, exultait le quotidien de Jérusalem-Est, Al-Qods, au-dessus d’une photo du dirigeant palestinien brandissant la lettre officielle de demande.
Mais après la fête, les habitants de Cisjordanie rencontrés samedi matin, s’ils se disaient fiers du “discours historique” de leur président, appréhendaient des mesures de rétorsion israéliennes.
“Le pire scénario serait des pressions et des sanctions économiques, qu’elles viennent d’Israël ou des Etats-Unis”, admettait Ghassan Zawahri, un chauffeur de taxi de 25 ans.
“Le discours (de M. Abbas) a longuement détaillé les droits du peuple palestinien et nous fait tenir la tête haute. Je m’attends à ce que les Israéliens imposent des sanctions économiques. Mais quand nous serons un seul peuple et un seul pays, nous serons les plus forts”, renchérissait Lama Jeradat, 20 ans, une étudiante d’Hébron.
Selon un sondage publié cette semaine, 78% des Palestiniens escomptent des sanctions économiques et politiques israéliennes. 64% sont persuadés que Washington fera de même.
Sur le plan politique, le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) a proposé aux Palestiniens et aux Israéliens de reprendre des négociations de paix avec l’objectif d’aboutir à un accord final fin 2012.
Le calendrier avancé “n’est pas sacré”, a répondu le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon.

 

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Après le retrait du Fpi de la CEI, Miaka Oureto (Pdt par intérim du FPI) : « Le Fpi participera aux législatives mais … »


L’Inter : 24/09/2011

MIAKA OURETO

Le président par intérim du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) a accusé hier vendredi 23 septembre 2011 sur les antennes de la radio Onuci.fm, les nouvelles autorités ivoiriennes de créer des blocages pour empêcher son parti de prendre part aux prochaines élections dans le pays.

Le FPI votre parti, vient de décider de suspendre sa participation de la Commission électorale indépendante (CEI). Selon vous, qu’est-ce qui justifie cette décision ?

Notre position relève de l’évidence, tout le monde sait que la CEI est cette commission qui a à charge les élections dans notre pays. Et la gestion d’une élection, ce n’est pas une opération spontanée qu’on résout un plus un égal à deux. C’est tout un processus qui comporte un ensemble d’étapes qui sont gérées de sorte que les élections puissent être transparentes, justes et équitables. Il se trouve que lorsque vous prenez tout le processus, le FPI est sous- représenté dans cette commission. Prenez précisément la commission centrale de la CEI, sur 31 membres, nous ne sommes représentés que par deux personnes. En collaboration avec certains partis amis, on atteint à peine quatre personnes. Etant donné que la décision au sein de cette CEI se prend suite à des débats, avant d’arriver à un consensus, vous comprenez que votre voix ne peut pas porter. Cela veut dire que les décisions qui vont être prises sont des décisions qui vont être imposées. Même si vous êtes contre une décision, l’opinion dira que vous avez participé.

Et la logique de la répartition des fonctions au niveau de la CEI régie par les accords ?

Justement, ces accords parlent d’équilibre. Et si cet équilibre-là n’est pas respecté, cela veut dire que quelque part, on foule les accords au pied. Et nous ne sommes pas pour que les accords soient foulés au pied. Notre pays a connu une situation des plus pénibles parce que les élections ont été mal gérées au niveau de la CEI. Il y a eu des incompréhensions, des interprétations qui sont sorties des différents accords signés. Au moment où il est question d’aller à des élections non moins importantes comme les législatives, les municipales et les régionales et qu’on n’ait pas corrigé ces dysfonctionnements, nous dérange un tant soit peu.

Outre justement la CEI, le FPI se dit non concerné par les travaux de la Commission dialogue, vérité et réconciliation. Pourquoi cette décision ?

Je ne suis pas au courant d’une décision qu’on aurait prise de façon formelle et qui aurait été publiée, même si dans le principe, nous disons que la commission dialogue, vérité et réconciliation a un objectif, c’est de réconcilier tous les Ivoiriens. Et pour que cette réconciliation soit vraie, il faut que tous les problèmes soient pris à leurs racines et qu’on n’exclue pas un seul problème.
Le week-end dernier a été marqué au FPI par une grande rencontre à Accra, dans quelle ambiance les choses se sont-elles déroulées ?
L’ambiance était à la fois empreinte de joie et d’émotion. Beaucoup de joie parce que personnellement, nous avons été agréablement surpris de voir que des camarades que nous avons perdu de vue se trouvent à Accra et puis surtout que dans notre pays, il y avait beaucoup de supputations. Certains affirmaient qu’ils étaient en Inde, d’autres disaient qu’ils étaient au Canada or la réalité c’est qu’ils sont à côté de nous, à moins d’une heure de vol. Donc ça a été une grande joie de retrouver tous ces camarades, mais en même temps avec beaucoup d’émotion. Parce qu’à Accra surtout, beaucoup de nos compatriotes, de grands responsables qui ont eu à assumer de lourdes charges dans la gestion de l’Etat et se retrouvent là-bas comme si c’était des bon-à-rien, parce qu’ils ont peur pour leur vie. Ils se disent s’ils rentrent au pays, qu’est-ce qu’ils vont valoir, tout ce qu’ils ont étant confisqué.

Avez-vous la même vision de l’avenir du FPI avec les cadres qui sont encore hors du pays ?

Le FPI est un parti de lutte. Nous avons lutté, nous sommes affaiblis psychologiquement par cet état de chute mais nous disons qu’il nous appartient de lutter pour remettre le parti en marche. Et je crois que petit à petit, le parti commence à relever la tête. Pourvu que les autorités actuelles acceptent de jouer le jeu de la démocratie, c’est ça l’essentiel. Or ces derniers temps, nous constatons que de ce point de vue, il y a un peu d’amélioration puisque nous tenons nos réunions, nous faisons nos meetings, les camarades vont à l’intérieur du pays pour s’adresser dans leurs circonscriptions, à des électeurs, aux citoyens. Je crois que c’est déjà ça.

Le FPI ne voudrait pas aussi participer aux élections législatives. Est-ce à dire que le parti va pratiquer la politique de la chaise vide ? Ne craignez-vous pas que certains de vos membres optent pour des candidatures indépendantes ?

Pour l’instant, il faut être prudent. Nous avons posé des questions de principe qui sont très claires. Ce n’est pas le FPI qui ne veut pas participer mais à regarder les choses en profondeur, ce sont les autorités actuelles qui ne veulent pas que le FPI participe aux différentes élections. Parce que quand nous appelons à ce que nous nous asseyons pour discuter en vue d’équilibrer les conditions de participation à ces élections et que toutes les portes nous sommes fermées, et qu’en même temps des décisions sont annoncées pour dire que les élections législatives vont se tenir le 15 décembre, et qu’il y a des éclats de voix pour dire que si le FPI ne participe pas, on s’en fout, cela veut dire qu’on ne veut pas que le FPI participe. Ce n’est pas le FPI qui ne veut pas participer. Selon les résultats de l’élection présidentielle tels que communiqués par les officiels de la communauté internationale, le FPI représente au moins 46% des suffrages en Côte d’Ivoire et cela veut dire que c’est une frange importante de la population. Donc il n’y a pas de raison que nous ne participions pas. Mais si on veut faire en sorte que cette frange soit réduite à une portion congrue de l’électorat en Côte d’Ivoire, il nous appartient de tirer les leçons et c’est ce que nous envisageons.
Retranscrits par Hervé KPODION

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LE TEMOIGNAGE TERRIFIANT D’UN RESCAPE DES MASSACRES DE LA VILLE DE DUEKOUE


ou sont les protecteurs des civils?

Chers lecteurs, pour rediffusion cet article que vous avez deja lu et qui merite que vous y attardiez votre réflexion. C’est GRAVE.

Le témoignage que je vous propose, ce jour, est totalement authentique. Il a été recueilli par une journaliste française, en séjour depuis quelques jours à Abidjan, qui refuse de cautionner ce que son pays a fait subir à la Côte d’Ivoire et qui espère rétablir la vérité sur les évènements de mars à avril 2011, dans notre pays, en restituant les faits, à travers le témoignage des Ivoiriens qui ont vécu ces drames. Tandis qu’on parle d’allier la justice à la réconciliation dans ce pays, il serait peut-être aussi temps qu’on retrouve et mette aux arrêts ceux qui ont commis ces crimes contre l’humanité. A moins que la justice des vainqueurs les absolve de tout crime et ne rélègue leur condamnation au jugement de DIEU. Pour des raisons évidentes de sécurité, nous gardons l’anonymat de notre témoin. Ames sensibles, s’abstenir. Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

« Dans ce témoignage, je vous ressasse, pêle-mêle, ma traversée de ce désert entaché de douleurs, de larmes et de sang qu’est la crise ivoirienne.
J’avais eu pour mission (dans le cadre de mon boulot), de me rendre en repérage dans la ville de Duékoué.
C’est ainsi qu’après la constitution d’une équipe, nous avons quitté la ville d’Abidjan, le 13 mars 2011, pour l’Ouest du pays. Une fois à Duékoué, la ville était très animée avec ces gamins qu’on pouvait voir jouer à proximité des habitations, les populations qui vaquaient à leurs occupations, sous le regard des ex-FDS (Forces de Défense et de Sécurité). Nous étions précisément logés au Royal Hôtel de Duékoué.
Par endroit, l’on pouvait distinguer la présence des forces onusiennes et des soldats de la Licorne ; et au fur et à mesure que le temps s’écoulait, l’on avait comme l’impression que de nouveaux visages, presqu’inconnus, se montraient au grand jour. C’étaient pour la plupart des illettrés, sinon des personnes qui ne s’exprimaient qu’en Bambara (Malinké, Dioula) et leur nombre croissait, au fil du temps. Cela faisait donc l’objet de discussions au sein des populations.
La plupart s’adonnait à des pratiques telles : vols, braquages à mains armées, viols… .
Cette nuit du 28 au 29 mars, principalement, restera gravée à jamais dans ma mémoire. Ce fut le passage de la quiétude au chaos.
Effectivement, durant cette nuit, l’assaut final avait été lancé sur la ville de Duékoué. Les forces pro-Ouattara attaquaient la ville ainsi que les différentes positions des Forces de Défense et de Sécurité. C’était la psychose totale. On pouvait entendre de partout ces bruits assourdissants qu’émettaient chars, obus et autres armes à feu. Des gens criaient, se lamentaient, on pouvait même apercevoir les colorations bleues et rouges de ces balles qui fusaient de partout. Mes collègues et moi, pris de panique, avions commencé à appeler nos parents des autres villes pour les informer. Puis nous nous sommes mis à prier.
Vers 5h du matin, des individus armés, vêtus de tenues militaires (pantalons et cagoules pour certains), ont envahi notre chambre en s’exprimant de cette sorte : « C’est vous les maudits-là, aujourd’hui-là, on va vous égorger ! ». Un autre survint et dit en Bambara : « Eh kôro, Gbagbo môgô lo ! A faga ! ». Pour traduire : « Ce sont les partisans de Gbagbo, tuons-les ! ».
Je vous jure que j’ai fais pipi dans mon pyjama. J’étais terrifié. Mon collègue, lui, s’est évanoui en entendant ces paroles nous condamnant à une mort irrémédiable et dans sa chute, ils lui ont asséné un coup de machette au visage puis l’ont égorgé, sous mes yeux, en me menaçant dans un langage décousu : « C’est comme ça que toi aussi, on va te tuer ! ». (Larmes)…
Je me suis mis à parler le peu de leur langue que je connaissais. Ils m’ont posé quelques questions, m’on demandé de l’argent ainsi que mes pièces d’identité. Je leur ai fait part du fait que l’on m’avait dérobé mon portefeuille car s’ils avaient pris connaissance de mon nom de famille (qui ne rimait aucunement avec celui d’un ressortissant du nord), je serais un homme mort.
Aux environs de 5h 36 du matin, ils sortirent tout le monde de l’hôtel et nous firent coucher le long de la route. Ils posaient des questions dans leur langue à tous les prisonniers. Ceux qui n’y comprenaient rien du tout étaient immédiatement éventrés ou égorgés ; ils ont même marché sur le ventre d’une femme enceinte puis l’ont égorgée. Ils se prêtaient à des atrocités que l’on ne pouvait imaginer. Les jeunes filles étaient violées et les enfants égorgés.
Nous ne sommes restés que trois personnes ; les membres de mon équipe, hormis moi, avaient tous été exécutés.
Aux environs de 6h 20 du matin, ils nous embarquèrent dans leur véhicule de type 4×4. Ils trouvèrent en route un fou qui faisait son chemin, l’arrêtèrent, lui attachèrent une corde au pénis et relièrent celle-ci à leur véhicule puis démarrèrent à toute vitesse. Imaginez la suite…
Le long des routes, l’on pouvait voir des corps ensanglantés, décapités, sans bras, sans tête. C’était d’une horreur insupportable et malheureusement, ces assassins se réjouissaient. L’un d’entre nous (prisonniers) a eu le malheur de dire qu’il avait soif. Ils ont uriné au sol et lui ont demandé de boire. Il a refusé et ces derniers, comme des barbares, lui ont coupé les lèvres et le pénis ; quelques minutes plus tard, ils l’ont abattu.
C’était vraiment atroce ! J’ai du mal à me retenir… (Larmes).
Ce qui me maintenait en vie, c’est le fait que j’arrivais à communiquer avec eux en Dioula.
Dans leurs causeries, ils ressassaient incessamment : « On va tuer tous les partisans de Gbagbo et après, on réglera le cas de Gbagbo. Ils sont tous des maudits et ils seront exterminés ». C’était pénible.
Le comble, c’est que toutes ces atrocités étaient commises sous le regard des forces françaises et des soldats onusiens qui n’intervenaient aucunement. Ils levaient simplement les mains pour saluer les rebelles.
A un moment donné, ils entraient dans les maisons pour exterminer toutes les familles supposées partisanes de Gbagbo, puis s’adonnaient à des scènes de pillage. Les voitures se suivaient. Lorsque celles-ci s’arrêtaient devant une maison, les mercenaires en ressortaient avec les machettes inondées de sang. Je ne faisais que prier.
Ils poursuivaient leur chemin et tuaient sur leur passage tous les éléments des FDS, leur prenaient leurs uniformes et les enfilaient. Les rues étaient vides et ne laissaient entrevoir que des corps sans vie.
Les massacres continuaient et moi, je devenais de plus en plus faible. On ne nous donnait rien à manger et tous les soirs, l’on se faisait tabasser puis lier.

Des morts ivoiriens ca vaut nini

J’ai passé deux jours à me faire traîner comme un gibier dans la ville puis l’un d’eux prit la parole et dit ceci, en riant: « Aujourd’hui, nous irons incendier et tuer tous les parents de Blé Goudé et de Gbagbo. Donnez des treillis à nos prisonniers, ils vont combattre à nos cotés ».
Je partais tout droit à l’abattoir. Nous sommes donc sortis de Duékoué puis avions pris la route d’Issia. J’ai fait semblant de descendre récupérer de l’eau et j’ai sauté dans la brousse. J’ai couru dans la brousse, éperdument, et je suis sorti sur une autoroute que je ne connaissais pas, quelques heures après. J’étais épuisé. Après plusieurs minutes, j’ai aperçu un mini car. Que faire ?
J’ai enlevé l’uniforme duquel j’étais vêtu et je suis resté en culotte. J’ai fais une petite prière et j’ai arrêté la voiture.
Par la grâce de Dieu, le chauffeur a stoppé le véhicule et m’a demandé d’où je venais. Je lui ai dit que je fuyais la guerre. Il m’a demandé aussitôt de monter et je l’ai fait. Ce car transportait des membres d’une famille qui fuyait la ville de Man et qui était passée par un chemin de brousse pour s’en sortir. On lisait sur le visage de chacun la désolation la plus absolue. C’était difficile à supporter. J’ai fini par m’endormir et je me suis réveillé à Agboville (une ville au Sud de la Côte d’Ivoire, située à 79 km de la ville d’Abidjan).
Le car m’y a laissé et j’ai vu de bonnes volontés pour me payer le transport jusqu’à Abidjan. Un homme à qui j’avais relaté mon périple m’a offert un copieux repas et des vêtements, puis m’a payé le ticket de transport pour Abidjan. Je suis bien arrivé à Abidjan et les autres évènements ont suivi. Je m’arrête là.
Je remercie le ciel de m’avoir gardé en vie. Que ces atrocités ne voient plus le jour dans notre pays. Vivement que la paix revienne !
Que Dieu nous bénisse ! ».

Un ivoirien meurtri qui veut la paix pour son pays.
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Les vaines manœuvres de Ouattara pour livrer Gbagbo à la CPI


SORO DEVRAIT REPONDRE EGALEMENT A LA CPI

28/09/2011-

Il revient  qu’Alassane Ouattara voudrait élargir les prisonniers politiques et militaires qu’il détient depuis son coup d’état du 11 avril 2011, à l’exception bien notable de Laurent GBAGBO dont il dit que le cas ne serait plus de sa compétence mais de la Cour pénale internationale. Mensonge éhonté quand on sait que le Procureur de la Cour pénale n’a pas encore obtenu  de la Chambre préliminaire de sa juridiction, l’autorisation d’ouvrir une enquête sur le dossier ivoirien.

La Cour pénale internationale (CPI) va-t-elle être instrumentalisée par le régime ivoirien issu du coup de force du 11 avril 2011 et ses parrains ? Contre la lettre pourtant très claire de ses textes fondateurs, qui en font une juridiction subsidiaire, la CPI se verrait-elle reconnaître le principe de primauté sur les juridictions ivoiriennes par Alassane Dramane Ouattara et son garde des Sceaux ?

En effet, tout en affirmant dès son préambule que les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale à savoir les crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre ne sauraient rester impunis, le Statut de Rome qui régit la Cour Pénale Internationale (CPI) rappelle qu’il est, en tout premier lieu du devoir de chaque Etat de soumettre à sa juridiction criminelle (nationale) les responsables de ces infractions.

Chaque Etat se voit ainsi reconnaître le droit mais surtout le devoir de juger par son propre système judiciaire les responsables des crimes susceptibles de relever de la compétence de la Cour pénale internationale.

Ce mécanisme qui instaure la souveraineté judiciaire des Etats est plus explicitement affirmé à l’article premier du Statut qui stipule : « la Cour est complémentaire des juridictions criminelles nationales. » Comment est mise en œuvre cette complémentarité ?

Pour concilier le principe de la souveraineté des Etats et de leurs juridictions criminelles, d’une part, et, d’autre part, la lutte contre l’impunité, la question de la coexistence des juridictions criminelles nationales et de la CPI a été strictement réglée par l’article 17 du Statut. Il détaille les conditions dans lesquelles une affaire portée devant la CPI pourrait être déclarée recevable malgré les poursuites ou les enquêtes engagées ou non au plan national.

Il s’en déduit qu’elle (la CPI) ne peut juger recevable une affaire portée devant elle, donc se substituer aux juridictions nationales que  si « l’État compétent en l’espèce n’a pas la volonté ou est dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites ».

Ces deux conditions ci-dessus énumérées (manque de capacité et manque de volonté) sont les seules dans lesquelles la CPI peut se substituer aux juridictions nationales. Le cas d’un Etat, qui se dessaisirait délibérément (volontairement) de ses propres compétences au profit de la CPI alors qu’il ne lui manque ni la volonté ni la capacité de mener à bien les poursuites ou les enquêtes est une situation inimaginable. C’est la situation de la Côte d’Ivoire.

Les questions que soulèvent les déclarations intempestives d’Alassane Dramane Ouattara de saisir la CPI contre les crimes supposés de Laurent GBAGBO sont les suivantes :

1- L’Etat ivoirien manquerait-il de volonté de poursuivre les crimes susceptibles d’être de la compétence de la CPI et présumés avoir été commis sur son territoire ? La réponse à cette question est négative. En effet la volonté de l’Etat ivoirien de poursuivre Laurent GBAGBO est ses collaborateurs est incontestable. A preuve, elle les a fait inculper par les juridictions nationales d’infractions économiques. Pourquoi alors les mêmes juridictions deviendraient subitement inaptes à juger les autres crimes de sang qui leur seraient reprochés ?

2- L’Etat de Côte d’Ivoire serait-il dans l’incapacité entendue au sens du Statut de la CPI de mener véritablement à bien les enquêtes et les poursuites subséquentes aux crimes internationaux ?

Et pourtant les actes posés par le nouveau régime depuis qu’il s’est accaparé du pouvoir d’Etat le 11avril 2011 démentent son incapacité et son manque de volonté à conduire des procédures judiciaires.

En effet, si le manque de volonté du régime d’Alassane Dramane Ouattara de juguler la crise ivoirienne est évident, on ne peut, en revanche nier au nouveau pouvoir d’Abidjan, son désir inaltérable de traduire en justice Laurent GBAGBO et ses principaux collaborateurs. Après les avoir tenus arbitrairement au secret, le régime Ouattara les a, sous le coup de plusieurs inculpations, placés en détention préventive en se gardant bien curieusement mais maladroitement d’évoquer les crimes de la compétence de la CPI afin de ne pas se voir opposer l’irrecevabilité prévue à l’article 17 du Statut de la Cour.

Par ailleurs, l’acharnement judiciaire dont sont l’objet Laurent GBAGBO et ses codétenus, prouve que l’appareil judiciaire ivoirien s’est bien remis depuis le 11 avril 2011 des contrecoups de la rébellion. Il fonctionne comme il l‘a jadis, été le 18 février 1992, et bien à merveille, il faut le reconnaître sur l’ensemble du territoire national. Cet appareil judiciaire peut donc se saisir des accusés, mener à bien les procédures les concernant au sens de l’article 17 du Statut de Rome susvisé et les juger.

Que les juridictions criminelles ivoiriennes ne soient pas défaillantes, est une évidence. Que la volonté maintes fois manifestée de l’Etat ivoirien de ne laisser impunis les crimes internationaux est une seconde évidence. La conjonction de ces deux conditions impose donc à l’Etat de Côte d’Ivoire de s’acquitter de son devoir conventionnel de juger par son propre système judiciaire les auteurs présumés de crimes contre l’humanité, crimes de génocides et crimes de guerre.

Pour quelles raisons donc M. Alassane Ouattara s’échine-t-il de manière obsessionnelle à vouloir saisir la Cour pénale internationale du cas Laurent GBAGBO ? La CPI serait-elle un exutoire pour se débarrasser à jamais de celui que la volonté populaire a désigné pour présider aux destinées de notre pays ?

En tout état de cause, il n’est pas de la compétence de l’exécutif de dessaisir les juridictions nationales au profit d’autres juridictions fussent-elles internationales, en l’absence de normes juridiques internes définissant les critères d’un tel dessaisissement. Il convient enfin de rappeler qu’il n’est ni dans les prérogatives du pouvoir exécutif, ni d’aucune autorité de distraire un justiciable du juge que la loi lui assigne.

Jules GHATEAU Docteur en droit

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Côte d’Ivoire : Banny bannira-t-il le camp Gbagbo de la réconciliation nationale?


Le 27 septembre 2011 par IVOIREBUSINESS

 Mercredi prochain est jour J pour la Commission Vérité Réconciliation Dialogue et Paix, très chère à Banny et à Alassane l’Américain, fraichement rentré d’un périple du pays de l’oncle Sam, où il a récolté des clous à la place des sous.

C’est d’ailleurs ce dernier qui installera officiellement cette Commission dont le but est de réconcilier les ivoiriens.
Drogba a prévenu, il n’est pas Superman, tant la tâche dévolue à cette Commission s’annonce titanesque, à un moment où la justice poursuit les responsables du régime de Laurent Gbagbo, exclusivement.

Charles Konan Banny, président de ladite Commission et membre influent du rassemblement des Houphouétistes pro-

BANNY HOUPHOUETISTE HEREDITAIRE

Ouattara et Bédié, claironnait mi-septembre : “Nous avons besoin de connaître la vérité, même si elle n`est pas belle”, plaidait mi-septembre le président de la commission.
Cette sortie de Banny avait tous les attributs d’un bannissement des pro-Gbagbo de la réconciliation nationale.

D`autant que, pour le camp Gbagbo, cette promesse sans cesse réitérée par M. Ouattara est en contradiction avec les poursuites engagées contre l`ancien régime, tombé sous les coups de boutoir des ex-rebelles nordistes pro-Ouattara et surtout sous les bombardements de la France et de l`ONU.

Arrêté le 11 avril, Laurent Gbagbo lui-même, son épouse Simone et des dizaines d`autres responsables, civils et militaires, sont en détention provisoire, surtout dans le Nord, pour “crimes économiques” ou “atteinte à la
sûreté de l`Etat”.
Le nouveau pouvoir ne cache pas qu`il espère être débarrassé au plus vite de l`ex-président par la Cour pénale internationale (CPI), qui n`a toutefois pas encore décidé d`enquêter.
Les autorités doivent faire face aussi aux critiques du camp Gbagbo et d`ONG internationales qui, sur le thème d`une “justice des vainqueurs”, s`indignent qu`aucune figure du camp Ouattara n`ait encore été inquiétée. Pourtant, de l`avis même de l`ONU, des exactions ont été commises par les deux camps, spécialement dans l`Ouest où la situation reste tendu

La CDVR comprend 11 membres de la CDVR parmi lesquels figurent un religieux chrétien et un musulman, et cinq représentants des grandes régions du pays.
La star du foot Didier Drogba, incarnant les Ivoiriens de l`étranger, figure parmi lesdits membres de cette Commission, même s’il a dit ne pas être Superman.
Selon le gouvernement, la CDVR, au mandat de deux ans, doit permettre “au pays d`aller le plus rapidement possible vers la normalisation” et “la reconstruction du tissu social”.
Inspirée de celle qui fut mise en place en Afrique du Sud après la fin de l`apartheid, elle aura fort à faire après une décennie de tourmente, de coups d`Etat en violences politiques et parfois ethnico-religieuses, qui a culminé avec la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011.
Si cette ex-colonie française longtemps enviée renoue progressivement avec la sécurité (malgré les dérapages de militaires des nouvelles Forces républicaines, les FRCI) et que son économie se redresse peu à peu avec l`aide internationale, la réconciliation apparaît comme le défi le plus délicat.
“Il y aura aussi le pardon”

La normalisation doit aussi passer par des législatives attendues le 11 décembre. Or, elle est fragilisée par la controverse autour de la Commission électorale indépendante (CEI), jugée “déséquilibrée” par le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), qui vient de choisir la politique de la chaise vide.
Le FPI fait planer la menace d`un boycott du scrutin, qui serait un coup dur pour le pouvoir et une option à risque pour un parti déjà décapité et éclaté, nombre de ses responsables étant en exil, en particulier au Ghana.
Eric Lassale

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VOUS AVEZ DIT PAIX OU PIÈGE?


27/09/2011

UN REGARD QUI EN DIT LONG

LE DROIT DE REFUSER LA PAIX QUI TUE

J’ai déjà écrit sur la légitime défense. Je n’y reviens pas dans cet Article 101ème de la Révolution Permanente. Mais je vais en tirer les conséquences pour ceux qui pensent que crier sa douleur, sa révolte et son refus d’accepter l’injustice, la violation des droits humains les plus élémentaires, la destruction de son pays, c’est refuser d’aller à la paix.

Pour ne pas qu’on s’énerve inutilement, je voudrais clarifier une petite chose. De quoi nous parle-t-on quand on parle de paix en période d’occupation étrangère en Côte d’Ivoire ? Est-ce la soumission à l’agresseur que certains appellent faire la paix ou le fait de se contenter de pleurer et attendre que l’ennemi soit fatigué de vous piétiner ? Aller à la paix après une période de conflit, c’est quoi?

Cette dernière question m’amène à poser une autre question, la plus importante : le conflit en Côte d’Ivoire est-il fini ?

Si vous répondez honnêtement à cette question, vous pouvez comprendre ce qui se passe et ce qui va se passer en Côte d’Ivoire.

Car pour ceux qui sont considérés pro-GBAGBO, LMP, militants ou sympathisants, et de plus en plus, pour une nouvelle catégorie d’Ivoiriens ou d’habitants de Côte d’Ivoire, le conflit qui oppose la France, ses alliés Ivoiriens ou étrangers vivant en Côte d’Ivoire à une partie des Ivoiriens, est très loin d’être terminé.

Alors si le conflit se poursuit, pourquoi voulez-vous que l’une des parties protagonistes, se contente d’encaisser les nouveaux coups de plus en plus destructeurs donnés par le camp ennemi, sans riposter ?

Et chaque jour, ces coups se multiplient : exécutions sommaires des personnes jugées pro-GBAGBO ; nouveau relent du génocide des Wè sous prétexte qu’ils abriteraient des combattants pro-GBAGBO ; maintien en détention ou en déportation des cadres du FPI ; contrainte à l’exil des militants, cadres et sympathisants LMP (La Majorité Présidentielle) ; maintien du gel des avoirs des cadres LMP ; licenciement systématique ou rétrogradation des cadres LMP occupant des fonctions avant même que GBAGBO Laurent ne devienne Président ; empêchement systématique par des actes de torture de montrer son appartenance au FPI ; volonté manifestement affichée d’appauvrir tous les cadres LMP travaillant dans les entreprises publiques, en préparant leur licenciement en masse pour l’année 2012, notamment en les privant d’activité et en les mettant à la disposition des Directions des Ressources Humaines de leur entreprises respectives, pour attendre le couperet des évaluations de fin d’année ; etc. etc.

La liste est trop longue. Pendant ce temps, une communication de guerre, fondamentalement propagandiste a cours. Ils font croire dans tous les média qu’ils ont une volonté de réconciliation, qu’ils ont mandaté des affidés à leur cause, pour organiser la réconciliation et que la paix est revenue, sans GBAGBO Laurent, sans les cadres FPI ou LMP, et notamment en éliminant les dernières poches de résistances éventuelles.

Soyez honnêtes ! Ayez le courage d’en parler ! Ils font ce qu’ils appellent le ratissage. Cela a abouti dans un premier temps au désarmement des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) et au renforcement de la puissance de feu des FRCI (forces rebelles).

Le ratissage se poursuit en contraignant à l’exil, la plupart des cadres avec des mandats d’arrêts internationaux.

Cette stratégie s’est renforcée avec le plan d’appauvrissement des cadres LMP restés en activité parce qu’ils pensent qu’ils vont financer la réorganisation de la résistance. Ils veulent couper le nœud gordien en faisant mourir Laurent GBAGBO en prison.

Ils ont jugé bon de reprendre le génocide des Wè en traitant leurs enfants de miliciens ou mercenaires libériens afin de justifier ce massacre.

Ils vont poursuivre leur projet d’anéantir le FPI en mettant au chômage, l’ensemble des cadres LMP qui ne se rallieraient pas eux avant la fin de l’année 2011. Parce que l’Imposteur et ses alliés croient que les sacrifices humains vont leur assurer une longévité qui les mènera jusqu’en 2012.

Nous sommes en guerre ! Cette guerre n’a pris que de nouvelles formes. Elle n’a fait que se déporter sur d’autres terrains, croyant alors avoir gagné la phase militaire.

Alors qui veut encore me parler de paix ? Avec qui ? Et pour quelle raison ? Quel traité de paix avons-nous signé avec la France et ses alliés locaux ? Quels actes ont-ils posé qui montrent qu’ils veulent aller à la paix ? Pourquoi pensez-vous de façon complice, que la paix en Côte d’Ivoire doit se faire contre les militants LMP ou ceux qui sont qualifiés de pro-GBAGBO ?

Votre complicité passive ou active dans cette escroquerie morale appelée réconciliation ou paix, dont vous voulez cacher les perversions par vos média, est comme un produit inflammable versé sur notre ardeur combattante.
Votre langue de bois et votre refus de dire la vérité dans la crise ivoirienne et les autres crises en Afrique, nous donnent le droit de refuser d’être anéantis en Côte d’Ivoire, en Libye et ailleurs en Afrique.

Car, on peut nous priver de tous les droits, sauf de notre droit de nous défendre quand nous sommes agressés. On peut nous priver de notre liberté, sauf de notre liberté d’organiser la lutte pour notre survie.

En Côte d’Ivoire, s’ils voulaient la paix, s’ils pensaient que la guerre était finie, ils n’auraient pas poursuivi les assauts contre notre vie, contre nos emplois, contre nos avoirs, contre nos leaders, contre les jeunes Wè et leurs familles, contre les richesses de la Côte d’Ivoire, contre l’avenir des Ivoiriens.

Alors nous sommes libres de refuser leur paix de façade, de refuser leurs manœuvres dilatoires pour nous anéantir en douceur, de refuser leur insulte à notre intelligence.

Ils nous font la guerre, nous devons les vaincre par une riposte totale et permanente. Et sur tous les fronts. A la guerre comme à la guerre !

A très bientôt.

Hassane Magued

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Cameroun – Douala: des militaires tirent en l’air demandant le départ de Biya


29/09/2011- afreekelection.

Au moins dix militaires camerounais ont manifesté jeudi matin à Douala (sud) en tirant des coups de feu en l’air et en brandissant une banderole demandant le départ de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, avant d’être maîtrisés, a appris l’AFP de sources concordantes.

“Dix militaires ont tiré des coups de feu au niveau du pont sur le Wouri”, le principal pont de Douala, la capitale économique du pays, a affirmé à l’AFP une source proche des services de sécurité.

La circulation a été interrompue aux environs du pont. Les manifestants avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire +Paul Biya dictateur, Paul Biya doit partir à tous les prix+ (A tout prix)”, apprend on de même source. L’élection présidentielle doit se tenir le 9 octobre et la campagne électorale est commencée.

“Dès que les forces de défense les ont cernés, neuf se sont rendus tandis qu’un s’est jeté à l’eau”, apprend on de même source. Il n’était pas encore possible de savoir si ce dernier était encore vivant.

“La situation est sous contrôle mais la ville est traversée par un vent de psychose. Les soldats sont partout au niveau du pont, y compris dans l’eau”, a rapporté la source proche des services de sécurité.

“Le pont est coupé. On entend des coups de feu en ce moment”, avait indiqué jeudi matin peu avant 8H00 locales (7H00 GMT) la chaîne de télévision privée Canal 2 International basée à Douala. La chaîne Equinoxe qui a également son siège à Douala avait aussi fait état “de coups de feu tirés en l’air”.

© 1994-2011 Agence France-Presse

Publié dans Le journal permanent
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Etats-Unis: arrestation d’un Américain qui voulait attaquer le Pentagone et le Congrès


AFP
29/09/2011

Un Américain qui voulait attaquer le Pentagone et le Congrès avec des avions en modèle réduit téléguidés bourrés d’explosifs a été arrêté mercredi près de Boston (Massachusetts, nord-est des Etats-Unis).

Rezwan Ferdaus, 26 ans, diplômé de physique, avait également modifié des téléphones portables pour en faire des détonateurs destinés à être utilisés par Al-Qaïda contre des soldats américains à l’étranger, a précisé le procureur de l’Etat Carmen Ortiz.

Le jeune homme, diplômé de la Northeastern University, préparait ses attentats depuis janvier 2010, selon l’acte d’accusation.

Dans des conversations enregistrées par le FBI, il a expliqué qu’il voulait “attaquer les armées d’infidèles et tuer un maximum de gens”.

Il avait expliqué à un agent du FBI se faisant passer un membre d’Al-Qaïda qu’il voulait attaquer le Pentagone avec des petits avions téléguidés “semblables à un petit drone”, bourrés d’explosifs. Il avait sélectionné deux modèles, le F-4 Phantom et le F-86 Sabre, qui font entre 1,5m et 2m de long, et 1,20 à 1,60 m de large, précise l’acte d’accusation.

En avril 2011, il avait élargi son projet au Congrès, précisant qu’il voulait y faire s’écraser un avion télécommandé contre le dôme du Capitole pour “décapiter l’empire tout entier”.

En avril et mai, il avait livré à un agent du FBI se faisant passer pour un agent d’Al-Qaïda deux clés USB détaillant son projet.

Il était allé repérer les lieux et photographier ses cibles en mai, pour ce projet qui prévoyait d’utiliser trois avions en modèle réduit et six personnes armées d’armes automatiques, dont lui, selon l’acte d’accusation.

Il avait déterminé d’où il ferait décoller ses avions.

Et il avait commencé à acquérir son matériel, dont un avion téléguidé F-86 Sabre, 11 kilos d’explosif C4, six fusils d’assaut AK 47 et plusieurs grenades, toutes fournies par les agents infiltrés du FBI travaillant sur le dossier.

En juin, il avait également loué un espace pour stocker son matériel, sous une fausse identité.

Le jeune homme, célibataire sans enfants, avait également ces derniers mois transformé sept téléphones portables en détonateurs, et les avaient remis aux agents infiltrés du FBI, pour tuer des soldats américains à l’étranger.

En juin 2011, un agent lui avait fait croire que ce téléphone avait tué trois soldats américains et en avait blessé quatre ou cinq autres en Irak.

“C’est exactement ce que je voulais”, s’était-il réjoui.

Son but, précise l’acte d’accusation, était de “terroriser” les Américains et de tuer un maximum “d’infidèles”, hommes, femmes et enfants qu’il considérait comme des “ennemis d’Allah”.

Il aurait confié à propos de son désir d’attaquer les Etats-Unis: “Je ne peux pas m’arrêter. Je n’ai pas d’autre choix”.

Il n’avait fixé aucune date pour ses attaques, mais avait précisé qu’ensuite, il comptait partir à l’étranger pour s’entraîner “avec les frères”.

Il a été arrêté mercredi alors qu’il était allé entreposer dans son espace de stockage les matériels qui venaient de lui être livrés.

Il risque jusqu’à 65 ans de prison.

Les autorités américains ont mis en garde à plusieurs reprises au cours des dernières années contre la menace représentée par de potentiels auteurs d’attentat “made in America”, ayant grandi sur le sol américain.

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DÉCLARATION DES AVOCATS DE LAURENT GBAGBO


POUR NE PAS QUE LE MENSONGE DEVIENNE VÉRITÉ

LE PRESIDENT OUATTARA

Le président de la République de Côte-d’Ivoire est astreint  au respect de certaines obligations, bien qu’il soit le détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Ainsi il  veille au respect de la Constitution et des engagements internationaux ; il est garant de l’indépendance de la Magistrature et assure l’exécution des décisions de justice.

 C’est, donc, avec effarement  qu’on a pu lire dans la presse cette exhortation, aux ivoiriens et prêtée  à    SEM OUATTARA,  président de la République de Côte-d’Ivoire : « s’opposer à une décision de justice, même rendue en dernier ressort, lorsqu’on l’estime inique ou injuste ».

Ces propos tenus, selon le quotidien Fraternité matin, lors de la prestation de serment du Président de l’institution chargée de la régulation du droit,  étaient  prémonitoires quant au respect du droit et à l’avènement de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire.

En effet, aucune loi de la République n’autorise personne ni  le président de la République à s’opposer à des décisions de justice quelles qu’elles soient ; encore que  c’est au président de la République qu’il incombe  l’obligation de les faire exécuter en leur  état !

SEM OUTARRA  souhaitait  que les juridictions ne donnent plus à personne l’occasion de se révolter violemment contre une décision de justice ; rapporte encore le quotidien. Ce souhait semble être un leurre car les décisions iniques et injustes continuent d’avoir cours,  avec pour cible notamment Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, des membres de sa famille, des collaborateurs et de simples citoyens qui ont commis le crime d’avoir choisi  Laurent GBAGBO comme celui devant exercer en leur nom la souveraineté. Ces persécutés doivent-ils utiliser la violence,  pour être conforme à la nouvelle philosophie de la démocratie et de l’Etat de droit.

Non !   Se disent-ils. Pour eux et  leurs Conseils ; on s’en tient à la loi dans une société organisée. S’en tenir à la loi  est, donc,  leur choix ; encore qu’ils n’ont ni les moyens moraux, physiques, matériels et financiers  de la violence ; encore moins le désir de l’exercer. Alors, convaincus de ce  que  ceux qui,  à dessein, se font malentendants, lisent  et regardent; ils se résolvent à se tourner vers les médias pour clamer peine et désarroi dans un monde où  les colonnes de quotidiens  notamment  s’avèrent des moyens pertinents  d’information et interpellation.

Il peut paraître saugrenu,  pour des avocats, de se plaindre  dans les médias,  alors que des lieux conventionnels d’intervention leur sont assignés. Par ailleurs  la déontologie ne  recommande-elle pas de faire un usage parcimonieux des médias dans ce monde avide de sensationnel où la marge entre juste information du public et respect du secret professionnel s’étiole de jour en jour.

Mais l’avocat a-t-il le doit de jouer au sphinx sur les marches d’un palais de justice déserté ?

- Quand les procédures sont bloquées par les juridictions autres que celles saisies ?

- Quand des inculpations sont faites tous azimuts ?

- Quand il suffit de  lire, simplement,  les dispositions  du code pénal pour, considérer quelqu’un, c’est-à-dire, des hommes et des citoyens,  dans les liens de la prévention et le maintenir en détention le tout  au mépris des lois, immunités et privilègeS de juridiction ?

– Quand des  prévenus, malgré la présomption d’innocence doivent s’accuser, eux- même, tout en restant  dans  la totale ignorance  de la matérialité des faits imputés ?

- Quand un procureur de la République  sort de son parquet  pour se répandre dans la presse sur les dossiers de poursuites au mépris, même, de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction.

Non ! Quand les droits fondamentaux et les libertés sont allègrement violés et qu’un ministre chargé des droits de l’homme s’en délecte dans les médias ; continuer à jouer les colonnes d’un édifice en ruine serait un crime contre l’humanité ; dans pareille situation, l’avocat a le devoir de trouver des alternatives sans se détourner du respect des règles professionnelles.

C’est pourquoi, après  les veines sollicitations aux fins de débats  dans l’arène qui est la leur ; devant les infamies qui  ont cours avec l’avènement de l’infraction dénommée « pro-Gbagbo »  et enfin, pour ne pas que la répétition du mensonge ne le transforme en vérité, même de polichinelle ;

Il est fait recours à la presse et aux médias  pour  dénoncer  et  informer les populations de Côte d’Ivoire et celles du monde entier de ce que, depuis le mois d’Avril, tout au moins :

  • le Procureur de la République, près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, particulièrement, n’a cessé de leur faire une lecture tronquée des dispositions légales pour mieux et impunément violer les droits et libertés des personnes poursuivies le tout dans le mépris de la séparation des pouvoirs Judiciaire et Exécutif.
  • l’Etat de Côte d’Ivoire viole, sciemment, les droits des personnes bien que se réclamant de l’Etat de doit.

1°) Sur les déclarations du Procureur de la République près le tribunal de

Première  instance  d’Abidjan Plateau.

Le procureur a trompé les populations sur au moins deux points :

L’assignation à résidence(a) et l’inculpation de Monsieur le Président Laurent GBAGBO(b).

Par ailleurs,  il enfreint sans cesse le principe de la séparation des pouvoirs Judiciaire et Exécutif(c).

) Pour justifier les détentions arbitraires, qu’on a tenté de régulariser par des inculpations et des mandats de dépôt tout aussi irréguliers, le procureur de la république a affirmé l’existence d’une mesure d’assignation à résidence à l’encontre des détenus, thèse confirmée par le Président de la République ; le ministre d’Etat ministre de la justice et le ministre d’Etat ministre de l’Intérieur.

La loi 63-4 du 17 janvier 1963,  sans cesse,  invoquée par les tortionnaires pour justifier la mesure,  précise pourtant  des conditions claires de mise en œuvre.

L’assignation à résidence suppose :

Un décret qui indique l’identité complète de la personne concernée, le lieu assigné et la durée de la mesure. Il doit être notifié à la personne concernée à qui est remis un carnet  qui mentionne les conditions de l’exécution de la mesure et en permet le contrôle. Dans la mesure d’assignation à résidence la notification est la diligence capitale ; c’est elle qui constitue le point de départ de l’exécution et la preuve du respect des droits de la défense.

 Au cours de certaines de leurs conférences de presse, les membres du gouvernement ont  souvent exhibé le texte de la loi 63-4 du 17 janvier 1963 ;  mais jusqu’à ce jour aucune des personnes assignées n’a reçu de notification du décret portant à son encontre mesure d’assignation à résidence.

Pis, elles ont été inculpées et mise sous mandat de dépôt en cette qualité ; en effet,  parce que le décret d’assignation à résidence  prévoit, légalement, une durée à l’assignation il aurait fallu, avant les inculpations,  signifier une décision de fin de mesure d’assignation. La vérité, de cette situation loufoque,  s’illustre par le  maintien de certaines d’entre elles  aux lieux  « d’assignation » sous le fallacieux motif de leur confort et du respect de leur dignité.  La Côte d’Ivoire, fort heureusement, a une panoplie de textes relatifs à la détention ; ces textes  respectent la dignité humaine et le confort du détenu : aucun d’eux ne prévoit qu’un détenu, contre lequel a été décerné un mandat de dépôt par un juge d’instruction soit maintenu dans des lieux privés coupés du monde dans la quasi impossibilité de recevoir la visite de parents,  amis et connaissances ; et  que ses avocats soient contraints de montrer patte blanche pour le rencontrer. Les détenus se passeraient bien de Confort et  de dignité pour ne pas  se trouver confiner dans un espace qui ne permet aucun mouvement ; où  les muscles  s’atrophient faute de travail ; où on n’a droit à aucun culte et sans aucune possibilité d’épanouissement physique et spirituel ;  tous droits pourtant reconnus au condamné à mort  avant l’exécution ; à moins qu’on ne soit  déjà à la phase d’exécution  en ce qui les concerne!

Quand un régime de détention devient exceptionnel et  sans base légale, on sort du droit. L’Etat de droit est, alors, de pouvoir l’admettre ; de l’avouer ; de s’éloigner des subterfuges, manipulations et  autres mensonges et trouver les solutions idoines.

b°) Sur l’inculpation du Président Laurent GBAGBO.

Le Procureur de la République, qui s’est donné comme postulat de poursuites  « GBAGBO Laurent ancien Président de la République »,  avait eu la lumineuse idée de solliciter du Conseil Constitutionnel une autorisation de poursuites. Bien qu’il ne soit pas compétent pour faire cette démarche,  celle-ci avait l’avantage, au moins, de nous  rapprocher du droit.

En effet, si Monsieur  Laurent GBAGBO est poursuivi  en qualité d’ancien Président,  il ne peut se voir opposer les dispositions de l’article 54. En cette qualité, on ne peut  faire l’économie du respect des procédures spéciales, particulièrement, celles relatives aux demandes d’autorisation de poursuites. L’ancien Président qui n’a pas expressément renoncé à être membre du Conseil Constitutionnel bénéficie des dispositions claires de l’article 93 de la Constitution qui énonce :

« Aucun membre du Conseil Constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en matière criminelle qu’avec l’autorisation du Conseil ».

Aussi qu’il s’agisse d’infractions relatives à la campagne électorale ou commises à l’occasion des élections ; l’ancien Président de la République, qui n’a pas renoncé à être  membre du Conseil Constitutionnel, ne peut être ni poursuivi, ni arrêté, ni détenu, ni jugé sans l’autorisation du Conseil Constitutionnel.  L’article 54 invoqué  est  une exception qui n’a  aucune incidence  sur les dispositions Constitutionnelles précisées  en l’article 93 de la loi fondamentale.

Au total quelque soit la qualité en laquelle, le président Laurent Gbagbo  est,  poursuivi, arrêté et détenu ; aucune économie d’autorisations ou de procédures spéciales n’est possible.

Force est, alors, de reconnaître et d’affirmer que depuis, au moins, le 11 Avril 2011, l’Etat de Côte d’Ivoire ne cesse  de porter des atteintes graves et intolérables aux  droits fondamentaux de Monsieur Laurent GBAGBO.

c°) Sur la séparation des pouvoirs

La Constitution de 2000 a érigé,  l’institution judiciaire,  en Pouvoir Constitutionnel indépendant du Pouvoir Exécutif et du Pouvoir Législatif (article 101 de la Constitution).  La conséquence, immédiate, est de rendre les membres de ce Pouvoir, particulièrement les magistrats,  indépendants des autres Pouvoirs  et bien- sûr de leurs membres. Ceci est,  d’ailleurs,  précisé par l’article 103 de la Constitution  en ces termes :

« Les magistrats ne sont soumis, dans l’exercice de leur fonctions,  qu’à l’autorité de la loi ».

Cette disposition met les magistrats  des parquets   ivoiriens  dans une posture, bien meilleure et différente de celle de leurs collègues de France encore sous le règne de l’Autorité judiciaire. Le Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau pourrait être tenté de répondre « que nenni » en brandissant les dispositions de l’article 7 de la loi de 1994  portant  statut de la Magistrature, qui énonce

« Les magistrats du parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leur chefs hiérarchiques et sous l’autorité du garde  des  sceaux, ministre de la justice. A l’audience leur parole est libre».

A cela l’article 133 de la Constitution  répond et met fin à, l’éventuel  débat :

« La législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution ».

Cette disposition constitutionnelle est du premier août  2000. L’article 7 susmentionné  est du 6 septembre 1994 ; il est donc antérieur  or ses  dispositions sont contraires à la Constitution ; il  n’a plus vocation à s’appliquer ; on dira que l’article 133, disposition finale de la Constitution, l’abroge automatiquement.

Par conséquent, en Côte-d’Ivoire, le Procureur de la République et non celui  de l’Etat,  n’est soumis dans l’exercice de sa fonction à aucune autorité sauf à celle de la loi.

Le pouvoir Judiciaire comme le procureur de la République sont,  depuis le 1er août 2000, des institutions indépendantes du pouvoir Exécutif.

Pourquoi, alors, le Conseil des ministres et le ministre de la Justice notamment gardent-ils, par devers eux,  les dossiers de procédures judiciaires pour lesquels il y a pourtant péril en la demeure ?

Pourquoi, alors,  devraient-ils être des juridictions de recours pour procéder au dégel des avoirs déjà, illégalement, gelés par le Procureur. Veulent-ils indiquer que le gel est de leur fait ?

Ces illégalités  et iniquités des animateurs des pouvoirs Judiciaire et Exécutif ne sont  que le bout de l’iceberg des violations des droits fondamentaux. Plusieurs raisons permettent d’affirmer qu’elles sont faites à dessein.

2°) Sur les violations des droits   

Dans l’organisation gouvernementale de la République de Côte d’Ivoire, le Ministre des Droits de l’homme et des Libertés Publiques est chargé de trouver et  de proposer les stratégies pour la défense, la protection et la promotion des droits de l’homme.

 Le choix de la personne, les diligences,  les déclarations  faites par  celle-ci  permettent de jauger, sans difficulté,  le niveau du respect des droits de l’homme, des libertés et par voie de conséquence celui de la démocratie et de l’Etat de droit.

Dans la mise en œuvre des droits humains,  la violence, notamment, les guerres et les rébellions armées sont considérées comme des négations de ces droits humains. Il va, donc, sans dire que désigner, une personne qui a expressément revendiqué la rébellion armée de septembre 2002  comme ministre des Droits de l’homme et des Libertés Publiques, est déjà une gageure ; un risque énorme pour le respect des droits.

Le maintenir à la tête de ce département,  malgré ses  hasardeuses sorties médiatisées, est presqu’une forfaiture, une iniquité. Le  sentiment,  du  danger que représente notre ministre des droits de l’homme, s’est  trouvé conforté,  il y a peu, par  les termes d’une interview donnée,  à la radio ONUCI- FM et publiée  par le quotidien le Patriote dans sa parution du 16 août 2011. Les propos tenus par le ministre sont symptomatiques de ce qu’est la politique des droits de l’homme en Côte- d’Ivoire. Apprécions quelques perles :

Sur le débat relatif à l’immunité du député Simone EHIVET GBAGBO arrêtée,  détenue avant d’être poursuivie( !) ;  Monsieur le ministre des droits de l’homme enseigne : « l’immunité parlementaire suppose simplement l’autorisation de l’Assemblée Nationale pour poursuivre quelqu’un ; mais la condition dans laquelle était la Côte d’Ivoire le 11 avril 2011, on ne pouvait pas faire recours à une quelconque assemblée dont la légitimité est d’ailleurs contestée, par ailleurs. Donc on ne peut pas se prévaloir de cette immunité là pour dire que Madame GBAGBO ne pouvait pas être assignée à résidence. Dans tous  les cas, sous le régime  dont ils étaient les animateurs, on a bien vu que des parlementaires ont pu être poursuivis ».

Sur l’assignation à résidence, il est encore plus croquant car il  met et laisse  le contrôle de la dangerosité, de la personne assignée,  sous compétence exclusive du président de la République parce que,  signataire du décret.

Avec notre ministre il faut remonter au temps de l’Exode des israélites pour trouver la  base philosophique des droits humains : « œil pour œil, dent pour dent ».

Pis, en plein 21eme  siècle, il fait un large trait, sur la Bonne gouvernance,  la Séparation des pouvoirs et la protection des droits et libertés : la même institution peut impunément, décider, exécuter, sanctionner et contrôler ; sans  recours possible, ceci dans un domaine  où la Constitution déclare inaliénable  le droit: le droit à la liberté !

Ainsi, notre ministre pousse la cruauté à oublier  le caractère inaliénable des  droits de l’homme :

Or Assemblée Nationale ou pas ils doivent être respectés ;

Policiers ou pas ils doivent être respectés ;

Pénitenciers ou pas ils doivent être respectés.

En toute souveraineté et connaissance de cause   les représentants du peuple de Côte-d’Ivoire  ont adopté les lois relatives aux droits humains et  ont autorisé les différents chefs d’Etat à ratifier les textes internationaux pertinents en cette matière.

Au ministre des droits de l’homme et des libertés, il appartient de  veiller et au respect et à l’application de ces textes. Alors, comment s’étonner du traitement infligé aux personnes faisant  l’objet de poursuites.  Néanmoins, les restaurateurs de l’Etat de droit et de la démocratie, doivent  réagir pour devenir crédibles parce que  la lutte contre l’impunité  est devenue, en Côte-d’Ivoire,  une couverture d’infamies et  un moyen d’avilissement d’adversaires à qui on dénie la dignité humaine :

Des lois et principes existent pour encadrer les poursuites judiciaires. Elles  précisent des droits  pour les personnes poursuivies.  Celles-ci  doivent bénéficier, au moins,  de la présomption d’innocence ; du droit à un procès équitable, le tout, tenant compte du respect de leur dignité et des droits de la défense. On ne peut prétendre combattre l’impunité et faire fi de ces principes notamment voir condamner sans enquêtes ni jugement. Ce dernier exploit, l’Etat de Côte-d’Ivoire veut l’accomplir avec la Cour Pénale Internationale, CPI, en ce qui concerne le Président Laurent GBAGBO. Le faire comparaitre et condamner par cette juridiction sont devenus une obsession.

Le harcèlement est tel qu’il donne  lieu de craindre pour l’indépendance, la crédibilité et l’impartialité de cette juridiction respectable. Comment en serait-il autrement, quand le demandeur se complaît à  lui donner  ordres et instructions et use de subterfuges pour la voir se déclarer compétente alors même qu’elle n’a bouclé aucune des enquêtes supposées ouvertes par le procureur. On entend ça et là :

« J’ai demandé à la CPI de juger Laurent GBAGBO  et on ne dira pas que….  a condamné Laurent GBAGBO…..»

« LA Côte-d’Ivoire n’a pas les moyens de juger les crimes de sang », mais le peut  pour des crimes économiques !

« Enquêtez seulement sur la période relative aux élections des 31octobre et 28 novembre etc.»

Nous croyons néanmoins que la Cour Pénale internationale qui a été mise en place pour le respect des droits fondamentaux et la lutte contre l’impunité nous donnera tort et ne tombera pas dans un piège aussi grossier.

Pour conclure la page du jour, rappelons :

Que le Président de la République, en Côte d’Ivoire, veille au respect de la Constitution et des engagements internationaux ;

Que le peuple de Côte d’Ivoire  exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres.

Que la Constitution rappelle en ses articles 2 et 3 que les droits de la personne humaine sont inviolables avec obligation pour les autorités publiques d’en assurer le respect, la protection et la promotion ; elle y indique par ailleurs que sont interdits, les traitements inhumains et cruels, dégradants et humiliants ; il en est de même pour la torture physique et morale et toutes les formes d’avilissement de l’être humain.

Enfin, que l’article 22 précise « tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Pour une bonne lutte,  pertinente et efficace contre l’impunité, l’Etat de Côte d’Ivoire doit revenir à ces fondamentaux.

Le Président de la République doit, aussi,  y veiller  pour ne pas être parjure,  lui qui  solennellement et sur l’honneur, a, par deux  fois,  prêté serment  «  de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et Libertés des citoyens… »

Abidjan le 19 septembre 2011

LIKAGNENE Marie-Agathe BAROAN

DAKO ZAHUI Toussaint

GBOUGNON Jean serges

Avocats au Barreau de Côte-d’Ivoire

Ampliations :

Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Côte-d’Ivoire

ONUCI

Union Europeenne

Union Africaine

CEDEAO

Facilitateur

France

USA

Nonce Apostolique

Comité International de la Croix Rouge

CNDHCI

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COTE D’IVOIRE:LA CRISE VUE DU VATICAN


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UN ARCHEVÊQUE MEMBRE DE LA COMMISSION VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION

ROME, Jeudi 29 septembre 2011 (ZENIT.org)–L’archevêque de Bouaké figure parmi les membres de la Commission Vérité et Réconciliation ivoirienne, souligne aujourd’hui l’agence vaticane Fides.

Banny Charles President de la CDVR

Mgr Paul-Simon Ahouanan Djro, archevêque de Bouaké, fait partie de la commission « Dialogue, Vérité et Réconciliation » (CDVR) de 11 membres instituée le 28 septembre par le président ivoirien Alassane Ouattara. La commission s’inspire de l’exemple de la commission « Vérité et Réconciliation » constituée en Afrique du Sud au lendemain de la fin de l’apartheid.

« Mgr Ahouanan Djro est l’un des trois vice-présidents de la Commission. Les deux autres sont un religieux musulman et un représentant des chefs tribaux » déclarent à l’agence Fides des sources de l’Eglise locale depuis Abidjan.

La Côte d’Ivoire sort de 10 ans de divisions et de violence, commente Fides, une période turbulente qui a débuté en septembre 2002 et s’est conclue en avril de cette année par la victoire des forces de Ouattara appuyées par les militaires français et de l’ONU sur celles de l’ancien Président Laurent Gbagbo qui se trouve actuellement en réclusion.

Les sources de Fides décrivent ainsi la situation en Côte d’Ivoire après les dramatiques événements de la conquête d’Abidjan de la part des forces de Ouattara : « Il existe une tranquillité relative même si des cas de violence sont encore enregistrés dans diverses parties du pays. Ce sont cependant des cas ô combien isolés qui n’épargnent cependant pas l’Eglise catholique elle-même. Voici deux jours, par exemple, un groupe de bandits a attaqué la résidence de l’Evêque de San Pedro alors que deux semaines en arrière avait été prise de mire la maison des Pères Capucins ».

« Ces actions – poursuivent nos sources – sont perpétrées par d’anciens militaires et par des guérilleros maintenant au chômage après la fin de la guerre civile et qui ont conservé leurs armes. Au cours de la phase finale de la bataille pour le contrôle d’Abidjan en outre, 5.000 détenus avaient été libérés de la principale prison de la ville. Les anciens détenus avaient été armés afin de prendre part aux combats ». « Dans tous les cas, il est possible de se déplacer dans tout le pays sans problème et dans différentes zones, les travaux de reconstruction ont commencé » concluent les sources de Fides

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LA TENTATION DE LA « JUSTICE DU VAINQUEUR »


Des corps sans vie a Duekoue

« I

la justice des vainqueurs par le pouvoir de la kalachnikov.

29 SEPTEMBRE 2011 11 H 59 Le Monde.fr

“Il était 1 heure du matin. Nous étions tous endormis et ils nous ont pris par surprise.J’ai entendu des tirs et des cris et on s’est enfuis en courant pour se cacher dans la brousse. Alors qu’on courait, ils ont tiré sur ma femme, dans son dos. Elle a été tuée… » L’attaque, relatée sur le site de l’ONG Human Rights Watch, s’est produite le 15 septembre, dans un village de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Elle a fait vingt-trois morts, selon un bilan officiel. Sur les lieux du massacre, le ministre de la défense Paul Koffi Koffi a mis en cause des miliciens pro-Gbagbo, et promis« de prendre le taureau par les cornes ».

Plus de cinq mois après la chute de l’ancien homme fort de la Côte d’Ivoire, la situation sécuritaire dans cette région reste « très volatile », selon un travailleur humanitaire. Signe qu’au « pays des éléphants », la réconciliation nationale, appelée de ses vœux par Alassane Ouattara quelques heures après l’arrestation de Laurent Gbagbo, n’est pas encore acquise.

Pour panser les plaies des dernières violences et, plus largement, de dix ans de guerre civile larvée, la Côte d’Ivoire se dote, mercredi 28 septembre, d’une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Présidée par l’ancien premier ministre Charles Konan Banny, la commission entend « recoudre la société ivoirienne », et mettre en lumière toutes les atteintes aux droits de l’homme commises durant la crise. Une mission d’autant plus complexe que depuis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, « les faits vont à l’encontre de ce discours de réconciliation », selon Michel Galy, politologue à l’Ecole des relations internationales et spécialiste du pays.

LE « POUVOIR DE LA KALACHNIKOV » RESTE DE MISE

Dans son rapport sur les violences perpétrées ces derniers mois en Côte d’Ivoire, Amnesty International souligne que « les violations et atteintes aux droits humains se sont poursuivies après l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011. » Dans le pays, c’est aujourd’hui la présence des soldats de la Force républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI) qui pose problème. Ces militaires venus du Nord ont joué un rôle décisif dans les affrontements en prenant parti pour Alassane Ouattara. Mais selon Amnesty International, les FRCI ont commis pendant la crise de nombreuses exactions dans le pays, notamment à Duékoué. Des « crimes contre l’humanité » qui se seraient poursuivis bien après l’arrestation de Laurent Gbagbo, selon l’ONG.

Les FRCI ont été  »un moment célébrées par les partisans pro-Ouattara pour avoirmené la bataille d’Abidjan aux côtés des forces spéciales françaises, note ainsi le quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier. [Mais] l’idylle est aujourd’hui en passe devirer au désaveu complet. Les ‘sauveurs’ du mois d’avril se sont mués, au fil du temps, en mercenaires fauchés et sans salaire, remontés contre leurs employeurs, ainsi qu’en vulgaires braqueurs de supermarchés et d’agences de transfert d’argent. »

Dès le 11 avril, une « véritable chasse à l’homme a été lancée » par les FRCI contre les partisans avérés ou présumés de l’ancien président. Le groupe ethnique des Guérés a été particulièrement pris pour cible. Dans l’ouest du pays, « il y a toujours des règlements de comptes, sous la forme d’attaques de campements et de villages, ou bien par des assassinats ciblés plus politiques », explique un travailleur humanitaire, qui craint que la situation ne soit pire dans les villages de brousse, « où les ONG ne peuvent se risquer ».

A Abidjan, si la situation s’est apaisée depuis la fin des affrontements, les pillages – souvent imputés aux FRCI – restent fréquents. « Dans la rue, on croise des FRCI armés jusqu’aux dents, et on les craint. Avant, les gens avaient peur des soldats de Gbagbo, maintenant, ce sont les FRCI qui imposent leur loi : la peur a changé de camp », explique Bertrand Tadalo, qui vit dans le quartier de Cocody. Pour le chercheur Michel Galy, « ni Ouattara ni son premier ministre Guillaume Soro ne contrôlent aujourd’hui les FRCI, qui ont désormais le sentiment de détenir en quelque sorte le pouvoir de la kalachnikov ».

Et la marge de manœuvre du président ivoirien est restreinte. Les FRCI refusent deregagner de leur propre chef leur région d’origine, très pauvre par rapport à la capitale économique ivoirienne. Le gouvernement pourrait  donc être contraint derenier ces anciens alliés en renvoyant les FRCI « avec l’aide de l’armée nationale et des forces françaises », analyse le spécialiste Michel Galy. Ce dernier souligne cependant le risque d’affrontements qui en résulterait. Dernière solution « optimiste », à laquelle ne croient pas la plupart des connaisseurs de la Côte d’Ivoire, « la professionnalisation et l’intégration des FRCI dans l’armée nationale ivoirienne ».Une hypothèse peu probable, « tant ces soldats ont pris des habitudes de pillage ».

LA TENTATION DE LA « JUSTICE DU VAINQUEUR »

Le sort des FRCI importe d’autant plus aux Ivoiriens, qu’ils attendent que soient punis les responsables de crimes qui restent dans les rangs. Pour restaurer l’unité nationale, la justice doit juger les responsables des crimes commis par les deux camps. Mais au mois d’août, le porte-parole de l’association Human Rights Watch (HRW) a dénoncé ce qui s’apparente, selon lui, à une forme de « justice de vainqueur ».

Il affirme en effet que 97 personnes du camp Gbagbo ont été inculpées par les procureurs militaire et civil ivoiriens, mais aucun membre du camp Ouattara. Un déséquilibre qui pose la question de l’impunité des partisans d’Alassane Ouattara, et qui risque d’attiser le sentiment d’injustice des victimes.« Nous n’avons pas de véritable preuve d’une volonté politique de mettre en œuvre cette lutte contre l’impunité », note ainsi Jean Marie Fardeau, l’un des porte-parole de HRW.

Le sort des prisonniers politiques constitue également une pierre d’achoppement pour le nouveau gouvernement ivoirien. Laurent Gbagbo lui-même, son épouse Simone et des dizaines d’autres responsables, civils et militaires, sont en détention provisoire, pour « crimes économiques » ou « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Si le camp Ouattara ne cache pas qu’il espère être débarrassé au plus vite de l’ex-président par la Cour pénale internationale (CPI), la population voit d’un mauvais œil le choix du pouvoir de déléguer à la communauté internationale le droit de juger son ancien leader, plutôt que de l’assigner devant les tribunaux ivoiriens. Une décision qui contribue à alimenter le sentiment de défiance des Ivoiriens face à leur système judiciaire.

LA RÉCONCILIATION « PRAGMATIQUE »

VOICI CEUX QUI GOUVERNAIENT DE 1990 A 1999

Mais si le pays souffre de ces « manquements graves du nouveau gouvernement », la société ivoirienne, fatiguée de cette décennie de lutte intestine, parvient progressivement à « une réconciliation pragmatique et spontanée, issue de la cohabitation quotidienne des bourreaux et des victimes », selon le chercheur Michel Galy. « Immédiatement après l’arrestation de Gbagbo, la plupart des habitants d’Abidjan n’avaient qu’une idée en tête : trouver de quoi se nourrir. Les gens avaient alors autre chose à penser que de se battre entre eux au nom d’une idéologie ou d’un homme politique », explique Hervé Daly, qui vit toujours dans l’ancien bastion gbagbiste de Yopougon.

Si la réconciliation nationale ne s’est « pas faite dans un processus jubilatoire ou lors d’une grande fête nationale, elle s’acquiert quotidiennement dans la reprise des pratiques coutumières des habitants », analyse ainsi Mohamed Sangaré, ingénieur ivoirien à l’origine du site Internet « Vérité-réconciliation ». Conçu comme une réponse civile au « devoir de mémoire », ce site rend hommage aux victimes des violences de ces derniers mois. Soit 3 000 personnes, selon une estimation de l’ONU jugée « très basse » par toutes les ONG. Pour Mohamed Sangaré, qui vit en France, la Commission de réconciliation, « plus symbolique qu’efficiente », n’aura pas le pouvoird’apaiser les esprits.  Si elle est chargée de faire la lumière sur tous les crimes commis, « la réconciliation nationale prendra beaucoup de temps ». Or, « plus on laissera les choses traîner, plus la rancœur des Ivoiriens va s’intensifier », estime Mohamed Sangaré.

Une urgence d’autant plus ressentie par la société ivoirienne que des élections législatives doivent être organisées le 11 décembre. « Tant du point de vue sécuritaire que politique, on ne prend pas le chemin d’élections régulières », estime à ce sujet le chercheur Michel Galy, qui doute que la Côte d’Ivoire soit « déjà prête à voter de nouveau ». Face à ce défi, les Ivoiriens veulent croire que le fragile équilibre acquis au cours des derniers mois résistera aux accusations de fraudes qui ne manqueront pas d’émailler le scrutin. Preuve d’une certaine inertie politique, seuls trois des 31 membres de la commission électorale indépendante, chargée de l’organisation, de la supervision et du contrôle du déroulement de toutes les opérations électorales, ont été changés depuis l’élection présidentielle à l’origine des violences.

Lu sur le MONDE

 Charlotte Chabas 

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ADO VEUT QUE LA CPI SOIT LE BOURREAU DE GBAGBO


Arrestation de Gbagbo 11 avril 2011

Côte d’Ivoire – Gnénéma Coulibaly: “La présence de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire freine le développement du processus de réconciliation”Le transfèrement de l’ancien président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye “faciliterait le processus de réconciliation” en Côte d’Ivoire, a jugé vendredi le ministre ivoirien des droits de l’Homme, Gnénéma Coulibaly.

Le nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, a demandé à la CPI d’ouvrir une enquête visant notamment M. Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour avoir refusé d’accepter sa défaite à la présidentielle de 2010, déclenchant une sanglante crise post-électorale qui a fait au moins 3.000 morts selon les nouvelles autorités du pays.

“J’ai expliqué au président de la CPI l’importance pour la réconciliation nationale de cette procédure. Si l’ex-président n’était plus sous notre responsabilité, sur le territoire de la République, cela faciliterait le processus de réconciliation et contribuerait à dépassionner la suite du débat, notamment les élections législatives” prévues le 11 décembre, a déclaré à la presse à Paris M. Coulibaly, après avoir rencontré les responsables de la CPI aux Pays-Bas.

“La présence de Laurent Gbagbo (en Côte d’Ivoire) freine le développement du processus de réconciliation”, a-t-il souligné. Pour le ministre, les responsables de la CPI “se sont montrés sensibles à nos arguments”.

La CPI pourrait aussi décider de poursuivre d’autres personnalités ivoiriennes pour leur responsabilité dans les violences post-électorales, y compris dans le camp Ouattara.
“Nous exécuterons tout mandat d’arrêt de la CPI, quels que soient les noms qu’ils nous soumettront”, a assuré Gnénéma Coulibaly, qui est aussi revenu sur la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) intronisée mercredi en Côte d’Ivoire.
La période qu’elle examinera remontera selon lui jusqu’à l’indépendance: “Si le mandat de la Commission ne portait que sur la période postérieure à 2000, on ne connaîtrait pas les fondements de la division nationale”, a-t-il dit.
“Si à cette occasion on découvre des faits non prescrits, ils seront présentés à une juridiction nationale. La réconciliation nationale n’exclut pas la justice, elle se fonde sur la justice”, a assuré le ministre.

“Il serait souhaitable de déboucher sur cette forme de pardon légal qu’est l’amnistie. Mais l’amnistie s’applique à l’auteur qui a été reconnu coupable d’un fait, dont elle efface les conséquences. Chacun doit avoir la possibilité de revêtir son manteau de coupable”, a-t-il estimé.

© Agence France-Presse

 

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OUATTARA GOUVERNE AU MEPRIS DE LA CONSTITUTION


ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS D’UNE FORFAITURE PASSIBLE ” D’Impeachment” DANS LES DÉMOCRATIES OCCIDENTALES

De plus en plus des juristes de renom interviennent  dans le debat politique en côte divoire. Après Edmond Kouakou et jules Ghateau ,Kouadja Kouassi Jean noel, Docteur en droit , Politologue fait une analyse pertinente de la situation de l ‘assemblée nationale ivoirienne sous le régime Ouattara.

CONTRIBUTION

BEDIE EST AUSSI COUPABLE QUE OUATTARA

« Le mandat de l’actuelle législature a pris fin avec la chute de Laurent Gbagbo ». Alassane Ouattara répondait ainsi à l’Honorable Gaston Ouassénan Koné, Député, ancien Président du Groupe parlementaire PDCI , venu il y a quelques mois  s’enquérir auprès de lui des indemnités des députés en souffrance depuis Mars 2011. Cette position d’Alassane Ouattara était officiellement confirmée quelques jours plus tard par le Porte-parole du gouvernement, le ministre Bruno Koné  qui lançait à la presse que l’Assemblée Nationale était provisoirement suspendue. Trois faits au moins semblent confirmer cette position d’Alassane Ouattara : son refus en avril dernier de se rendre à l’Assemblée Nationale à l’invitation du président Mamadou Koulibaly  pour s’adresser aux Députés de la 9ème législature à l’occasion de la séance solennelle d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2011; le non-paiement à ce jour des indemnités parlementaires d’avril à août 2011 ; la non- tenue de la première session ordinaire de l’année 2011,  conformément à l’article 62 de la Constitution qui dispose : « Chaque année, l’Assemblée Nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre le dernier mercredi d’avril ; sa durée ne peut excéder trois mois. La deuxième session commence le premier mercredi d’octobre et prend fin le troisième vendredi de décembre ».

Mais tous ces faits et déclarations n’avaient pas un caractère véritablement officiel et l’on avait pensé qu’une normalisation interviendrait tôt ou tard avant les élections législatives, le temps pour Alassane Ouattara de prendre conscience de l’importance de l’Assemblée Nationale dans la vie de la Nation et des conséquences que l’absence de celle-ci pourrait entrainer. C’est peine perdue. En effet, le 25 septembre 2011, de retour de voyage aux Nations-Unies, Alassane Ouattara parlant du nouveau Parlement qu’il voulait mettre en place, a déclaré ceci : « il est essentiel que nous puissions mettre en place cette grande Institution qu’est le Parlement dont le mandat est venu à expiration depuis décembre 2005 ». C’est donc officiel, pour Alassane Ouattara, il n’y a plus d’Assemblée Nationale en Cote d’Ivoire.

En vérité, Alassane Ouattara et ses conseillers juridiques, encore une fois, abusent des ivoiriens. Ils sont dans le faux. C’est Ouassénan Koné qui a raison, le mandat de l’actuelle législature  (la  9ème) court jusqu’à l’installation de la prochaine législature c’est à dire après les élections projetées. Il ne prend pas fin avant celles-ci (I). C’est à tort que Alassane Ouattara, qui n’a ni titre, ni qualité, ni   pouvoir pour bloquer le fonctionnement de l’Assemblée nationale ait pourtant agi dans ce sens  (II).  L’absence de réaction vigoureuse des Députés et particulièrement du Président de cette Institution depuis le mois d’Avril à ce jour, s’apparente à une démission de fait des députés face à une grave violation de la Constitution, d’autant plus  inacceptable qu’elle porte sérieusement  atteinte à la séparation des pouvoirs et à la Représentation Nationale (III). Il faut se réjouir de voir le Président Mamadou Koulibaly, réagir ces derniers temps pour, enfin, s’inquiéter de la fin lamentable qu’Alassane Ouattara réserve à l’Institution parlementaire qui lui a été confiée.

I – LE MANDAT DE LA 9ème LEGISLATURE COURT JUSQU’A L’INSTALLATION DE LA PROCHAINE LEGISLATURE

La poursuite du mandat parlementaire en cours trouve son fondement d’abord dans l’article 59 de la Constitution, ensuite dans l’Avis no 2005-01\CC\SG du 15 décembre 2005 du Conseil Constitutionnel, le tout conforté par une pratique continue et acceptée par l’ensemble de la classe politique.

La pratique parlementaire et gouvernementale confirme et consolide la poursuite du mandat de la 9ème législature

En effet, l’article 59 alinéa 1 de la Constitution fixe à 5 ans la durée  normale du mandat parlementaire. Il précise même à l’alinéa 3  que le mandat se termine à la fin de la 2ème session ordinaire de la dernière année de son mandat. Il en ressort que c’est en décembre 2005 qu’aurait du prendre fin la 9ème législature. Or tout le monde aura constaté que l’Assemblée Nationale, passée cette échéance, a continué de fonctionner jusqu’en 2010, sans qu’aucun parti ni groupement ou responsable  politique n’ait trouvé à redire. Les partis politiques et mouvements membres du RHDP qui avaient fort bruyamment contesté la poursuite du mandat du Président de la République au-delà d’octobre 2005 n’ont émis aucune protestation au cours de cette période contre la poursuite du mandat de la 9ème législature. Les Députés du RHDP ont continué de siéger aux cotés de ceux du FPI, de l’UDPCI,  du PIT, du groupe Solidarité ainsi que du groupe Loyauté. Courant 2010 on s’en souvient, le Groupe parlementaire RHDP avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire à propos de l’affaire Désiré Tagro. De même, le gouvernement de son côté a continué durant toute cette période de travailler avec l’Assemblée Nationale comme prévu et organisé par la Constitution. Le fruit de cette collaboration institutionnelle est matérialisé par une quarantaine de lois votées par l’Assemblée Nationale au cours de la période 2005-2010 ( Voir Adresse à la Haute attention du peuple de Côte d’Ivoire du Président Mamadou Koulibaly, l’Inter du 29 septembre 2011).

Il ressort des faits qu’au-delà de la durée formelle du mandat parlementaire (5ans), l’Institution a fonctionné avec le sentiment, tant de ses membres que des autres institutions politiques,  que cette pratique n’était pas contra legem , qu’elle était  conforme à la Constitution. Mais cette intime conviction source d’une  pratique politique notoire, continue, uniforme et incontestée repose sur un double fondement juridique : l’article 59 alinéa 4  de la Constitution et l’Avis no 2005-013 /CC/SG du 15 décembre 2005.

L’article 59 de la Constitution prescrit la continuité parlementaire

  Après avoir établi la durée du mandat parlementaire à 5 ans en son premier alinéa, l’article 59 en son alinéa 4 dispose que les «  élections ont lieu 20 jours au moins et 50 jours au plus avant l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée Nationale. ».

Deux observations s’imposent ici :

D’une part, le Constituant distingue la durée formelle du mandat (5 ans), de la durée matérielle, effective, qui elle n’intervient qu’avec l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée Nationale, laquelle elle-même, dépend de l’organisation préalable d’élections destinées à renouveler le Parlement. Cette formule de fin de mandat n’est pas propre à la seule Assemblée Nationale, on la retrouve également à propos de la durée du mandat présidentiel fixée à 5 ans mais dont l’article 39 alinéa 1 de la constitution dispose que « les pouvoirs du Président de la République en exercice expirent à la date de la prise de fonction du Président élu, laquelle a lieu dès la prestation de serment ». Ce qui veut dire ici aussi, qu’il faut d’abord organiser des élections avant que n’intervienne la fin effective du mandat présidentiel en cours.

D’autre part, le Constituant prévoit des élections de renouvellement du corps législatif, enfermées dans une double conditionnalité temporelle. Concernant le moment, elles doivent intervenir avant la fin des pouvoirs. Concernant le délai,  elles doivent être organisées  entre 20 et 50 jours.

Il faut voir que c’est l’organisation des élections qui donne leur  sens à la notion de souveraineté nationale et  à la durée du mandat prescrite par la Constitution.  L’élection, c’est l’acte périodique par lequel le peuple souverain désigne ceux qui auront qualité pour le représenter et exprimer sa volonté.

Il apparait ainsi que la fin du mandat parlementaire, ne va pas sans la condition de l’organisation des élections en vue du renouvellement du corps législatif.

L’usage du mot «  avant » indique clairement  que ces élections sont une nécessité pour sanctionner la fin du mandat en cours mais aussi et surtout  un préalable à celle-ci, préalable  dont le sens et la portée ne s’éclairent que par le souci du constituant d’éviter à la fois un vide parlementaire ( la non représentation du peuple souverain conformément à l’article 32 alinéa 1 « le peuple exerce sa souveraineté par la voie du referendum et par ses représentants élus »), et  un vide juridique( l’absence de l’Assemblée nationale ,organe  institutionnel chargé de faire les lois de la République). Peut-on imaginer un seul instant que le pouvoir judiciaire soit suspendu par l’exécutif ? Que l’ensemble du système judiciaire soit interdit d’exister ou empêché de fonctionner pour rendre la justice ?

Enfin, il s’agit pour le constituant d’éviter un vide parlementaire ou juridique qui porterait immanquablement  atteinte au principe de l’existence, de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire,  tel que prévu et organisé par la Constitution du 1er Août 2000 dans son Préambule et aux Titres II, III , IV, V, VI, VII, VIII, IX, XIV. La continuité parlementaire et par conséquent la continuité de l’actuelle législature se déclinent aussi du principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, un principe inscrit dans le préambule de la Constitution et donc  de valeur constitutionnelle. C’est d’ailleurs dans ce sens que s’est prononcé  le Conseil Constitutionnel formellement  saisi à propos de la prolongation du mandat de la 9ème  législature.

L’avis n° 2005-013/CC/SG du 15 décembre 2005 autorise la prolongation du mandat de l’actuelle législature

 A suffisance, la mauvaise foi politique et juridique a caractérisé le (faux) débat lancé fin 2005  par le RHDP,  exigeant  la fin obligatoire   en octobre 2005 du mandat du Président Laurent GBAGBO, malgré la crise militaro-politique qui a  fait obstacle à l’organisation à cette époque  de l’élection présidentielle. En vue de clore ce débat qui touchait également les Députés, le Président de la République a tenu à s’assurer, en sa qualité de garant du respect de la Constitution, de la conformité de la poursuite de la 9ème législature à celle-ci. C’est dans ce contexte et dans ce cadre qu’il a saisi le Conseil Constitutionnel d’une demande d’Avis à l’effet de savoir « si le défaut d’élection dû à la situation de crise que connaît la Côte d’Ivoire, entrainait la dissolution et la fin des pouvoirs de l’Assemblée Nationale ? ».

Dans son Avis précité du 15 décembre 2005, le Conseil Constitutionnel a apporté une réponse claire et négative qu’il importe de rappeler.

Le Conseil constate d’abord, «  que  l’atteinte portée à l’intégrité du territoire depuis le 19 septembre 2002 n’a pas permis la tenue d’élection dans les délais constitutionnels ». Puis il poursuit aussitôt par un considérant mémorable : « …considérant cependant, qu’à défaut d’élections dans les délais constitutionnels, les pouvoirs de l’Assemblée Nationale ne peuvent prendre fin sans porter atteinte à des principes et des règles de valeur constitutionnelle à savoir :

-         la séparation et l’équilibre des pouvoirs exécutif et législatif, la cessation des fonctions de l’Assemblée Nationale pouvant rompre l’équilibre ;

-         la continuité de la vie de la Nation, qui implique le maintien du Parlement.

-         La mise en œuvre de l’article 48 de la constitution au terme duquel l’Assemblée nationale se réunit de plein droit et ce aux fins de contrôle des mesures  exceptionnelles pouvant être prises par le Président de la République.

De ce qui précède, le Conseil Constitutionnel tire la conclusion que «  l’Assemblée Nationale demeure en fonction et conserve ses pouvoirs ».

Faut-t-il rappeler qu’aux termes de l’article 88 de la Constitution, c’est au Conseil constitutionnel et à lui seul  que revient la compétence de régulation du fonctionnement des pouvoirs publics. Si l’article 34 de la Constitution donne au Président de la République mission de « veiller au respect de la Constitution », en revanche en ce qui touche le fonctionnement des Institutions de la République, ses attributions au titre de l’article 48 de la Constitution qui du reste sont exceptionnelles, ne concernent nullement leur régulation mais plutôt la prise de mesures exceptionnelles en vue d’assurer leur fonctionnement régulier dans l’hypothèse ou celui-ci serait «  gravement menacé ou interrompu » . Par ailleurs il aurait été paradoxal, vue la nature présidentielle du régime ivoirien, qui postule une stricte séparation des pouvoirs politiques, exécutif et législatif, de confier à l’un, la compétence de réguler le fonctionnement de l’autre, sans affecter ce principe et sans détruire l’équilibre constitutionnel et politique institué à dessein. Sous cet angle, les mesures prises par Alassane Ouattara et qui ont pour effet ou pour conséquence d’empêcher le fonctionnement de l’Assemblée nationale sont manifestement anticonstitutionnelles.

Mais elle l’est encore plus, d’autant qu’elle méconnait l’Avis du 15 décembre 2005, rendu par l’Autorité habilitée à réguler le fonctionnement des pouvoirs publics. Or, l’Avis du 15 décembre 2005 disposant que «  l’Assemblée Nationale n’est pas dissoute, elle  demeure en fonction », s’impose sans discussion à Alassane Ouattara. Il s’impose parce qu’aucune autre Autorité n’est habilitée à donner un autre Avis sur la question.

Ainsi  Alassane Ouattara n’a pas  compétence pour mettre fin au fonctionnement de l’Assemblée nationale ni pour la suspendre ; mieux il est même tenu, au regard, tant de l’article 98 que de l’article 48 de la Constitution, d’assurer par tous les moyens, y compris par des mesures de caractère exceptionnel, le fonctionnement régulier de l’institution parlementaire.  Il ne saurait dans ces conditions constituer un obstacle au fonctionnement de l’institution parlementaire  sans se rendre coupable de violation manifeste et délibérée de  la Constitution.

II – SUSPENSION OU EMPECHEMENT DE l’ASSEMBLEE NATIONALE DE FONCTIONNER ?             

   Alassane Ouattara en vérité n’a pris aucun acte formel de dissolution, ni de suspension de l’Assemblée nationale, cependant le résultat à l’arrivée est le même : celle-ci ne fonctionne pas depuis le 11 avril 2011, aucune réunion officielle ni même officieuse, n’a  été tenue! La première session ordinaire 2011 qui devrait s’ouvrir le dernier mercredi du mois d’avril n’a jamais eu lieu.

Dans les faits il y a blocage, il y a empêchement de l’Assemblée nationale de fonctionner du fait de certains actes posés par  Alassane Ouattara :

- Il y a d’abord les déclarations affirmant la fin du mandat des Députés de la 9ème législature. Lancées officiellement dans le contexte socio-politico-militaire actuel, caractérisé par une insécurité généralisée, de tels messages sont de nature à tempérer fortement les ardeurs des représentants du Peuple.

- La non allocation d’un budget de fonctionnement à l’Assemblée nationale. Sans moyens financiers comment l’institution pourrait-elle faire face aux dépenses courantes que sont le salaire du personnel, les indemnités parlementaires, le fonctionnement de l’administration… ?

- Le refus du versement de leurs arriérés d’indemnités aux députés de la 9ème législature, malgré l’insistance de ceux-ci auprès de AO . Le silence par lui adopté sur cette question ne peut être interprété autrement que dans ce sens ;

- L’arrestation et la détention de nombreux Députés en dépit de leurs immunités qui traduit de la part d’Alassane Ouattara un mépris manifeste de l’institution parlementaire, de son « essence souveraine »,  de ses principes et règles fondamentaux. Cette violation flagrante de la Constitution a pour conséquence directe d’empêcher des députés de siéger et pour conséquence indirecte, de dissuader les députés non arrêtés   mais  craignant pour leur liberté, tant de parole que d’aller et de venir, de participer aux sessions parlementaires, dans la mesure où « la couverture immunitaire statutaire » que leur garantissait les articles 67 et 68 de la Constitution a été rendue inopérante par Alassane Ouattara.

Et pourtant la Constitution fait obligation à Alassane Ouattara, sauf si elle est suspendue en droit ou en fait, de ne pas bloquer mais d’assurer le fonctionnement régulier des institutions y compris  l’Assemblée Nationale qui vote le budget de l’Etat  (article 48 précité).

En effet, notre régime constitutionnel est de type présidentiel et se présente donc comme un régime de séparation rigide et équilibré des pouvoirs. Dans un tel régime le Président de la République ne peut ni dissoudre ni suspendre l’Assemblée nationale et à fortiori bloquer son fonctionnement. A l’inverse,  la responsabilité politique  du Président de la République et de son Gouvernement ne peut être  engagée devant l’Assemblée Nationale.

A la vérité, affirmer que l’Assemblée Nationale est suspendue relève à notre sens d’une grave méconnaissance du rôle et des missions de cette institution dans le fonctionnement de l’Etat. En effet, la Constitution confie à l’Assemblée Nationale des missions propres qu’elle exécute seule, et des missions qu’elle exécute en liaison obligatoire avec le Président de la République, mais toutes ces missions s’inscrivent dans le principe de la continuité de l’Etat.

MISSIONS PROPRES DEVOLUES A L’ASSEMBLEE NATIONALE

Au titre des fonctions propres, Les fonctions législatives et le vote du budget sont certainement les  mieux connues. Ce sont des attributions propres et permanentes que nul ne peut confisquer ni exercer en ses lieux et place, pas même le Président de la République, du fait du principe de la séparation des pouvoirs. L’adoption du budget par voie d’ordonnance suite à une habilitation formelle de l’Assemblée Nationale est une exception qui ne saurait être érigée en une règle de gouvernement sauf bien sur s’il s’agit d’un régime d’exception.

Outre ces deux fonctions, d’autres sont prévues dont l’importance n’est pas des moindres.

Aux termes de l’article 32 de la Constitution, les députés sont des représentants du Peuple souverain, élus comme tels, avec pour mission d’exprimer sa volonté dans le temps de leur mandat. Seul le Peuple qui l’a mandaté peut mettre fin au mandat du Député, à l’exclusion du Président de la République qui n’est rien d’autre qu’un autre élu mandaté aussi par le même Peuple. En déclarant la fin de l’Assemblée Nationale, Alassane Ouattara se rend-t-il compte qu’il s’arroge le droit de mettre fin au mandat des Députés qu’il na pas désignés, en lieu et place de leur mandant qui est le Peuple de Côte d’Ivoire ? Pense-t-il être égal ou supérieur au Peuple de Côte d’Ivoire au point d’ignorer la souveraineté et la volonté de celui-ci ?

L’Assemblée nationale est par ailleurs chargée d’une mission de contrôle de l’action gouvernementale, même si la responsabilité politique de l’exécutif ne peut être mise en cause. C’est le sens des moyens d’information prévus par l’article 82 de la Constitution que sont les questions orales et écrites et les commissions d’enquête parlementaires. Qui assurera un tel contrôle sur le Gouvernement en l’absence de l’Assemblée nationale ?

L’Assemblée Nationale est également chargée de surveiller le Président de la République agissant es qualité  dans le cadre de l’article 48 de la Constitution qui  confère à  celui-ci des pouvoirs exceptionnels. De même, l’Assemblée Nationale joue un rôle déterminant en cas de crime de haute trahison du Président de la République, la responsabilité pénale de ce dernier pouvant être engagée. Aucune autre Institution en dehors de l’Assemblée Nationale ne peut assumer de telles fonctions.

L’Assemblée Nationale est chargée de la protection des Députés, en s’assurant du respect des immunités parlementaires tant pendant les sessions qu’en dehors des sessions. Comment une telle obligation pourra-t-elle etre assurée en son absence ?

Le Président de l’Assemblée Nationale assure l’intérim de la Présidence de la République en cas de vacance du pouvoir (article 40 de la Constitution). En l’absence du Parlement comment réglerait-on la question du vide juridique qu’entrainerait une éventuelle vacance du pouvoir ?

L’Assemblée Nationale est enfin chargée, tout comme le Président de la République, de protéger la Constitution par le déferrement au Conseil constitutionnel, des engagements   internationaux visés à l’article 84 avant leur ratification, ainsi que des lois avant leur promulgation. Comment désormais assurer efficacement  cette fonction protectrice de la loi fondamentale en l’absence de l’Assemblée nationale ?

ATTRIBUTIONS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE IMPLIQUANT OBLIGATOIREMENT L’ASSEMBLEE NATIONALE.

Il en va ainsi en matière de référendum ou le Président de la République est tenu de consulter le Bureau de l’Assemblée nationale (article 43 alinéa 1). Toute déclaration de guerre, doit être autorisée par l’Assemblée nationale (article 73) de même que la  prorogation de  l’état de siège au-delà de 15 jours requiert également son autorisation (article 74 alinéa 2). Il y a enfin la procédure budgétaire telle qu’organisée par l’article 80 de la Constitution. Si l’éventualité d’un référendum, d’une déclaration de guerre ou d’un état de siège n’est  qu’hypothétique, en revanche s’agissant du budget nous sommes dans l’actualité récente. Le budget actuel a été adopté  par voie d’ordonnance sans aucune habilitation parlementaire préalable ainsi que l’exige l’article 75 alinéas 1,2 et 3. Nous sommes ici dans un cas de violation flagrante de la Constitution.

Ce qui précède montre bien la complexité de la fonction parlementaire qui ne saurait être réduite à la seule fonction de voter la loi. Suspendre l’Assemblée Nationale reviendrait par conséquent à paralyser le Gouvernement et l’Etat dans la gestion du pays,  sauf bien sûr si le Président décide de  gouverner par voie d’ordonnances. Mais, alors nous serions dans l’hypothèse d’un coup d’Etat qui ne dirait pas son nom.

A l’évidence, le régime instauré par Alassane Ouattara est un régime d’exception dans lequel les violations quotidiennes délibérées de la Constitution loin d’être le fruit de l’ignorance participent d’une politique délibérée pour atteindre des objectifs politiques majeurs. S’agissant du cas particulier de l’Assemblée nationale, les motivations et les objectifs n’échappent à personne.

POURQUOI Alassane Ouattara A-T-IL BLOQUE LE FONCTIONNEMENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ?

Les blocages contre le fonctionnement de l’Assemblée ne sont pas fortuits mais bien pensés et pour cause. En empêchant le parlement de fonctionner, Alassane Ouattara escompte les gains suivants :

-Tout d’abord Alassane Ouattara manœuvre dans le but d’être la seule institution politique active dans le jeu politique. Gouvernant alors par ordonnances du fait de l’absence du Parlement du champ politique, il peut agir en « dictateur constitutionnel » tant dans le domaine du règlement que dans celui de la loi. Actuellement, le train de mesures prises par voie d’ordonnances, c’est-à-dire dans le domaine de la loi qui relève normalement de l’Assemblée Nationale, en sont la preuve : l’ordonnance portant découpage des circonscriptions électorales ; l’ordonnance sur les collectivités territoriales…

- En l’absence du Parlement, il est débarrassé du contrepoids politique qu’il constitue et se trouve dégagé de tout contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale tel qu’institué par l’article 82 précité. Ainsi son Gouvernement n’aura-t-il pas à se justifier pour les hauts faits d’armes des FRCI qui émaillent hélas le triste quotidien des ivoiriens. Tout comme il n’aura pas à s’expliquer sur son engagement précipité dans des accords de défense avec la France.

- En l’absence du parlement  il peut continuer de garder en détention le Président Laurent Gbagbo, les membres de son Gouvernement ainsi que  des députés, notamment Simone Gbagbo,  Présidente du Groupe parlementaire FPI, malgré les immunités fonctionnelles qui les couvrent,  sans être interpelé par l’Assemblée nationale  ou son Bureau,  sur cette grave et manifeste violation de la Constitution.

 

III – SAUVER L’ASSEMBLEE NATIONALE, DE LA FIN PREMATUREE PROGRAMMEE PAR Alassane Ouattara : UN DEFI MAJEUR A RELEVER POUR LA SURVIE DE LA REPUBLIQUE,  DE LA DEMOCRATIE ET DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE

 

Au regard de la Constitution, Alassane Ouattara ne peut pas suspendre l’Assemblée Nationale, cela ne souffre d’aucune discussion. Il  n’a pas compétence pour le faire et l’on serait bien curieux d’être instruit de la disposition constitutionnelle qui lui confère un tel pouvoir exorbitant mais surtout de l’acte pris pour décider d’une telle suspension.

L’argument tiré des élections législatives projetées pour « décembre 2011 », pour justifier la suspension de la 9ème Législature ne peut nullement prospérer, il est même dangereux  pour notre système politique qui s’en trouverait profondément modifié et affecté dans sa nature de régime présidentiel. Cela reviendrait à  établir une prééminence du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif dans la mesure où le premier peut mettre fin à l’existence du second sans possibilité pour le second d’abréger le mandat du premier. Cela est contraire à la lettre et à l’esprit de notre  Constitution qui  institue une séparation équilibrée des deux pouvoirs. Ensuite accepter un tel argument c’est accepter l’instabilité parlementaire subséquente à de tels aménagements dictés par des considérations essentiellement circonstancielles. Enfin, on ne voit pas pourquoi la simple annonce d’une élection dont la date est susceptible de modification, devrait mettre fin au mandat de l’Assemblée Nationale, nonobstant les dispositions pertinentes de la Constitution et l’Avis du Conseil Constitutionnel du 15 décembre 2005.  En Côte d’Ivoire, les élections présidentielles prévues pour 2005 ont finalement eu lieu en 2010 et le contexte reste le même, il n’a pas fondamentalement changé, bien au contraire.

Bien entendu les déclarations multiples d’Alassane Ouattara et de ses collaborateurs pour marteler que le mandat parlementaire a pris fin depuis 2005, de même que diverses mesures prises pour empêcher le fonctionnement de l’Assemblée nationale telles que la confiscation du budget du Parlement et le non- paiement des députés et des fonctionnaires de l’institution, ne sont pas en soi des actes formels de suspension. Ils sont tout simplement des obstacles destinés à décourager la reprise des activités parlementaires ou à donner prétexte à ceux qui ne souhaitent pas voir le Parlement revivre, d’en sonner le glas.

Mais ces déclarations et ces obstacles n’empêchent pas la convocation de la deuxième session ordinaire du Parlement dans les formes prévues par la Constitution en son article 62 alinéa 3. Il n’est pas inutile à ce stade de reprendre  une disposition de la Constitution de la IIème République française (Constitution du 4 novembre 1848, article 68)  dont la pertinence pour notre propos est notable : « …Toute mesure par laquelle le Président de la République dissout l’Assemblée Nationale, la proroge ou met obstacle à l’exercice de son mandat est un crime de haute trahison. ».

Oui, si AO s’oppose au fonctionnement de l’Assemblée nationale et s’il pose des actes matériels pour concrétiser un tel projet au lieu d’agir pour en faciliter le fonctionnement, devoir républicain auquel l’invitent les articles 34 et 48 de la Constitution, alors il aura trahi le serment qu’il a prêté conformément à l’article 39 : « …je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution…. Que le Peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment ».

C’est le lieu de rappeler au professeur Mamadou Koulibaly , que ce n’est pas à Alassane Ouattara qu’il revient légalement de convoquer l’Assemblée nationale en sessions ordinaires ou de donner son accord , mais plutôt au Président de l’Assemblée Nationale qu’il continue de demeurer en vertu de l’article 59 alinéa 3 et de l’Avis du Conseil Constitutionnel du 15 décembre 2005 , car les sessions  sont de plein droit (article 52), elles ont un caractère statutaire et ne requièrent en aucun cas l’autorisation de Alassane Ouattara.

Le Président de l’Assemblée Nationale, le Bureau, Les responsables des Groupes parlementaires et l’ensemble des députés doivent agir dans l’urgence afin que se tienne la deuxième session ordinaire qui normalement doit s’ouvrir le 5 octobre 2011.

La convocation de  cette session qui rentre dans l’ordre normal des choses, aurait pour effet positif de repositionner l’Assemblée nationale dans la vie de l’Etat en cette étape cruciale de l’histoire de notre pays, de lui permettre de  jouer le rôle qui est normalement le sien dans un Etat de démocratie soucieux des droits et libertés des citoyens et du respect des lois. Elle permettra aussi et surtout d’éviter à la Côte d’Ivoire le  dangereux précédent de voir dans notre régime politique de type présidentiel, régime de séparation stricte et équilibré des pouvoirs,  l’Assemblée Nationale suspendue par les simples déclarations du Chef de l’exécutif.

KOUDJA KOUASSI JEAN-NOEL,

 Docteur en Droit, Politologue

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la réconciliation se fera sans libération de Gbagbo, dit Soro


03/10/2011

SORO GUILLAUME A T-IL OUBLIE SES CRIMES DE 2002,

IRIB- Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a demandé samedi aux partisans du président déchu Laurent Gbagbo de cesser de faire de sa libération une condition de la réconciliation, après la sanglante crise postélectorale qui a déchiré le pays.

“La guerre qui a eu lieu en Côte d’Ivoire est finie. Ceux qui doivent répondre devant la justice répondront devant la justice. Je lis dans les journaux +Il faut libérer Gbagbo pour qu’il y ait la réconciliation+. Mais arrêtons!”, a-t-il déclaré lors d’une cérémonie à Bouaké (centre), fief de l’ex-rébellion qu’il dirige.

“Faites la repentance et dites aux Ivoiriens ce que vous avez fait contre eux”, a-t-il poursuivi à l’adresse des pro-Gbagbo.

“Si c’est nous qui avions perdu, on ne serait même pas là pour parler de réconciliation. Nos têtes seraient brandies comme des trophées de guerre devant le palais” présidentiel, a-t-il asséné.

Le camp Gbagbo réclame sans relâche la libération de l’ex-président, arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010. Il est détenu et inculpé comme des dizaines d’autres personnalités de son bord.

“Réunification” de l’armée

Parallèlement au processus judiciaire, une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) a été officiellement mise en place cette semaine par le nouveau chef d’Etat Alassane Ouattara.

Guillaume Soro s’exprimait lors d’une cérémonie d’installation de chefs de l’armée, de la police et de la gendarmerie à Bouaké, dans le cadre d’une tournée pour le retour de la force publique dans le Nord.

La moitié septentrionale du pays est sous le contrôle de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis son coup d’Etat raté de 2002. Les combattants FN sont censés intégrer la nouvelle armée ou être démobilisés à terme, un processus très lourd et complexe, pour que la “réunification” proclamée soit une réalité.

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La Chambre préliminaire III de la CPI autorise le Procureur à ouvrir une enquête en Côte d’Ivoire


Des corps sans vie a Duekoue, l'oeuvre des FRCI

Le 3 octobre 2011, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) a fait droit à la requête du Procureur aux fins de l’ouverture d’une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour, qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, ainsi que sur les crimes qui pourraient être commis dans le futur dans le contexte de cette situation.

La Chambre préliminaire III, composée des juges Silvia Fernández de Gurmendi (juge présidente), Adrian Fulford et Elizabeth Odio Benito, a également demandé au Procureur de lui fournir toute information supplémentaire à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010.

La juge présidente, Mme Silvia Fernández de Gurmendi, tout en rejoignant la position majoritaire de la Chambre sur la décision d’autoriser l’ouverture de l’enquête, rendra prochainement une décision séparée partiellement dissidente.

Informations générales

La Côte d’Ivoire, qui n’est pas partie au Statut de Rome, avait, le 18 avril 2003, déclaré accepter la compétence de la Cour. La présidence de la République de Côte d’Ivoire avait confirmé cette acceptation les 14 décembre 2010 et 3 mai 2011.

Après avoir conduit un examen préliminaire, le Procureur de la CPI a conclu à l’existence d’une base raisonnable de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour aurait été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010.

La CPI est la première cour pénale internationale permanente créée en vertu d’un traité pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant la communauté internationale, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI


MIAKA OURETO PRESIDENT PAR INTERIM DU FPI

Dans une dépêche datée du 03 octobre 2011, l’Agence France Presse (AFP) nous apprend que le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) a été autorisé par cette haute juridiction internationale, à sa demande, à ouvrir « une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. »

La direction du FPI, qui en a été informée par voie de presse, se félicite de la décision de la Chambre préliminaire III de la CPI prise le 30 septembre dernier. Cette décision, qui n’est pas encore un acte d’accusation contre une ou plusieurs personnes déterminées, emporte notre adhésion. De fait, elle répond à nos préoccupations sur deux points qui nous semblent fondamentaux, pour une justice équitable et impartiale que nous appelons de tous nos vœux dans cette affaire. Il s’agit :
1.        De la prise en compte des crimes contre l’humanité qui auraient été commis au cours de ce qu’il a été convenu d’appeler crise postélectorale, par toutes les forces en présence, à savoir :
-          Les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) rebaptisées Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (F.R.C.I.) en pleine crise postélectorale ;
-          Les forces impartiales françaises et onusiennes (Licorne et ONUCI) ;
-          Les forces régulières de Côte d’Ivoire, ex-F.D.S. (Forces de Défense et de Sécurité).
 
2.        De l’extension de la même enquête sur la période allant de 2002 à 2010, période pour laquelle la Chambre préliminaire III a, par ailleurs, demandé au Procureur de lui « fournir toute information supplémentaire à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la CPI. »
 
Ces dispositions de la décision de la haute juridiction internationale sont de nature à faire la lumière sur tous les faits pouvant être qualifiés de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis l’échec du coup d’Etat perpétré contre le régime du Président Laurent GBAGBO, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 à ce jour. Elles augurent d’un procès équitable, juste et impartial. C’est le lieu de souligner que le FPI reste soucieux du renforcement de l’Etat de droit, protecteur de la dignité de la personne humaine.
 
Le Président Laurent GBAGBO, que ce parti politique a porté à la tête de la Côte d’Ivoire, par la voie démocratique des urnes en l’an 2000, n’a pas cessé d’œuvrer à la promotion de l’Etat de droit durant son mandat. Cette vision a été traduite par la création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme composées de toutes les sensibilités sociales, politiques et religieuses.
Le FPI déplore, dès lors, que malgré la présomption d’innocence – un droit fondamental et universel dont il bénéficie – à l’instar de tout citoyen du monde, l’on veuille déjà vouer le Président Laurent GBAGBO aux gémonies, en le présentant comme la cible des enquêtes judiciaires qui vont bientôt s’ouvrir.
 
L’on ose dire qu’il est à l’origine de cette crise meurtrière, parce qu’il aurait refusé de céder le pouvoir, à l’issue de la dernière élection présidentielle. Ce faisant, on oublie malheureusement et trop facilement que la Côte d’Ivoire est un Etat de droit où le résultat définitif de l’élection présidentielle est proclamé, conformément au droit en vigueur, par la seule juridiction compétente, le Conseil Constitutionnel. Cette haute juridiction nationale ayant proclamé et investi le Président Laurent GBAGBO vainqueur le 4 décembre 2010, il ne revenait pas à ce dernier de remettre en cause la décision juridictionnelle.
 
Dans ces conditions, le FPI se tient d’ores et déjà disposé à contribuer au bon déroulement des enquêtes en vue de la manifestation de la vérité. Il demande également aux Ivoiriens en général et à ses militants en particulier, de se tenir prêts et mobilisés, pour mettre à la disposition des enquêteurs de la CPI tous les éléments de preuve susceptibles d’aider à faire la lumière sur les faits incriminés.
 
Fait à Abidjan le 04 octobre 2011
 
Laurent AKOUN,
Secrétaire Général, porte parole du Front Populaire Ivoirien.
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CPI contre Laurent GBAGBO : VIGILANCE (La Révolution Permanente N°00107/10/11)


13/10/2011Tout d’abord, l’avènement d’une compétence de la Cour Pénale Internationale en Côte d’Ivoire est l’œuvre de Monsieur Dramane Ouattara. Or de tout ce qui ressort des déclarations constantes du Porte-parole du Président GBAGBO, ce dernier soutien à juste titre qu’il demeure le Président élu de Côte d’Ivoire. Que ni sa déportation par la France, ni le pouvoir de fait instauré par Monsieur Ouattara et la France, ne l’ont amené à renoncer à sa victoire reconnue et proclamée par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire qui l’a par ailleurs investi comme Président de la République.

 

SORO DEVRAIT REPONDRE EGALEMENT A LA CPI

La Révolution Permanente a lu avec beaucoup de surprise, les différents communiqués qui ont fait suite à une dépêche de l’AFP (Agence France Presse) datée du 3 octobre 2011, annonçant que la Chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale (CPI) a pris le 30 septembre 2011, une décision autorisant ladite cour à ouvrir « une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis en Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. »

La Révolution Permanente reste d’autant plus étonnée qu’en introduction au Communiqué produit par la Direction Intérimaire du FPI le 4 octobre 2011, l’on a pu lire : « La direction du FPI, qui en a été informée par voie de presse, se félicite de la décision de la Chambre préliminaire III de la CPI prise le 30 septembre dernier. Cette décision, qui n’est pas encore un acte d’accusation contre une ou plusieurs personnes déterminées, emporte notre adhésion. »

Dans la même dynamique, un autre Communiqué signé du Porte-parole du Président GBAGBO rendu public le 3 octobre 2011, a pris acte de cette décision de la CPI et formulé des observations notamment sur la période couverte par l’enquête et les circonstances de l’ouverture de cette enquête.

Pourquoi faut-il s’étonner ?

La Révolution Permanente s’étonne parce qu’elle a le net sentiment que les instances qui ont produit les communiqués ci-dessus évoqués, n’ont pas encore pris toute la mesure de l’engrenage international qui se met en  place.

Tout d’abord, l’avènement d’une compétence de la Cour Pénale Internationale en Côte d’Ivoire est l’œuvre de Monsieur Dramane Ouattara. Or de tout ce qui ressort des déclarations constantes du Porte-parole du Président GBAGBO, ce dernier soutien à juste titre qu’il demeure le Président élu de Côte d’Ivoire. Que ni sa déportation par la France, ni le pouvoir de fait instauré par Monsieur Ouattara et la France, ne l’ont amené à renoncer à sa victoire reconnue et proclamée par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire qui l’a par ailleurs investi comme Président de la République.

Dès lors, comment comprendre que le Porte-parole en vienne à reconnaître de façon tacite l’accord de coopération judiciaire signé par un individu qui incarne un pouvoir de fait issu d’un coup de force perpétré par la France contre le Président GBAGBO, en allant jusqu’à admettre la compétence de cette fameuse cour en Côte d’Ivoire au point de lui formuler des observations sur son champ d’investigation ?

Ensuite, notre étonnement est d’autant plus grand, que la Direction du FPI a abondé dans le même sens, aboutissant du coup à une posture totalement illisible pour les combattants engagés dans le combat pour la libération de la Côte d’Ivoire et la restauration de l’Autorité de l’Etat ivoirien.

Par ailleurs, la Révolution Permanente s’interroge sur les raisons pour lesquelles ni le Porte-parole, ni la Direction du FPI n’ont pris en compte le désaveu officiel de la CPI par l’Union Africaine dont le Président en exercice et le Président de la Commission, j’ai nommé Messieurs Obiang NGuema et Jean Ping, ont lors du dernier sommet de l’UA tenu à Malabo, dénoncé publiquement les comportements racistes, fascistes et sulfureux de Monsieur Moreno Ocampo, Procureur de la CPI commis pour venir enquêter sur les crimes éventuels contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire.

Ce désaveu officiel des Autorités de l’UA devait être interprété comme une invitation de l’Union Africaine aux dignes fils d’Afrique à privilégier la création de Tribunaux Spéciaux africains pour le règlement des cas de violation des Droits de l’Homme qui prendraient la forme de crime contre l’Humanité. Dès cet instant, nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles ni le Porte-parole ni la Direction du FPI, ne privilégient la voie visant la création d’un Tribunal Spécial pour la Côte d’Ivoire relevant de l’Union Africaine.

Bien entendu, l’Union Africaine a déjà montré sa faiblesse dans les dossiers qui mettent en jeu les intérêts des impérialistes occidentaux en Afrique. Il en est ainsi du dossier ivoirien dont le règlement dans la voie de la vérité et du droit ivoirien, compromettrait les intérêts français.

Mais permettez-moi, si vous formulez une telle observation, de partager avec vous deux autres interrogations. Je sais, notamment, pour ce qui est du Porte-parole que vous savez que plusieurs Chefs d’Etat africains ont déjà exprimé clairement à Ouattara Dramane qu’ils sont opposés à sa volonté de faire juger le Président GBAGBO et en Côte d’Iovire et par la CPI. Ils sont allés jusqu’à lui suggérer sa libération car en le faisant juger, il créerait un fâcheux précédent en Afrique. C’est pourquoi ils ont préconisé la mise en place d’un véritable cadre de discussion et de réconciliation dont la déclaration récente du Groupe ad hoc baptisé les ELDERS, laisse transpirer les conclusions.

Alors notre question reste de savoir pourquoi cet environnement africain n’est-il donc pas exploité par le Porte-parole en rejetant avec véhémence l’idée d’une enquête qui prend la forme d’une souricière de la CPI contre Laurent GBAGBO et ses proches ?

Deuxième interrogation : comment voulons-nous que l’Union Africaine devienne forte si nous ne l’aidons pas à pousser plus loin, ses pas, même timides, mais qui osent aller dans le sens de la promotion d’une exception africaine ?

Alors permettez-nous de comprendre.

Qu’espère-t-on de la CPI dans le cas ivoirien ?

Qu’elle vienne reconnaître Ouattara coupable de crimes contre l’humanité ? Qu’elle vienne reconnaître Soro Guillaume et ses amis criminels coupables de crimes contre l’humanité ?

Si telle est notre espérance, c’est qu’elle n’est que pure illusion.

Et alors, il faut changer de fusil d’épaule en marquant dès cet instant un arrêt pour que ceux qui sont réellement engagés dans un vrai combat pour la libération de la Côte d’Ivoire prennent leurs responsabilités devant l’histoire.

Car la CPI vient juste pour embrouiller vos esprits en donnant à Ouattara le temps de perdurer en espérant que se produirait un syndrome de Stockholm du côté des militants de la Majorité Présidentielle.

A la vérité, le monde occidental n’a rien à cirer des principes dont il assurait la promotion au siècle dernier.

Il suffit de lire les révélations sur la stratégie de domination du monde proposée par Monsieur Brzezinski pour se convaincre que les anciens principes sur un monde civilisé, sur une justice internationale qui protège les droits humains, sur la promotion de la vérité et des lois comme gage d’une paix internationale, ont tous été jetés à la poubelle par le monde occidental.

Devant les difficultés économiques dont il ne sait comment en sortir, face à la concurrence des pays émergents, le bloc occidental ne croit plus en l’égalité des races, en l’égalité des nations dites souveraines même sur le plan du droit, en l’égalité des hommes à la naissance et devant la loi.

Laurent GBAGBO leur pose problème, ils vont se débarrasser de lui en créant une parodie de justice. Un point un trait.

Car selon, Monsieur Brzezinski, les méthodes ci-après doivent prévaloir désormais dans les rapports entre l’Occident et les Nations faibles pour maintenir une hégémonie intraitable : « 1. Corruptions des dirigeants locaux. 2. Chantages sur ces dirigeants locaux. 3. Campagnes médiatiques de diabolisation. 4. Déstabilisations diverses. 5. Embargos et blocus commerciaux. 6. Coups d’Etat. 7. Provocations de séparatismes. 8. Guerres par intermédiaires. 9. Bombardements. 10. Occupations terrestres. »

Comme le commente Michel Collon, il s’agit de « Toute une gamme de méthodes, on le voit, et qui peuvent évidemment se combiner, mais qui constituent toutes des agressions. »

Et ayant vécu l’expérience en cours en Côte d’Ivoire et en Libye, personne ne peut dire que ces principes ne sont pas mis en œuvre. Or, à la lecture, toutes ces méthodes sont dénuées de tout principe moral et s’inscrivent aux antipodes des valeurs qui sous-tendaient une Justice Internationale ou des rapports civilisés entre Nations au XXème siècle.

Alors pourquoi la Direction du FPI ou le Porte-parole croient, après avoir vécu le comportement négationniste de l’Occident vis-à-vis des lois ivoiriennes, que la CPI constituent une opportunité pour que Justice soit rendue au point de saluer son avènement en Côte d’Ivoire ?

Quels arguments pensent-ils développer avec l’aide des avocats français, pour que cette fameuse cour pénale abandonne sa mission première de neutraliser tous les Africains qui n’obéissent pas au doigt et à l’œil de l’Occident et décide plutôt de neutraliser des suppôts de l’Occident comme Dramane Ouattara et ses hommes ?

Alors je propose !

Que la Direction du FPI et, au besoin, le Porte-parole :

1.    renoncent à toute collaboration avec une cour dite de justice dont les antécédents caractérisés par une partialité insultante et le racisme contre les Africains constituent un motif suffisamment convaincant pour la rejeter et s’opposer à son action en Côte d’Ivoire ;

2.    affirment que la question reste pendante quant l’exercice légitime du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 car au moins la moitié des électeurs et des personnes habitant la Côte d’Ivoire ne reconnaissent pas Ouattara comme Président de Côte d’Ivoire tant que la vérité sur les élections de 2010 n’a pas été dite au regard du droit ivoirien. Dès lors, la gestion de fait à laquelle s’adonne Dramane Ouattara n’engage que lui-même y compris les accords qu’il signe avec des acteurs internationaux intervenant dans la crise ivoirienne. Si ce préalable n’est pas levé, toutes actions visant à humilier davantage Laurent GBAGBO et ses camarades de lutte entraînera un droit légitime de défense et les initiateurs desdites actions seront comptables de tout ce qui arrivera ;

3.    doivent comprendre qu’une meilleure coordination de la position, sur les questions importantes, de toutes les sensibilités engagées dans le combat pour la Libération de la Côte d’Ivoire, reste un gage d’unité  pour la victoire de tous et qu’à défaut, la lutte prendrait l’allure d’un gigantesque combat de rue qui verrait l’apparition et la prise totale du contrôle de la situation par des acteurs insoupçonnés qui mettront en œuvre, sans état d’âme, un programme révolutionnaire non partisan, pour faire respecter la Souveraineté de la Côte d’Ivoire.

A très bientôt.

Hassane Magued

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Libye – Mikhaïl Gorbatchev n’aime pas qu’on applaudisse à la mort de Kadhafi


nouamar el gadhafi

L’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a déclaré vendredi à Montréal qu’il “n’aimait pas” qu’on applaudisse à la mort de Kadhafi, jugeant que “régler un problème par les armes et les navires de guerre ne fait qu’aggraver la crise”.21/10/201

Invité par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain comme “l’homme qui a changé le monde”, M. Gorbatchev, 80 ans, a évoqué la fin de la guerre froide, dans laquelle il avait joué un rôle de premier plan, et les différentes crises actuelles.

“La mort de Kadhafi est applaudie. Je n’aime pas cela. Certes, Kadhafi lui-même était responsable, largement responsable de ce qui est arrivé à son pays. Mais quand on règle un problème par les armes et les navires de guerre, cela ne fait qu’aggraver la crise”, a-t-il dit.

Il a dénoncé au passage l’attitude du régime syrien qui “s’oppose à la démocratie avec des bombes et des missiles”.

Par ailleurs, M. Gorbatchev a estimé que la vague de contestation à travers le monde était “légitime” et “pas incompatible avec le processus démocratique”. ”Les bénéfices et les coûts de la mondialisation ne sont pas partagés correctement”, de plus en plus de gens “protestent contre l’inégalité et l’injustice dans le partage des richesses”, a observé l’ancien dirigeant communiste, et “la situation pourrait conduire à une explosion bien pire que ce que nous voyons maintenant”.

M. Gorbatchev a estimé qu’il s’agissait d’une “crise du système, du modèle basé sur le fondamentalisme de marché, accompagné d’irresponsabilité sociale et environnementale”.
Enfin, il a déploré la méfiance qui survit en Occident à l’égard de la Russie, injustifiée, selon lui.

Il a estimé que son pays était “à mi-chemin” de la démocratie, rappelant qu’il s’agissait d’une difficile “transition du totalitarisme à la démocratie et au marché”, tout en se disant “optimiste” sur l’apparition d’un grand “espace de coopération de Vladivostok à Vancouver, englobant la Russie, l’Europe et l’Amérique”.

AFP-Afreekelection.com

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Mouammar Kadhafi, le mécène de l’Afrique, décédé après 42 ans de règne sans partage


23/10/2011 icilome.com

Arrêté jeudi près de sa ville natale de Syrte, le Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya (Etat des masses) arabe libyenne, Mouammar Kadhafi, a succombé aux blessures, La page de l’ex-dirigeant libyen est ainsi définitivement tournée. 

Kadhafi, le mécène

Une Legende africaine

Arrivé au pouvoir le 1er septembre 1969 à l’âge de 27 ans après avoir mené avec un groupe d’officiers le coup d’État contre le roi Idris Ier, Mouammar Kadhafi s’est lancé dans une politique de grands travaux et a fait de la Libye l’un des pays les plus développés du Maghreb. Profitant des pétrodollars, il a su donner à ses compatriotes le minimum vital. Comme il le vantait lui-même dans ses nombreuses envolées lyriques : « Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. A Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables ».

De retour sur la scène internationale vers la fin des années 90 après plusieurs années d’embargo et d’isolement, Mouammar Kadhafi tente de convaincre les dirigeants des autres pays du continent africain autour de son rêve : la création des « Etats Unis d’Afrique ». Pour lui, c’est le seul moyen pour le continent de se développer et de s’imposer sur la scène internationale. Il se met alors à financer sans compter l’Union africaine qui avait d’ailleurs vu le jour en 1999 à Syrte, sa ville natale. S’appropriant les idées panafricanistes du père de l’indépendance ghanéenne, le Guide était pressé d’aller vers cette union de tous les Etats africains.

Dans cette dynamique, Kadhafi aidait financièrement des régimes à la santé financière fragile. Il savait aussi gaver de pétrodollars les potentats locaux qui n’hésitaient pas à lui rendre des « visites d’amitié et de travail », la trouvaille diplomatique qui masquait la mendicité avérée. Sans oublier qu’il a injecté beaucoup d’argent dans le développement de l’Afrique, investissant dans tous les domaines : Télécom au Niger, mines en République démocratique du Congo, hôtels au Ghana, au Gabon ou au Rwanda… Au Togo par exemple, l’hôtel de 2 février, le plus grand du pays, est devenu une propriété libyenne. Au Burkina Faso, le projet Ouaga 2000 n’a vu le jour que grâce à des investissements libyens. Il en est de même pour une série de projets comme la route du Guide, la clinique Suka ou encore l’hôtel Libya.

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) est en outre une initiative et une chasse gardée de Mouammar Kadhafi. Cette organisation internationale créée le 4 février 1998 à Tripoli (Libye) à l’issue du sommet réunissant les chefs d’État de la Libye, du Mali, du Niger, du Soudan et du Tchad, regroupe actuellement 28 Etats africains. Au nom de la magnanimité légendaire du Guide, des pays qui sont à des milliers de kilomètres du Sahel et du Sahara, y ont adhéré. Ce machin qui établit une union économique globale basée sur une stratégie à travers un plan de développement complémentaire avec les plans nationaux de développement des pays concernés, englobant l’investissement dans les domaines agricole, industriel, énergétique, social et culturel, et qui est entièrement financé par le « roi des rois traditionnels d’Afrique », disparaîtra à coup sûr dans les jours à venir.

Le mauvais

Pendant 42 ans, Mouammar Kadhafi a dirigé la Libye d’une main de fer. La démocratie, le respect des droits, le pluralisme politique et les élections … sont inconnus du Guide. Pour lui, tout individu qui formerait un parti politique devait être puni de la peine de mort ; des dizaines de pendaisons et de mutilations d’opposants, souvent retransmises à la télévision, avait lieu. Il réprimait également ceux qu’il estimait être des « ennemis de la révolution ». Bref, le sauveur qui se réclamait de Gamal Abdel Nasser, est devenu un loup pour ses compatriotes.

Sur le plan international, Mouammar Kadhafi est considéré pendant longtemps comme un soutien des mouvements terroristes. Selon les informations, il a soutenu de nombreuses organisations armées menant des actes de terrorisme, dont l’IRA (Irish Republican Army), l’ETA (Euskadi Ta Askatasuna – Pays basque et liberté) et les Brigades rouges désignent plusieurs organisations d’extrême gauche italienne. Il était également impliqué dans plusieurs actes terroristes : attentat dans une discothèque berlinoise fréquentée par des militaires américains en 1986 (mort de deux militaires américains et d’une femme turque), attentat de Lockerbie en Ecosse contre un avion de ligne civil américain, qui explose en plein vol en 1988 (270 morts), ou encore attentat dans le désert nigérien contre un avion français, le vol 772 de la compagnie française UTA reliant Brazzaville à Paris en 1989 (170 morts). A la suite de l’interception d’un message de l’ambassade libyenne à Berlin-Est suggérant l’implication du gouvernement libyen dans l’attentat à la bombe d’une discothèque de Berlin-Ouest, Ronald Reagan a ordonné le 15 avril 1986 un raid aérien (opération El Dorado Canyon) contre Tripoli et Benghazi.

Le Guide avait aussi financé et soutenu des mouvements rebelles un peu partout en Afrique. N’eut été l’intervention de la France en 1973, la bande d’Aozou au Tchad serait actuellement un territoire libyen. Durant la guerre ougando-tanzanienne en 1978-1979, il envoie 3 000 militaires pour soutenir Idi Amin Dada, en guerre contre la Tanzanie qu’il essaye alors d’envahir.
Maintes fois, il était accusé par ses homologues de soutenir les mouvements rebelles Touareg qui menacent la paix au Nord du Mali et du Niger. Il avait en outre contribué à la «formation» idéologique et militaire de l’ancien chef de guerre libérien Charles Taylor embastillé à La Haye pour crimes contre l’humanité commis lors de la guerre civile de Sierra Leone. L’armée de Mouammar Kadhafi est intervenue plusieurs fois dans le conflit en Centrafrique lors de la présidence d’Ange Félix Patassé dans les années 1990.

Il a en outre soutenu et financé de nombreux coups d’Etat dont le dernier en date est celui intervenu en Mauritanie avec l’actuel chef de l’Etat.

Recoller le morceau

Avec la mort hier du Guide libyen, c’est une page qui se tourne tant en Libye que sur le continent africain. D’abord, les différentes composantes du Conseil

une fin atroce

national de transition (CNT) se doivent de dominer leur ego et de prendre la voie de l’union qui fait toujours la force. S’entredéchirer pour des strapontins après la chute de l’ennemi commun, sera la plus grande erreur. Car, les populations libyennes attendent beaucoup des membres de cette structure de transition. La pacification du pays doit se faire avec tact et circonspection pour éviter que ceux qui soutenaient le Guide, ne soient des éternels parias.
Bien plus, la Libye doit rapidement travailler de concert avec ses voisins du Sahel, notamment le Mali, le Niger et le Tchad – afin de réduire les risques de déstabilisation dans la région. Avec les nombreux flux migratoires observés lors de la guerre civile, il faut des initiatives d’envergure et concertées dans le cadre de la sécurisation de la zone où règnent déjà des mouvements d’AQMI. De même, les Touaregs qui ne bénéficieront plus des largesses du Guide, constitueront des menaces permanentes.
Cependant, il se pose la question de savoir si les futurs dirigeants libyens seront aussi débonnaires que le Guide en finançant sans compter l’Union africaine et les despotes africains qui n’arrivent pas à offrir le minimum à leurs concitoyens. Et chose curieuse, aucun dirigeant africain n’a encore réagi à l’annonce de la mort de Kadhafi.

R. Kédjagni

 

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Obama, le fils de l’Afrique, s’accapare les joyaux du continent


Source : Telediaspora.net

Le 14 Octobre, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis

allaient envoyer des forces spéciales américaines en Ouganda pour

prendre part à la guerre civile.

Un Nobel de la honte

Dans les mois à venir, des troupes de combat américaines vont être envoyées au sud-Soudan, au Congo et en Centrafrique. Elles n’engageront le combat qu’en cas de “légitime défense” a dit Obama de manière satirique. Avec la Libye tombée dans l’escarcelle, une invasion américaine du continent africain prend forme.  La décision d’Obama est décrite par la presse comme étant “hautement inhabituelle” et “surprenante” et même “bizarre”. Il n’en n’est rien. Ceci n’est que la logique de la politique américaine depuis 1945. Prenez le Vietnam. La priorité était d’arrêter l’influence de la Chine, un rival impérialiste et “protéger” l’Indonésie, que le président Nixon appela “le plus gros magot en ressources naturelles de la région.. La plus grande des récompenses”. Le Vietnam était simplement sur le chemin et le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens, la dévastation et l’empoisonnement de leur pays étaient le prix de la réalisation des objectifs de l’Amérique. Comme toutes les invasions américains suivantes, un sentier de sang qui s’étend de l’Amérique latine à l’Afghanistan en passant par l’Irak, le leitmotiv était toujours la “légitime défense” ou “la cause humanitaire”, des mots vidés depuis longtemps de leur sens propre.

[ Lire la suite dans afrikarena http://wp.me/P1v2qU-24]

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Le nouveau patron de l’Onuci est à Abidjan


Le Néerlandais Albert Gerard Koenders, nouveau chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) qui a joué un rôle majeur dans la récente crise post-électorale, a placé son mandat sous le signe de “la paix” et des “droits de l’Homme” à son arrivée lundi à Abidjan.

Choi Young Jin le Coreen remplace par un Néerlandais Albert Gerard Koenders

24/10/2011-L’Onuci va sous sa direction oeuvrer à “assurer la sécurité, la stabilité et les droits de l’Homme”, a déclaré M. Koenders devant la presse à l’aéroport de la capitale économique ivoirienne. Leaders politiques et citoyens doivent “s’engager sur le chemin de la paix et travailler ensemble pour la stabilité, la paix et l’unité nationale”, a-t-il poursuivi. ”L’organisation d’élections législatives démocratiques et inclusives”, prévues le 11 décembre, “sera une étape importante”, a-t-il ajouté.

 Nommé fin juillet par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, il succède au Sud-Coréen Choi Young-jin, qui a achevé son mandat fin août.
 L’Onuci a été au coeur de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, née du refus de l’ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin de novembre 2010, et qui a fait quelque 3.000 morts.
 Prise à partie parfois violemment par les pro-Gbagbo, elle protégea le président élu Alassane Ouattara à son QG du Golf hôtel avant d’apporter, avec la force française Licorne, un appui décisif aux combattants pro-Ouattara durant la bataille d’Abidjan, conclue par l’arrestation de l’ancien chef d’Etat le 11 avril.
 Présente depuis avril 2004, la mission onusienne compte actuellement environ 12.000 personnes (civils et militaires).
 M. Koenders a plus de 25 ans d’expérience dans les affaires internationales, la coopération et le développement. Il a été ministre néerlandais de la Coopération et du Développement de 2007 à 2010.
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Libye – Le corps de Mouammar Kadhafi a été enterré dans la nuit (Conseil militaire)


25/10/2011 Afreekelection.com

Un Africain ou un Arabe peut mourir, l'occident s'en fout!

Le corps de l’ex-leader libyen Mouammar Kadhafi, exposé depuis vendredi dans un chambre froide à Misrata, a été enterré dans la nuit de lundi à mardi dans un “endroit secret” au terme d’une cérémonie religieuse, a indiqué à l’AFP un membre du Conseil militaire de Misrata.

Les corps de Mouatassim Kadhafi, son fils, et de l’ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, exposés à ses côtés depuis plusieurs jours, ont été inhumés “dans la nuit de lundi à mardi près de lui”, selon la même source qui a requis l’anonymat, confirmée par un autre membre du Conseil militaire.

Selon des gardes postés à l’entrée du marché des faubourgs de Misrata (215 km à l’est de Tripoli), où les dépouilles étaient exposées, un convoi de quatre ou cinq véhicules militaires a emporté les corps tard lundi soir vers un lieu inconnu.

Trois dignitaires religieux, partisans de Mouammar Kadhafi, ont prié et procédé à une cérémonie religieuse avant l’inhumation, selon le membre du Conseil militaire.

Deux fils de l’ex-ministre de la Défense, emprisonnés mais amenés là pour l’occasion, ainsi que son père étaient présents à la levée des corps, selon la même source.

“J’ai vu le permis d’inhumer. Il indiquait que Kadhafi avait deux blessures par balles, une dans la tête, une dans la poitrine, et qu’il portait les cicatrices d’opérations chirurgicales anciennes, une à la nuque, deux à l’estomac et une à la jambe gauche”, a précisé cette source.

Après 42 ans de pouvoir et huit mois de guerre civile, l’ex-dictateur avait été capturé jeudi par les combattants de Misrata à la sortie de Syrte, ville côtière située à 250 km au sud-ouest de Misrata.

Originaire d’un village proche de Syrte, cité notoirement pro-Kadhafi, il avait ensuite été tué dans des circonstances troubles peu après sa capture, certains évoquant une exécution sommaire.

Une autopsie a été réalisée sur son cadavre, mais le médecin l’ayant effectuée a indiqué ne pas pouvoir en communiquer les résultats pour le moment, attendant le feu vert des autorités de Tripoli pour s’exprimer sur le sujet.

© Agence France-Presse

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FRANCE, Visite d’Etat “King size” pour ADO en décembre



Sarkozy, le nouveau 

conquérant

Le 23/11/2011 - Le président Alassane Ouattara a décidé de marquer le coup pour sa première visite d’Etat en France, du 18 au 21 décembre. 65 ministres, membres du cabinet et d’institutions, hommes d’affaires et personnalités du monde culturel composeront sa délégation. De nombreux membres de sa garde rapprochée seront présents : Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence ; Marcel Amon Tanoh, directeur de cabinet ; Sidi Touré, chef de cabinet ; Téné Birahima Ouattara, directeur des affaires administratives ; les conseillers Philippe Serey-Eiffel, le généralAbdoulaye CoulibalyChristian DelmotteMasséré Touré ; ou encore le chef de la sécurité Jean-Baptiste Soro. Sans oublier le médecin personnel du chef de l’Etat, Mamadou Diaby, et son kinéVassiriki Cissé. La première dame, Dominique Ouattara, viendra avec sa propre équipe, dont Nadine SangareBrahima Coulibaly(protocole), l’adjudant-chef Bruno Diby (aide de camp) et Fouad Seemad (chargé de mission).

Outre quinze ministres, des personnalités comme Charles Konan Banny (commission “Dialogue vérité réconciliation”), Marcel Zady Kessi (conseil économique et social), Jean-Louis Billon (chambre de commerce de Côte d’Ivoire) ou l’international de football Didier Drogbaseront de la fête. En outre, le protocole a prévu “une liste de députés nouvellement élus du Rassemblement des houphouëtistes pour la paix et la démocratie (RHDP)”. Elle sera définie au lendemain des législatives du 11 décembre.

Comme toute visite d’Etat, ce déplacement est rodé (entretien et dîner à l’Elysée, rencontre avec le maire de Paris, dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu…). Paris et Abidjan devraient signer le nouveau “partenariat de défense” en présence, côté ivoirien, des généraux Mathias Doué et Joseph Tany Ehui. Une intervention d’Alassane Ouattara au Medef et un déplacement à Bordeaux, ville dont le ministre des affaires étrangères Alain Juppé est maire, sont d’ores et déjà calés. Quant au premier ministre Guillaume Soro, il gardera la maison Côte d’Ivoire ! Plus prudent.

IN LA LETTRE DU CONTINENT.

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FAUT-IL CRAINDRE UNE REVOLTE DANS L’ARMEE DE COTE D’IVOIRE?


26/10/2011 Katakro

Depuis quelques mois, des rumeurs persistantes faites de communiqués  anonymes, font état de mécontentements et de menaces sur la stabilité de l’armée.

l'Armee est fragilisee

Cette fragilisation qui est à mettre au compte de la suspicion entre frères d’armes et de l’intrusion dans la grande muette d’éléments usurpateurs issus de la rébellion n’est pas de nature à restituer à cette armée, la solidarité nécessaire au retour de la sécurité des personnes et des biens. En attendant de vous livrer notre analyse, nous vous proposons un communiqué récent.

Le 26 octobre 2011 par IVOIREBUSINESS – COMMUNIQUE DES OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS LIBRES DE LA GENDARMERIE NATIONALE DE CÔTE D’IVOIRE.

« C’est avec la plus grande consternation que nous adressons ce message fort à toutes les unités de la Gendarmerie nationale, précisément au COMMANDANT SUPERIEUR DE LA GENDARMERIE, LE GENERAL GERVAIS KOUASSI. Tout comme on dirait « PRO PATIA PRO LEGUE » ou « POUR LA PATRIE POUR LA LOI ».

Depuis l’avènement de la crise politico-militaire qui a prévalu en Côte D’Ivoire, nous avions eu le souci de la défense de notre patrie face à une rébellion lourdement armée. Ceci étant, par ordonnance de l’ex-chef suprême de l’armée, une fusion des différents corps vit le jour, à savoir les Forces de défense et de sécurité (FDS), pour la sécurisation du territoire national ivoirien, divisé en deux.
Mais cela s’est avéré vain, juste à cause de la traitrise de certains de nos frères d’armes.
Dès lors, nous nous rendîmes compte que certains militaires, pour des fins politiciennes et prêts à satisfaire des politiciens travaillant pour le compte des occidentaux, ont réussi à opérer une déstabilisation fulgurante de notre jeune armée, redoutable et crainte sur le champ d’actions.
Certes, certains collègues se disant RHDP (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) trouveront une appartenance à notre message, alors qu’il n’en n’est rien. Mais n’en déplaisent à ceux-ci car tous aujourd’hui, nous subissons sans distinction les HUMILIATIONS DU REGIME D’ALASSANE OUATTARA.
Par ailleurs, après la bataille triste du 11 AVRIL 2011 qui conduisit l’ex-chef suprême des armées Laurent Gbagbo à une chute par calomnie, force est de constater qu’il règne en notre sein, UNE POLITIQUE DE VENGEANCE QUI SE TRADUIT PAR DES ARRESTATIONS ARBITRAIRES AU SEIN DE LA REDOUTABLE CASERNE D’AGBAN.

En effet, quelques temps après la soit disant attaque de cette caserne qui n’était qu’un pur montage perpétré par des

Soro Guillaume,SG des FN, Ministre de la Defense

individus commis à cette tâche, nous constatons une fois de plus que les collaborateurs de l’ex-patron du GEB ( groupe escadron blindé ), le redoutable et vaillant officier digne de foi ABEHI JEAN NOEL, sont pris pour cible alors que nous notifions qu’aux alentours de cette caserne, tout juste du côté NORD, se trouve une base annexe des FRCI (forces républicaines de Côte d’Ivoire ) ex-rébellion.
Nous disons que les évènements survenus cette nuit-là s’inscrivent dans un contexte douteux, du moment où des officiers récemment nommés par LE GENERAL GERVAIS KOUASSI et qui devaient, après l’appel du soir, regagner leurs domiciles respectifs se trouvaient à des heures tardives un peu en balades dans la caserne.
Cela a suscité de nombreuses questions de notre part. En réalité, un officier dont nous taisons l’identité, avait déjà mis certains de ses collaborateurs en état d’alerte. A quoi cela répondaient –ils ?
Les instants ayant suivi, à 1H du matin, des tirs nourris se sont faits entendre, sans que nous ne sachions exactement de quel côté exactement ils provenaient.
Pendant ce temps, une patrouille de gendarmerie d’une unité récemment créée se trouvait à l’extérieur du camp, sous les ordres d’un officier dont nous taisons pour le moment le nom.

NOUS OFFICIERS ET SOUS OFFICIERS LIBRES DE LA GENDARMERIE NATIONALE, LANCONS UN APPEL A TOUS NOS FRERES D’ARMES EPRIS DE JUSTICE ET DE PAIX, A SE TENIR PRÊTS POUR LE COMBAT DE LA LIBERATION DE LA CÔTE D’IVOIRE.
Les réponses à toutes leurs questions sur les agissements du régime Ouattara viendront très bientôt. Car comment comprendre que des gendarmes, sans doute nommés sur des listes longtemps établies à l’avance, ont été pris pour une quelconque perquisition, alors qu’on sait que la quasi-totalité de nos frères d’armes détenaient leurs armes encore sur eux, parce qu’il règne une atmosphère de prudence dans les casernes. Du fait qu’aucun message officiel nous demandant de retourner les armes ne nous était parvenu. Ce que nous attendions afin de ne pas être taxé de rouler pour x ou y et se retrouver derrière les barreaux (CAGNARD), thème utilisé dans notre corps.
C’est l’occasion saisie par le nouveau patron de la GENDARMERIE, le général Gervais Kouassi, pour nous humilier alors que nous et nos familles nous apprêtions à quitter le camp à la date butoir 15 octobre 2011.
Face à tous ces agissements nous disons TROP C’est TROP. UN chef de corps, après une guerre, n’a pas de tels agissements. Surtout, sans abuser aucunement, il est de notoriété publique que le Général Gervais Kouassi n’a pas bonne réputation auprès de tous les gendarmes.
Même ceux étant en retraite peuvent en témoigner.
Aujourd’hui, il le paiera. Et nous tenons à dire que nous irons plus loin.
ET CELA Y VA DE NOTRE HONNEUR. CE REGIME PARTIRA TRES BIENTÔT.
Ça suffit. La patrie a trop souffert et nous en particulier.
La réconciliation tant prônée par Alassane Ouattara est un leurre.
Que cessent les actes de vengeance. Alors qu’on tue des gendarmes, vous restez muets, sans être capable de nous en dire plus et d’être du côté de vos hommes.
En lieu et place, vous nous traquez pour avoir défendu notre patrie.
Vous gagnerez à restituer nos casernes encore occupées, nos biens pillés, sans oublier le manque de tenues que vous n’avez été capable de nous en offrir.
A cet effet, consultez l’ancien patron qui fut un père pour nous, le GENERAL DE DIVISION KASSARATE ÉDOUARD.
Les arrestations arbitraires des officiers supérieurs tels GUIA BI POIN ex-patron du redoutable CECOS, le colonel ADOU, les capitaines ZOH LOI, BALLET, nos frères sous-officiers détenus au camp de KOUMASSI, sont monnaies courantes.
Tout cela par un régime incompétent qui ne peut régler les problèmes du pays.

NOUS LANCONS UN APPEL SOLENNEL A TOUS NOS FRERES D’ARMES, OFFICIERS ET SOUS-OFFICIERS DE GENDARMERIE A NOUS REJOINDRE ET A SE TENIR PRÊTS, AVEC DIGNITE ET DANS LA FOI, A LA LIBERATION DE LA CÔTE D’IVOIRE.
AUX COMMANDANTS DE BRIGADES RECEMMENT DEBARQUES, L’HISTOIRE DE LA CÔTE D’IVOIRE S’ECRIRA AVEC UNE GENERATION AMBITIEUSE DE GENDARMES INTELLECTUELS.
Nous sommes à une période de « l’agouti qui poursuit le chien ».
C’est pour une justice meilleure et une vraie démocratie, que nous prenons les armes pour libérer notre pays.
DIEU BENISSE NOTRE PAYS. « PRO PATRIA PRO LEGE »
OFFICIER DOSSO
OFFICIERS ET SOUS-OFFICIERS LIBRES DE LA GENDARMERIE NATIONALE DE CÔTE D’IVOIRE »

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Le FPI boycottera les urnes en Côte d’Ivoire -


“Leurs paroles, sont encourageantes mais malheureusement leurs actes ne sont pas dans le même esprit.

27/10/2011

ABIDJAN (Reuters) – Le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo boycottera les élections législatives de décembre pour protester contre le maintien en détention de l’ancien président et l’insécurité qui, estime Sylvain Miaka Ouretto dans une interview accordée mercredi à Reuters, menace l’équité du scrutin.

Miaka Oureto Président par Intérim du FPI

La décision du FPI augure mal du processus de réconciliation amorcée en Côte d’Ivoire après la guerre civile qui a suivi le scrutin présidentiel de novembre 2010 et fait 3.000 morts et plus d’un million de déplacés.

“Nous sommes complètement pour les élections, mais il ne faut pas y aller juste pour légitimer un pouvoir”, a expliqué Ouretto, ancien député ivoirien.

“Ils veulent avoir une assemblée de monopole, avec tout le monde disant ‘Oui, oui, oui’, mais nous, nous n’entrons pas dans ce chemin”, a-t-il ajouté.

Les législatives du 11 décembre doivent doter la Côte d’Ivoire de son premier parlement légitime depuis 2005 et sont censées poursuivre le retour à la normale dans un pays longtemps privé d’élections – le scrutin présidentiel de l’année dernière aurait normalement dû se tenir en 2005.

Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, a été capturé en avril avec l’aide des soldats français de l’opération Licorne et des casques bleus de l’Onuci, la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire.

Détenu dans le nord du pays, il doit être jugé pour “crimes économiques” en Côte d’Ivoire, a annoncé le mois dernier le président Ouattara.

Il pourrait aussi être poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui a ouvert une enquête sur de possibles crimes de guerre commis lors de la guerre civile.

“HYPOCRISIE”

Ouretto y voit la preuve d’un double langage des nouveaux dirigeants ivoiriens.

“Leurs paroles, dit-il, sont encourageantes mais malheureusement leurs actes ne sont pas dans le même esprit. Ils pourchassent les partisans de Gbagbo hors du pays. Nous, nous voulons une réconciliation véritable, et pas cette réconciliation de façade.”

Le FPI réclame la libération de Gbagbo et dénonce une justice partiale, soulignant qu’aucun partisan du camp de Ouattara n’a à ce jour été arrêté ou inquiété par la justice en dépit de preuves établissant que des crimes ont été commis par les deux camps.

Ouretto veut aussi que toute enquête remonte aux origines de la crise, bien avant l’élection présidentielle de l’an dernier, jusqu’à la tentative de coup d’Etat de septembre 2002 contre Laurent Gbagbo, qui avait conduit à la partition de fait du pays.

La CPI a précisé elle que ses investigations ne porteraient que sur la période récente, ayant suivi le scrutin de novembre 2010, et s’appuie pour cela sur une série de lois d’amnistie approuvées lors du processus de paix qui a abouti à la présidentielle.

“C’est de l’hypocrisie, dénonce Ouretto, lors de la rébellion de 2002 et 2003, des atrocités et des crimes de sang ont été commis. Des officiers supérieurs ont été exécutés de sang-froid.”

Le FPI souhaite aussi être représenté au sein de la commission électorale et conteste les listes électorales.

En outre, les conditions de sécurité actuelles en Côte d’Ivoire ne permettraient pas la tenue d’un scrutin équitable.

“L’insécurité, c’est grave. Il faut aller sur le terrain pour voir comment l’insécurité règne encore (…) Des hommes en armes régentent la vie dans les villages. Comment peut-on aller aux élections dans ces conditions?”

Henri-Pierre André pour le service français

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LE PLAN D’EXECUTION DE KADHAFI SUGGERE PAR LA MAISON BLANCHE ET APPROUVE PAR L’ELYSEE


28/10/2011-Le Canard Enchainé

Obama et Sarkozy ne voulaient pas qu’il s’en sorte vivant. De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale. Un drone américain Predator tire des roquettes. Un Mirage 200-D  large deux bombes GBU-12 de 225 kilos guidées au laser.

L Africain Américain et l'Africain Arabe

Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès.
Depuis quelques jours d’ailleurs, des commandos des forces spéciales américaines et françaises participaient ensemble à cette chasse au Kadhafi. À Paris, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), à la Direction du renseignement militaire (DRM) et au service action de la DGSE, plusieurs officiers évaluaient à une cinquantaine de membres du COS (Commandement des opérations spéciales) les militaires présents à Syrte.

Leur mission : porter assistance aux unités du CNT qui investissaient la ville, quartier par quartier, et, selon le jargon maison utilisé par un officier du CPCO, « ´´traiter´´ le guide libyen et les membres de sa famille ». Une formule codée en cours à la DGSE : « livrer le colis à Renard », et agir en sorte que Kadhafi n’échappe pas à ses poursuivants (une unité du CNT baptisé « Renard ?».

Hypocrisie internationale.

l'Africain Arabe et le Blanc de France, un regard qui en dit long

À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur. Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ «élimination physique »du chef libyen, à la différence des formules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président.

« La peine de mort n’était pas prévue dans les résolutions de l’ONU qui ont permis à l’OTAN d’intervenir, ironise un diplomate français. Mais il ne faut pas jouer les hypocrites. À plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repaires, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux. » Et le même de signaler que, lors d’un procès devant la Cours pénale internationale, « ce nouvel ami de l’Occident aurait pu rappeler ses excellentes relations avec la CIA ou les services français, l’aide qu’il apportait aux amis africains de la France, et les contrats qu’il offrait aux uns et aux autres. Voire plus grave, sait-on jamais ? ».

Le 20 octobre à 8h 30 du matin, l’objectif allait être atteint. Trois avions de l’OTAN s’approchent de Syrte. Rien à voir avec une mission de reconnaissance effectuée par hasard : une colonne de 75 véhicules fuit la ville à vive allure. Un drone américain Predator tire des roquettes. Un mirage F1CR français de reconnaissance suit un Mirage 200-D qui large deux bombesGBU-12 de 225 kilos guidées au laser. Bilan : 21 véhicules détruit et Kadhafi seulement blessé.

Soupirs de satisfaction.
Des forces spéciales françaises sont alors présentes sur les lieux. L’histoire ne dit pas à quelle distance de ce qui va survenir, et que raconte avec abondance de détails un officier des services militaires de renseignements : « Il est capturé vivant par des combattants surexcités. La foule scande ῞Allah Akbarˮà pleine poumons, le menace de ses armes et se met à le tabasser pendant que d’autres combattants qui peinent à prendre le dessus, crient de le maintenir en vie ».

On connait la suite, quelques images de ce lynchage suivi d’une exécution par balles sont apparues sur les écrans de télévision et dans la presse écrite. Mais la disparition de Kadhafi n’est pas la fin de l’histoire car, en croire une analyse barbouzarde, « la Libye est entrée dans un no man’s land politique, une zone de turbulences imprévisibles. » Voilà qui devrait inquiéter ceux qui, dans plusieurs capitales occidentales et arabes, ont poussé des soupirs de satisfaction que Kadhafi ne serait jamais la vedette d’un procès international.

Claude Angeli

Le Canard Enchainé

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Jacques Vergès : « S’ils ne le tuent pas, Gbagbo reviendra »


 Le Nouveau Courrier : 31/10/2011

Un des avocats du président Laurent Gbagbo, Jacques Vergès, a donné récemment une interview à la radio parisienne France Inter dans laquelle il s’est remémoré les conditions du kidnapping de son client, et a révélé le contenu de certains de leurs entretiens à Korhogo, avant d’évoquer des perspectives d’avenir.

Jacques Verges, avocat de renom

«La Côte d’Ivoire, ça commence par un contentieux électoral. Monsieur le président de la République française s’en mêle. A quel titre ? On ne sait pas. De son avion, Number One, puisqu’on imite les Américains, il téléphone à Gbagbo pour dire «vous avez 48 heures pour foutre le camp». Nous sommes en plein délire ! Et Gbagbo ne fout pas le camp. Alors on envoie l’armée. Et à la fin on le capture ! Ce sont les Français ! Ils ont laissé les autres le prendre, mais ce sont eux qui avaient forcé la porte», rappelle Jacques Vergès au micro de France Inter.

Rappelant qu’il connaît Gbagbo depuis qu’il lui a été présenté par Ouattara, un «paradoxe», selon lui. Jacques Vergès pense que le combat politique est loin d’être perdu pour son client, malgré la situation actuelle qui, selon lui, est loin d’être stable. «Moi j’imagine la Côte d’Ivoire plongée dans l’anarchie. Et je pense qu’à moins qu’ils ne le tuent, Gbagbo va revenir», a-t-il conclu l’entretien. Mais avant, il a confié à la journaliste qu’il l’interviewait le contenu d’une de ses conversations

avec le fondateur du FPI. Avant le 11 avril. «Je disais à Gbagbo : «Comment voulez-vous que cette équipe à Paris vous reconnaisse ? Jusqu’à présent, ils avaient affaire à des Nègres blancs. Monsieur Gbagbo, vous avez fait vos études à Abidjan. Vous êtes professeur d’histoire. Vous avez été foutu en taule par le gouvernement de M. Houphouët dont le Premier ministre s’appelait Ouattara. Vous parlez un langage qui n’est pas le langage qu’ils ont. «Oui, Monsieur. Non, Monsieur. Parfait, Monsieur». Donc vous êtes suspect. Ils veulent un Nègre blanc et vous n’êtes pas Blanc, c’est terrible !», a relaté avec ironie Jacques Vergès.

Qui a également levé un coin du voile sur ses entretiens avec Laurent Gbagbo à Korhogo. «J’ai rendu visite à Gbagbo. On dit qu’il est dans une résidence. C’est un pur mensonge. Certes, il est dans une villa, un pavillon semblable à un pavillon de banlieue. Il m’a dit qu’il se considérait comme normalement élu, qu’il ne cèderait pas, qu’il ne reconnaîtrait pas un pouvoir illégal, et qu’il était confiant dans l’avenir».

Né d’un père réunionnais et d’une mère vietnamienne, Jacques Vergès, vieux militant anticolonialiste, a fait un parallèle intéressant au cours de son intervention sur France Inter. «La population de Côte d’Ivoire a vécu la chute de Gbagbo par l’armée française comme une attaque néocoloniale. Et elle considère le nouveau pouvoir comme un pouvoir installé par le gouvernement français. Ils sont perçus par la population comme Bao Daï était perçu par les Vietnamiens.»

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Transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, une déclaration de guerre


Telediaspora.net 27/10/2011

Alassane Ouattara et la France de Sarkozy n’ont pas encore fini de faire parler d’eux. En effet, ils ne semblent pas satisfaits d’avoir bombardé la résidence de Laurent Gbagbo, de l’avoir kidnappé et déporté au nord du pays dans une prison hautement surveillée.

Ocampo lors de sa visite a Ouattara

Dans la tragique crise que traverse la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et la France de Sarkozy n’ont pas encore fini de faire parler d’eux. En effet, ils ne semblent pas satisfaits d’avoir bombardé la résidence de Laurent Gbagbo, de l’avoir kidnappé et déporté au nord du pays dans une prison hautement surveillée. A défaut de ne l’avoir pas assassiné, conscients des risques incalculables encourus, ces derniers nourrissent, ces temps-ci, le malin projet de traduire ce prisonnier qualifié ‘’d’encombrant’’ devant la cour pénale internationale (CPI). Mieux, leur volonté manifeste de voir Laurent Gbagbo condamné pour le restant de ses jours à la Haye, traduit leur refus d’accepter qu’il existe en matière de justice, des éventualités telles que la présomption d’innocence, l’acquittement ou encore la relaxe pure et simple. Mais, connaissant la CPI et son assujettissement à l’ONU, elle-même, partie prenante dans la crise ivoirienne, il y a certes des raisons de nourrir des doutes sur la partialité de cette juridiction internationale (nous y reviendrons).

Malgré les incessants appels à la raison et à la mesure, Alassane Ouattara et ses alliés, grisés par le pouvoir acquis au bout des fusils, au prix du sang de milliers d’ivoiriens et mû par une volonté farouche de vengeance, préparent déjà l’opinion ivoirienne à l’éventualité d’un transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la CPI.
Pour bons nombres d’observateurs, ce énième acte à poser par Ouattara, marquera certainement un tournant décisif de la crise ivoirienne. Face à un régime qui se veut intransigeant, l’opposition non plus, ne compte pas rester inerte, mettant en garde contre les risques de : « solutions extrêmes, dommageables pour la réconciliation nationale ». Il semble évident que le régime Ouattara n’a pas prit la pleine mesure de ce que pourrait entrainer le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, fort certainement, du soutien militaire de ses alliés franco-onusiens. Pour les partisans de Laurent Gbagbo et pour tous ceux qui s’insurgent contre la forfaiture orchestrée par les puissances occidentales en Côte d’Ivoire, ce serait sans doute, la  goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dès lors, la ‘’guerre’’ est officiellement déclarée entre l’opposition et le régime en place. Une guerre sans merci au cours de laquelle Ouattara et ses alliés auront surement du fil à retordre, parfois, à leurs risques et périls.
Nous tenterons, d’une part, de montrer ce que cache réellement l’entêtement de Ouattara à vouloir coûte que coûte condamner Laurent Gbagbo par la CPI, et d’autre part, ce qu’il gagnerait à abandonner ce périlleux projet.
« Le chien aboie, la caravane passe », c’est le programme de gouvernement que Ouattara tente d’appliquer durant son séjour à la tête de la Côte d’Ivoire. Ceux que Ouattara appelle ‘’chien’’, c’est bien entendu, les opposants à son régime, regroupés au sein du FPI-CNRD. La ‘’caravane’’ qui passe, empruntant des chemins tortueux, c’est bien lui et son gouvernement. Comme on peut le comprendre, Ouattara compte faire la sourde oreille à toute protestation aux agissements de son régime. Mieux, il entend ôter, à tort d’ailleurs, tout espoir à l’opposition de voir son leader libéré. Ainsi, pense t-il,  une opposition affaiblie, ne pourra plus prétendre continuer sa lutte pour le triomphe de ses idéaux.

Gbagbo la bete noir de Sarkozy et Ouattara

Laurent Gbagbo à la CPI, il s’agit officiellement, pour le pouvoir en place de le traduire devant cette juridiction pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, nés, selon ses accusateurs, de son refus de quitter le pouvoir. Mais qu’en est-il de la thèse officieuse ? Des sources proches du pouvoir de Ouattara, nous font ces révélations : « Avec Gbagbo tout est possible. (…) personne ne peut limiter son champ d’action dans ce domaine (politique ndlr). (…) il affectionne l’adversité…. C’est un homme extrêmement rusé qui ne vous lâche pas dans un affrontement politique…. Un redoutable adversaire politique… ». Comprenez bien, Laurent Gbagbo, est la ‘’bête noire’’ du camp Ouattara, son pire cauchemar. Libre, il serait pour eux, un adversaire coriace face à qui ils n’auront aucune chance, notamment sur le terrain politique. Pour les intérêts égoïstes français, il s’agit d’éteindre toute velléité nationaliste et toute prétention à une quelconque  souveraineté, dans un régime entièrement à la solde des puissances occidentales.
Voici donc ce que chacun doit comprendre au-delà de tout ce remue-ménage qui entoure le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. Cette CPI, nous l’évoquions tantôt, dans sa démarche politico-judiciaire, soulève des suspicions légitimes : selon certains observateurs, depuis sa création, la CPI est connue pour : « être une cours qui siège pour juger le vaincu dans une guerre et surtout si celui-ci est considéré comme ennemi par certaines puissances du monde ». Dans cette guerre inique qui a éclaté en Côte d’Ivoire, et dont le bilan officiel fait état d’au moins 3000 morts et des centaines, voire des millions de victimes, Ouattara et ses alliés ne sauraient se targuer d’être blancs comme neige ! Car comment nommer les atrocités des chefs de guerre de Ouattara qui ont eu lieu, notamment dans l’ouest du pays et à Yopougon? Comment qualifier le massacre de toutes ces populations dont le seul tort est d’appartenir à un groupe ethnique jugé pro-Gbagbo ? Comment appeler les innombrables exactions commises à travers tout le pays par la bande armée et incontrôlée que l’on a baptisée FRCI ? Les commanditaires de ces massacres sont là, dans le camp des ‘’vainqueurs’’, bien en évidence dans cette ‘’caravane’’, en route pour la perdition.
Selon Alassane Ouattara : « … il (Laurent Gbagbo ndlr) n’a aucune influence. Il a maintenu les gens par la terreur et l’argent », affirme t-il dans une interview accordée à la chaine française RFI. Dire que celui qui est arrivé en tête de l’élection présidentielle de 2010 avec 38,06% des voix, vainqueur déclaré du second tour par le Conseil Constitutionnel et selon les lois de Côte d’Ivoire, … et comme par un coup de baguette magique, déclaré, à nouveau, perdant, avec environ 49% des voix par des mercenaires sûrs de leur puissance militaire. Dire de Laurent Gbagbo qu’il n’a aucune influence, c’est se moquer, voire insulter les ivoiriens. Car derrière ces chiffres, se trouvent des milliers d’hommes et de femmes entièrement acquis à la cause d’une Côte d’Ivoire libre et souveraine, incarnée par Laurent Gbagbo. Les qualifier de ‘’maintenu (…) par la terreur et l’argent’’, heurte le bon sens et traduis, à juste titre, la mauvaise foi de l’auteur de ces propos. Nier à Laurent Gbagbo son importance et sa popularité, c’est nier tous ces africains, ces citoyens du monde et notamment ces ivoiriens, que l’on tente d’exclure de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire. On comprend mieux, à présent, l’allégorie de ‘’la caravane qui passe et du chien qui aboie’’ : ce n’est ni plus, ni moins une politique de tribalisme et de régionalisme. Et comme un observateur avisé de la crise ivoirienne, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper : « le pouvoir Ouattara est composé de personnes venues pour se venger ».
Pour ceux qui ont su raison garder et conserver un brin de lucidité, contrairement au régime Ouattara qui se fourvoie, en Côte d’Ivoire, il ne s’agit pas de jugement, mais de dialogue et de paix. Il ne s’agit pas de démocratie tribale, mais de démocratie humaine. Et d’humanisme, le peuple ivoirien en est pourvu. Dans des contextes assez similaires, marqués par des troubles et des traumatismes socio-politiques, les ivoiriens ont su prendre les décisions appropriés pour sauver leur patrie : immunité civile et pénale accordée aux membres du CNSP qui ont perpétré un coup d’état contre l’ex-président Konan Bédié. Accord de Ouaga, dans lequel est promulguée une loi d’amnistie accordée aux rebelles des forces nouvelles, couvrant les crimes commis pendant la guerre civile de 2002. Cet accord, réaffirme, entre autre : « l’impérieuse nécessité de se mettre ensemble pour consolider la paix, promouvoir une véritable réconciliation nationale… ». Comme on peut le constater, à un moment donné de l’histoire de la Côte d’Ivoire, les ivoiriens ont su faire le sacrifice du dialogue et la paix. Aujourd’hui plus que jamais, ils ont encore les ressorts pour aller à la paix, si du moins Ouattara et ses alliés désirent s’inscrire sincèrement dans cette dynamique.
Si malgré tout, Alassane Ouattara s’entête à nuire à son adversaire Laurent Gbagbo en le jetant en pâture aux griffes de la CPI, la guerre est alors déclarée.
Laurent Gbagbo reste un symbole et un esprit. L’esprit de la lutte et de la résistance en Côte d’Ivoire. Le symbole reste gravé dans le cœur et l’esprit ne meurt jamais. De son transfèrement à la CPI, certes les ivoiriens en seront choqués, mais pas anéantis. C’est donc à des ivoiriens plus que déterminés, prêts à apporter la riposte, une riposte bien appropriée que devra s’attendre le régime Ouattara.
Face à des autorités obnubilées par le pouvoir et refusant de jouer franc-jeu ; persistant dans leur volonté d’exclure tous ceux qui ne sont pas de leur bord politique ; arborant la vengeance comme projet de gouvernement ; décidés à mâter toutes les éventuelles manifestations de l’opposition ; contraignant insidieusement des milliers d’ivoiriens à l’exil ; muets sur les crimes et injustices qui ont cours dans le pays ; tentant de travestir les faits en mettant la presse d’opposition sous haute pression ;….
Il ne restera plus alors à servir Ouattara et sa compagnie, ce qu’ils ont, durant années, servis au peuple de Côte d’Ivoire et à Laurent Gbagbo, qui lui, ne souhaitait que libérer le pays du joug colonial et de la pauvreté. Et l’on sait ce que ces derniers ont fait pour le pourrissement du climat socio-politique dans ce pays, ces champions des rebellions, des révoltes, de l’instrumentalisation des étrangers, des attaques armées, de la diabolisation du pouvoir en place, des appels à l’insurrection,…
Alors que chacun prie, afin  que le pire soit évité et que le bon sens vienne habiter les tenants actuels du pouvoir, dans l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne.
Marc Micael

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POURQUOI NOUS DEVONS PARTICIPER AUX LÉGISLATIVES


Le Nouveau Courrier-2/11/2011

Le ministre Mel Eg Théodore, président de l’Udcy, prend position dans le débat sur la participation ou non aux prochaines élections législatives des formations politiques réunies au sein du Congrès national pour la République et la Démocratie (Cnrd) dont il est lui-même vice-président. Pour le député de Jacqueville actuellement en exil, le combat de Laurent Gbagbo «ne doit pas connaitre rupture par le fait d’une défaite». Il s’en explique.

le President de l'UDCY Mel Eg Theodore

La précipitation dans l’annonce et l’organisation des élections législatives du 11 décembre 2011, prend à revers toutes les grandes formations politiques au sein du RHDP. Elles  doivent avant tout résoudre leurs contradictions internes pour faire bonne figure. Le piètre nombre de dossiers déposés à la CEI -276- à quelques quarante-huit heures du délai de prorogation, montre l’embarras des tenants du pouvoir sur une certaine désaffection, là où des milliers de candidatures devraient déjà être enregistrées. L’étau se resserrant, l’on préfère  accuser la coalition du CNRD de  tergiversations sur le boycott ou non de ces consultations.

Il importe de clarifier la position de l’UDCY afin de ne point laisser l’opinion se distraire par les  élucubrations qui fusent de toutes parts,  tout en rassurant nos militants de la fermeté de nos engagements.

Nous avons comme bien d’autres, payé le tribut de la guerre à nos dépends. Nous avons tout perdu sauf l’honneur et la détermination et c’est pourquoi nous refusons d’être réduits au silence par nos adversaires et condamnés au suivisme par nos alliés.

Etant un parti politique, notre mission est de participer à la formation de l’opinion en faveur de nos idéaux, afin de conquérir le pouvoir d’Etat. Notre devoir est de veiller au respect de la Constitution et des Institutions qui en découlent. Notre ouvrage est d’apporter autant que possible, le bonheur et le progrès à nos populations trop longtemps languissantes et appauvries.

Cette population est de plus meurtrie et déchirée par les évènements douloureux de ces derniers mois et ne pourrait endurer plus longtemps de nouvelles blessures. Pour cette raison,  nous excluons du combat politique toute forme de violence et de chantage par l’usage des armes et invitons nos concurrents à en faire de même. Notre combat pour la souveraineté nationale  par le moyen des urnes doit être compris non comme une faiblesse et une reddition mais plutôt comme une force de conviction et de persévérance.

Depuis les accords de Linas Marcoussis, nous avons essayé d’apporter notre contribution en appelant à l’apaisement du débat politique et nous n’avons pas manqué de faire en de multiples occasions, les concessions utiles  au retour de la paix.

Nous avons rejoint Laurent Gbagbo dans son combat pour l’intégrité territoriale, la souveraineté nationale et l’indépendance véritable, car c’est aux ivoiriens qu’il appartient de construire leur avenir dans la paix, la tolérance et le respect mutuel.

Laurent Gbagbo, a été et reste un Grand Homme de grand humanisme et nul ne peut, malgré toutes les campagnes médiatiques de dénigrement ignorer sa vision pragmatique et nationaliste. Ayant été à son école et a l’école d’Houphouët- Bobigny, j’affirme que tous deux recherchaient la paix et le bonheur, pour le peuple de Côte d’Ivoire.  Aussi  je puis affirmer que chacun selon sa voie, a lutté pour la libération de l’Afrique ; Houphouët a été incompris pour sa position vis-à-vis de l’apartheid, mais le Temps lui a donné raison ; de même, le Temps donnera raison à Gbagbo Laurent pour sa lutte contre la résurgence de l’impérialisme et du néocolonialisme, cinquante ans après les « indépendances ».

Notre combat ne doit donc pas connaitre de rupture par le fait d’une défaite telle que nous l’avons subie et pour cause. Notre combat doit continuer contre marées  et vents impétueux ; nous devons continuer notre lutte.

Bien que notre Constitution ait été écorchée, chiffonnée et mise en lambeaux pendant les turbulences institutionnelles actuelles, elle reste encore fondée sur trois piliers pour l’exercice du pouvoir de l’Etat :

-          Le Pouvoir Exécutif

-          Le Pouvoir Législatif

-          Le Pouvoir Judiciaire

Si les modalités d’accession aux deux premiers y sont clairement définies, le troisième n’a pas prospéré du fait du manque de consensus, faute de majorité qualifiée à l’Assemblée Nationale lors de la précédente législature. Les textes ont eux – même péché par  le manque de cohérence tant dans l’esprit que dans la lettre des projets présentés par le Gouvernement.

Le Pouvoir Exécutif est actuellement exercé par le Président Ouattara, dont le Gouvernement n’est pas hétéroclite comme par le passé  et le mode de pensée et d’action s’inscrit dans une vision monolithique.

Mais le Pouvoir Législatif reste à conquérir, pour combler le vide constitutionnel qui renforce les craintes d’instabilité dans notre pays. Vox populi, vox Dei. Alors que le Peuple parle en toute liberté.

Quelques soient les subterfuges et autres alchimies  relatives aux découpages complaisamment organisés pour s’assurer une majorité de sièges dans la future Assemblée, nous ne devons pas bouder le devoir de relever le défi. C’est le seul moyen institutionnel pour combattre le pouvoir et ses faiblesses en matière politique, sociale et économique,  en démontrant son  incapacité à répondre aux aspirations du peuple.

La meilleure tribune pour ce faire, demeure l’Assemblée Nationale.

La coalition de l’opposition peut  et doit encore gagner. Ce n’est pas un leurre. Mais en tout état de cause, mieux  vaut une minorité agissante et pugnace qu’une absence qui laisse grande ouverte la porte à tous les excès.

S’agissant des conditions de participation aux élections législatives, elles ont été clairement indiquées dans les différents communiqués, notamment, la libération des détenus, l’instauration de la sécurité, la levée des gels de fonds et les mandats d’arrêt, le retour des exilés,  le rééquilibrage de la CEI, le dédommagement des sinistres économiques etc.

Ce sont des évidences qui ne sauraient être occultées, des signes de bonne volonté et d’apaisement. Nous attendons donc de mettre la crédibilité du Gouvernement à l’épreuve au travers des consultations qui ont cours avec le CNRD. Nous lui savons gré des bonnes intentions et attendons de saluer des mesures concrètes. Nous avons foi et donnons le temps au temps.

Il ne saurait être question  pour nous d’envoyer aveuglément  nos militants  se faire physiquement massacrer, bien au contraire. A la lumière des décisions du Gouvernement il conviendrait de laisser le libre choix à ceux qui font une saine appréciation de la situation locale de se déterminer selon le cas, sans avoir à essuyer les foudres de la trahison bien vite déchargées par ceux qui craignent d’être laissés au bord du chemin.

L’UDCY tout en restant solidaire du CNRD pense que les voies du dialogue ne sont pas épuisées. Les passions s’apaiseront et le bon sens  vaincra les esprits les plus endurcis. Pour l’UDCY, les élections législatives sont la voie ouverte vers la réconciliation et la préservation des acquis démocratiques.

Certes le combat pour une Cote d’Ivoire démocratique et libre doit se poursuivre ici et maintenant, mais ici comme ailleurs c’est le combat pour la libre expression des différences qui doit prévaloir  sur celui de la force et du musellement des citoyens, car nul n’a le monopole de la vérité.

A chaque guerre son pacte de paix ; asseyons-nous et discutons du nôtre car nul ne peut être contraint à la servitude dans son propre pays.

Aussi, appelons- nous les nouvelles autorités à faire preuve de dépassement de soi. La sécurité est la mère de tout épanouissement et les ivoiriens ont le droit de vivre en pleine sécurité. Que le Gouvernement prenne des engagements sincères qui n’engendrent pas d’autres maux  qui creuseraient davantage le fossé  de la morbide morosité sans fin dans le pays.

J’appelle tous les démocrates à reprendre le combat de libération contre les imposteurs en participant massivement aux élections législatives pour l’équilibre du pouvoir d’Etat.

Nous irons aux élections pour que la jeunesse de ce pays retrouve l’occasion de parler de sa propre voix.

Nous irons aux élections pour que  la Cote d’Ivoire unifiée retrouve le chemin de la Paix. Ce n’est pas un reniement c’est une avancée nouvelle contre pour la libération de notre patrie.

Dieu bénisse notre Pays.

 

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Crimes contre l`humanité : Un charnier de 86 soldats des Fanci et gendarmes découvert à Bouaké


vendredi 4 novembre 2011 | Notre Voie -

Dans le mois de décembre 2002, une agence humanitaire religieuse qui servait à Bouaké, a découvert un charnier constitué des gendarmes, militaires et civils égorgés par la rébellion armée et dont tout le monde cherchait les corps.

 

FRCI OU FAFN Quelle difference?

Pour l’histoire, nous vous proposons le texte relatif à cette découverte macabre, paru dans le quotidien gouvernemental Fraternité matin du 9 décembre 2002.

« Alors que l’on cherche à faire toute la lumière sur le charnier de Monoko Zohi, à 60 km de Vavoua, une autre fosse commune a été découverte à Bouaké toujours en zone occupée par les rebelles. Au moins 86 gendarmes et soldats tués lors des affrontements avec la rébellion ivoirienne qui ont été ensevelis dans une fosse commune. Ce sont des corps de gendarmes et de soldats loyalistes tués lors de l’attaque menée contre la caserne du 3ème bataillon de la gendarmerie au début de la rébellion, a précisé l’agence missionnaire. Pour revenir au charnier de Monoko Zohi, il est pour l’heure difficile de savoir qui des rebelles de Koné Zackaria, opérant à partir de Vavoua, et des forces loyalistes positionnées à Daloa, est l’auteur du charnier découvert par une patrouille de l’Armée française jeudi dernier dans le village de Dania. Et dans quelles conditions ces personnes ont trouvé la mort. Trois jours après cette découverte macabre, les deux camps en sont encore à se rejeter la responsabilité. Chacun avec des arguments plus ou moins convaincants. A l’ouverture d’une enquête internationale demandée par le sergent Koné Zackaria pour faire la lumière sur ce charnier, le gouvernement ivoirien, par la voix de son ministre délégué à la Défense, Kadet Bertin, n’a pas hésité à marquer son accord. Précisant que le village où a été découvert le charnier se trouve dans la zone sous contrôle des rebelles. Une zone qui se trouve d’ailleurs séparée de la zone sous contrôle des forces loyalistes par une ligne de “non franchissement” surveillée par l’Armée française. Quand les rebelles eux s’appuient sur le témoignage de villageois mentionnant que ces exactions sont le fait d’hommes en tenue olive. Qui auraient, selon eux, massacré des paysans d’origine étrangère ».

In ‘’Fraternité Matin no 11 426 du 09 décembre 2002

Et si Soro se taisait !

un criminel en surcis SORO GUILLAUME

Si le ridicule tuait ! Cette maxime sied parfaitement au comportement et aux propos de Soro Guillaume Kigbafori avant, pendant et après le séjour à Abidjan de Luis Moreno-Ocampo, procureur de la république de la Cour pénale internationale (Cpi). En tant que chrétien, l’actuel Premier ministre a certainement oublié le passage biblique qui enseigne qu’avant d’enlever la paille dans l’œil de ton frère, il faut d’abord enlever la pourpre qui se trouve dans ton œil. La même sainte Bible demande à Soro Guillaume Kigbafori de se remettre en cause avant de déclarer que le Président Laurent Gbagbo n’échappera pas au tribunal pénal international. L’article du confrère « Fraternité Matin », quotidien gouvernemental en dit long. N’est-ce pas une preuve palpable de ce que le secrétaire général de la rébellion armée s’était rendu coupable de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ? Ce qui signifie clairement que Soro Guillaume Kigbafori n’échappera pas à la Cpi et au tribunal de Dieu. Principal acteur du malheur qui s’est abattu sur la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002, Soro devrait faire son mea-culpa et s’engager résolument dans le processus de réconciliation nationale. Pour s’être déclaré publiquement Secrétaire général des rebelles, il devrait prendre ses responsabilités et endosser la responsabilité des conséquences de la guerre que ses amis et lui, avec l’appui de la France, du Burkina Faso et de l’Onu, ont déclarée au peuple ivoirien. Dieu nous regarde.

Une correspondance d’Emile Kian

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L’attaque du quartier général français de Bouaké


November 7, 2011 alternativesetcoherence

Il apparait clairement que l’histoire n’est pas encore écrite et pour qui veut se pencher sur le dossier Gbagbo avec un minimum d’objectivité, le storytelling officiel n’est aucunement source de vérité ou d’éclaircissement. Un bref retour sur les faits les plus saillants de cette enquête journalistique, qui risque de faire grincer les dents des caciques UMP, s’impose.

Tout corps plongé dans un liquide reçoit une poussée verticale dirigée de bas en haut, égale au poids du volume du liquide déplacé. Voici sommairement exposé le principe physique auquel est soumise toute action politique inavouable. Les eaux sombres du marécage dans lequel macèrent les velléités hégémoniques de l’Etat français n’échappent pas aux lois de la physique, et c’est bien heureux !

Dans un article publié le 6 Novembre par la rédaction de Médiapart*, le spectre des coups tordus et de la barbouzerie la plus triviale refait surface et met en perspective les récents évènements ivoiriens.

L’attaque du quartier général français de Bouaké…

l'aviation ivoirienne detruite

Il apparait clairement que l’histoire n’est pas encore écrite et pour qui veut se pencher sur le dossier Gbagbo avec un minimum d’objectivité, le storytelling officiel n’est aucunement source de vérité ou d’éclaircissement. Un bref retour sur les faits les plus saillants de cette enquête journalistique, qui risque de faire grincer les dents des caciques UMP, s’impose.

Le 6 novembre 2004, deux avions de chasse ivoiriens bombardent délibérément le  lycée Descartes de Bouaké, quartier général des troupes françaises d’infanterie de marine du colonel Patrick Destremeau.

Les pertes sont très lourdes : neuf militaires français et un civil américain sont tués, trente-huit autres soldats sont blessés. Furieux, l’état-major français réagira sans délai, avec l’onction de l’Elysée: les deux avions seront détruits par des tirs de missiles français quelques minutes plus tard, le reste de l’aviation ivoirienne dans les heures qui suivent.

Le déroulé de l’opération semble clair, les forces aériennes ivoiriennes ont volontairement bombardé des positions françaises, semant la mort et la désolation.

Cet acte de guerre délibéré démontre le caractère dangereux de Laurent Gbagbo, alors homme fort de la Côte d’Ivoire, chassé du pouvoir le 6 avril 2011 grâce à l’action conjointe de  la Force Licorne et de l’ONUCI.

Un bouc-émissaire nommé Gbagbo?

Les premiers éléments de l’enquête portés à la connaissance des français ne laissent pas la place au doute: la volonté de nuire est évidente. Ils permettent également de préparer psychologiquement l’opinion publique au renversement par les armes du président ivoirien, en lui façonnant un profil de «méchant» sur mesure.

Mais rien ne se passera comme souhaité, il faudra onze années à l’état français pour parvenir à ses fins, en clair: le replacement de Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara. Ce coup d’état déguisé en lutte pour la démocratie, aura couté cher aux ivoiriens: plusieurs milliers de morts et l’unité nationale.

Le  pays végéte aujourd’hui dans un état de tensions politico-ethniques préoccupantes.

Pour les français, le prix aura été moindre mais dans le symbole tout aussi important, car si les révélations contenues dans l’article de Médiapart s’avère être confirmées il s’agit là d’un mensonge d’état ayant entraîné la mort de militaires français. 

Une affaire plus complexe qu’il n’y parait…

Plusieurs éléments, révélés par le journaliste Alexandre François, sont de nature à causer des sueurs froides à Jacques Chirac, Dominique de Villepin et à l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Michelle Alliot-Marie. Selon ses informations, l’attaque du quartier général des troupes françaises à Bouaké serait due à un false-flag,  une intoxication émanant d’une source militaire française et indiquant à l’état-major ivoirien la tenue présumée d’une réunion des chefs rebelles dans les locaux bombardés.

Ceci explique les réticences françaises apparues lors de l’instruction.

Sept ans après le drame, l’avocat de plusieurs familles des victimes, Me Jean Ballan affirme que «Tout s’est arrêté. Aucun acte de procédure significatif n’a plus été effectué depuis un an et demi».

Il est aisé de comprendre pourquoi ! Il est en effet plus que délicat de révéler publiquement que l’exécutif  a sciemment laissé massacrer des militaires français. Il est plus que délicat de mettre sur la place publique les obscures motivations ayant pour seul objectif de décrédibiliser le gouvernement ivoirien d’alors, et justifier une escalade militaire rendant son départ inéluctable.

Le maquillage grossier des preuves de cette bavure peut être étayé par les indélicatesses dont ont fait l’objet les dépouilles mortelles des soldats.

Les corps, conservés dans des sacs mortuaires et des cercueils plombés, ont été enterrés à la va-vite sans avoir été lavés et correctement habillés.

Certaines dépouilles ont été adressées aux mauvaises familles. En violation de la procédure en vigueur et applicable dans le cadre d’une enquête de cette nature, nulle autopsie n’a été ordonnée.

Ou comment filer à la biélorusse…

Cet empressement à escamoter des éléments essentiels à l’instruction est à mettre en perspective avec le sauf-conduit dont ont bénéficié les deux pilotes biélorusses ayant mené le raid. Ces derniers détenus pendant quatre jours par des forces spéciales qui les ont auditionnés, sont relâchés dans la nature. Ils ne se feront pas prier pour plier bagages. Arrivés à la frontière togolaise, ils sont accueillis par la secrétaire de celui-là même qui les avait recrutés pour le compte de l’armée de l’air ivoirienne: Robert Montoya, ancien gendarme de l’Élysée, à l’époque de la présidence de François Mitterrand.

Les pilotes biélorusses échapperont miraculeusement une nouvelle fois aux rigueurs de la justice française.

Le ministre togolais de l’intérieur désireux de couvrir ses arrières, propose alors aux autorités françaises de leur adresser le colis encombrant. Peine perdue ! Au bout de dix jours, devant le refus du représentant local de la DGSE de réceptionner les deux pilotes, conformément à une recommandation venue de Paris, ces derniers sont élargis. Direction le guichet d’embarquement et Moscou, où bien évidemment ils s’évanouiront dans la nature.

Balbutiements en haut lieu, barbouzerie et françafrique…

Cette fuite rocambolesque aurait de quoi faire sourire, mais elle est partie intégrante d’une crise majeure entre la France et la Côte d’Ivoire se soldant par la mort de militaires français et celle, bien souvent passée sous silence, de dizaines de civils venus manifester devant l’hôtel Ivoire le 9 novembre 2004. Précisons que ces faits n’ont également pas été jugé et que de nombreuses victimes ivoiriennes attendent toujours réparation. Il est difficile, aux regards des éléments matériels ressortant de l’instruction, d’expliquer les errements des autorités françaises concernant l’appréhension des pilotes présumés responsables du décès de 9 soldats.

Les dénégations des autorités, explicitées dans l’article de Médiapart, sont incohérentes et maladroites.

Paris savait que ces hommes avaient pris part directement au bombardement.

Dans ce cas pourquoi les avoir laissé s’enfuir alors que leur arrestation n’eut soulevé aucune difficulté ? Pourquoi faire traîner l’instruction et empêcher par-là même les familles des victimes de faire leur deuil ? Pourquoi avoir bâclé cette même instruction en n’effectuant pas, par exemple, les autopsies ? Au nom de la trop fameuse raison d’état ?

Si ces informations portées se voient confirmées, les responsables d’alors sont au centre d’une énième scandale éclaboussant la Françafrique.

Elles mettent en perspective les véritables ressorts sur lesquels repose l’intervention de la Force Licorne.

A-t-on au nom de raisons de basse politique entraîné un pays dans le chaos et causé la mort de milliers de civils innocents ?

A-t-on, au nom du peuple français, semé les germes d’un ressentiment légitime envers la France?

Alors que la commission d’enquête parlementaire concernant l’intervention de la Force Licorne n’a toujours pas été mise en place par la Représentation parlementaire**, les fantômes de Bouaké se rappellent à notre bon souvenir.

Ils pointent, sept ans jours pour jours après la survenance des faits, l’irresponsabilité chronique de nos gouvernants en matière de politique africaine.

Ils mettent en lumière un des travers essentiel de la Vème république : le tropisme de celle-ci pour les coups tordus et les actions barbouzardes lorsqu’il s’agit d’Afrique, de Françafrique pour employer le mot juste.

Afin que la justice soit rendue…

Réaffirmons-le avec force: seule la vigilance et l’investissement de chaque citoyen dans la défense des valeurs essentielles définissant notre pacte social et un contrôle véritable des conditions d’exercice du pouvoir peuvent forcer nos décideurs à agir avec plus de rectitude.

Si la politique internationale est traditionnellement le domaine réservé du chef de l’état, la politique de la cellule africaine du gouvernement est celui d’une coterie politico-mafieuse qui piétine autant qu’elle le peut les principes qui sont les nôtres.

Il est de notre devoir de reverser cette idole.

La politique françafricaine est l’affaire de tous puisqu’elle est menée en notre nom commun. Détourner le regard n’est plus souhaitable. L’action, visant à la mise place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’intervention de la Force Licorne, entreprise au mois d’avril dernier, a été formalisée par les parlementaires le 25 juillet 2011 par un dépôt de texte préparatoire.

Signer et diffuser la pétition soutenant ce projet est une réponse, parmi tant d’autres, à apporter aux dérèglements de l’action des femmes et des hommes qui nous représentent.

N’hésitez pas à rejoindre cette initiative citoyenne.

Acceder à la pétition et signer : http://alternativesetcoherence-actions.com/

Ahouansou Séyivé

*Article de Médiapart paru le 6 novembre 2011 : http://www.mediapart.fr/journal/international/061111/le-bombardement-de-bouake-une-bavure-manipulee

**http://alternativesetcoherence.blogspot.com/2011/07/une-premiere-etape.html

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La gênante fuite d’un aparté entre Obama et Sarkozy


8/11/2011Par Fabrice Amedeo LE FIGARO.FR

Aidés par une erreur technique de l’Elysée, des journalistes ont pu écouter lors du G20 une conversation des deux présidents qui s’opposaient sur le dossier palestinien et taclaient le premier ministre isréalien Nétanyahou.

un duo dangereux

C’est un incroyable raté. Une conversation privée d’ Obama et Sarkozy au G20 a été entendue par une poignée de journalistes. Le jeudi 3 novembre, peu avant la conférence de presse des deux présidents, les journalistes se sont vu remettre un boitier pour obtenir une traduction des propos qui allaient être tenus quelques minutes plus tard dans un cadre officiel. Il leur a alors été expliqué que des casques leur seraient remis à l’issus de la rencontre à huis-clos qui se tenait alors entre les deux présidents. «On ma dit qu’on ne me donnait pas de casque tout de suite afin que je n’entende pas la rencontre des deux présidents», raconte un journaliste présent sur place.

L’utilisation des casques d’ingénieurs du son ou de reporters radio a alors permis aux journalistes présents sur place d’écouter la conversation qui se tenait entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Rapidement, un attroupement s’est formé autour d’un journaliste qui s’était connecté sur le boitier. «Il transmettait à tout le monde ce qu’il entendait», explique l’un de ses confrères.

«Nétanyahou, je ne peux plus le voir, c’est un menteur»»

Ne pensant pas être entendus par la presse, les deux présidents ont abandonné le langage feutré des sommets diplomatiques. Obama a d’abord reproché à Sarkozy de ne pas l’avoir prévenu qu’il allait voter en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, alors que les Etats-Unis s’y sont opposés. Les deux hommes ont ensuite évoqué Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. «Je ne peux plus le voir, c’est un menteur», aurait lâché Sarkozy.

«Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !», lui aurait ensuite répondu Obama avant de demander à Sarkozy de calmer les vélléités d’adhésion à l’ONU des Palestiniens notamment à la FAO et à l’AIEA. «Barack Obama lui a rappelé que les Etats-Unis versaient 25 % du budget de l’ONU et lui a demandé de l’aider à canaliser les demandes des Palestiniens, explique un journaliste présent sur place. J’ai perçu ces propos comme une menace à peine voilée».

Loin du discours tenu le lendemain à la télévision , cet échange est resté «off» durant quatre jours avant d’être dévoilé lundi par nos confrères deArrêt sur Images ainsi que par un journaliste du Monde sur son blog. De nombreux journalistes, y compris de gauche, auraient préféré passer cet évènement sous silence. «Les journalistes d’agence étaient gênés, rapporte un témoin. On s’est tous dit qu’il fallait être prudent pour protéger les gens de l’Elysée avec lesquels on travaille au quotidien et surtout du fait de la nature des propos qui est explosive».

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L’Avocate parisienne de Gbagbo rompt le silence… / Me Lucie Bourthoumieux : «La CPI n’a aucune compétence pour juger Gbagbo»


Publié le mercredi 9 novembre 2011 | L’Inter -

 Lucie Bourthoumieux est avocate à la Cour près le Barreau de Paris. Cette Franco-Camerounaise, résidant en France, fait partie, avec Maitres Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Cécaldi, du collectif des avocats internationaux chargés de défendre l’ancien chef de l’État ivoirien.

Laurent Gbagbo Ancien Président de la Cote d'Ivoire

Lucie Bourthoumieux est avocate à la Cour près le Barreau de Paris. Cette Franco-Camerounaise, résidant en France, fait partie, avec Maitres Jacques Vergès, Roland Dumas et Marcel Cécaldi, du collectif des avocats internationaux chargés de défendre l’ancien chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo et son épouse Simone. Dans cette interview exclusive qu’elle a bien voulu nous accorder depuis Paris par téléphone (le samedi 05 novembre), la juriste fait un tour d’horizon de l’actualité nationale et internationale avec en point de mire, les procédures judiciaires ouvertes contre ses clients.

L’actualité en Côte d’Ivoire, ce sont les préparatifs des élections législatives pour lesquelles des partis membres du CNRD, groupement politique proche de Laurent Gbagbo, ont déposé leurs dossiers de candidature à la Commission Électorale Indépendante (CEI), contre la consigne du FPI de boycotter ces élections. Quel est votre commentaire ?

En tant que simple observateur, je dois dire que le CNRD fait là preuve d’un très grand optimisme pour la paix. Le CNRD fait le pari de la paix en pensant que le président Ouattara va effectivement, comme le demande le FPI, libérer le président Gbagbo de façon à ce qu’avant le 11 décembre, des négociations inclusives de toutes les parties et des trois grands responsables politiques de la vie nationale ivoirienne, à savoir Ouattara lui-même, Bédié et Gbagbo, s’asseyent autour de la table et fassent ce que le président Gbagbo a toujours dit, y compris sous les bombes françaises: «Asseyons-nous et discutons». Donc je ne pense pas un seul instant que le CNRD prendra sur lui la responsabilité d’aller aux élections, même si le président Gbagbo n’est pas libéré. Je pense plutôt que le CNRD fait le raisonnement suivant: en connaissant ou en supposant l’amour que le président Ouattara doit avoir pour le peuple ivoirien, nous pensons que ce n’est pas possible qu’il n’entende pas l’appel du FPI et de la majorité de la population ivoirienne, en libérant le président Gbagbo. De façon à ce que le président Gbagbo prenne part au débat sur la nécessaire réconciliation ivoirienne. Voilà comment j’interprète le geste du CNRD.

Certaines personnes perçoivent cet acte du CNRD comme un abandon progressif de Laurent Gbagbo par sa famille politique. Est-ce votre cas?

Non, absolument pas! Je connais très bien nos amis du CNRD, et je ne pense pas un seul instant qu’ils voudront porter la lourde responsabilité de trahir le président Gbagbo. Vous savez, ce qui porte le CNRD, c’est le FPI. Et je pense que nos amis du CNRD qui sont des gens assez intelligents, sont bien conscients que le CNRD sans le FPI ne vaut rien; c’est une coquille vide. Ça, je le dis en tant qu’observateur et peut-être que les hommes politiques me démentiront. Sinon en tant que simple observateur et de façon objective, c’est ce qui est la réalité. Maintenant, je ne pense pas que politiquement, les responsables du CNRD peuvent prendre la responsabilité d’aller aux élections, alors que le FPI et la majorité des Ivoiriens demandent que la paix revienne en Côte d’Ivoire. Et pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire, comme le dit si bien le FPI, la condition sine qua non, c’est que le président Gbagbo et tous les autres détenus politiques soient libérés. Et que toutes les parties au conflit en Côte d’Ivoire s’asseyent et discutent.

Que dites-vous de la position du ministre des Droits de l’Homme, Coulibaly Gnénéma, qui pense qu’envoyer Gbagbo à la CPI est la solution à la paix en Côte d’Ivoire?

Vous savez, quand on est autour d’une table de discussion, chacun vient avec son point de vue, ses idées qui sont parfois même au-delà de la raison. Écoutons ce que le ministre des Droits de l’Homme dit, et écoutons aussi ce que la raison et la réalité commandent. Si on veut une paix véritable pour la Côte d’Ivoire et dans la sous-région, il faut libérer le président Gbagbo. C’est à ce prix-là que les Ivoiriens pourront se parler et se réconcilier.

Est-il possible aujourd’hui d’envoyer Laurent Gbagbo à la CPI?

Je ne voudrais pas m’étendre sur ce dossier, parce que nous sommes en train de travailler activement là-dessus. Pour moi, il n’y a aucune raison, ni politique, ni juridique, ni objective pour que le président Gbagbo se retrouve à la CPI (Cour Pénale Internationale). D’abord sur le plan juridique, vous savez autant que moi que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale. Qu’est-ce que cela veut dire? A supposer que par extraordinaire, la communauté internationale, qui soutient le président Ouattara, prenne le risque grave de transférer le président Gbagbo à la CPI. Elle ne sera pas en mesure de juger le président Gbagbo. Parce que la CPI n’a aucune compétence de jugement. La seule compétence que la CPI a aujourd’hui en l’état actuel des choses, c’est de mener des enquêtes sur tel ou tel événement ou fait qui s’est passé en Côte d’Ivoire; et ensuite faire un rapport. C’est vrai que le droit commande à la CPI que pendant cette phase d’investigations, si elle considère que la présence de telle ou telle personne sur le territoire ivoirien est nuisible à la paix, alors la CPI peut l’éloigner de la Côte d’Ivoire. Mais je vous rappelle que sur cette condition, le rapport de la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu, dans sa dernière livraison, est très clair. Il soutient que la présence du président Gbagbo en Côte d’Ivoire, n’est nullement un obstacle à la paix, ni pour le pays, ni pour la sous-région. Au contraire, sa présence rassure et est même un élément stabilisateur. Donc une éventuelle décision de transfèrement du président Gbagbo à la CPI serait juridiquement hasardeuse et politiquement très grave.

Lucie Bourthoumieux est avocate à la Cour près le Barreau de Paris. Cette Franco-Camerounaise, résidant en France, fait partie, avec Maitres Jacques

Vergès, Roland Dumas et Marcel Cécaldi, du collectif des avocats internationaux chargés de défendre l’ancien chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo et son épouse Simone. Dans cette interview exclusive qu’elle a bien voulu nous accorder depuis Paris par téléphone (le samedi 05 novembre), la juriste fait un tour d’horizon de l’actualité nationale et internationale avec en point de mire, les procédures judiciaires ouvertes contre ses clients.

L’actualité en Côte d’Ivoire, ce sont les préparatifs des élections législatives pour lesquelles des partis membres du CNRD, groupement politique proche de Laurent Gbagbo, ont déposé leurs dossiers de candidature à la Commission Électorale Indépendante (CEI), contre la consigne du FPI de boycotter ces élections. Quel est votre commentaire ?

En tant que simple observateur, je dois dire que le CNRD fait là preuve d’un très grand optimisme pour la paix. Le CNRD fait le pari de la paix en pensant que le président Ouattara va effectivement, comme le demande le FPI, libérer le président Gbagbo de façon à ce qu’avant le 11 décembre, des négociations inclusives de toutes les parties et des trois grands responsables politiques de la vie nationale ivoirienne, à savoir Ouattara lui-même, Bédié et Gbagbo, s’asseyent autour de la table et fassent ce que le président Gbagbo a toujours dit, y compris sous les bombes françaises: «Asseyons-nous et discutons». Donc je ne pense pas un seul instant que le CNRD prendra sur lui la responsabilité d’aller aux élections, même si le président Gbagbo n’est pas libéré. Je pense plutôt que le CNRD fait le raisonnement suivant: en connaissant ou en supposant l’amour que le président Ouattara doit avoir pour le peuple ivoirien, nous pensons que ce n’est pas possible qu’il n’entende pas l’appel du FPI et de la majorité de la population ivoirienne, en libérant le président Gbagbo. De façon à ce que le président Gbagbo prenne part au débat sur la nécessaire réconciliation ivoirienne. Voilà comment j’interprète le geste du CNRD.

Certaines personnes perçoivent cet acte du CNRD comme un abandon progressif de Laurent Gbagbo par sa famille politique. Est-ce votre cas?

Non, absolument pas! Je connais très bien nos amis du CNRD, et je ne pense pas un seul instant qu’ils voudront porter la lourde responsabilité de trahir le président Gbagbo. Vous savez, ce qui porte le CNRD, c’est le FPI. Et je pense que nos amis du CNRD qui sont des gens assez intelligents, sont bien conscients que le CNRD sans le FPI ne vaut rien; c’est une coquille vide. Ça, je le dis en tant qu’observateur et peut-être que les hommes politiques me démentiront. Sinon en tant que simple observateur et de façon objective, c’est ce qui est la réalité. Maintenant, je ne pense pas que politiquement, les responsables du CNRD peuvent prendre la responsabilité d’aller aux élections, alors que le FPI et la majorité des Ivoiriens demandent que la paix revienne en Côte d’Ivoire. Et pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire, comme le dit si bien le FPI, la condition sine qua non, c’est que le président Gbagbo et tous les autres détenus politiques soient libérés. Et que toutes les parties au conflit en Côte d’Ivoire s’asseyent et discutent.

Que dites-vous de la position du ministre des Droits de l’Homme, Coulibaly Gnénéma, qui pense qu’envoyer Gbagbo à la CPI est la solution à la paix en Côte d’Ivoire?

Vous savez, quand on est autour d’une table de discussion, chacun vient avec son point de vue, ses idées qui sont parfois même au-delà de la raison. Écoutons ce que le ministre des Droits de l’Homme dit, et écoutons aussi ce que la raison et la réalité commandent. Si on veut une paix véritable pour la Côte d’Ivoire et dans la sous-région, il faut libérer le président Gbagbo. C’est à ce prix-là que les Ivoiriens pourront se parler et se réconcilier.

Est-il possible aujourd’hui d’envoyer Laurent Gbagbo à la CPI?

Je ne voudrais pas m’étendre sur ce dossier, parce que nous sommes en train de travailler activement là-dessus. Pour moi, il n’y a aucune raison, ni politique, ni juridique, ni objective pour que le président Gbagbo se retrouve à la CPI (Cour Pénale Internationale). D’abord sur le plan juridique, vous savez autant que moi que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de Rome instituant la Cour Pénale Internationale. Qu’est-ce que cela veut dire? A supposer que par extraordinaire, la communauté internationale, qui soutient le président Ouattara, prenne le risque grave de transférer le président Gbagbo à la CPI. Elle ne sera pas en mesure de juger le président Gbagbo. Parce que la CPI n’a aucune compétence de jugement. La seule compétence que la CPI a aujourd’hui en l’état actuel des choses, c’est de mener des enquêtes sur tel ou tel événement ou fait qui s’est passé en Côte d’Ivoire; et ensuite faire un rapport. C’est vrai que le droit commande à la CPI que pendant cette phase d’investigations, si elle considère que la présence de telle ou telle personne sur le territoire ivoirien est nuisible à la paix, alors la CPI peut l’éloigner de la Côte d’Ivoire. Mais je vous rappelle que sur cette condition, le rapport de la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu, dans sa dernière livraison, est très clair. Il soutient que la présence du président Gbagbo en Côte d’Ivoire, n’est nullement un obstacle à la paix, ni pour le pays, ni pour la sous-région. Au contraire, sa présence rassure et est même un élément stabilisateur. Donc une éventuelle décision de transfèrement du président Gbagbo à la CPI serait juridiquement hasardeuse et politiquement très grave. [lire la suite dans la page  AFRIKARENA]

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GUINEE EQUATORIALE:SACRE OBIANG


Camer.be 16/11/2011

Il était une fois un pays d’Afrique centrale bénie par la nature : pétrole et diamants sont entre autres les richesses dont regorgent les entrailles de ce lopin de terre de 28 051 km2. Cet eldorado, c’est  la Guinée-Equatoriale.

OBIANG UN BON DICTATEUR

La nature a également fait don à ce royaume pardon cet Etat, d’un dirigeant “éclairé” en la personne de Teodoro Obiang Nguema. Ce dernier y applique en effet à merveille la démocrature (savant mélange entre démocratie et dictature). Plus démocrate qu’Obiang en effet, tu meurs, car, arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d’Etat qui a renversé son oncle Francisco Macias Nguema, il ne cesse d’offrir régulièrement la possibilité à son peuple bien-aimé de choisir son dirigeant à travers des élections.

Satisfaits de son exercice, les Equato-Guinéens ne manquent pas de le plébisciter à chaque fois par des scores que les dirigeants de l’ex-Union soviétique lui envieraient : 99,96% en 1989 ; 99% en 1996 ; 97,1% en 2002 et 96,7% en 2009.

Ses contempteurs ne tarissent pas de critiques, affublant le chef d’Etat des sobriquets notamment de dictateur, de prédateur de la liberté de la presse et classant son pays parmi les neuf narco-Etats africains. Le magazine Forbes le classe même parmi les chefs d’Etat les plus riches du monde avec une fortune estimée à 600 millions de dollars US, qui serait fondée sur les rentes du pétrole (découvert dans le sous-sol équato-guinéen à la fin des années 1990), les biens mal acquis et le trafic de drogue. D’autres ont vite fait de condamner l’écart entre la richesse du pays (3e pays producteur de pétrole en Afrique subsaharienne) et la pauvreté de sa population (moins d’un million d’habitants).

Sourd à toutes ces accusations, Obiang, qui est très “fair-play” et magnanime, a offert à l’UNESCO, en 2008, un prix en son nom, destiné à récompenser “la recherche en sciences de la vie”. La décision de remise de ce prix, sujet à polémique, a été remise au printemps 2012 par l’organisation.

Et en plus, démocrate éclairé, Teodoro Obiang Nguema a décidé d’organiser, dimanche dernier, un référendum sur une réforme de la Constitution, qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Les opposants, par la voix de Placido Mico, celui-là même qui a la chance d’être l’unique député de l’opposition à l’Assemblée (sur 100 membres), ont qualifié ce scrutin de “mascarade visant à assurer à la dictature d’Obiang et à sa famille de pouvoir imposer une succession familiale”.

Oubli ou omission à dessein, le texte soumis au référendum ne précise pas si l’actuel président devra quitter son poste au terme de son mandat ou si la limitation des mandats n’interviendra qu’à partir de l’adoption de la réforme. Aussi la question se pose-t-elle pour beaucoup de savoir si ce référendum remet le compteur du chef d’Etat à zéro, d’autant que, chez nous, on a eu un intéressant débat politico-juridique sur la rétroactivité du fameux article 37, et l’on sait ce qu’il en est advenu.
Certains observateurs croient voir déjà où Obiang veut en venir et se livrent à un calcul mental : 32 ans (de pouvoir) + 5 ans (qu’il lui reste pour le mandat actuel) + 14 ans (éventuels avec le référendum) = 51 ans à la tête de la Guinée équatoriale.

Si ce scénario se confirme, Kadhafi, qui vient de mourir, peut alors dormir tranquille car  sa succession à la tête des présidents dinosaures d’Afrique est assurée.Après ce qui est arrivé au Guide, après ce qui est arrivé à Moubarak et à Ben Ali et après ce qui est en train d’arriver à Abdallah Saleh, c’est à croire  que l’histoire n’apprend rien aux hommes.

Reste à savoir quel est véritablement le dessein de Teodoro Obiang Nguema. Peut-être que ce bon démocrate de 69 ans entend quitter le pouvoir à la fin de son mandat en 2016 pour donner enfin un sens au mot “alternance” dans son pays. Qui sait ?

© L’Observateur : Hyacinthe Sanou

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Selon un Site Israélien : Sarkozy doit être jugé par le TPI !


Rédigé par JSS  le  Apr 14th, 2011

Au lendemain de l’attaque de la Résidence de Gbagbo le site israélien JSSNews.com, premier media d’opinion israélien francophone, a publié sous la plume de Ramatkal , l’article suivant :

Sarkozy, pro islamo-watariste selon lui

Un lion est tombé, il s’appelait Gbagbo !

Ce que vous allez lire ci-dessous est une enquête et une analyse sur les évènements terribles qui ont eu lieu en Côte-d’Ivoire, ce pays que l’on considérait, jadis, comme étant un havre de paix et prospère de l’Afrique de l’ouest Mais commençons par le début.

La France, jure qu’elle n’a pris aucune part à l’intervention. Et bien ceci est un mensonge éhonté. En effet, dans le journal télévisé de 20H de France 2 du mardi 12 Avril, l’on voit une vidéo amateur d’un combattant des forces “républicaines” qui a filmé l’assaut final. L’instant crucial apparaît lorsque l’on voit madame Gbagbo conduite, et malmenée, par les rebelles, à bord d’une voiture pour la mener à l’hôtel du golf.

Mais ho, quelle ne fut pas ma surprise de voir, très furtivement et en arrière-plan, un “ERC-90 Sagaie” (véhicule blindé muni d’un canon de 90 mm) Français, à l’intérieur de la résidence présidentielle avec le canon pointé vers la porte ! Comment ça ? La France n’est pas entrée à l’intérieur ? Mais alors, que faisait-il là ce blindé ? Nous avons ici la preuve que la France a bel et bien pris part à la chute du Président Gbagbo et a donc violée très nettement toutes les conventions internationales !

Ceci n’est pas un néo-colonialisme. Non, c’est le bon vieux colonialisme d’antan, ou les “civilisés” allaient expliquer aux barbares africains comment ces derniers devaient dorénavant vivre. Les puissances coloniales leur imposaient les chefs qui pouvaient les massacrer tant qu’ils étaient de bons collaborateurs. Sarkozy, a violé toutes les règles internationales en soutenant militairement un camps plutôt qu’un autre, sans parler qu’aucune résolution de l’ONU ne demandait de pénétrer à l’intérieur de la résidence afin de chasser Gbagbo. Maintenant, il faut comprendre pourquoi il a fait cela.

C’est vrai au fond, sur quoi s’est-il basé pour intervenir. Peut-être qu’il avait raison, après tout… On va trouver notre réponse dans le Canard Enchaîné du 13 Avril (extrait ci-dessous):

Commençons donc par l’énorme. Sarkozy, à fait le choix de Watara parce que ce dernier était Musulman ! Mais c’est fou cela ! Il a donc fait tout cela pour montrer, après un “débat” miteux, plein de soumission, qu’il n’était en fait pas du tout “islamophobe” et qu’il donnait, ici, des gages (marche aussi en un mot) aux musulmans sur sa sarko-islamo-compatibilité en soutenant Alassan Watara. Peut-on faire le même parallèle avec les islamo-al quaido-rebelles de Libye ? Vous connaissez la réponse, évidement…

Mais alors qui est ce Watara ? Et bien en fait, il n’est même pas Ivoirien, c’est d’ailleurs à ce propos qu’en 2000 il a été exclu de la présidentielle ou le gagnant fut, Laurent Gbagbo.

Ensuite, le 19 Septembre 2002 Watara ainsi que certains généraux tentèrent un coup d’état armé contre le président Gbagbo. Le pays sombra dans le chaos, et le machiavélique et horrible Dominique de Villepin imposa en 2003 les accords de Marcoussis qui dépouillèrent Gbagbo de l’essentiel de ses pouvoirs et permettant l’entrée de l’opposition dans le gouvernement, alors qu’elle avait perdu les élections !

Après cela, vient une résolution qui était cruciale et qui est aujourd’hui la cause de cette catastrophe. C’était le 27 février 2004 et le conseil de sécurité de l’ONU votait la résolution 1528 qui autorisait le déploiement de l’opération des Nations unies en Côte-d’Ivoire (ONUCI) pour une durée de douze mois, et qui fut prolongée jusqu’à aujourd’hui. Cette force avait pour mission de faire respecter le cessez-le-feu, d’aider au désarmement des rebelles et au retour à la vie civile des combattants, de mettre en sûreté ou de détruire les armements confisqués. Rien de cela ne fut fait ! Pis, Watara ayant, comme Hitler raté, son coup d’état il se dit qu’il allait “gagner” par les urnes. C’est ce qu’il fit en commettant des fraudes massives reconnues même par l’ONU, qui l’a pourtant déclaré vainqueur. Watara et ses hordes, parce que la résolution 1528 n’a pas été respectée, ont commis des massacres de masses extrêmement violents aux cris de “Allah wakbar”. On estime ces massacres à plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers. D’ailleurs, l’un des derniers fut commis à Duekwe ou plus de 1000 personnes ont été violées, mutilées ou brûlées vives ! Mais que faisaient donc les forces de l’ONUCI et la Force Licorne ?

Elles sont pénalement responsables de ne pas avoir appliquées la résolution 1528 ! Mais ça n’a pas empêché Juppé et son chef de nous refaire le coup du “nous intervenons pour protéger les civiles”. Ha bon ? Quels civils étaient en danger quand Gbagbo était enterré dans son Bunker avec à peine quelques pièces d’artilleries pour résister à l’assaut, alors que ses coreligionnaires civils se faisaient massacrer avec des armes lourdes par le camp Watara !

La France et l’ONUCI avaient l’obligation d’intervenir militairement pour protéger les civiles massacrés par le clan Watara. C’est une violation nette de la résolution 1528. Peut-être que si les hélicoptères Français n’étaient pas occupés à bombarder M. Gbagbo, ils auraient pu servir à sauver des vies civiles ! On appelle cela de la non-assistance à personnes en danger. Enfin, et la je vous livre la perle de la raison de l’intervention de Sarkozy 1er.

Il a donc dit que Gbagbo était un fou qui enfermait ses joueurs de foot quand ceux-ci avaient perdu un match. C’est donc pour cela que vous êtes intervenu Monsieur le président ? Je dois dire que si effectivement un Président commettrait de telles choses, ce serait la preuve de sa folie, et qu’il mériterait d’être chassé. Oui mais… Gbagbo n’a jamais commis de tels faits ! Celui qui fit cela était le Général Guai que Gbagbo fit chasser du pouvoir !

Monsieur Sarkozy vous êtes pitoyable. Par vos récents comportements vous avez fait preuve de la folie qui est la vôtre. Vivement que les Ivoiriens vous traduisent devant les tribunaux et que les Français en 2012 s’abstiennent de vous reconduire dans des fonctions qui sont faites pour des gens responsables, et non d’impulsifs au comportement infantile qui mettent en danger le monde !

Ramatkal – JSSNews

 

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ADRESSE DU PORTE PAROLE DE LAURENT GBAGBO AUX IVOIRIENS


17/11/2011

DEVANT LA MENACE PRESSANTE DU TRANSFERT DE LAURENT ET SIMONE GBAGBO, SON PORTE  PAROLE MONTE AU CRÉNEAU DANS UN MESSAGE PATHÉTIQUE  A LA NATION IVOIRIENNE.

Mesdames,  messieurs, chers ivoiriens et habitants de la Côte d’Ivoire.

Je me permets de m’adresser à vous en vos rangs, qualités, âge, genre respectifs,  au nom du mandat qu’a bien voulu me donner le Président Laurent GBAGBO de son lieu de détention à Korhogo. En effet depuis le 26 mai 2011, je suis porteur d’un mandat expressément donné par le Président Laurent GBAGBO à l’effet de porter sa parole et de le représenter partout où besoin se fait sentir. C’est donc en cette qualité que je me permets de m’adresser par la présente à vous.

Je voudrais avant tout propos vous prier de m’accorder l’indulgence de votre jugement et j’en appelle à votre grande compréhension si d’aventure, les termes de cette adresse heurtaient vos sensibilités. La délicatesse de porter la parole d’un grand homme de surcroit interdit de parole m’impose une démarche qui observe un minimum de prudence.  Mais en même temps, nul n’a le droit de se taire lorsque  notre Nation s’engage dans une voie qui pourrait à terme compromettre son avenir. Tant de peuples ont péri faute d’avoir relevé les risques putatifs ou réels qui encombraient le chemin de leur Histoire. Or c’est peu de dire que notre pays, la Côte d’Ivoire, malgré les apparences, reste gagné par le doute. Comment peut-il en être autrement, lorsque  certains de ses fils et filles, ces supposés leaders et tous ceux qui devraient  porter l’espérance de notre peuple, semblent avoir opté pour  la désagrégation de notre lien social.

Mesdames et messieurs, il revient de façon constante que certaines personnes en Côte d’Ivoire et ailleurs se délectent de l’emprisonnement du Président Laurent Gbagbo et font de son transfèrement à la CPI un objectif politique, malgré les risques certains que fait courir une telle entreprise à notre pays. Devant la persistance d’une telle attitude, je voudrais en appeler à la conscience de tous afin que chacun de nous évalue souverainement l’impact du harcèlement judiciaire dont est l’objet le Président GBAGBO sur la cohésion sociale. C’est pourquoi, je voudrais interpeller la société civile ivoirienne dans sa diversité, sur la situation de la Côte d’Ivoire  qui reste intimement liée à celle du Président GBAGBO. Je pense notamment aux chefs religieux, rois et chefs traditionnels, aux femmes et aux jeunes et toute la masse des hommes de notre pays.

I/  Les Chefs religieux

Je sais que chacun de vous continue de prier pour notre pays et chacun reste  préoccupé par la paix sociale en Côte d’Ivoire.  Je vous sais infiniment gré au nom du Président GBAGBO Laurent, pour cette assistance soutenue à son endroit et à celui de toute la Côte d’Ivoire.  Mais, Eminences de toutes les confessions religieuses, vous savez mieux que quiconque que l’Homme est la synthèse du spirituel et du matériel. C’est-à-dire que l’Homme n’atteint la plénitude de son accomplissement que lorsqu’il s’harmonise à la fois avec le spirituel et le temporel.  C’est pourquoi, il est juste d’admettre que vous avez une responsabilité renforcée dans l’épanouissement total de nos compatriotes et de tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, et partagent de ce fait notre espérance commune. Le berger ne se lasse jamais dans la conduite de son troupeau. Vous aurez beau dire que vous avez suffisamment interpellé les uns et les autres mais cela ne vous dédouanera jamais, car  votre mission quasi divine reste un sacerdoce c’est-à-dire,  un service désintéressé, sans contrepartie en dehors de celle légitimement attendue du Tout- Puissant dont vous êtes les vicaires sur terre.  Tout en reconnaissant vos immenses efforts pour l’avènement d’une Côte d’Ivoire pacifiée et réconciliée avec elle-même, vous restez encore redevables devant vos concitoyens qui attendent que vous preniez une position ferme contre toute tentative de transfèrement du Président GBAGBO à la CPI. C’est à la fois un devoir spirituel, un devoir moral et un devoir national. Parce que, une telle entreprise ne fera que perpétuer la chaîne de la haine  dans notre pays.

II/ Les Rois et Chefs de villages.

Gardiens de notre riche tradition issue de plusieurs couches de sédimentation  de notre histoire commune, vous êtes suffisamment instruits des grandes valeurs que comporte la recherche permanente de compromis entre les enfants d’une famille. L’humiliation d’un Chef dans toutes nos traditions appelle la malédiction sur la communauté. L’emprisonnement prolongé du Président  GBAGBO en lui-même est déjà suffisamment dégradant. Son impensable transfèrement à la CPI, si contre tout bons sens intervenait,  sonnerait le glas de toutes nos valeurs sociales dont vous êtes les garants obligés. Je voudrais particulièrement insister sur la responsabilité de mes parents du Nord. Je continue de croire et cela ne pourrait être autrement, quand je questionne l’éducation que cette grande société nous a inculquée, que vous avez déjà exprimé votre opposition à l’emprisonnement prolongé des enfants des autres régions de notre pays chez nous. Je me confondrais moi-même devant ma propre conscience si une telle démarche n’avait pas encore été entreprise de votre part.  Tous ceux qui sont emprisonnés chez nous sont les leaders des autres régions de notre pays. Sont-ils pour nous, les trophées d’une conquête militaire lancée contre les autres parties de notre propre pays. Sinon, il est temps et juste, conformément à notre culture pacifique de dénoncer cette détention et d’en exiger la fin. Si d’aventure, le Président Laurent GBAGBO était transféré depuis nos terres vers les prisons européennes ou d’ailleurs, alors nous aurons rompu le pacte avec nos propres ancêtres. Nous serons devenus des hommes sans repères fondamentaux, sujets à toutes les aventures.

Je crois personnellement que l’un des problèmes profonds de notre Continent Noir trouve ses origines dans le fait que très souvent nous avons donné en esclavage certains des nôtres. L’abandon d’un sien au traitement méprisant d’un autre peuple est un acte abominable qui ne peut appeler que malédiction sur nous. Or le transfèrement du Président GBAGBO projeté est le prolongement de notre propension  à abandonner nos propres enfants et généralement les plus doués et les plus vigoureux au traitement humiliant des puissances extérieures. Le Président Laurent GBAGBO que l’on tente ainsi d’éloigner définitivement de ses terres est celui qui s’est battu au lendemain de son élection, pour faire revenir au  pays ceux des nôtres qui étaient en exil.

Majestés les Rois, Honorables  Chefs de villages, vous avez le devoir moral de vous opposer à l’humiliation de l’un de vos illustres fils. Vous en avez la capacité. La question ne peut être soumise à la seule fatalité.

III/ Les Femmes

Femmes ivoiriennes et habitantes de la Côte d’Ivoire, au-delà de la diversité de vos sensibilités politiques, religieuses, de vos ordres et rangs sociaux, vous êtes unies par le destin à une mission divine. La fonction de procréation que  Dieu vous a déléguée vous élève  évidemment au niveau des  divinités de notre monde. Elle accroît par la même occasion votre responsabilité dans l’accomplissement de l’Homme, en tant que créature façonnée par Dieu à sa propre image. Quelque soient vos ressentiments personnels et vos récriminations, vous ne pouvez  souffrir de l’humiliation d’un être, fut-il votre pire ennemi. Parce que chaque gémissement d’un être humain rappelle les vôtres pendant l’accomplissement de la fonction divine qui se rattache à votre nature. Nul ne peut raisonnablement soutenir que le Président Laurent GBAGBO mérite l’humiliation qu’il subit déjà et celle plus grande à laquelle l’on veut absolument le soumettre. Imaginer et jauger la douleur d’une mère à laquelle l’on arrache son fils pour une terre inconnue. La douleur de Marguerite GADOH, 88 ans,  contrainte à  l’exil après avoir tout perdu  jusqu’à son dernier pagne est également la douleur de chacune des femmes qui habitent la Côte d’Ivoire.  Nous sommes tous témoin de l’Histoire récente de notre pays. Le Président GBAGBO s’est toujours rendu personnellement aux domiciles de ses adversaires politiques les plus déterminés pour partager avec eux la douleur consécutive du décès de leur mère. Mais voilà que l’on mobilise une grande énergie pour le séparer définitivement, de son vivant de la sienne, tentant de le priver ainsi de l’accomplissement du devoir le plus sacré qui incombe à chaque enfant d’être témoin oculaire du départ de celle qui lui a donné vie vers celui qui lui a conféré mandat à cette fin.

Je reçois régulièrement témoignage des prières intenses que vous formulez à l’endroit du Président GBAGBO, de tous les autres détenus  et de la Côte d’Ivoire. Je vous exprime en retour au nom du Président GBAGBO ma profonde gratitude. J’en appelle à une plus grande mobilisation de votre part  pour faire échec à  ce que l’on peut qualifier d’attaque contre notre pays. La mise à l’écart forcé du Président GBAGBO du débat politique en Côte d’Ivoire est porteuse de risques pour la cohésion sociale. Elle risque de renforcer les rancœurs qui finissent toujours par détendre les liens sociaux dans une communauté. C’est pourquoi elle s’assimile à une attaque contre notre pays. Votre mobilisation de façon pacifique et suivant les moyens légaux  au-delà de vos divergences, constituera un signal  fort en tant que gardiennes de notre grande famille ivoirienne suffisamment éprouvée, en direction des promoteurs de cette entreprise dangereuse.

IV Les jeunes

Dans l’accomplissement de son plan pour l’Homme, Dieu a établi une chaîne infinie entre les générations. Chaque génération a le  devoir de fructifier l’héritage reçu de la génération qui l’a précédée afin de le transmettre avec une plus value certaine à la génération qui lui succède. De ce point de vue, chacun est en plein ouvrage pour le compte du Créateur. C’est pourquoi, la hantise de notre finitude se contrebalance avec notre espérance de la perpétuation de notre nom dans les générations futures. Dans ce jeu de rôle, la jeunesse occupe une place de choix parce que légataire naturel et obligé de leurs aînés. Dans cette position, les jeunes ne peuvent observer seulement l’attentisme. Il est bon de rappeler que dans notre riche culture africaine, le légataire travaille déjà avant terme à l’entretien de l’héritage qu’il recevra de sorte à le bonifier et à le purger autant que possible des charges inutiles qui pourraient le déprécier au moment où il le recevra.  La jeunesse ivoirienne l’a bien compris, c’est pourquoi elle a été de tous les combats pour sortir notre pays des serres des rapaces de tous acabits, qui tentent de prendre en otage  son destin. Retenez que le monde entier vous admire pour votre engagement permanent à défendre votre héritage.

Chers amis, jeunes ivoiriens, malgré vos divergences idéologiques, politiques, philosophiques et religieuses, et au-delà de vos conditions sociales, vous êtes unis par le même destin. Vous avez tous part au même héritage. En le laissant se charger de passif grave, vous courrez le risque d’avoir un solde s’il n’est négatif, sera limité tout au moins dans une dimension congrue  Vous avez donc le droit peut être même le devoir de surveiller les agissements de vos aînés afin que ceux-ci ne frelatent pas l’Histoire de notre pays que vous recevrez en héritage. Les humiliations entretiennent les rancœurs  qui empoisonnent elles-mêmes notre existence. L’emprisonnement du Président GBAGBO, et la volonté affichée par certaines personnes de le faire transférer vers des prisons européennes constituent des faits aggravants qui pourraient si l’on y prend garde compromettre définitivement notre destin commun. Il faut que vous ayez une claire vision de cette réalité. La société ivoirienne est en crise depuis plus d’une vingtaine d’années par la faute de vos aînés qui sont incapables de surpasser leur égo qu’ils placent pour certains, au-dessus de l’intérêt de notre Nation.  Il est temps d’exiger d’eux la rupture de la chaîne de la haine. Tout comportement ou tous actes de nature à renforcer cette chaîne de la haine et à la prolonger doivent être dénoncés et combattus. C’est pourquoi nous devons élever au rang de priorité nationale la libération du Président GBAGBO et des autres prisonniers. C’est une question vitale pour toute la jeunesse. Elle requiert donc sa mobilisation sans passion ni violence mais avec détermination. C’est une condition majeure pour purifier l’héritage que vous êtes en droit d’attendre de vos ainés.

V Les hommes

Notre responsabilité dans la déchirure de notre société ivoirienne est entière. Alors que nous avons reçu tout de ceux qui nous ont précédés, nous sommes incapables de garantir à la relève un avenir serein. Nous nous sommes laissés enivrés des désirs le plus fous qui cultivent en chacun de nous un égoïsme à la limite de la perversité. Nos émotions semblent avoir totalement submergé notre raison. Qu’avons-nous fait de l’héritage reçu ? Quelle Côte d’ Ivoire espérons-nous laisser à la postérité qui devient de plus en plus, à raison du reste, exigeante. Le mutisme que nous observons devant la dégradation continue de notre nation nous rend tous autant que nous sommes coupables devant le tribunal de l’Histoire. La chaîne de générations est avant tout une chaîne de responsabilités. Nous restons débiteurs vis-à-vis de générations futures du double de ce que nous avons reçu de nos devanciers. Est-il bon de rappeler que la nation est une communauté dont une bonne partie des membres n’est plus, quelques uns seulement vivent et la majorité des membres reste à naître. Il nous faut rompre maintenant avec le cycle de la haine. La politique de l’autruche est le plus grand danger qui guette notre existence. Faire semblant de ne pas voir le danger ne signifie nullement pas que ce dernier n’existe pas.

 

CONCLUSION

Qui peut raisonnablement penser en Côte d’Ivoire que l’emprisonnement du Président GBAGBO et celui des siens et la volonté affichée par certains de voir nos propres frères ou sœurs enfermés dans des prisons européennes fait avancer la Côte d’Ivoire ? En quoi sont-ils plus coupables que ceux qui veulent les conduire dans ces prisons ? Sommes-nous vraiment génétiquement esclaves au point que notre conscience définitivement soumise, nous condamne mécaniquement à renoncer à tout ce qui nous conduit vers la liberté ? Je ne peux croire à une classification des peuples selon une échelle  produite par la fatalité. Refusons de nous donner en friandises pour les délices des occupants des palais repus du fruit de notre labeur et qui pensent que tout leur est dû. C’est en nous-mêmes, que nous trouverons l’énergie, la force et l’intelligence pour orienter dans le sens qui correspond à l’intérêt de nos peuples, le cours de notre destin pris en otage, avec souvent notre propre complicité. Quelle leçon de grandeur donnerons nous au monde entier si nous arrivons à dire ça suffit ! Nous allons nous-mêmes régler  nos propres contradictions. Cela ne relève pas du domaine du rêve. Loin s’en faut. Mobilisons nous et nous verrons que le destin d’un peuple n’est jamais l’œuvre ni de la fatalité ni du hasard. Un destin se bâtit par des hommes et des femmes  audacieux qui croient d’abord en leur capacité et qui demandent seulement à Dieu de bien les en inspirer. C’est seulement quand Dieu est convaincu de la volonté partagée de chacun des membres de cette communauté de bâtisseurs d’abandonner son égo au profit de l’intérêt commun, qu’il  laisse découvrir sa générosité. Un peuple qui vend ses propres enfants à la gloire de d’autres peuples ne peut bénéficier des largesses de Dieu si tant est qu’il est juste. Nous avons le devoir sacré de dire non à une autre humiliation de l’un des nôtres et le Président GBAGBO n’en n’est pas l’un des moindres.  Il mérite que nous nous mobilisions pour sa cause qui est également celle de nous tous entant que peuple engagé dans la bataille pour l’affirmation de sa dignité. Nous pouvons dire non sans violence. C’est d’ailleurs la qualité des grands hommes. Sur ce point, la vie du Président Laurent GBAGBO peut nous servir si nous faisons l’effort de dominer nos passions.

Que Dieu Bénisse la Côte d’Ivoire

Le Ministre KONE Katinan Justin

Représentant et Porte parole du Président Laurent GBAGBO

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RETRAITS DE CANDIDATS DU CNRD SUITE AU MANDAT D’ARRET DE LA CPI CONTRE GBAGBO


Communiqué de presse N.1

Messieurs, Mel Eg Théodore, Kabran Appia, Gervais Coulibaly

Tous trois candidats aux élections législatives du 11 décembre prochain, tiennent à informer leurs partisans, les membres du CNRD, la communauté Nationale et internationale de leur décision rendue nécessaire suite à la notification par le procureur de la Cour Pénale Internationale d’un mandat d’arrêt à l’encontre  du Président Gbagbo Laurent, retenu jusqu’à une date récente dans la Ville de Korhogo en Côte d’Ivoire.

Un mandat d’arrêt décerné par la CPI ne peut prospérer en Côte d’Ivoire que par la voie de la collaboration du gouvernement et de l’autorité judiciaire ivoirienne. 

Les candidats  susnommés tiennent à rappeler d’emblée que leur acte de candidature à ces élections a été déposé à la Commission électorale, puis validée par le Conseil Constitutionnel, en exécution d’un accord politique avec le gouvernement, pris en la personne de Monsieur Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, en vertu duquel les parties, au sortir d’une discussion plus large avec les membres du CNRD, avaient convenu de s’échanger un ensemble précis de décisions de bon procédé politique.

A ce jour, si les candidats ont rempli leur part de promesse, force est de constater que le gouvernement a marqué un retard considérable et une certaine inertie sur bien des points négociés. Quelques avancées, qu’on ne peut nier, ne suffisent pas, à l’évidence, à marquer la bonne exécution dudit accord.

C’est dans l’attente d’un engagement plus conséquent du gouvernement, que les candidats viennent d’apprendre l’information, confirmée depuis, de la délivrance d’un mandat d’arrêt contre le Président Gbagbo Laurent à son lieu de détention. Les modalités de transfèrement physique du Président Gbagbo Laurent à la CPI ne sont ainsi désormais qu’une affaire pratique.

Les candidats n’ont jamais fait mystère de leur volonté de voir élargir tous les prisonniers politiques de la période post-électorale comme condition de leur engagement. Le transfèrement à la CPI du Président Gbagbo Laurent a notoirement été déclaré comme une cause de résiliation des accords conclus. Quelles que soient les explications qui peuvent en être données, cet acte ne sera jamais considéré, ni comme conforme à la loi ivoirienne, ni même internationale, ni comme allant dans le sens de cette réconciliation nationale au nom de laquelle les candidats ont pris le risque  de la critique et même des menaces de mort régulièrement reçues de quelques camarades et citoyens mal informés. 

En conséquence, les candidats susnommés tiennent à informer leurs camarades et la Nation entière de leur décision de retrait pure et simple des élections législatives prévues pour se tenir le 11 décembre 2011. Les dispositions légales et pratiques seront prises sans délais pour que les notifications requises en soient faites aux autorités compétentes. En attendant, les membres des équipes de campagne ont instruction impérative de se retirer de toutes les procédures et  de toutes les opérations liées aux élections législatives.

Les partis signataires des investitures correspondantes vont se mettre en rapport avec leurs camarades du CNRD pour étudier les suites logiques de cette situation. Les militants sont invités en conséquence à rester à l’écoute des mots d’ordre unitaires et des instructions particulières à chaque parti.

Fait à Abidjan le mardi 29 novembre 2011

 

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Inculpé, Laurent Gbagbo comparaîtra lundi 5 Décembre devant la CPI


LEMONDE.FR | 29.11.11

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo comparaîtra lundi 5 décembre pour la première fois devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé l’institution, mercredi 30 novembre. Il a été incarcéré dans la nuit de mardi à mercredi au centre de détention de la Cour, à La Haye, a-t-on appris de source proche du dossier. “Il est là”, a annoncé cette source, alors que la CPI se refusait à tout commentaire depuis l’annonce de son transfert par l’un de ses avocats mardi après-midi. L’ancien président ivoirien était arrivé à Rotterdam (ouest des Pays-Bas) peu avant 4 heures à bord d’un avion affrété par les autorités ivoiriennes. Il a été ensuite conduit en mini-bus au centre de détention, selon l’agence de presse néerlandaise ANP.

Laurent Gbagbo, âgé de 66 ans, avait quitté mardi soir le nord de la Côte d’Ivoire, où il était détenu depuis avril dans une résidence à Korhogo. Le procureur général de la Côte d’Ivoire avait notifié plus tôt à M. Gbagbo le mandat d’arrêt émis par la CPI portant sur les crimes commis par les forces loyales à l’ancien chef d’Etat à la suite du second tour de la présidentielle, le 28 novembre 2010. Le mandat d’arrêt aurait été signifié à Laurent Gbagbo en présence de deux de ses avocats. En septembre, le nouveau président ivoirien, Alassane Ouattara, avait indiqué qu’il renverrait Laurent Gbagbo devant la CPI.

“Cette décision de la Cour internationale de justice est illégale et va à l’encontre des intérêts du pays et de la réconciliation nationale”, a déclaré l’avocate de l’ancien chef d’Etat à Paris, Lucie Bourthoumieux, dans un communiqué. “A un peu plus d’une semaine des élections législatives en Côte d’Ivoire [fixées au 11 décembre],elle risque d’attiser encore les tensions existantes dans le pays et les exactions dont sont régulièrement victimes les partisans du Front populaire ivoirien (FPI)”, a-t-elle ajouté.

MANDATS D’ARRÊT AVANT LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

La semaine dernière, l’avocat de l’Etat ivoirien, Me Jean-Paul Mignard, avait indiqué au Monde que des mandats d’arrêt seraient émis avant le 11 décembre, date des élections législatives en Côte d’Ivoire. L’avocat français ajoutait que Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président, ainsi que Charles Blé Goudé, chef des Jeunes Patriotes, étaient eux aussi dans le collimateur de la CPI.

Maître Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, chargé de le représenter devant la Cour pénale internationale, avait pour sa part estimé que “l’arrestation du président Gbagbo [était] illégale et sa détention arbitraire” et avait déclaré que dès lors, la CPI ne pouvait avaliser une telle situation.

Le scrutin de 2010 avait entraîné des violences dans tout le pays entre les forces loyales au président sortant, Laurent Gbagbo, et les partisans d’Alassane Ouattara, dont la victoire avait été reconnue par la communauté internationale. Selon l’ONU, ces violences auraient fait plus de trois mille morts.

Stéphanie Maupas

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Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI)


Louis Moreno-Ocampo est-il un surdoué ? En tout cas, sans le concours de l’ONUCI, sans que la majorité des victimes s’étant constituées auprès de la CPI n’aient vu le moindre magistrat ou auxiliaire de justice officiel, il a réussi à boucler une enquête par nature extrêmement complexe – puisqu’il s’agit d’établir des faits et d’avoir des preuves sur les chaînes de responsabilités – en moins de…  deux mois, et entre deux rendez-vous avec Alassane Ouattara – le premier à Abidjan, le second dans l’appartement parisien de l’ancien directeur général adjoint du FMI.
Ce sont ces étrangetés qui ont fait tiquer Christian Chartier, directeur du centre d’observation de la justice internationale et transitoire de l’université de Limoges, et ancien porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), donc bon connaisseur de ce type d’environnement. Lors d’une interview accordée à la radio France Inter, il a tancé Ocampo : « Il aurait voulu faire en sorte que l’on comprenne que la justice internationale peut être instrumentalisée à des fins politiques qu’il n’aurait pas pu mieux faire.» Rappelant que le procureur de la CPI a commencé son travail sur le dossier ivoirien seulement le 3 octobre, il a affirmé que « cette enquête est d’une rapidité suspecte », et que le mandat d’arrêt qui en est sorti « est quand même d’un vague extrêmement inquiétant ». Si les chefs d’accusation sont faciles à formuler, « encore faudrait-il les étayer », avertit-il. « Dans le mandat d’arrêt, on parle de violences contre des communautés ethniques et religieuses spécifiques sans pour autant les désigner. Il y a quand même des choses troublantes dans cette affaire et que je trouve extrêmement inquiétantes pour la CPI », a-t-il poursuivi. Laquelle CPI « existe depuis dix ans et n’a pas rendu à ce jour un seul jugement ne serait-ce qu’en première instance ». Rappelons-le : ce n’est pas là « un extrémiste proche de Gbagbo » qui parle, mais bel et bien un universitaire français renommé, ancien porte-parole du TPIY !

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Cote d’Ivoire: Affaire KIEFFER


Honte à ceux qui ont vendu la peau de l’ours !!!

 L’heure de vérité a sonné. Le fameux test ADN réalisé sur le squelette exhumé en Côte d’Ivoire, le 6 janvier 2012, et que l’on présumait être celui du défunt Kieffer est tombé. Tenez-vous bien, il est négatif! Oui, vous avez bien lu. Négatif! Les bras vous en tombent n’est-ce pas? Ce n’est guère étonnant!

L’affaire du test ADN, ébruitée à la suite d’une énième dénonciation, a fait couler des tonnes d’encre, de salive et ce, jusqu’au pays des hommes intègres ou nombre de médias de la place (qui se reconnaîtront …) devraient adopter  profil bas au moins l’espace de quelques temps.

Au delà des médias, l’opinion, comme au plus fort de la guerre imposée à la Côte d’Ivoire, a été embarquée par ce jackpot à venir.

« Oui », disaient certains, ils sont cuits et recuits les Gabgbo!  Tous ceux qui ont été du complot pour assassiner Kieffer répondront enfin de leurs actes devant la justice! Et puis  » PATATRAS «, voilà que contre toute attente, le test ADN fait tomber, comme un château de cartes, tous leurs rêves!

En voilà, un bel exemple de nuisance de la presse ( en tout particulier, celle Française ). Il reste à imaginer tout ce qui a pu être véhiculé au plus fort de la crise ivoirienne, par ces mêmes journalistes, et qui ne relevait que de la pure calomnie !!

On peut se réjouir des progrès de la science. En effet, que se serait-il passé si les tests ADN n’avaient jamais existé ?? Sans vouloir spéculer (laissons cette tâche à d’autres), on peut décemment imaginer que ce même Laurent Gbagbo continuerait à faire office de bouc émissaire chez nos  » pro de l’info … ».

Les voilà donc tous marrons, ceux qui avaient rêvé d’une mise à mort définitive du Woody et des siens. De sa geôle de la Haye, l’homme de Mama doit, pince sans rire, pensé que son sacré complice de temps tente de vouloir se réconcilier avec lui.

Simon B.

SAN FINNA -Burkina  Faso

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Cameroun : une mascarade électorale labellisée « acceptable »


Survie.org 2 janvier 2012 par Alice Primo

L’élection présidentielle du 9 octobre n’a apporté, hélas, aucune surprise ou presque. Tout était prêt pour la tacite reconduction de Paul Biya que le régime a officialisée le 21 octobre, en annonçant un score « modeste » de 78%.

Biya peut se targuer d’un plébiscite pour ce sixième mandat, avec la fidèle complicité des autorités françaises, qui n’ont émis que de timides recommandations pour donner l’illusion de ne pas soutenir pleinement la mascarade. La presse française, qui avait pour une fois dénoncé par avance ce hold-up électoral, n’a malheureusement pas transformé l’essai en ne soulignant pas ce énième renoncement de la diplomatie française à mettre en œuvre des promesses de changement de ligne politique.

La tension est montée d’un cran quelques jours avant le scrutin présidentiel, avec l’arrestation mardi 4 octobre d’un syndicaliste étudiant et de 17 militants d’un parti d’opposition. Une répression tous azimuts visant à dissuader toute contestation trop voyante d’une « élec­tion » ficelée d’avance. Restait l’arme du boycott, et le dimanche 9 octobre, les Camerounais, lucides, ont boudé les urnes : la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) a ainsi officiellement constaté un « faible taux de participation », et l’ONG Transparency International comptabilise un taux d’abstention de 70%… qui ne serait que de 34% d’après ELECAM, la structure officielle chargée de chapeauter l’organisation du scrutin. Cherchez l’erreur !

D’après le journal camerounais La Météo, elle viendrait tout simplement du gonflement artificiel des listes électorales « bourrées de noms de personnes décédées depuis des années, en sus des doublons ». Cet hebdomadaire prétend ainsi réhabiliter le gagnant du scrutin, en en critiquant les organisateurs… il souligne au passage quelques-uns des bidouillages qui le caractérisent.

Car ce n’est évidemment pas la seule anomalie : le chef de la mission de l’UA, l’ancien premier ministre malien Ibrahim Boubacar Keita, a dès le mardi 11 octobre déploré « le manque de bulletins de vote de certains candidats même si la lacune a été corrigée, les urnes mal scellées dans certains bureaux de vote, le non retrait de nombreuses cartes électorales par les concernés dans la plupart des bureaux de vote ». Parallèlement, les témoignages ont rapidement afflué sur les cas de fraudes et sur la facilité à nettoyer « l’encre indélébile » apposée sur le pouce des votants dans de nombreux bureaux de vote. Une encre plus difficile à faire disparaître fut celle des graffitis rouges « Biya out ! » et « Biya dégage ! » dont furent couverts dans la nuit qui suivit les murs de la ville de Bafoussam, bastion de l’opposition : l’armée reçut ordre de nettoyer, en empêchant quiconque de prendre des photos ou de filmer…

Les partis d’opposition ont évidemment entrepris des recours auprès de la Cour suprême pour demander l’annulation partielle ou totale du scrutin : le 12 octobre, 19 recours avaient ainsi déjà été déposés, dont 9 par le Social Democratic Front (SDF) de John Fru Ndi, considéré comme l’opposant principal du régime, avec lequel il s’est pourtant déjà compromis.

Le Cameroon People Party (CPP) annonçait même avoir fait constater par huissier l’existence de bureaux de vote fictifs dans un quartier de Douala. Le pouvoir camerounais reconnut quant à lui, dès le soir du scrutin, seulement de « légers dysfonctionnements dénués d’arrière-pensées ». Ben voyons !

La France fidèle en amitié

Pour la diplomatie française, rien de bien alarmant non plus : au lendemain du scrutin, seuls quelques éclaircissements étaient demandés par le porte-parole du Quai d’Orsay sur la mort de deux gendarmes et d’une femme dans des incidents distincts. Et le mardi 11 octobre, Alain Juppé déclarait à l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Serge Janquin, que les élections avaient « eu lieu dans des conditions acceptables », en s’appuyant sur les rap­ ports des observateurs de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et du Commonwealth.

Vaste plaisanterie quand le chef des observateurs de l’OIF n’est autre que Pierre Buyoya, ancien chef de l’Etat burundais : un « démocrate » dont le passé de major, de putschiste puis de président à la botte de Paris rend l’expertise particulièrement pertinente ! Celui-ci avait déjà sévi en 2009, en légitimant la pseudo-élection présidentielle mauritanienne qui avait posé un vernis démocratique sur le putsch d’Abdel Aziz.

Quant au rapport des observateurs du Commonwealth, Alain Juppé a fait semblant de ne pas voir les nombreuses critiques qu’il contient sur le scrutin et ses préparatifs, le chef de la mission déclarant notamment : « Des gens (…) avec leurs récépissés (…) n’ont pas trouvé leur noms sur les listes électorales et on leur a dit d’aller dans un autre bureau de vote, puis dans un autre, et encore un autre. Finalement, ils n’ont pas pu voter. (…) nous avons reçu un bon nombre de plaintes à propos de l’organisation et de problèmes administratifs ». Il avait également déploré le « manque d’égalité et d’équilibre dans le traitement médiatique par les médias publics lors de la campagne électorale entre le président sortant et les partis d’opposition ».

La conspiration de la presse française

Mais ce n’est pas tout : notre ministre se permit aussi d’inciter les Camerounais à accepter leur sort sans broncher, en ajoutant : « Nous appelons donc la population, la presse camerounaise et tous les acteurs politiques à faire preuve, jusqu’au 24 octobre, date de proclamation des résultats, et au-delà bien sûr, de modération et à éviter tout recours à la violence pour faire valoir leurs vues ». Circulez, y a rien à voir !

Cette déclaration scandaleuse ne provoqua pas le tollé qu’elle méritait. Pourtant, en amont, la presse française s’était inquiétée de la mascarade en préparation, en consacrant – fait rare et à saluer – quelques articles sans concession pour le régime camerounais, notamment grâce à la publication récente de l’ouvrage de Fanny Pigeaud, Le Cameroun de Paul Biya (Karthala). Au point que le ministre camerounais de la communication a condamné le 12 octobre ce qu’il considère comme des « dérives » de la presse française, une « démarche concomitante, qui s’apparente pour dire le moins, à une conspiration ».

Hélas, la « conspiration » a pris fin : dans l’Hexagone, personne ou presque ne s’offusqua de cette réponse, qui aurait pourtant dû connaître le même succès que celle de Michèle Alliot-Marie proposant d’aider le régime de Ben Ali.

Car comme pour la Tunisie, les relations de la France avec le régime camerounais reposent sur une coopération policière et militaire qui permet d’y préserver les intérêts économiques et stratégiques français. Le ministère des Affaires étran­gères français affiche d’ailleurs fièrement que « le Cameroun est notre premier partenaire dans le monde en matière de coopération militaire », qui s’élève à « près de 4 millions d’euros » par an d’après le député UMP Michel Terrot, et qui se maintient dans le cadre du nouveau partenariat de défense.

Les Camerounais ne méritent pas la démocratie

Cette coopération comporte aussi un volet important d’enseignement aux techniques de maintien de l’ordre, utile au cas où les Camerounais ne se conformeraient pas à l’injonction paternaliste d’Alain Juppé de se tenir tranquille.

Au Cameroun, évidemment, la couleuvre ne passa pas, et l’opposante Kah Walla, candidate du CPP, s’interrogea dans le quotidien Mutations du 13 octobre : « Le peuple camerounais est-il moins méritant de la démocratie que le peuple français ? Je vois mal [en effet] les Français accepter des élections où il y a eu des fraudes, où l’on a surpris des gens avec plusieurs cartes, où les bureaux de vote ont ouvert largement après le délai légal. Je vois mal le peuple français en train d’accepter une élection où les urnes sont bourrées, où des actes de violence verbale et physique sont commis à l’encontre de citoyens qui n’ont pas voté à 100% pour le chef de l’Etat sortant, où les scrutateurs sont chassés des bureaux de vote, où le dépouillement se fait secrètement… ».

L’ambassadeur américain adopta une position ambiguë, espérant sans doute ménager la chèvre et le chou, en déclarant avoir constaté des « problèmes dans le processus électoral »… une déclaration aussitôt dénoncée comme une ingérence et une leçon de morale inacceptable par le ministre camerounais de la Communication : puisqu’on vous dit que tout s’est très bien passé !

L’ambassadeur de France, Bruno Gain, déclarait le 12 octobre au quotidien Mutations que la France « prête attention aux aspirations des populations, mais également aux impératifs de moderniser le pays et d’accentuer les reformes. » Accentuer les réformes ? Cela veut dire continuer une politique préexistante… pas de doute que pour l’ambassadeur, Biya était déjà réélu. Il n’y avait certes aucun suspense, mais cette reconnaissance a priori en dit long de l’idée que se fait la France de l’alternance au Cameroun.

Le 21 octobre, la Cour suprême, qui supplée un Conseil constitutionnel qui n’existe que sur le papier, déclara Biya vainqueur avec 77,99% des voix.

Le ministère des Affaires étrangères fit mine d’infléchir la ligne française : la reconnaissance immédiate du résultat, mais en constatant « de nombreuses défaillances et irrégularités » et en souhaitant « que des mesures soient prises pour que celles-ci ne se reproduisent pas lors des scrutins (législatifs et municipaux) de 2012 »… des scrutins bien moins médiatisés au niveau international.

Le gouvernement français envoie donc un signe d’encouragement plutôt qu’une mise en garde : « Vous ferez mieux la prochaine fois », en somme, sachant que cette « prochaine fois » pourra se dérouler dans un silence médiatique bien confortable. Une fois de plus, les autorités françaises renoncent à honorer leurs fausses promesses de changement : une hypocrisie de plus quand, par ailleurs, en Syrie ou en Libye, notre diplomatie n’a que le mot démocratie à la bouche.

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FRANCE- Sarkozy dégradé avant le début de sa campagne?


Vivien Vergnaud – leJDD.fr 14/.01.2012

La perte du triple A de la France complique la donne pour Nicolas Sarkozy. Et ses adversaires n’ont pas manqué de le lui rappeler samedi.

MERKEL ET SARKOZY Le Maitre et l'Eleve

C’est donc un vendredi 13, à cent jours du premier tour de la présidentielle, que la France a perdu sa note AAA. La dégradation effectuée par l’agence Standard and Poor’s a, outre des conséquences économiques, des conséquences politiques. En premier lieu pour Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat avait fait de la conservation de la précieuse note un “objectif” et une “obligation”. Il s’agissait d’”un acquis extrêmement précieux, qu’il ne faut en aucun cas fragiliser”, renchérissait son Premier ministre François Fillon. Un “trésor national”, selon le mot du visiteur du soir de l’Elysée Alain Minc, que la droite a compris qu’elle devrait abandonner après les menaces en décembre d’une dégradation.

Nicolas Sarkozy a lui-même donné le ton de ce changement de pied. “Ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable”, a-t-il jugé le mois dernier dans Le Monde. “Ce ne sont ni les marchés ni les agences qui feront la politique de la France”, a insisté le président lors de ces voeux télévisés aux Français le jour de la Saint-Sylvestre. Une dédramatisation poursuivie vendredi soir par le ministre de l’Economie François Baroin et samedi matin par le Premier ministre. “C’est la gouvernance et l’instabilité de la zone euro” qui ont été sanctionnées par l’agence américaine, pas “les réformes de structure qui sont engagées”, a expliqué le patron de Bercy.

“Si on perd le triple A, je suis mort”

Problème, S&P’s explique dans son communiqué que les problèmes internes à la zone euro ne sont pas les seules raisons de la dégradation : “Nous estimons qu’une réforme reposant sur le seul pilier de l’austérité budgétaire pourrait avoir un effet contraire à ses intentions”, soulignent les analystes, qui conseillent notamment au gouvernement de réformer le marché du travail jugé trop rigide. Et le maintien du triple A de l’Allemagne consacre un décrochage entre les deux premières économies de la zone euro. Les opposants à Nicolas Sarkozy l’ont bien compris et ont fustigé son “échec”. Sans se réjouir de la perte du “AAA”, François Hollande a rejeté la faute sur le chef de l’Etat. “Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A un objectif de sa politique et une obligation pour son gouvernement”, a-t-il souligné samedi matin lors d’une conférence de presse. “Cette bataille, et je le regrette, a été perdue”, a-t-il ajouté, avant d’être très vite critiqué par François Fillon.

François Bayrou, chantre du centre, a bien évidemment critiqué l’actuel gouvernement, mais aussi sur celui de Lionel Jospin. S’il “ne met pas tout le monde sur le même plan” et juge que “naturellement, il y a une responsabilité récente des gouvernements de Nicolas Sarkozy”, la situation actuelle a, selon lui, “pris naissance au milieu ou à la fin des années 90″ et “engage donc la responsabilité des deux forces qu’on présente comme principales, l’UMP et le PS”, a-t-il expliqué samedi devant la presse. La candidate du FN, Marine Le Pen, a déclaré vendredi soir la “fin du mythe du président protecteur”, un thème de campagne de Nicolas Sarkozy. Quant au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, il a lancé un appel à “résister” à “la guerre de la finance contre la France”.

“Il est impossible de dire si ça influera sur la campagne”, voulait croire vendredi soir un membre du gouvernement, “la perte du triple A n’est pas rédhibitoire pour la réélection du président de la République, sinon ça voudrait dire que les agences de notation font l’élection”. Début décembre, si l’on en croit Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy avait émis un pronostic funeste en cas de dégradation : “Si on perd le triple A, je suis mort.” Sa réaction est attendue dimanche (il se déplace à Amboise pour célébrer le 100e anniversaire de la naissance de Michel Debré) et la contre-attaque dès mercredi, lors du sommet social avec les syndicats et le patronat.

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Disparition de Kieffer / Ramaël s’est fait piéger


Affaire Kieffer: Que de manipulations!

LA SCIENCE EXISTE. Heureusement! La science ne prend pas en compte les balivernes et les règlements de compte. Quand le squelette de Kieffer a été découvert vers Issia, Bohoun Bouabré était déjà sous assistance respiratoire, depuis près de deux semaines. La nouvelle de la découverte n’a donc pu avoir un effet sur son moral, ni sur sa santé, au point de l’emporter. De même l’émotion créée par sa mort ne saurait conduire la science, la famille Kieffer, le juge encore moins la France à manipuler les résultats du test ADN pour masquer encore la vérité. Non, le cadavre de l’un n’est pas supérieur à celui de l’autre. La science a tranché et tout le monde doit non seulement accepter sa vérité, mais la saluer ! Cela a besoin d’être dit tant les uns et les autres ont été conditionnés et préparés à recevoir la conclusion : il s’agit du corps de Kieffer d’une part ; ou d’autre part, c’est la preuve du complot de la France. En pays bété, nous dit-on, quand quelqu’un meurt dans l’eau, c’est au bord de cette eau qu’on l’enterre. Le juge Ramaël, qui avait cru avoir découvert le pot aux roses, doit désormais être dans ses petits souliers, lui qui depuis huit ans, a orienté son enquête sur des pistes, sans issue. Où est passé Michel Légré ? Comment le juge Ramaël et les commentateurs n’ont-ils pas voulu écouter les témoignages des populations de Yaokro qui ont indiqué que la gendarmerie et les chefs de village étaient informés de l’existence du cadavre découvert et que ceux-ci aient donné l’ordre de l’inhumer sur les lieux ? Maintenant de leur côté, les pro-Gbagbo, dans cette affaire, doivent cesser d’attaquer la France, d’inventer des dossiers et fabriquer des révélations. La France ne manipule rien. Elle ne tire aucune ficelle. Tout le monde doit concourir à la manifestation de la vérité, et mettre fin aux procès d’intention, aux manipulations, aux fausses sources sûres mais incertaines, relayées dans les médias et les salons. Le dossier Kieffer a connu tant de gags et de rebondissement: le jeune Berthé, arrestations de Michel Légré, de Tony Oulai en France, témoignage d’un soldat ivoiro-burkinabé, Alain Gosse, toujours sur France 3. Enfin, les médias en France et la famille qui à la lumière de ce qui vient de se passer, doivent savoir que malgré leur douleur et impatience de découvrir la vérité, ils n’ont pas le droit de violer le secret de l’instruction et de déballer des informations sans aucune précaution. C’était plus simple de se taire et d’éviter des hypothèses et des spéculations, d’éviter l’emballement immédiat avant le test ADN. Cet emballement a été créé par le juge et la famille Kieffer. Le temps n’est-il pas venu d’envisager de confier le dossier à un autre magistrat ? Car huit ans après, Patrick Ramaël vient encore d’échouer et doit revoir sa copie.

L’Intelligent d’Abidjan
Charles Kouassi

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COTE D’IVOIRE – Mathias Doué parle à un journaliste RDR du journal Patriote en 2008


voixdelafrique.com
Dans cet entretien à bâtons rompus, l’ancien patron des armées dévoile des secrets d’Etat. Comme s’il mourait d’envie de témoigner, le général Doué a parlé. Il a dit des choses que la Rédaction a jugé utile de retirer pour des raisons qui sont évidentes. Parce que justement, notre rôle est certes de vendre, mais aussi de contribuer à la consolidation du processus de sortie de crise. J’ai eu près d’une heure d’interview avec l’ancien membre du tout aussi ancien ”Conseil national de salut public” (CNSP), l’émanation de la junte militaire au pouvoir de 1999 à 2000. Mathias Doué comme vous ne l’avez jamais entendu parler.

l'Ex CEMA le Gal Mathias DOUE

A quelques jours du mois de septembre 2002, toutes les unités étaient en état d’alerte maximum. L’Etat-major était informé d’un certain nombre de mouvements. En tant que chef d’Etat-major, je me suis dit qu’il fallait vérifier la véracité des faits. Je suis allé voir le ministre de la Défense. Il ne m’a pas reçu. Il était enfermé dans son bureau avec certains officiers. Ils ont discuté pendant plus de 11 heures. Sa secrétaire m’a dit :”mon général, le ministre ne veut pas qu’on le dérange”. Quand je suis sorti de là, je suis retourné à l’Etat-major, j’ai réuni le staff et on a fait nos analyses. Le 2 septembre 2002, j’ai envoyé un message à toutes les unités de Côte d’Ivoire pour les mettre en alerte et donner des instructions conséquentes. Nous avions demandé de retirer les unités d’élites d’Abidjan et ouvrir un couloir entre Abidjan et le nord du pays. Cela a créé des incidences diplomatiques. Vous pouvez mener vos investigations au niveau de la présidence de la République. Ils vous confirmeront cela. Quand ces personnalités sont allées voir le Président de la République pour lui demander pourquoi le général Doué met les troupes en alerte, le Président de la République leur a répondu qu’il n’était pas le Chef d’Etat major et leur a demandé d’aller voir le Chef d’Etat major que j’étais. (…) Et c’est ainsi que la rébellion est venue à Abidjan où elle a mordu la poussière. (…) Le ministre de la Défense à l’époque, était passé à la télévision pour raconter ces faits là. Mon domicile a été attaqué. Et quand mon domicile a été attaqué, j’ai réuni des gens pour la riposte et ce sont dans ces affrontements que l’un de mes officiers a eu une balle dans le bras. Ça, vous ne l’avez jamais su. C’est aujourd’hui que vous l’apprenez. Et après, les heures qui ont suivi, j’ai fait venir les éléments d’Akouedo qui, sous mes yeux ont matraqué la rébellion à l’Ecole la Gendarmerie. Mais avant que j’aille à Akouedo, juste à la hauteur de l’INA, j’ai eu un contact avec les rebelles. On a échangé. J’ai réussi à localiser les éléments. Et c’est le commandant de Toulepleu, brave garçon, qui a mené les opérations avec Guiai Bi Poin. Ce sont des hommes que j’ai formés et mis à la disposition de la nation. Mais est-ce pour autant qu’il faut faire un tapage ? Moi, avec l’armée que j’avais, j’ai tenu tête à des hommes qui se sont préparés durant au moins 3 ans. Ils ont fait un premier essai en 2000 et un autre en 2001.

Comment nous avons dérouté la rébellion

J’ai dû faire appel à des amis pour m’envoyer des munitions. Ils m’ont fait livrer les munitions dans des cargos français. Imaginez qu’on n’ait pas eu ce soutien des Français. Que se serait-il passé ? Et c’est comme cela que j’ai eu mes premières munitions. Ce sont les soldats français qui m’ont donné les premiers véhicules que j’ai déployés sur le terrain. La deuxième série de véhicules est venue après. Nous sommes à Abidjan, nous demandons des véhicules et les concessionnaires se permettent de nous dire qu’il n’y a pas de véhicules à mettre à la disposition de l’armée ivoirienne. Plus tard, j’apprends que des convois humanitaires se dirigent vers le Nord du pays. J’ai demandé qu’on bloque tous ces véhicules et qu’on les fasse revenir sur Abidjan. C’est ainsi que nous avons eu nos tout premiers véhicules avec lesquels nous avons démarré. Il n’y avait rien dans nos compagnies blindées. Malgré cela, j’ai demandé que l’on repousse les assaillants jusqu’à la sortie de l’autoroute et ensuite à la sortie de Tiebissou. Parce que ce que mon intuition me disait, c’est que les rebelles allaient revenir sur Abidjan. Imaginez-vous que la rébellion prenne Yamoussoukro, Toumodi jusqu’à N’Zianouan et aille vers Bouaflé, Issia, Gagnoa, Daloa. Imaginez-vous un pays où les rebelles occupent la terre natale du Président de la République et qu’ils occupent San Pedro et plusieurs aérodromes. Que serait devenue la Côte d’Ivoire ? C’est ce que nous n’avons pas voulu. Avec le minimum, nous avons été obligés de faire le maximum. Il faut plutôt rendre hommage aux soldats qui, malgré leurs maigres moyens, ont préservé une grande partie du territoire. Il faut exploiter le patriotisme dans le bons sens. Et non profiter de ce patriotisme là pour opposer les enfants de la Côte d’Ivoire entre eux. Ce sont les enfants d’une même patrie.

Les événements de novembre 2004

Il faut laisser d’autres personnes gouverner pour sauvegarder la patrie. Il y a des gens qui disent que le général a peur. Mais, avoir peur de qui ? Ceux qui le disent, je dis qu’ils sont des idiots. D’après eux, la France avait préparé un coup d’Etat et qu’on devait me conduire à la télévision pour prononcer un discours et prendre le pouvoir. Ceux qui le disent ont-ils la preuve de ce qu’ils avancent. Y avait-il vraiment velléité de coup d’Etat en 2004 ? Je dis non ! Nous n’avons appris cela nulle part. Nous ne concevons pas qu’en tant que Chef d’Etat major, il était de notre devoir de poignarder le Chef de l’Etat dans le dos. Cela ne fait pas partie de notre culture. Il faut que les Ivoiriens comprennent cela. Ce n’est pas parce qu’on a peur, qu’on recule devant certaines situations. Ce jour là, j’ai eu mal pour mon armée. Le 19 septembre 2002 on a affronté les rebelles. A la tête de l’Eta- major notre rôle est bien simple. Nous avons la responsabilité des opérations. Nous avons la responsabilité d’aider l’autorité à conduire son mandat. Nous ne sommes pas là pour faire des coups d’Etat. Ce jour-là, j’ai fait au moins dix aller-retour à la résidence du Chef de l’Etat. Et c’est lorsque quelqu’un dans la foule m’a reconnu, il a dit ceci : ”Mais c’est pas le général Doué dont on dit qu’il est dans un char pour aller prendre le pouvoir qui est là ?”. J’ai pitié pour mon pays et pitié pour tous ceux qui, comme Mamadou Koulibaly ont favorisé cette rumeur. Dans mon éducation, on ne m’a pas appris la traîtrise. C’est pour quoi, je dis que ce sont des nains politiques qui sont autour du chef de l’Etat.

Ce que j’ai demandé pour libérer le pays

J’ai demandé au chef de l’Etat de me donner les moyens conséquents pour reconquérir tout le pays. Si j’ai ces moyens, je vous redonne le pays réunifié en trois mois. Voilà ce que j’ai dit au chef de l’Etat. Parce que ce que je devais faire, c’est un combat d’envergure. Ce n’était pas un petit combat. C’était de libérer 60% du territoire. Mais ces moyens ne sont jamais venus. Alors qu’est ce qu’ils racontent? (…) Ce n’est pas le plus important de rouler dans les grosses cylindrées dans les rues d’Abidjan. Ce qu’on leur demande, c’est de faire de la haute stratégie pour éviter certaines situations au pays.

La libération de Bouaké

Il y a eu deux étapes. Nous sommes entrés dans Bouaké et cela a coïncidé avec l’arrivée des Français dans la ville. Vous vous rappelez qu’un ministre de la République a dit à la télévision que nos troupes avaient repris Bouaké. Cette libération de Bouaké n’était pas une initiative de l’Etat-major. Parce que nous ne pouvions pas envoyé nos éléments à l’abattoir dans une zone contrôlée par les rebelles. Donc je suis allé à Yamoussoukro pour savoir qui était à l’origine de cette opération suicidaire. Ils ont envoyé 300 soldats à l’abattoir. Parce que c’est comme si on demandait à ces 300 hommes de libérer tout le Plateau, Treichville. Et l’ENSOA où ils sont allés, est en contact avec une forêt. J’ai discuté avec le colonel Mangou à cette époque et je lui ai demandé qui a autorisé cette opération-là ? Mais après j’ai compris d’où ça venait. On ne se lève pas comme ça du jour au lendemain pour dire qu’on a appris de la stratégie pour livrer ses hommes. (…) Et il annonce que nos avons pris Bouaké. Il a fait sortir la population à la suite de cette information qui est dangereuse pour elle. Mais les rebelles ont réagi. Heureusement que celui qui dirigeait l’opération a replié. Ils se sont retrouvés nez à nez avec des gens qui étaient plus forts qu’eux, qui étaient surarmés. Ils ont laissé un engin blindé sur le terrain. Les gens se sont dispersés pour se retrouver quelques heures plus tard à M’Bahiakro. (…) Des soldats ont demandé de l’aide et du renfort. On leur a fait parvenir des sachets d’eau et des préservatifs. Vous vous en rendez compte ? Pour faire cela, il faut être cynique et ne rien connaître de l’armée. Parce que nous, nous connaissons la différence entre des sachets d’eau, des préservatifs et des munitions. Mais les auteurs de telles choses auront des comptes à rendre un jour à la nation ivoirienne. Pareil pour Man où nous avons laissé un capitaine sur le terrain, le capitaine Doh. Et les Français ont eu dix blessés dans leur rang dans les affrontements avec la rébellion. Et il se trouve des gens pour dire que les Français ne nous ont pas aidés ?

La déclaration de fin de guerre du 4 juillet 2003

Un ministre FPI s’est demandé si les militaires s’en étaient référés aux politiques avant de signer la déclaration de fin de guerre. Vous voyez, c’est cet esprit qui habite nos frères qui sont autour du président de la République qui va perdre le président Gbagbo. Et ce n’est pas loin. Que s’est-il passé pour qu’on signe cette déclaration ? La communauté internationale a obtenu de Laurent Gbagbo qu’il n’utilise plus ses avions de guerre. Mais quand les rebelles de la région de Man, ont eu cette information, ils ont fait venir quarante huit heures après des milliers de rebelles libériens dans leurs zones près à les engager dans une offensive sur San Pedro. Ce qui leur permettrait d’avoir un port et un aérodrome. J’avais des informateurs au Liberia et à San Pedro qui m’ont fait parvenir cette information. Et c’est ainsi que j’ai eu un coup de fil de Mangou. Il m’appelle papa. Il m’a demandé de dire au président de la République de lui permettre d’utiliser les avions de guerre. Je lui ai dis fiston : ”le président a donné sa parole à la communauté internationale” mais je vais essayer. J’ai appelé le président Gbagbo. Il m’a répondu : ”Mathias, pardon, j’ai donné la parole à la communauté internationale, donc gère ton affaire-là autrement”. Il m’a dit qu’il n’a rien d’autre. Je lui ai rappelé que je lui avais envoyé des artilleries sol sol. Il sont plus efficaces que les avions de guerre qu’on appelait les ”cacamou”. Je lui ai indiqué les endroits où il devait les déployer parce que j’ai la carte de la Côte d’Ivoire dans la tête. Et c’est à l’issue de cette action que nous avons pu sauver le port de San Pedro. Après cela, il y a une conférence à Kara (Ndlr le village natal de feu le président Togolais Eyadema) entre le président Gbagbo, Charles Taylor, les représentants du MPCI et le président Eyadema lui-même. C’était le 26 avril 2003.

Toutes ces autorités ont demandé qu’une conférence se tienne à Abidjan qui puisse réunir, sous l’égide de la CEDEAO, les Forces loyalistes de l’époque, le MPCI, la Licorne et la MICECI (Ndlr Mission de la Cedeao en Côte d’Ivoire), avec comme objectif de débarrasser la Côte d’Ivoire des rebelles libériens. Et Charles Taylor a donné son accord. Donc lorsque nous nous sommes retrouvés le 29 avril, et à la fin de la réunion, nous avons abouti à la conclusion que nous sommes obligés de faire une déclaration conjointe de fin de cessation des hostilités. Pour sortir de cette situation de belligérance pour nous consacrer à l’ennemi commun. Ce que nous avons fait et quelques semaines plus tard nous avons mené l’opération au cours de laquelle nous avons nettoyé l’ouest des rebelles libériens. Après cela, Tuo Fozié des Forces nouvelles est venu me voir et il m’a dit, ”Vieux père, après ce qui s’est passé à l’ouest-là, il faut qu’on arrête toutes ces choses-là, ce sont des histoires”.

Toutes les dispositions avaient été prises pour que les chefs traditionnels qui étaient dans cette salle ce jour-là, enclenchent le processus traditionnel de la réconciliation. Vous savez ce que le chef de l’Etat a dit ce jour-là? Il a dit qu’il déclarera la fin de la guerre quand il le voudra. Cela nous a désorientés. On a encaissé. C’est parce qu’il a autour de lui, des gens qui ne comprennent rien. Pourtant de notre côté, nous avons constaté que les Forces nouvelles étaient prêtes à amorcer ce processus de réconciliation, et étaient même prêtes à libérer les maisons occupées pour favoriser le retour des populations.

L’acte de Mme Gbagbo qui a humilié les soldats

C’est ainsi que nous sommes allés le 13 novembre 2003 à l’Ecole de gendarmerie, à la levée de corps officielle des soldats qui avaient étés tués. Mais ce qui a choqué tous ceux qui étaient là en général et les épouses des gendarmes tombés au front en particulier, c’était l’absence de Simone Ehivet Gbagbo aux côtés des veuves et des orphelins. J’ai même fait la remarque au président Laurent Gbagbo. Je lui ai dit que la seule personne qui pouvait être là, aux côtés des veuves et des orphelins, c’est votre épouse. Parce que c’est pour elle et pour vous que ces gendarmes et militaires sont morts. Et c’est pour vous que leurs enfants sont devenus aujourd’hui des orphelins. Il n’y a pas plus grande offense que de se comporter ainsi envers des soldats qui ont payé le prix du sang pour eux. Et cette offense-là, les soldats ne l’ont jamais oubliée. Et s’ils en ont l’occasion, ils vont la lui faire payer de sorte qu’elle ne s’en sortira jamais. Parce que, c’est un acte de mépris qu’aucun soldat ne peut oublier ni pardonner. Ils auront des comptes à rendre plus tard, qu’ils s’en souviennent. (…) Donc quand on a fait cela et qu’il se présente à vous, une occasion de réconciliation, cous sautez là-dessus. Il faut corriger les différents ratés. (…) Mais en réalité Gbagbo a refusé toutes les propositions de sortie de crise proposées depuis de longues dates. Il reste toujours dans sa logique de guerre. Il ne veut pas aller aux élections.

Gbagbo ne veut pas aller aux élections que faisons-nous?

Voilà où nous en sommes de 2004 à 2008. Il y a eu les déchets toxiques, la cherté de la vie, les scandales à n’en point finir. Gbagbo ne veut pas aller aux élections, que faisons-nous? Que font les Ivoiriens? Que fait cette population que les déchets toxiques tuent ? Que fait cette population qui s’aligne devant les maquis pour manger les restes ? Ce n’est pas la CEDEAO qui va régler cela. Ce n’est pas la communauté internationale qui va régler nos problèmes. Ce que je voudrais ajouter pour terminer, c’est qu’il faut que le président de la République comprenne ceci. Dans l’évolution de la vie d’un homme que Dieu a suscité pour accomplir une mission, il y des étapes. Et à chaque étape, correspond un changement de statut dans l’action, et le comportement. Cela veut dire quoi ? Gbagbo Laurent a connu trois étapes que sont : la phase d’opposant, celle de marche vers le pouvoir et enfin la phase de la conquête du pouvoir. Maintenant qu’il est à la tête du pays, il a changé de statut. Ce n’est plus l’opposant Gbagbo Laurent, mais c’est désormais Son Excellence M. Le président de la République Laurent Gbagbo. Et par rapport à ce changement, il y a un changement d’action et de comportement qui doit avoir lieu chez lui. Il ne peut plus se comporter en opposant. Il faut qu’il se débarrasse de ses habitudes d’opposant. C’est le parti au pouvoir qui envoie sa jeunesse casser les bus par ses patriotes. Ce n’est pas bien. C’est le parti au pouvoir qui envoie sa jeunesse perturber le fonctionnement de l’Etat. Et puis il y a le langage. Il n’a pas un langage de chef d’Etat. Et je dis aux Ivoiriens ceci : Gbagbo Laurent n’ira pas aux élections. Les Ivoiriens doivent le savoir pour ne pas se tromper. Tant qu’il sera au pouvoir, il n’ira pas aux élections. On parle des déchets toxiques. Croyez-vous qu’un chef d’Etat ne peut pas être informé du déversement de ces déchets? Il est au courant. Et pendant qu’un procès bidon se déroule, les gens continuent d’en déverser dans le pays, comme à M’Bahiakro. Et il ne dit rien. Ce n’est pas normal. Il faut que les Ivoiriens se réveillent. Parce que Gbagbo Laurent, si vous ne le secouez pas, il va vous enterrer vivants.

Interview réalisée au téléphone par Yves-M. ABIET

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CLINTON A OUATTARA: PAS DE SORO A LA PRIMATURE


Jeuneafrique.com

17/01/2012

Mme Clinton a eu un tête a tête avec Ouattara

Le tête à tête à Abidjan entre la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et le président ivoirien Alassane Ouattara commence à livrer quelques secrets. Révélations exclusives.

Au cours de la conférence de presse suivant la rencontre Hillary Clinton – Alassane Ouattara, mardi 17 janvier à Abidjan, la langue de bois diplomatique a été bien respectée, l’envoyée de Barack Obama se disant satisfaite des derniers progrès enregistrés en Côte d’Ivoire, avec notamment l’organisation des élections législatives pacifiques du 11 décembre dernier. Mais en privé, la chef de la diplomatie américaine n’a pas hésité à employer son franc-parler habituel avec son interlocuteur.

De sources diplomatiques américaines, il a été fortement recommandé au chef de l’État ivoirien de former un gouvernement de réconciliation nationale avec, à la clé, le départ de l’actuel Premier ministre. « Les États-Unis souhaitent que Guillaume Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient pu commettre des crimes et exactions comparaissent devant la Cour pénale internationale (CPI), même en qualité de simples témoins. Ce message très clair a été passé au président ivoirien », confie une source américaine consultée par Jeune Afrique.L’instauration d’un État de droit, avec moins d’immixtions d’hommes politiques et de militaires dans les affaires de la justice semble être une priorité pour les Américains. Lesquels conditionnent l’octroi de leurs aides dans plusieurs domaines, notamment dans la santé, l’éducation, la sécurité, l’économie et l’agriculture, à des progrès dans la bonne gouvernance. Une position qui rejoint celle de la France, qui doit également envoyer des émissaires de haut rang cette semaine.

Baudelaire Mieu, à Abidjan

Lire l’article sur Jeuneafrique.com :

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ALGERIE:DROIT D’INGÉRENCE La nouvelle arme destructrice des Occidentaux.


l’EXPRESSIONdz.COM-17/01/2012

«Usant de l’alibi de la protection et la promotion des droits de l’homme et de la démocratie, les puissances occidentales se sont octroyé le droit de s’ingérer dans les affaires des pays souverains».

Khadafi a fait les frais du "droit d’ingérence"

Selon le  Pr Makhlouf Sahli, enseignant des sciences politiques et relations internationales à l’Université d’Alger. MSalhi s’exprimait lors d’une conférence-débat animée hier au Centre de recherches sécuritaires et stratégiques (Crss) de Ben Aknoun à Alger. Il a relevé que le droit d’ingérence est devenu un paramètre important du nouvel ordre mondial. Placée sous le thème «Le Droit d’ingérence», cette conférence a vu la participation d’éminentes personnalités diplomatiques dont un représentant de l’ambassade britannique établie à Alger, des ex-diplomates algériens, dont l’ex- ambassadeur d’Algérie en Arabie Saoudite, Salah Ben Koubi, ainsi que des généraux algériens à la retraite, en l’occurrence le général major Medjahed Abdelaziz. «Le droit d´ingérence a aussi connu des évolutions en fonction des mutations mondiales. Il est érigé en règle de jeu et instrumentalisé pour servir des intérêts hautement stratégiques», a indiqué le Pr Salhi. Le droit d´ingérence, a-t-il expliqué, a été érigé en droit tout court par les puissances occidentales qui s’arrigent le droit d´intervenir partout et pour n´importe quelle raison. Et de noter:«Cela, on l’a vu par l’intervention de la France au Rwanda et en Birmanie, des Etats-Unis en Irak et au Darfour et en Somalie.». Il a cependant rappelé que «le droit d’ingérence directe a été consacré par l’intervention de l’Otan en Libye». Pour ce spécialiste en relations internationales, «le droit d’ingérence est actionné en dehors de tout cadre légal». Cela dit, argumente-t-il, ni l´Assemblée générale des Nations unies et encore moins le Conseil de sécurité n´ont autant de pouvoir légal de l´actionner comme les Etats-Unis qui, sur simple décision de leur gouvernement, peuvent envahir des pays souverains et décider de leur avenir. Pour le simple motif que cela sert d´abord leurs intérêts. «La guerre en Irak en est une parfaite illustration ainsi que les présentes implications directes et indirectes dans le Monde arabe», a-t-il précisé, ajoutant que l’Occident a redessiné le nouvel ordre mondial pour préserver des intérêts stratégiques avérés. Ces intérêts ont, relève-t-il, pour objectif de garantir et de consolider la suprématie de l’Occident ou «du Nord sur le Sud». Et de poursuivre: «On décide sous un motif d’intervenir dans un pays et dans le même temps, on ferme les yeux sur les crimes contre l´humanité perpétrés par Israël. Toujours, le principe des «deux poids, deux mesures» est actionné». Donc, il faut remettre les pendules à l´heure et dire que, à en croire l’invité du Crss, le droit d´ingérence instrumentalisé fait référence au passé colonial des puissances occidentales, qui ont une longue expérience dans la pratique de la politique de la canonnière et destructive. Et pour paraphraser le politologue, Salah Mouhoubi: «Le concept de droit d´ingérence a été affiné et instrumentalisé par les USA pour permettre la régulation des relations internationales conformément à l´unilatéralisme américain.» Intervenant lors des débats, l’ex-ambassadeur de l’Algérie en Arabie Saoudite, Salah Ben Koubi, qui a fait savoir qu’usant de l’alibi des droits de l’homme, des libertés démocratiques et d’expression, les Occidentaux veulent redéfinir leurs rôles selon leurs propres conceptions et leurs intérêts hégémoniques sur la scène internationales, en gérant sournoisement le cours des événements, suivant leurs convenances. Alors que de son côté, l’ancien général-major Medjahed Abdelaziz a déclaré que les Etats-Unis avaient déjà conçu leur vision du monde à partir de 1992 sur la nature du monde à l’horizon 2030.

Toutes les lectures actuelles des événements au Moyen-Orient et par extension en Afrique du Nord, confortent les propositions du premier document stratégique américain post-Guerre froide, lequel suggère que «La nouvelle stratégie américaine (Projet de la démocratisation du Moyen-Orient en 2004 et par extension en Afrique du Nord: Grand Moyen-Orient), mise sur pied par l’administration Bush, constitue un élément décisif dans le jeu des relations internationales».

Par Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE

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VIOLENCES AU MEETING DU FPI : OUATTARA A L’EPREUVE DE LA DEMOCRATIE.


abidjanmatin.net

Selon une dépêche de  l’Agence Française  (AFP), des militants du RDR ont attaqué le meeting du FPI tenu ce jour par des jets de pierres.

D’autre part, des sources concordantes de participants joints au téléphone affirment que l’agression s’est déroulée sous les yeux laxistes et  complices de l’ONUCI  et des forces ivoiriennes. Ce sont des assaillants armés de couteaux, machettes et gourdins, appuyés par des jets de cailloux qui ont pris d’assaut la place Figayo.

Vue du rassemblement du FPI

Au plus fort de l’attaque, la police a usé de gaz lacrymogène  semant d’avantage de désordre et de dispersion. Des coups de feu ont été tirés  sans que l’on puisse identifier les auteurs. On signale plusieurs  blessés graves, selon un médecin de la croix rouge sur place, un des blessés a une fracture du tibia  transperce par une  balle. Des véhicules incendiés dont celui du Ministre Danon Djedjé. Du matériel logistique aurait été saccage et emporté.  Le Président du FPI Miaka Oureto a improvisé une conférence de presse, prenant à témoin les journalistes présents sur les lieux. Au lendemain de la visite de Mme Clinton, c’est un bien triste constat que celui du déficit de démocratie tant prônée par le Dr Alassane Ouattara.

A une semaine de sa visite officielle en France, Ouattara aura du mal à convaincre l’opinion du retour à la normalité dans son pays. Le Président français Nicolas Sarkozy mis à mal dans les sondages et empêtré dans les difficultés économiques du moment ne manquera pas de rappeler son poulain à l’ordre.

Selon les milieux diplomatiques, des tractations sont en cours sur l’éventuel aval de la France à la comparution du Premier Ministre Soro Guillaume et de ses chefs de guerre. Il semble que le différent américano-français sur la question ait trouvé compromis dont Ouattara sera officiellement informé lors de son premier tête à tête avec Sarkozy.

Pour l’heure, l’évènement de ce jour vient rappeler tragiquement, la crise post-électorale de 2011 qui a fait plus de 3000 morts selon les Nations Unies.

Sanogo Fatim

Correspondance particulière

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Kenya: la décision de la CPI attendue


Luis Moreno Ocampo un Procureur Politique

Les juges de la Cour pénale internationale rendront leur décision lundi matin concernant les six suspects poursuivis pour crimes contre l’humanité commis après l’élection présidentielle de décembre 2007 au Kenya.

Les juges devront dire s’ils confirment ou non les charges portées contre les six hommes par le procureur. Ceux contre lesquels les charges seront confirmées seront renvoyés en procès.

 Suite à ces violences, le procureur avait lancé deux affaires. L’une contre des membres du Parti national unifié de l’actuel chef de l’Etat, Mwai Kibaki. L’autre contre les opposants, perdants de la présidentielle, du Mouvement démocratique orange.

Très attendue au Kenya, la décision des juges de la CPI pourrait avoir un impact sur la vie politique à Nairobi.

Deux des principaux suspects poursuivis pour crimes contre l’humanité sont en effet des candidats déclarés à la prochaine présidentielle, prévue début 2013 au Kenya. Uhuru Kenyatta, vice premier ministre et ministre des Finances et William Ruto, ex ministre et député, sont en effet poursuivis pour avoir orchestré les violences de décembre 2007, au cours desquelles, selon l’accusation, 1133 personnes avaient trouvé la mort.

Non-lieu ou procès

Plusieurs sources à La Haye indiquent que certains des suspects pourraient bénéficier d’un non-lieu, tandis que d’autres devaient être renvoyés en procès.

Des ONG ont d’ores et déjà fait part de leurs inquiétudes si l’un ou l’autre des deux camps poursuivis par l’accusation devait passer entre les mailles du filet.

Une ONG Kenyanne a aussi demandé que les suspects contre lesquels les juges confirmeront les charges quittent leurs fonctions politiques ou administratives.

Outre Uhuru Kenyatta, l’ex chef de la police, Le général Hussein Ali est lui aussi ciblé et occupe actuellement la direction des postes du Kenya.

Par ailleurs, depuis l’ouverture de l’enquête, le procureur et les représentants des victimes ont affirmé que des témoins avaient été intimidés.

Le renvoi des suspects en procès pourrait donc être suivi de la délivrance de mandats d’arrêt contre ceux visés, car ils auront dès lors accès à l’intégralité du dossier présenté contre eux.

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COTE D’IVOIRE: ET MAINTENANT PLACE AUX ENTREPRISES BURKINABES


 Infrastructures, logements, finances en Côte d’ivoire, les burkinabés prennent tous les marchés

 

Mr le President, l'Integration commence d'abord chez vous

Selon la lettre du continent de ce mois de janvier 2012


    Les réseaux d’affaires proches du palais de Kosyam, à Ouagadougou, empochent les dividendes de la relation privilégiée entre Guillaume Soro et Blaise Compaoré.
    La proximité entre Guillaume Soro, et son « parrain » Blaise Compaoré profite aux cercles d’affaires burkinabé traditionnellement discrets en Côte d’ivoire. En juillet, Mohammed Abdulaï a ouvert une filiale de sa société Faso constructions et services à Abidjan. Quelques semaines plus tard, cette entreprise a décroché le contrat de la construction du futur complexe sportif Alassane Ouattara de Grand Bassam (6 milliards F.CFA) et la rénovation du Palais des sports d’Abidjan (1,3 milliards F.CFA). Le PDG de la firme de BTP Sol confort et décor, Michel Zida, possède aussi ses entrées à la primature ivoirienne. Tout comme le représentant du président burkinabé en côte d’ivoire, Boureima Badini, et l’opposant mauritanien Mustafa Limam Chafi, devenu très proche du régime Ouattara, qui usent de leur influence pour introduire les businessmen burkinabé à Abidjan.

    Nommée, fin décembre, présidente de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture du Burkina faso, la femme d’affaires Alizeta Ouedraogo, belle-mère de François Compaoré, frère du « Beau Blaise », envisage d’implanter, cette année à Abidjan, une filiale de sa société de construction immobilière Azimmo, en visant les marchés des logements sociaux.

    Après avoir succédé à son père El Hadj Oumarou Kanazoé, l’ex-empereur du BTP au Burkina Faso décédé en Octobre, Mady Kanazoé a décroché plusieurs marchés de réhabilitation de tronçons routiers dans le Nord Ivoirien.

    Dans le domaine des finances, le banquier burkinabé Idrissa Nassa, patron de Coris Bank et proche d’Ibrahim Ouattara, frère cadet d’Alassane Ouattara, songe à ouvrir plusieurs agences de son groupe en Côte d’Ivoire.
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Le viol de l`Afrique


Publié le 22 janvier 2012 par stephel

La CPI instrumentalisée par les Puissances Occidentales

Il y a 50 ans, beaucoup de pays africains ont obtenu leur indépendance. Certains parlent aujourd`hui de la recolonisation de l`Afrique mais dans les faits la colonisation n`a jamais cessé.

Des coups d’États aux coups électoraux

Maintenant l`Occident ne se contente plus de fomenter des coups d`État militaires mais aussi de coups d`État électoraux, comme récemment en Côte d`Ivoire. On a reproché au Président Gbagbo de s`accrocher au pouvoir, d`aller de report en report pour la tenue des élections, mais l`ONU avait pour mandat de désarmer les rebelles du Nord avant la tenue du scrutin, non seulement l`ONU ne les a pas désarmés mais elle les a soutenus par le biais des États-Unis et en particulier de la France pour se débarrasser de Gbagbo afin d`installer leur candidat Ouattara, un burkinabé, dont la femme, blanche, a déclaré: « Même s`il doit y avoir 100,000 morts nous prendrons le pouvoir ».

Selon la constitution ivoirienne, lors des élections, la Commission électorale indépendante (CEI) doit fournir des résultats « provisoires » dans les 72 heures suivant le scrutin mais seul le Conseil constitutionnel, instance suprême, est habileté à proclamer les résultats définitifs. La CEI n`ayant pu fournir des résultats à l`intérieur des délais prescrits était donc hors-jeu. Mais voilà que les ambassadeurs des États-Unis et de la France emmènent le président de la CEI au quartier général de Ouattara, en violation de la loi, pour proclamer ce dernier vainqueur des élections avec 54% des voix. Si aux dernières élections en France, le représentant de la Commission électorale indépendante s`était rendu au QG de Ségolène Royal après l`expiration de son mandat pour la proclamer vainqueur sans la présence de représentants des deux candidats comme la loi l`exige, quelle aurait été la réaction? C`est pourtant ce qui s`est passé en Côte d`Ivoire. C`est clair qu`il y a eu exactions et fraudes massives dans le Nord, fief des rebelles de Ouattara. Les procès-verbaux ont démontré que dans plusieurs bureaux de vote il y avait plus de votants que d`inscrits sur les listes électorales et que même dans certains bureaux Ouattara a obtenu 100% des voix alors que Gbagbo y avait au moins deux représentants.

Le Conseil constitutionnel ayant annulé les procès-verbaux frauduleux a reconnu Laurent Gbagbo vainqueur mais l`occident ne l`entendait pas ainsi, il faut se débarrasser de Gbagbo à tout prix. Ayant comme argument les résultats falsifiés de la CEI, l`ONU par le biais de la France a décidé d`attaquer le pouvoir reconnu par la constitution allant jusqu’à bombarder le palais présidentiel, donc de violer la souveraineté du pays à l`encontre de sa propre charte. L`ONU qui en principe doit maintenir la paix outrepasse son mandat pour devenir agresseur en fournissant armes, personnel et logistique aux rebelles dans le but bien précis d`installer le pantin Ouattara pour mieux servir les intérêts de l`Occident c`est-à-dire de s`approprier les nombreuses ressources du pays.

Gbagbo est un nationaliste qui dérangeait

Gbagbo, à qui l`ont doit le multipartisme en Côte d`Ivoire, pour dénouer la crise post-électorale a demandé le recomptage des voix, exercice on ne peut plus démocratique, mais l`ONU, la France et les Ouattaristes ont refusés sachant très bien que cela leur aurait été défavorable. Le président Gbagbo est un nationaliste qui se tenait debout, faisant passer les intérêts de son pays avant ceux des pilleurs de ressources, c`est ce qui dérangeait. Il aura payé un lourd tribut. Aujourd`hui, les pro-Gbagbo sont une majorité muselée. Il n`est pas prudent de s`afficher en tant que tel, les forces de Ouattara continuent leurs « intimidations ». Si la vraie justice existait Gbagbo ne serait pas à la CPI, mais dénoncer, se mobiliser, s`insurger en masse peut faire un poids dans la balance.

Libye,

TRAITÉ DE L`ATLANTIQUE NORD (OTAN) Article 1 :

Les parties s`engagent, ainsi qu`il est stipulé dans la Charte des Nations Unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées, de telle manière que la paix et la sécurité internationale, ainsi que la justice, ne soient pas mis en danger, et à s`abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l`emploi de la force de toute manière incompatible avec le but des Nations Unies.

L`OTAN, comme l’ONU, devient agresseur

Comme l`ONU, L`OTAN ne respecte pas son mandat et devient agresseur. Contrairement à ce qui s`est passé en Tunisie et en Égypte, en Libye ce n`est pas un soulèvement populaire qui a eu raison du chef de l`État mais une agression de l`extérieur. Le printemps arabe était pour les occidentaux une occasion rêvée pour renverser le régime. Ils ont donc fourni armes, personnel et logistique pour, selon Sarkozy, « libérer le peuple libyen » mais le Conseil National de Transition (CNT), nouveau pouvoir, a promis à la France 35% du pétrole libyen pour les remercier. C`est ça l`intérêt premier, le peuple libyen ils en ont rien à foutre, ils en ont tué des milliers.

Sous la « dictature sanguinaire » de Kadhafi, son peuple bénéficiait d`éducation et de soins de santé gratuits et de grande qualité, l`électricité gratuite, le litre d`essence à 0.14¢ le litre, tous les prêts sans intérêt, les nouveaux mariés recevaient l`équivalent de 50,000$ pour l`acquisition d`une maison, la Libye n`a aucune dette, et j`en passe. Quel pays occidental peut se targuer d`avoir de telles mesures. Contrairement à ce que l`on veut nous faire croire, Kadhafi avait sans doute l`appui de la majorité de la population. Le 1er juillet dernier, une manifestation monstre de plus de 1 million et demi de libyens sur la place verte à Tripoli s`est déroulée en soutien à Kadhafi, contre l`agression de l`OTAN mais, quels médias occidentaux ont rapporté ce fait ou diffusé des images de ce qui se paissait vraiment. La manipulation de l`information est une arme très efficace pour les occidentaux, mais maintenant avec internet nous pouvons avoir un certain discernement pour corroborer ou infirmer ces informations.

 Médias mensonges

L`intervention massive et brutale des américains au Vietnam était justifiée par l`attaque de 2 torpilleurs vietcong contre un destroyer américain. Les États-Unis ont reconnu plusieurs années plus tard que cela n`était jamais arrivé. Prétexte pour envahir l`Irak, Saddam Hussein possède des armes de destruction massive comme l`a démontré le très crédible secrétaire d`État américain Collin Powell devant le Conseil de sécurité de l`ONU…, FAUX !

En Côte d`Ivoire, lors du dernier scrutin, la chaîne française France 24 a dévoilé des résultats proclamant Ouattara vainqueur avant même qu`un seul média ivoirien ne se prononce. La BBC a diffusé des images d`une manifestation à Benghazi où les manifestants anti-Kadahfi brandissaient des drapeaux… de l`Inde, donc récupération d`images d`archives, donc mensonge, mais la majeure partie des gens gobent ces informations et ainsi on façonne l`opinion publique. On prétend que les interventions de l`ONU et de l`OTAN avaient le soutien de la « communauté internationale » mais ce que l`ont ne dit pas c`est que la Chine, la Russie, l`Inde, le Brésil, l`Afrique du Sud, pour ne nommer que ceux là, qui représentent à eux seuls plus du tiers de la population mondiale se sont opposés à ces interventions, donc il serait plus approprié de parler de « communauté occidentale ».

Nouvel ordre mondial, orienté par les ressources

AFRIQUE, continent le plus riche en ressources, peuples les plus pauvres, il y a quelque chose qui cloche. Le chocolat belge, il est belge mais le cacao provient de Côte d`Ivoire, premier producteur mondial. La magnifique montre suisse, en or, sertie de diamants, la montre est suisse mais l`or, les diamants, les alliages avec lesquels sont fait son mécanisme proviennent d`où et quelle est la rétribution pour ceux qui l`ont extrait de « leur » sol? Le coltan, indispensable à la fabrication des indispensables téléphones cellulaires, et bien 70% des réserves mondiales se trouvent dans la seule province du Kivu en République Démocratique du Congo. Le golf de Guinée sur lequel donne la Côte d`Ivoire renferme de grandes quantités de pétrole non encore exploité, Obama, Sarkozy et «Compagnies» en sont bien conscients. Ouattara ayant une dette envers eux va leurs faciliter la tâche pour installer leur nouvel ordre mondial dans la région.

CPI ou CPOA (Cour Pénale Occidentale pour les Africains) ?

La Cour Pénale International (CPI), succursale de l`hégémonie américano-européenne, a depuis 2003, fait comparaître devant ses juges des responsables de 7 pays, à savoir, la République Démocratique du Gongo, l`Ouganda, la République Centrafricaine, le Soudan, le Kenya, la Libye et maintenant la Côte d`Ivoire, tous des pays africains. Peut-être serait-il préférable alors de parler, non pas de CPI mais de CPOA, Cour Pénale Occidentale pour les Africains. L`impunité prévaut pour des centaines de milliers de victimes de Bush en Irak et en Afghanistan et des dizaines de milliers d`Obama, Sarkozy, Cameron et Harper en Libye sur la base de mensonges pour des intérêts et on transfert le Président Gbagbo à la CPI, c`est de la bêtise humaine de haut niveau. Qu`un responsable de crimes de guerre et de crimes contre l`humanité puisse faire inculper son adversaire pour ces mêmes crimes devant la Cour Internationale, parce ce qu`il est du « bon côté », c`est d`une aberration consommée. Il aurait mieux valu pour la CPI que Gbagbo meurt sous les bombes françaises car le déroulement de son procès devrait nous en dire long sur la crédibilité de cette CPI, comme il était préférable d`éliminer Kadhafi que de le traduire devant la justice occidentale car il aurait sans doute pu révéler des choses compromettantes pour certains. Lorsqu`un dirigeant ne fait pas leur affaire on l`affuble de qualificatifs très accrocheurs pour l`opinion publique, despote, dictateur…Mais qui, en 1973 a éliminé le démocratiquement élu Salvador Allende du Chili pour le remplacer par un vrai dictateur, le sympathique Pinochet, beaucoup plus enclin à servir leurs intérêts.

L`Union Africaine est-elle pour l’unité de l’Afrique ?

L`AFRIQUE AUX AFRICAINS, vœu pieux? A long terme peut-être pas. Quand ce sera l`africain qui installera ses dirigeants et non l`étranger. Quand l`Union Africaine sera vraiment une Union Africaine, quand les chefs d`États cesseront d`être à la solde des puissants de ce monde au détriment de leurs peuples, quand on mettra l`emphase sur l`unité plutôt que sur des guerres fratricides pour les intérêts d`une minorité, quand on pourra traduire en justice des Ouattara, Compaoré, Bongo… à la place de Gbagbo. Alors peut-être.

L`histoire nous démontre que le blanc est très doué pour s`approprier ce qui ne lui appartient pas. Demandez non seulement aux africains mais aux autochtones d`Amérique du Nord, d`Amérique du Sud, d`Océanie….

Je suggère de visionner le documentaire FRANÇAFRIQUE de Patrick Benquet disponible sur internet et de lire et d`écouter ce qu`a à dire sur YouTube Mme Aminata Traoré, altermondialiste et ancienne ministre de la culture du Mali. Je conclurai d`ailleurs en citant cette dernière.

 L`art de vaincre sans avoir raison est le propre de l`occident ».

Claude Barbeau

 

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